Biographie de Houchou D. Howl
Houchou D. Howl est né le 1er janvier 1975 à Tortuga de parents inconnus. Depuis ce jour, il avait toujours cherché une chose sans jamais pouvoir mettre de mots dessus. Ça devait être quelque chose de vraiment glissant ou bancal. Par ailleurs, il fut toujours impressionné par les dernières paroles du plus célèbre des pirates, qui avant de mourir, avait prononcé dans un sourire éternel : « La passion et les rêves sont comme le temps, rien ne peut les arrêter, et il en sera ainsi tant qu’il y aura des hommes prêts à donner un sens au mot liberté ». Alors, un beau jour, il décida de partir sur les mers car il était convaincu dans son for intérieur que c’était dans l’infini que se nichent les rêves. Dans l’infini, on trouve tout ce que le cœur veut.
Howl pensa tout d’abord que ce qu’il cherchait était des amis. Il en avait bien eu auparavant, certains s’étaient engagés dans la marine, d’autres dans la piraterie, encore d’autres étaient des peureux et les derniers vivaient sous terre. Sur la première île où il avait accosté, il avait rencontré dans un bar miteux un jeune homme répondant au prénom de King Fisher, qui n’était sans doute pas son vrai prénom car il détestait le poisson. De plus, il n’avait d’un roi ni la couronne dorée, ni la richesse. Néanmoins, du fait de leur âge proche, ils se lièrent très vite d’amitié. Howl était comblé d’avoir un compagnon qui lui ressemblait autant, qui lui disait « Moi aussi, j’adore » à chaque fois que Howl racontait qu’il aimait telle ou telle chose. Mais assez vite, la voile tomba. King Fisher partit avec toutes les économies que Howl avait durement accumulées avant de prendre la route. Plein de regrets d’avoir perdu un ami, il en chercha un autre. Malheureusement, le rafiot était le même partout. Alors, voguant de déception en déception, il comprit qu’il ne cherchait pas un ami, surtout parce qu’il n’en trouvait pas.
Alors il chercha l’amour comme on creuse pour chercher de l’or. Swan était de l’or pur. Pourtant sa peau n’en n’avait ni la couleur, ni l’odeur, et encore moins la dureté. Cependant, dans son cœur de jeune puceau ébranlé, elle était le plus beau des trésors. La première fois qu’il la vit, dans un grand cabaret rempli de gros bonshommes la draguant ouvertement, il tomba des nues. Ensuite ce fut le tour de Swan dans sa loge. Jamais il n’avait vu d’aussi gros boulets de canon. Malgré cela, c’est lui qui a tiré. Bizarrement, c’est lui qui fut touché. Étrange dénouement que ce coup de barre. En effet, le jour d’après, la belle fanfaronnait avec un autre homme. Son honneur ainsi bafoué, il pensa renoncer à chercher l’amour. Il avait trouvé ce dernier, mais l’amour en retour ne l’avait pas trouvé. Avec Swan, il aurait pourtant voulu être l’ancre qui s’acharne à s’accrocher au fond marin. Hélas, le sable n’a de prise que lorsqu’il est mouvant et que vous y êtes pris au piège. Emprisonné comme un rat dans une cale, you died. Il aurait voulu au plus profond de ses abysses, un amour aussi large que l’horizon flamboyant, sans sombrer cependant dans les bras de l’amour tentaculaire, krakentuesque même ! Et sans se noyer pour autant dans l’ouragan de désir, impétueux et imprévisible (comme le sont les femmes, n’est-ce pas ?). Il avait toujours vu, à tort, les femmes comme des bateaux dérivant, sans but, sur une mer déchaînée. Après tout, les hommes ne sont que des phares, fièrement dressés dans leur propre lumière salvatrice quand apparaît un de ces bateaux perdus dressant leur pavillon blanc. Un blanc uni, sans d’autres couleurs. Ils évitent le rouge, je me demande pourquoi.
Après quelques mésaventures dans le même genre avec d'autres femmes, il abandonna le navire. À la fin, dépité des rudes lois de l’amour, il pensa même à changer de bord. Cependant, bâbord ou tribord, c’était le même partout.
Après une longue réflexion d’environ 12 minutes et 23 secondes, il pensa que la richesse était ce qu’il lui fallait. Il parcourut mers et océans à la recherche des plus grands trésors des pirates. Il vainquit bandits et pirates de pacotille, amassa leur pactole qui se transforma au fil du temps en une gigantesque montagne d’or. Ce qu’il avait cherché auparavant, amis et amourS, il finit par les obtenir également comme un petit supplément (sans sauce mayo). Un jour, une de ces personnes fit une forte impression à Howl : c’était un homme élégant dans son costume bleu ciel même s’il nageait un peu dans son pantalon, sans toutefois s’y noyer. Il arborait une paire de lunettes scintillantes et s’exprimait avec un certain charisme charmeur qui fendrait n’importe quelle vague rebelle. Totalement séduit comme une e-girl devant un streameur connu, Howl voulut savoir son prénom. Après le lui avoir dit, Howl se sentit gravement insulté et voulut littéralement lui casser la gueule. Grossière méprise, il s’appelait en réalité Bustard ! Je vous laisse deviner d’où vient la confusion.
Malgré ce malentendu, ils passèrent une semaine ensemble à faire la fête sur un yacht géant où le rhum coulait à flots avec des gonzesses plus délurées les unes que les autres. Au cours de ce Projet X géant, Howl dépensa sans compter, entre autres parce qu’il ne savait pas compter.
Tout n’était qu’or, les murs étaient tapissés d’or, les chiottes étaient faites en or, le bain était rempli d’or. Il y avait tellement d’or qu’il en développa même une allergie. Des plaques rouges et rugueuses apparurent sur tout son corps, ce n’était ni le choléra ni la gale (ou le cholestérol et la dalle, je les confonds toujours) mais bel et bien une allergie à ce métal si convoité qu’est l’or. De toute façon, il en fut vite débarrassé, de son allergie et de son or. Suite à un investissement soi-disant « sans risque » selon Bustard, il perdit tout son argent au profit de ... Bustard ! Tout le monde le traita de tête de nœud, bien qu’il ne savait même pas les faire. Comment aurait-il pu en avoir sur la tête ?
Trahi, tous ses « amis » étant partis, il s’était senti perdu, comme un de ces tonneaux totalement vides dérivant sans but au gré des vagues après que le bateau fantôme sur lequel il était, ai explosé telle une traînée de poudre, crépitante et mortelle.
Le salt tombait lentement sur sa tête comme une pluie violente et entêtante. Tout ce qu’il avait voulu avoir, il l’avait eu, puis perdu, envolé par la bourrasque de l’injuste destin. Somme toute, dans sa vie, il n’avait pas eu de chance, ni même personne sur qui compter. Il s’était juste fait mener en bateau tout le long. Ah oui, j’avais oublié de préciser : pour encore plus couronner le tout, maintenant, tout le monde le fuyait comme la peste. Sa tête était mise à prix comme un vulgaire pirate alors qu’il n’avait jamais tué de civils ni même volé leurs biens. La Marine considérait sa soudaine renommée et richesse comme des sacrilèges sans nom et un danger pour l'avenir. De toute façon tous les pirates sans exception, étaient mal vus. A vrai dire, Howl ne se considérait même pas comme un pirate mais plus comme un rêveur. En fin de compte, c’était la même chose car le pirate sur les mers n’a aucune limite.
Au final, plus rien ne le retenait dans ce monde, ni dans aucun autre d’ailleurs. Alors qu’il s’apprêtait à faire ce que vous devinez, un homme le sauva, enfin, sans faire exprès. Cet homme étrange avait besoin d’une corde pour retenir son pantalon trop grand qui tombait au niveau de ses chevilles. Il avait tout du look typique du pirate : ballerines, tutu rose, cheveux attachés par un chignon… Oh pardon, je me suis trompé, j’écris en même temps la biographie de Nina Sayers.
En tout cas, Parrot, c’était son nom, était le compagnon idéal pour un pirate. Il était alcoolique, grognon, un peu avide, mais jamais sa bouteille. Il était parfait malgré le fait qu’il répétait tout ce que Howl disait. Peut-être était-ce de l’admiration ? Ou alors était-ce juste inscrit dans ses gènes depuis le départ ?
Parrot devint très vite le bras droit de Howl. Ce dernier avait malencontreusement perdu le sien lors d’un combat féroce contre son ennemi juré : le pot de cornichon. De concert (de jazz) ou de conserve (vu que ce sont des pirates), ils parcoururent les mers à dos de bateau, s’enrichissant d’autant d’amis, que d’or et d’aventures. C’était comme si Howl avait remplacé ses vieux yeux abîmés qui ne voyaient que le pessimisme par de nouveaux yeux dotés d’une vision nouvelle de la vie et charriés de plein gré par le vrai vent frais marin. Le bon vent marin, pas celui chargé de moules.
Leur première rencontre de la belle et sensouelle Raven fut inoubliable. Ses longs cheveux d’ébène s’écoulant sur ses épaules lui donnaient un côté mystérieux, celui de dos. Avec ses iris couleur saphir qui vous transperçaient, tout le monde était figé devant cette Téthys, des yeux aussi infinis que l’horizon où un simple regard, même détourné, vous y perd. A vrai dire, encapuchonnée comme elle l’était, ses lames bleutées étaient la première chose qu’on voyait. Au premier abord, elle paraissait farouche et solitaire. Impossible de s’en approcher sans qu’elle ne s’envole. On disait d’elle que c’était une sorcière, une thaumaturge, une pie-grièche, un hardi succube venu goûter aux délices de la chair masculine, dans tous les sens du terme. On médisait aussi que c’était une bonne à rien, que des créanciers sans scrupule la poursuivait pour payer la dette de feu son père, un déserteur de la marine. Malgré tout, ce que Howl voyait était ce sourire continuellement triste, comme un paisible et mélancolique fleuve que rien n’altère, ni le temps, ni les affronts injustes, ni même les louanges méritées et encore moins les remous imprévisibles du destin.
Par un jour pluvieux, Parrot l’aperçut dans une ruelle boueuse où des hommes la cernait de toute part. Impossible pour elle de prendre son envol et de mettre les voiles. « Alors on veut mettre un bel oiseau en cage » avait lancé Howl d’un ton totalement désinvolte disons-le, la pluie battante trempant ses vêtements. Des gouttes de pluie s’étaient stockées à la bordure de son chapeau de paille. Le temps ralentit. La pluie obstrua partiellement sa vision où des larmes de pluie s’étaient collées à ses cils. Les forbans se retournèrent lentement, un sourire de dédain se dessina sur leurs bouches édentées. Une des gouttes sur le chapeau de Howl vacilla fortement et tomba au ralenti. Rien ne freina sa chute inexorable. Une goutte seule parmi tant d’autres. Une goutte qui sembla s’écraser vers le sol boueux plus lentement que ses congénères qui elles se précipitèrent avec force et vitesse vers leur mort inévitable. On ne vit que cette goutte, arrondie et translucide comme un cristal pur, qui pouvait se briser à n’importe quel moment. Quand finalement elle éclata sur le sol, tous les braconniers étaient face contre boue, leurs yeux grands ouverts buvaient la terre rougie par leur sale et propre sang. Le soleil se décida alors timidement à sortir de sa caverne nuageuse pour projeter ses rayons sur l’inédit sourire baigné de larmes de Raven.
Ils étaient trois à présent à naviguer sur les mers, sans savoir que leur sillage allait rencontrer le quatrième mousquetaire (oui, il existe !) du nom de Vulture. Comme vous devez le penser, Vulture ne manque pas de … culture ! Badam tss ! Voilà maintenant que je l’ai faite, je peux passer à la suite.
Vulture vivait sur l’île bateau Castleblanc, un gigantesque royaume où résidait tout plein de bourgeois affamés qui se regroupaient en troupeaux de moutons afin de se sentir en sécurité. Vulture était un des leurs. C’était un jeune homme très intelligent issu de la haute noblesse. Une petite paire de lunettes aux verres ronds venait affiner son nez aquilin. Son visage long et maladif lui donnait un air de mort-vivant. Pourtant, il débordait de vie et éclaboussait tous ceux qui étaient assez perspicaces et sages pour voir qu’ils vivaient dans une liberté empoisonnée jusqu’à la moelle. C’était une de ces sociétés où on se complaisait dans la médiocrité. Ces gens se croyaient supérieurs, mais la seule chose qui l’était, c’était leurs murs. Touchant les cieux, qu’eux-mêmes n’atteindront jamais, ces murs blancs de dégoût et de crasse, empêchaient les gens différents d’eux de venir les souiller. Ces gens différents, c’était évidemment les sales pauvres. Les bourgeois se disaient libres alors qu’ils ne suivaient que la ligne qui leur était tracée, les menant tout droit sans encombre du berceau au tombeau. La liberté avait ici plus un goût amer de normalisation qui reste toute la vie coincé au fond de la gorge. Vulture était différent, vous vous en doutez. Brillant stratège, passionné d’histoire, passé maître dans le combat à mains nues, il était le phare éclairé et éclairant dans la tempête hautaine de Castleblanc. Il rêvait d’une liberté au-delà de ces murs, une liberté totale, LA liberté. Howl et ses amis le délivrèrent du joug de cette société qui se disait parfaite, mais qui était en réalité corrompue par tous les vices les plus hideux qui soient : luxure, avarice, égoïsme, orgueil, sadisme et bien plus que vous ne pouvez l’imaginer, et heureusement. Le meilleur exemple, pour que vous compreniez parfaitement, est la société dans l’anime Akame Ga Kill. C’est un anime, mais ici c’était la réalité.
Tout au long du reste du trajet, Howl accueilli d’autres compagnons, tout aussi farfelus les uns que les autres. Je vous aurais bien raconté leurs histoires mais je n’ai plus de blagues à faire et je ne suis pas assez payé pour cette biographie que de toute façon personne ne lira !
En réalité, il manque une histoire cruciale à raconter. Si vous avez bien suivi et que vous vous n’êtes pas endormi devant ces écrits indigestes à cause de votre café desserré, il manque celle de Parrot.
Voici son histoire (imaginez la petite musique de New York, Unité Spéciale) : Parrot avait un passé si sombre qu’on n’y voyait strictement rien sans lumière. Il pensait sûrement qu’enfoui au plus profond de lui, sous la tonne de ciment, jamais rien ne passerait au travers du filtre de son impassible personnalité. Cependant, il n’avait pas pris en compte une seule chose pour que rien ne se dévoile dans la lumière du grand jour flamboyant : sourire. En compagnie de ses amis, lui qui était si enfermé dans sa carapace, son soudain sourire d’heureux benêt brisa toutes les barrières qu’il avait durement construites au fil des années. Un jour, il s’écroula, écrasé littéralement par le poids de la culpabilité (un pont appelé « Pont de la Culpabilité » s’écrasa sur lui, pour de vrai !). Pour Howl, Parrot était si fort. Il répétait sans cesse que les larmes étaient la défaite du corps sur l’esprit et pourtant c’était bel et bien des larmes d’une belle tristesse qui coulait sur son visage ravagé par le désespoir. Alors, il raconta tout à ses compagnons, à cœur ouvert, sans opération chirurgicale. Bien sûr, cela lui fit extrêmement mal, comme une lance qui lui aurait transpercée le cœur. Cela peut sembler un peu bateau, mais en réalité cette lance lui fit plus de bien que de mal, comme si en son cœur, un remède elle avait délivrée. On voyait dans ses yeux embués, l’abyssale tristesse qui le rongeait depuis tout ce temps.
Il avait, dans ses années de jeunesse, été trompé par trois de ses compagnons qui s’étaient servis de lui, de sa naïveté dans l’amitié dans le but de commettre meurtres et vols à la pelle. Abandonné par la suite, il avait compris qu’en réalité, il n’avait fait que creuser sa propre tombe. Howl fut très touché par cette histoire qui ressemblait étrangement à la sienne. Lui aussi avait été trahi à maintes reprises dans sa quête éperdue. Alors, comme dans un scénario d’un mauvais film, se pointèrent les trois méchants finaux. L’obstacle ultime pour parvenir au but de Howl. Ces monstres, avaient trahi Parrot et Howl, je ne vous les présente plus, il s’agit de King Fisher, Swan et Bustard. Ils avaient usé de leur charme et charisme pour s’enrichir sur le dos plié d’honnêtes citoyens. Ils s'étaient maintenant alliés pour parfaire leur plan final de domination du monde qui arrivait à sa fin. Le seul obstacle était Howl et son équipage. Qui sera le vainqueur de cet affrontement final ? Qui y perdra la vie misérablement ? Vont-ils enfin réussir à ouvrir le pot de cornichon ? Howl va-t-il finalement trouver sa voie ? Trump va-t-il passer l’année 2018 sans encombre et sans décombres ? Vous saurez tout cela, ou presque, maintenant !
C’est sur l’île de Raftel, en l’an 1975 (environ), qu’eut lieu une bataille mémorable et destructrice qui ravagea l’île entière pour en faire une île flottante. Sans crème anglaise bien sûr. Le combat fut très serré et quand alors tout brûla sur les terres, encore debout dans les flammes, se tenaient Howl et Bustard. Howl voyait du coin de l’œil ses amis à terre, gesticulant de douleur et respirant bruyamment, encore vivants heureusement. Les flammes léchaient les deux combattants restants, faisant perler de la sueur sur leur front. Sueur qui n’éteindra pas les flammes environnantes ni même le brasier qui sévissait dans leur cœur. Dans les flammes dansantes formant ainsi une arène de gladiateur, Bustard lança sa plus puissante attaque « Fire in the Howl » qui atteignit notre héros en pleine poitrine. Le souffle coupé et le torse cramoisi, il posa un lourd genou à terre. Défait, il avait abandonné tout espoir. Bustard lui, souriait d’un air diabolique, un effet renforcé par les flammes de l’enfer brûlant derrière lui. Il savait que Howl avait perdu. En abandonnant son rêve, il avait signé son arrêt de mort. Après avoir tant cherché aux quatre coins du globe, Howl n’avait finalement pas trouvé ce qu’il avait toujours cherché, ce qui lui manquait au fond de lui. Dans une dernière divagation, il pensa même que c’était peut-être la mort qui lui manquait pour faire de lui un être accompli et complet. Les mains plaquées contre le sol rougi, regardant droit dans les yeux son futur cercueil, des larmes coulèrent et s’évaporèrent directement en touchant la terre fumante.
« Il n’est pas l’heure de pleurer » fit une voix faiblarde derrière lui. Il se retourna péniblement pour voir Parrot, Raven et Vulture debout dans les flammes, les habits déchirés, le corps ensanglanté.
« C’est dans les flammes de la douleur que sont forgés les vrais héros » dit Parrot en souriant avant de s’écrouler face contre terre.
« La mort n’est pas la pire chose qui puisse nous arriver, être séparé est bien pire » dit Raven en souriant avant de s’écrouler face contre terre.
« Si la vie était de la musique, tu serais le chef d’orchestre. Alors s’il te plaît, n’arrête jamais de jouer ce son divin » dit Vulture en souriant avant de s’écrouler face contre terre.
Alors comme une illumination, Howl comprit tout, même L’Être et le Néant (et ça faut le faire !). Il avait été aveugle dans sa quête effrénée car il ne savait pas ce qu’il cherchait, alors qu’en réalité, il avait déjà tout devant les yeux. Ça peut paraître stupide, mais c’est quand on va perdre quelqu’un qu’on reconnaît sa valeur à nos yeux. Une valeur que ni l’argent, ni la gloire, ni même les compliments hypocrites ne pourraient acheter. Il n’avait pas tout, il avait une chose qui lui suffisait amplement : une famille. Il avait compris que sur les mers, on pouvait avoir le plus grand des trésors, mais ce qu’on voulait le plus au monde en fin de compte était la seule chose qu’on ne pouvait acheter : une famille aimante et reconnaissante. Et cela, il ne l’abandonnerait jamais. Le fardeau qu’est la vie, ressemblant étrangement au sinistre Radeau de la Méduse, il n’était pas le seul à le supporter. Ses sentiments envers sa famille étaient ce qui faisait sa force. Se relevant comme poussée par une force nouvelle et surhumaine, il marcha vers Bustard d’un pas décidé, les yeux remplis de détermination et le poing serré jusqu’au sang. Devant tant de puissance dégagée, Bustard prit peur et chancela sur ses jambes en voulant reculer. Un seul poing mit fin au combat (pas celui qui suit). Combat qui était déjà gagné par Howl quand il sut réellement l’enjeu de ce combat. Pour rien au monde il n’aurait laissé quelqu’un prendre sa famille. La famille est bien plus que des liens de sang, bien plus que des amis. La famille est tout et rien à la fois, car elle est ce en quoi vous placez vos espoirs et vos rêves.
Une fois l’hoplomachie terminée, un beau mot en somme, Howl continua ses idylliques aventures accompagnés de ses fidèles compagnons.
Il reçut le Prix Nobel de la Paix vers 1680 et 28 minutes pour avoir œuvré pour la défense des migrants.
Puis approximativement vers 1718, il découvrit un remède miraculeux contre le cancer à base de pousse de manioc, ce qui fut salué par toute la communauté scientifique.
Il mourut paisiblement dans sa maison de campagne situé à Boulogne-Billancourt le 31 février 2008, entouré par sa famille.
Auteur anonyme
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