Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Lavekrep codaraque le 24 Mars 2019 à 18:34:58
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Entre le temps du rock et celui du disco
Quand le soir entre amis, on allait au bistrot,
Dans le quartier du sud existait une bande
Écumant les cafés dès six heures sonnantes.
Ce gang agitateur, fait de dix ou de quinze,
Plutôt qu'être debout et s'accouder au zinc,
Préfère s'attabler et s'asseoir sur des chaises,
Et sur des banquettes pour y prendre leurs aises.
La dernière nouvelle y sera débattue,
Pour conclure in facto : “mais c'est de la laitue !
Au mieux de la scarole au pire des chicons.
Enfin bref, voyez-vous, on nous prend pour des cons !
En attendant, Gaston ! viens nous servir un verre.
Tu mettras sur mon compte, je paie la première."
Aucun ordre passé, car ici tous les soirs
Tout le monde se prend la même chose à boire.
Au milieu de la bande, est un jeune garçon,
Écoutant sans broncher les conversations,
Un poing sur une main, sur le poing, le menton.
Les braves gens qui croient, et on peut les comprendre,
Que le gamin s’ennuie et est prêt à se pendre,
Se trompent lourdement, car il faut convenir,
Qu'un môme peut avoir ses plus beaux souvenirs.
En écoutant le soir, sur le banc d’un bistrot,
Comme on écoute un hit qui passe à la radio,
Histoires radotées de plus de cinquante ans
Histoires de jeunesse à froufrous, à volants.
On pleure à pleine dent et puis aux larmes on rit.
À grands coups de chansons et de bière en momie.
On parle des enfants, des amis de l’usine,
Des copains morts trop tôt, des frangins, des frangines.
Quand la boucle est bouclée, je veux dire par là,
Lorsque tout ce beau monde a payé ce qu’il doit,
Le temps est arrivé de se dire au revoir.
Le gamin est content, il longe le trottoir
Qui l'emmène trouver son grand-père et ses potes.
Au bistrot d’à côté, ils tapent la belote.
Très heureux, je m’accroche, au bras de ma grand-mère.
Le bar du “P'tit Pompier” fait face au cimetière.
Demain, on reviendra retrouver ses copines.
Encore à regarder, écouter, t’imagines !
Tout comme au cinéma, découvrir des histoires,
Aux dialogues dignes de Michel Audiard.
Entre le temps du rock et celui du disco,
Quand le soir entre amis, on allait au bistrot,
Dans le quartier du sud existait une bande...
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Bonjour Krep
Tu as le don pour susciter des ambiances et des images car moi je le vois ce bar du "ptit pompier" . Et ce gamin qui a l'air d'y faire son apprentissage de la vie, entre le temps du rock et celui du dico, est-il autobiographique ou imaginaire ? :-¬?
Bravo pour les rimes sur un texte aussi long ;)
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wesh
Ce gang agitateur, fait de dix ou de quinze,
Plutôt qu'être debout et s'accouder au zinc,
eh, zinc et quinze, ca rime pas, on me la fait pas :P
Un poing sur une main, sur le poing, le menton.
faut ptet préciser que la main est sur la table non ? j'ai du mimer le truc parce que ca m'a coupé de pas compredre, pas très clair de premier abord ^^
et de bière en momie.
je connais pas, une bière en momie ?
Très heureux, je m’accroche, au bras de ma grand-mère.
seul endroit où y'a un je ! ca te trahit (mais on s'en doutait ;) ) et en même temps ça sort du récit vu que ca a pas à être là ^^
Sinon sur la globalité j'ai bien aimé, c'est vivant et tendre, et l'ambiance y est bien, c'est rimé mais ça fait un petit texte souvenir ;)
A plus
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Il manque juste un refrain, et ça pourrait faire une chanson dans le style de Jacques Brel, "Ces gens-là".
En fait, tu l'as, il s'agit des trois premiers vers et des trois derniers, mais il faudrait qu'ils reviennent trois ou quatre fois. ça serait comme une accroche qui relancerait le rythme de ton texte.
Sinon, pour les rimes c'est moderne de jouer sur la ressemblance de sonorités au lieu de la rime parfaite, et raison de plus pour en faire une chanson ;).
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Bonjour Lavekrep,
J'ai beaucoup aimé le genre qui, pour moi, se rapproche du slam (sans doute parce que je ne sais pas chanter).
Je ne m’appesantirais pas sur d'éventuelles fautes, vu mon haut niveau de bugs orthographiques.
Peut-être celui-ci, toutefois :
Aucun ordre passé, car ici tout tous les soirs
J'associe mon ressenti à l'expertise d'Angie, il est des rimes étranges, mais aucunement ne me dérangent.
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Dans le quartier du sud existait une bande
Écumant les cafés dès six heures sonnantes.
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Ce gang agitateur, fait de dix ou de quinze,
Plutôt qu'être debout et s'accouder au zinc,
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On pleure à pleine dent et puis on rit aux larmes.
À grands coups de chansons et de bière en momie.
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Une assonance et une allitération, ne devrions-nous pas créer un néologisme du genre Assorimes ? :D
À moins qu'un autre mot n'existe déjà ?
J'adore :coeur: :
On pleure à pleine dent et puis on rit aux larmes.
J'en ai les yeux assourdis !
Un peu d'humour noir
Très heureux, je m’accroche, au bras de ma grand-mère.
Le bar du “P'tit Pompier” fait face au cimetière.
L'enfant est-il au bras d'un fantôme ?
(Si cette remarque te choque, je suis prêt à la gommer, c'est peut-être un peu de jalousie... je n'ai connu aucune de mes grand-mères)
J'apprécie également les deux dernières rimes :
Dans le quartier du sud existait une bande...
Si, si "..." pour moi représente le second vers de cette rime et laisse l'imagination du lecteur vagabonder dans les images créées, le film devrais-je dire.
Merci pour ce moment de nostalgie
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Mes ami(e)s écrivant(e)s
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut être
Si vous avez le temp(e)s.
Je viens de recevoir
Vos nouvelles dernières
écrites, il y a naguère
Et que je viens de voir
Mes ami(e)s écrivant(e)s
Il y a de quoi faire.
Comme disait mon père
Il faut répondre aux gens(e).
Pour personne fâcher
Pour qu’elles soient précises
Mes réponses, j’aiguise
Pour ne pas les hacher
Bon, je vais arrêter là sinon on va me dire que ma réponse est le fruit de quelques vers cachés.
Comme à mon habitude, je vais être bavard. Vos réponses postées m’ont :
fait plaisir
Touché
Ému
Interloqué
Fait sourire
Merci À (par ordre d’apparition) :
Beth
Ben.G
Angie
Bernard
Beth. Oui, c'est bien entendu autobiographique (sauf le passage parlé. J’ai un peu de mémoire, mais quand même.). ::)
Ben.G. ( pour les âmes sensibles, sachez qu’ici, je m’exprime au deuxième degré) :ned: :viviane:
Si, je trouve que le “je” a sa place dans le texte et je trouve insultant de penser que je n’ai pas assez d’imagination pour inventer cette histoire.
Non, il n’est pas indispensable de préciser que la main est posée sur la table. Ben, avoue que tu as (et je suppose comme les autres.) très bien imaginé la scène.
Oui, la bière en momie existe (du moins là ou je suis né.). Elle se situe entre le demi et le dé à coudre. Je suppose qu’elle a été imaginée parce qu’il est plus élégant pour une dame de boire de la bière dans un petit verre (même si elles en buvaient deux alors que les hommes finissaient leur demi.). On l’appelait aussi “ P’tite boule” (j’ai l’impression d’être Stéphane Bern)
Angie. “Ces gens-là” !!! Rien que ça et pourquoi pas une chanson du Grand-Jacques pendant qu’on y est !
Sinon, tu places où la répétition des trois premiers vers ? :-[ :) ;)
Bernard. Mais si, “bande” et “sonnante” vont très bien. Puisque qu’il s’agit de faire une bande-son.
Cela m’a beaucoup ému que tu associes le café, le cimetière, ma grand-mère et un fantôme. C’était son endroit préféré, c’est là qu’ils sont enterrés et il ne se passe pas deux jours sans qu’ils ne me rendent visite (je parle bien sûr de mes deux grand-parents.). Je ne suis pas croyant, mais je pense que la vraie mort, c’est quand, plus personne ne pense à toi.
j'ai rectifié "larmes" et "momie"
Et enfin revenons sur ce “zinc”
Mon but était que ça sonne. J’aurais pu me débrouiller pour qu’il soit en étain, histoire d’entendre le bruit de l’œuf dur qui s’y casse, mais la scène ne se passe pas le matin.
Il ne faut pas lire ici le vers trop vite. ( oui, je sais Bernard, ni le boire)
car la rime de zinc doit se lire en verlan :facepalm: :viviane: :ned:
ou en javanais ou en un truc qui m’arrange, je ne sais plus( cinz).
Je pense n’avoir rien oublié.
Vous m’aviez posé des questions diverses, je vous envoie une giboulée de réponses.
À bientôt.
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Lavekrep,
la rime de zinc doit se lire en verlan
Une syllabe en verlan !
Autant chercher le le palindrome de "Ô" :viviane: :viviane:
je pense que la vraie mort, c’est quand, plus personne ne pense à toi.
Vérité profonde, sur laquelle je n'hésite pas à me pencher (je ne suis sujet au vertige qu'après quatre bières... celle que l'on boit !) :
Est-ce pour cela qu'on cherche un entourage, qu'on partage idées, écrits, passions ?
Si oui, alors notre vie n'est qu'une longue (la plus longue possible) période d'auto-publicité de "bio-propagande", afin que les souvenirs des survivants nous englobent (il est vrai qu'il faut toujours laisser les sous venir ! :D )
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Alors voilà, je me suis régalée à te lire, un morceau de vie qui titille l'émotion, qui fait vibrer la corde de l'amour grand-paternel, et qui te remue les tripes.
J'ai relevé quelques bricoles, mais je n'ai pas envie de gâcher le plaisir de ce premier jet plein de tendresse, de souvenirs et d'émotion.
Merci pour ce tableau idyllique de l'amour d'un petit fils pour son grand-père.
;D ;D ;D
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Hey, hey, je n'y peux rien, mais dès les quatre premiers vers, j'ai eu l'air d'une chanson de Brel dans la tête. Et ça m'a également fait penser à son style, cette description un peu théâtrale d'une scène de vie populaire qui se passe dans un bar.
Les 4, et non les 3 premiers vers, il y aurait moyen de les replacer juste avant d'introduire la scène avec le gamin (il faudrait juste revoir le texte pour qu'il n'y ait pas la répétition de "bande"), puis juste après "bière à momie".
ça scinderait le texte en plusieurs parties et ça l'aèrerait.
Mais bon, parfois je suis fatiguée et je dis des conneries :/.
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Bonjour Lavekrep,
J'ai bien aimé cette apologie de l'amitié, je la trouve très humaine et valorisante ; je suis heureux de voir un vocabulaire parfois populaire à la bonne franquette.
Les bars et les cafés sont des lieux de rencontre, d'échange et de diversité, on y trouve différents goûts et de quoi rire des heures durant. J'ai eu le sentiment que tu cherchais un langage du cœur plutôt qu'une sophistication trop poussée sur la forme, et j'ai le sentiment que ce choix des mots invite à l'amitié et à la diversité, j'y trouve donc une lecture très personnelle de souvenirs positifs et d'enthousiasme.