Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Ezio-Auditore le 08 Mars 2019 à 23:24:20

Titre: Pas de regrets
Posté par: Ezio-Auditore le 08 Mars 2019 à 23:24:20
Il semblerait que tu sois de retour,
Mais qu’en est-il de notre amour ?
Deux mois se sont écoulés,
Deux êtres demeurent blessés.

Que doit-on faire ?
S’aimer ou croiser le fer ?
Partir fut une erreur,
Qui a amené la douleur.

Inutile de te supplier,
Au fond, tu veux m’embrasser,
Mais tu as peur d’agir,
Car un devra peut-être partir.

Avant ce supposé départ,
Ne devrions pas croiser nos regards ?
Nous avons jusqu’à fin août,
Il y aura le temps pour le doute.

Tu crains la souffrance,
Mais accepte l’espérance !
Nous pouvons avoir du bonheur,
Avant que re-sonne la dernière heure.
Et même si un jour ceci se finit,
Ça s’appelle être en vie.
Titre: Re : Pas de regrets
Posté par: Alan Tréard le 09 Mars 2019 à 12:36:32
Bonjour Ezio,

J'ai cru trouver une certaine agressivité dans ce poème et je me demande si mon impression se rapproche de ce que tu as voulu transmettre.

Finalement, un poème qui s'attaque à son lecteur (ou à sa lectrice...), ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus séduisant, c'est la raison pour laquelle je me demandais si ce sentiment d'agressivité qu'il me reste à la lecture est dû à l'utilisation d'un certain vocabulaire comme « blesser », « croiser le fer » ou encore l'impératif comme « accepte l'espoir » qui me laissent une impression peu rassurante.

Faut-il vraiment s'imposer de cette façon dans les relations humaines ? Je me pose cette question suite à ma lecture.

Je cherche encore un sens à cette colère qui semble s'exprimer.
Titre: Re : Pas de regrets
Posté par: Ezio-Auditore le 09 Mars 2019 à 14:11:27
Merci pour la lecture, je crois que tu as raison, j'ai mis de l'agressivité sans vraiment le vouloir en fait, c'est venu instinctivement et au final, ce n'est pas vraiment ce que je veux transmettre même si d'un côté je me sens encore blessé et c'est sans doute la raison pour laquelle il ressort de l'agressivité.