Enlace-moi de tes vers entrecroisés
Embrasse-moi de tes lèvres de papier
Fais-moi rougir de mots doux comme la bise
Fais-moi souffrir du péché de gourmandise
Je veux sentir ta ferveur me consumer
Et cette fièvre m'enflammer tout entier
Étourdis-moi de dévorantes passions
Qui sont comme d'infinies déclarations
Fais couler l'encre qui irrigue ton corps
Et qui fait battre ton délicat cœur d'or
Imbibes en tes missives embrumées
Quand je te lis c'est comme si tu parlais
Heureusement que l'amour s'exporte bien
Pour nous et toutes les femmes de marins