Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: elisabeth beaudoin homps le 10 Février 2019 à 16:05:15
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La poésie, elle se saisit
La poésie, elle se saisit
Elle est volatile et fugace
Il faut faire vite
Tendre la main
Serrer le poing
Pour retenir ce qui s’échappe
La poésie, elle vient de loin
Elle sonne, frappe
Tambourine
Elle nous visite sans prévenir
Et s’invite pour repartir
Elle est pressée, elle se déroule
C’est une feuille vive
Que nos pieds foulent
Une glissade
Sur l’air givré
Un dérapage sur le côté
Avant la chute
Imprévisible
La poésie, elle nous enivre
Parfois il faut casser son verre
Pour trouver le fond d’une rime
Et ne pas être trop sonné
Pour attraper
Ces mots qui filent
La poésie, elle se condense
Dans l’encre bleue
Et dans la danse
Des lettres qui ont capturé
Une idée profonde ou futile
Qui se faufile entre les lignes
Et tente de se dévoiler.
NB :
Si la poésie se saisit
Au vol
Comme une onde qui passe
Nul ne doutera
Qu’une fois saisie
Elle se pétrit
Et se travaille
A la loupe
Avec minutie.
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la poésie...c'est comme la vie.
merci
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Merci Vigie enfance pour ta lecture et ton commentaire, oui tu as fait le lien entre la vie qui se saisit comme la poesie, au vol, et se déroule. Je crois aussi que tout comme la poésie, la vie se travaille...avec minutie ;)
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Bonjour,
Il y a quelques éléments de description dans ton poème qui ont retenus mon attention. J'ai beaucoup aimé les verbes employés pour cette description. Au final la poésie semble être une matière bien étrange mais si "vraie". :-[ Belle démarche!
Elle se saisit.
Elle est fugace.
Elle vient de loin.
Elle nous enivre.
Elle se condense.
Elle se pétrit.
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Merci beaucoup Cyr pour ton passage et ton commentaire
Oui la poésie est une matière bien étrange, un esprit volatil qui n'est pas pour autant denué de densité, la preuve il se condense et se pétrit. Mais le plus important pour moi dans ce message, c'est "qu'elle vient de loin et se saisit".
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"C'est qu'elle vient de loin et se saisit"
J'ai l'impression parfois, d'avoir attrapé un poisson dans une rivière forte et bien obscure. J'aime beaucoup tes réflexions.
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Le NB de ton poème en clos sa portée et son charme !
Le tout se retrouve enveloppé dans l'écrin de tes mots et pensées et je trouve ça... aussi léger qu'une plume qui effleure la surface d'une eau.
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Merci beaucoup Papillon pour ton passage
Je vois que tu aimes la légèreté, normal pour un papillon, c'est un peu la même chose que mon texte sur la rapidité où tu as surfé sur le souffle.
Est ce la plume ou la papillon qui finalement effleure la surface de l'eau de ses petites pattes graciles ? ;)
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Est ce la plume ou la papillon qui finalement effleure la surface de l'eau de ses petites pattes graciles ? ;)
Que serait l'un sans l'autre ? ;) (même si je mets plus facilement les pieds dans le plat avec tact et fracas :D )
J'aime la poésie que tu décris, l'instant pendant lequel le souffle est retenu de crainte que l'inspiration fragile ne s'échappe. Tes mots sont comme un arrêt sur image de ce qui transcende... avant de tout lâcher. :)
Bref, j'aime ton style ! :P