Le Monde de L'Écriture
Encore plus loin dans l'écriture ! => Textes non francophones => Traductions => Discussion démarrée par: Tigrani le 04 Avril 2019 à 19:41:42
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Dis-moi, dis-moi le secret de ton cœur vierge,
Dis-moi le secret de ton corps sous la terre,
Je veux savoir pourquoi désormais tu n'es qu'eau,
Ces rives froides où des pieds nus se baignent dans l'écume.
Dis-moi pourquoi, au-dessus de tes cheveux défaits,
Au-dessus de tes herbes doucement effleurées,
L’ardent ou calme soleil tombe, s'efface, caresse,
Quand il te touche et t'abandonne
Comme un vent qui ne porte qu'un oiseau ou une main.
Dis-moi pourquoi ton cœur comme une forêt minuscule
Attend sous la terre les oiseaux impossibles,
Cette chanson totale que forment les rêves
Au-dessus des paupières quand ils passent sans bruit.
Oh toi, la chanson, qui à un corps vivant ou mort,
À une belle créature dormant sous la terre,
Chantes une couleur de pierre, de baiser ou de lèvre,
Chantes comme si la nacre dormait ou respirait.
Cette taille, la minceur de cette triste poitrine,
Cette boucle vacillante qui ne connait pas le vent,
Ces yeux où ne vogue que le silence,
Ces dents d'ivoire bien protégé,
Ce souffle qui ne fait pas frémir les feuilles précoces.
Oh toi, le ciel riant, qui passes comme un nuage,
Oh toi, l'oiseau joyeux riant sur une épaule,
Fontaines dont les eaux fraîches s'entremêlent à la lune,
Douces étendues d'herbe que foulent des pieds adorés !
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Modération
Bonjour Tigrani
Nous te rappelons que les textes traduits sont à poster dans la section "traductions" je procède à son déplacement. Merci d'y penser à l'avenir. Bonne continuation.
:)
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Je n'avais pas vu que cette section existait. :-[ C'est vraiment super, merci pour le déplacement! Je reviendrai proposer des textes ici! :)
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Pas de souci, j'aime d'ailleurs beaucoup cette traduction, il est difficile de traduire en gardant le côté poétique et les idées originales.
;) ;)
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Ce serait possible d'avoir la source ? d'en savoir un peu plus sur le texte original ?
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CANCIÓN A UNA MUCHACHA MUERTA
Dime, dime el secreto de tu corazón virgen,
dime el secreto de tu cuerpo bajo tierra,
quiero saber por qué ahora eres un agua,
esas orillas frescas donde unos pies desnudos se bañan con espuma.
Dime por qué sobre tu pelo suelto,
sobre tu dulce hierba acariciada,
cae, resbala, acaricia, se va
un sol ardiente o reposado que te toca
como un viento que lleva sólo un pájaro o mano.
Dime por qué tu corazón como una selva diminuta
espera bajo tierra los imposibles pájaros,
esa canción total que por encima de los ojos
hacen los sueños cuando pasan sin ruido.
Oh tú, canción que a un cuerpo muerto o vivo,
que a un ser hermoso que bajo el suelo duerme,
cantas color de piedra, color de beso o labio,
cantas como si el nácar durmiera o respirara.
Esa cintura, ese débil volumen de un pecho triste,
ese rizo voluble que ignora el viento,
esos ojos por donde sólo boga el silencio,
esos dientes que son de marfil resguardado,
ese aire que no mueve unas hojas no verdes...
¡Oh tú, cielo riente, que pasas como nube;
oh pájaro feliz, que sobre un hombro ríes;
fuente que, chorro fresco, te enredas con la luna;
césped blando que pisan unos pies adorados!
VICENTE ALEIXANDRE. ''DESTRUCCIÓN O EL AMOR'' 1935.
Vicente Aleixandre Merlo, né en 1898 à Séville et mort en 1984 à Madrid, était un poète espagnol de la génération de 27.
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Merci beaucoup :) je vais essayé de venir faire un tour donner un avis sur la traduction (même si je comprend pas trop l'espagnol).
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La traduction est lointaine par endroits; je voulais qu'elle soit surtout poétique.