Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: 1900 le 19 Février 2019 à 21:02:22
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Voici mon premier texte sur ce forum. Je n'en suis pas vraiment satisfait mais c'est justement la raison pour laquelle je le post j'ai l'espoir que vos conseils lui redonneront un semblant d'allure. Pour l'instant il a des morceaux que je trouve pompeux et un je ne sais quoi un peu bancal:
Tu veux savoir pourquoi je t'écris ce pavé Paul ? Honnêtement je rigole un peu en pensant à la binette que tu as dû tirer en allant le chercher. Pour tout dire on y verra probablement plus clair quand on en aura fini tous les deux mais avant moi j'ai des lignes à écrire et toi de la prose à lire. Je sais pas trop par quoi commencer. Tiens on à qu'as commencer par Brest. Tu te rappelles de Brest?
A cette époque là j'étais fatigué, vraiment fatigué. Tous les jours c'était le même cirque. Je me promettais chaque matin de glorieux recommencements et chaque soir ces derniers se muaient en autant de petits renoncements.
En fait il y a vraiment un jour ou j'ai commencé à réaliser. J'étais dans l'appart que je louais sur la rue Jaurès à Brest, tu sais celui où même les portes étaient tapissées. Ce placard géant étroit comme un colon mais doté de grandes vitres à chaque bout.
Le souvenir en est vraiment clair.
Tu vois depuis un moment je zappais négligemment d'une chaîne à l'autre.
Et sur l'écran de la télévision apparaissait, sous la forme de l'inspecteur Harry, magnum brandi ou du capitaine America en justaucorps bariolé, l'incarnation moderne du devoir sacré.
Moi ça me faisait sourire doucement. Apparemment la modernité aussi avait ses saints repentants et la télévision était leur temple. Au fond, la recette perdure à travers les siècles. Une phrase suffit à les résumer, ces héros cathodiques : ils incarnent l’ambiguïté des choix qui nous gouvernent. Ni blanc ni noir bien au contraire. En réalité les choix que nous faisons tous s'étendent sur un long nuancier de gris.
Voila c'est ça, c'est toujours des gars dont l'indomptable foi repose sur l'assurance qu'il existe une claire frontière entre le bien et le mal. Et moi tu vois je me suis dit où diable se trouve cette frontière?
Ça c'est la question à cent balles. Ce dont ils sont sûrs c'est qu'il y a un ordre à préserver. Et ils sont prêts à en payer le prix.
Et donc l 'idée qu'on nous vend ce serait qu' il faut voir dans ces ubermenshs aux mille fêlures un réconfort. C'est bien cela ? Aux yeux du quidam on affiche cette vérité intangible : même les meilleurs doutent. Dis-moi Paul, devrais-je me réjouir ou m'alarmer de tant de pessimisme?
Je me rappelle ; j'ai haussé les épaules, au fond cette pure dédication me semblait loin des préoccupations du commun des mortels... de mes préoccupations.
Me suis frotté les yeux , j'ai du me redresser lentement sur le vieux sofa brun clair, puis jeter un coup d'œil critique sur la pièce. Sur la table basse, la boite de biscuits éventrée et la bouteille de lait vide témoignaient de la frugalité de mon dernier repas. La pièce baignait dans cette étrange luminosité oscillant entre l'orange et le rouge que l'on observe à l'heure du thé les soirs du mois d’août.
Il était temps, les magasins allaient bientôt fermer.
J'ai pensé : la faim pousse le loup hors de son antre, ma main a tâtonné déjà sous le canapé à la recherche de mes Columbia. Les chaussures de marche, dont l'usage ininterrompu devenait visible, arrivaient à leur fin de vie. J'ai haussé les épaules, à cela aussi il faudrait remédier.
Passant devant la glace du corridor j'ai glissé la main dans mes cheveux récemment coupé en brosse, avant de me rendre compte de l'inutilité de mon geste, j'ai souri à mon reflet. J'aimais bien porter la barbe. Ça me vieillissait, de sorte qu'on me donnait souvent plus que mes 26 ans. Il faudrait pourtant que je la rase si j'obtenais un entretien d'embauche. Le sourire s'est fait plus amer, pour l'instant j'allais la garder.
Il était 18h30 quand la porte a claqué. Et là, en marchant vers mon estaminet préféré je me suis mis à faire le bilan. J'ai pensé à ma famille, à mes amis, à tous les soucis qu'ils se sont donnés pour me faire oublier les miens. Et au rythme de mes pas, tout est revenu.
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Salut !
Aux problèmes d'orthographe et de syntaxe près (je peux les relever si tu veux), le ton du texte m'a plu.
Là où je suis frustrée, c'est que j'ai l'impression de ne pas avoir avancé entre le début et la fin : je ne sais toujours pas pourquoi il a écrit cette lettre, comme si le personnage principal ne savait pas où il nous emmenait...
À plus tard !
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Hello,
c'est effectivement très truffé de fautes qui gênent la lecture. Le fait qu'il y ait des espaces réparties un peu aléatoirement et des majuscules en milieu de phrase donne l'impression d'un texte bâclé, avant même d'avoir commencé à le lire, c'est dommage. :(
Rappel typo :
- avant les signes !, ?, :, on met une espace.
- avant une virgule, point-virgule ou un point, pas d'espace.
Après tous ces signes de ponctuation, il faut une espace.
D'ailleurs, c'est surprenant parce que le ton est effectivement plaisant et maitrisé, mais j'ai énormément de mal à faire abstraction des fautes, un peu comme si tu me jouais un super beau morceau que t'avais composé, mais sur un instrument pas accordé.
Effectivement, ton perso a des élans un peu lyriques, presque pompeux, mais je trouve ça plutôt bien contrebalancé par le reste.
À plus !
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Bonsoir
Un peu la meme impression que Leilwên que le personnage ignore son chemin............
J ai releve quelques coquilles :
Pour tout dire on en saura probablement plus clair
on y verra plus clair ?
Tiens on a cas commencer par Brest
on n a qu a...
Je me promettais chaque matins
matin sans s - tu n en as pas mis a chaque soir !!!
doté de grande vitres a chaque bouts é Le souvenir en est vraiment clair
pas compris !
Les chaussures de marche dont l'usage interrompu devenait visible
ininterrompu ?
J espere que tu t es relu ? :)
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Bon j'ai fait relire par ma copine après avoir enlevé quelques fautes moi même. A nous deux on a du enlever le plus gros. a Leilwên à raison ça s’arrête un peu court. En réalité j'en ai écrit plus mais je ne voulait pas en mettre davantage avant d'avoir eu un retour.
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Sur quel traitement de texte tu écris ? Parce que le correcteur de Word me signale encore (à raison) tout plein d'erreurs dans ton texte, qui seraient faciles à corriger.
Ce placard géant étroit comme un colon mais doté de grandes vitres à chaque bout.
je mettrais une virgule avant ''étroit''. J'aime cette image qui me surprend et me parle.
Tu as pas trop spécifié ce que tu attendais ? Tu veux un relevé des fautes restantes ? Un commentaire général ? Ou au contraire du détail sur le style ?
Tu comptes retravailler ce texte avant de poster la suite, c'est bien ça ?
Merci pour les corrections faites, c'est déjà bien plus ''lisible''. :)
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J'utilise libre office et ce dernier ne m'indique plus de fautes. Je pense retravailler un peu le texte mais en même temps j'ai déjà commencé à écrire la suite . J'avoue que que j'apprécierai si tu pouvais me signaler les erreurs restantes qui te choque le plus. Pour le style je crois que le problème c'est que j'ai longtemps hésité entre le passé et le présent ce qui fait que j'ai du tout repasser au passé alors que mon premier jet était quasi entièrement au présent.
En fait si tu veux je peux te montrer avec un autre extrait à quoi ressemblait le texte au départ.Je trouve ça beaucoup moins puissant qu'à la première personne mais ça permet de comprendre d’où vient mon souci de style.
Depuis qu'il est rentré pierre n'as rien fait . Une vingtaine de pompe un peu de lecture et beaucoup de temps passé a la fenêtre a imaginer la vie de sa voisine, du commerçant en face et des passants de sa rue. Une fois encore il s'étonne qu il puisse à ce point apprécier cet art lent du farniente. Mais le temps passe et il a faim. Le réfrigérateur est plus désert que Antarctique.
Pierre se souviens de l'homme carré. Un ami de son père. Un homme petit et large . Il l'aimait bien, quand il passait à la maison il rapportait toujours des calissons . Pierre aimait bien les calissons. Il ne savait pas que les calissons sont une spécialité d’Aix. Il ne savait pas non plus que l'homme carré était un ancien dragon parachutiste. De toute façon pour lui un dragon c'était vert c'était effrayant et ça avait des ailes. Il aurait été bien étonné le petit pierre qu'on lui dise que l'homme carré appartenait jadis a un régiment de forces spécial. Quel était son vrai nom ? Il l'a oublié, Peu importe , de toute façon lorsque il pense à lui c'est toujours l étrange surnom d'enfant qui lui viens.
Et de nouveau il est en malaise. C'est la dernière année qu'il y a passé. Celle du nouveau millénaire.
Il est 19 heure le soir tombe sur la plage et les derniers touristes sont partis. Au loin derrière petit pierre et l'homme carré on entends les rires de la familles néerlandaise qui est arrivée le matin alors qu'elle s'éloigne.
Le vieux para va s’asseoir sur un tronc blanchi par les élèmens et se met a lui raconter la plage.
"Tu vois ce n'est pas la saison en ce moment mais il y a quelques mois cette plage étai pleine de petites tortues. Ces tortues peuvent vivre plus longtemps que le plus vieux des humains. Pourtant sur la centaine de mètres qui les sépare de la mer une très grande partie d'entre elles va trouver la mort. Les oiseaux tu comprends ; Ils ne pensent pas à mal. C'est leur rôle. Si elles passent cette sélection naturelle les petites tortues devront encore survivre un moment dans la mer immense ; puis elle seront suffisamment grosse. Et la plus personne ne leur voudra de mal. Tu vois pierre tous cette histoire tu ne peux que l'imaginer désormais et pourtant elle se passe à chaque saison. C'est comme ça."
L'homme carré est retourné faire ces cours de langue à l'usage des hommes en kaki alors que le petit pierre est retourné vivre en France .La bas les tortues tentent peut etre encore de retourner a la mer.
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Bonjour
Ce texte est beaucoup plus lisible !
Mais c est une autre histoire !!! :o :)
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Hello,
les corrections, donc :
en pensant à la binette que tu as du tirer en allant le chercher.
dû
Pour tout dire on en saura probablement plus clair
j'aurais dit on en saura probablement plus/on y verra probabement plus clair, mais j'imagine que c'est une maladresse volontaire de ton narrateur. :)
Tiens on à cas commencer par Brest.
on n'a qu'à commencer par Brest (nous n'aurions qu'à). ''cas'' est un nom comment, toujours précédé d'un déterminant, ici, c'est dans le sens ''seulement'' donc ''qu'à''
Attention, cette faute t'as déjà été signalée à deux reprises ! :vaurien:
Je me promettais chaque matin de glorieux recommencements et chaque soir ces derniers se muaient en autant de petits renoncements.
Toujours joli !
Tu vois depuis un moment je zappais négligemment d'une chaine à l'autre.
''chaine'' sans circonflexe marche, tu écris donc en orthographe réformée !
Moi ça me faisait sourire doucement.
Espace en trop avant ''sourire''
Apparemment la modernité aussi avait ses saints repentant
repentants
je suis pas favorable aux ''apparemment'', il est encore plus lourd à mes oreilles à cause de la rime interne avec ''repentants''
Au fond la recette perdure à travers les siècles.
virgule et une seule espace après ''fond''
ils incarnent l’ambiguïté des choix qui nous gouvernent. Ni blanc ni noir bien au contraire. En réalité les choix que nous faisons tous s'étendent sur un long nuancier de gris.
Je suis pas convaincue par la dernière phrase : répétition de ''choix'' et puis je trouve le ton pas assez percutant par rapport au reste où ton narrateur est plus en verve : en terme de sens, je vois pas ce que ça apporte par rapport au deux phrases précédentes, en terme de style non plus. :/
Voila c'est ça, c'est toujours des gars dont l'indomptable foi repose sur l'assurance qu'il existe une claire frontière entre le bien et le mal. Et moi tu vois je me suis dit où diable se trouve cette frontière?
Voilà
Je préfère largement le ton que je retrouve ici !
Et donc l 'idée qu'on nous vend ce serait qu' il faut voir dans ces ubermenshs aux mille fêlures un réconfort.
''l'idée'', sans espace avant l'apostrophe. Je mettrais une virgule avant ''l'idée'' et une seule espace après (dans les phrases précédentes, c'est un langage hyper oral donc je suis partie du principe que les virgules ''manquantes'' étaient un choix assumé, mais là, je suis dubitative. T'as une concordance des temps hyper bizarre aussi : ''l'idée qu'on nous vend ce serait qu'il faut'' c'est vraiment étrange, là j'ai l'impression de sentir les rafistolages de passage du texte au présent (et c'est encore accentué par les espaces distribuées au petit bonheur la chance).
C'est bien cela ? Aux yeux du quidam on affiche cette vérité intangible : même les meilleurs doutent. Dis-moi Paul, je devrais me réjouir ou m'alarmer de tant de pessimisme?
Là, il devient un peu lyrique, du coup, j'aurais fais l'inversion sujet-verbe ''devrais-je me réjouir''.
Je me rappelle ; j'ai haussé les épaules, au fond cette pure dédication me semblait loin des préoccupations du commun des mortels... de mes préoccupations.
Je suis pas sûre de ton point virgule, j'y vois plutôt deux points. Pourquoi ''dédication'' ? C'est un narrateur pas très francophone ?
Me suis frotté les yeux , j'ai du
dû
Les chaussures de marche, dont l'usage ininterrompu devenait visible, arrivaient à leur fin de vie.
Un poil redondant
j'ai glissé la main dans mes cheveux récemment coupé en brosse
coupés
j'ai sourit à mon reflet.
souri
Le sourire s'est fait plus amer, pour l'instant j'allais la garder.
C'est élégant comme façon de donner des infos sur ton personnage, j'aime bien. :)
Et là en marchant vers mon estaminet préféré je me suis mis à faire le bilan.
Virgule après ''là'' ?
Voilà pour le premier morceau du texte. Pour la suite, je te suggère de la mettre aussi dans le premier post, ou au moins de mettre un lien renvoyant vers ton message avec la suite du texte, sinon, c'est pas du tout évident à lire, avec les commentaires au milieu. Dans la suite, que j'ai survolée, tu as pas mal de soucis de confusion de as/a/à (en passant au passé, ou la deuxième personne du pluriel, tu entendras tout de suite si c'est le verbe avoir ou non) et des espaces encore distribués un peu n'importe comment.
Pour ce qui est du choix du temps, tu peux mettre un extrait de la version précédente en spoiler si tu as un doute, mais tu sembles sûr de ton choix du passé, donc je pense que tu peux juste garder ça pour l'instant. :)
À bientôt !
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Bonsoir,
Effectivement, il y a beaucoup de fautes et personnellement je n'ai pas compris le sens de cette lettre. Ça passe beaucoup du coq à l'âne...
Bonne soirée.