Puisque tout le monde s'y met, je suis le mouvement et d'ailleurs ça m'arrange presque que le texte se perde dans la masse des autres. En fait j'aime une chose dans ce texte : la première phrase :mrgreen: Le reste, bon, je ne sais pas, c'est peut-être too much, mauvais délire, la fin, une grosse blague de mauvais littéraire. Vous en pensez quoi ?
Perdu dans la Grande Noire
Jack n'avait jamais été à l'aise dans un cercueil.
C'était certes le meilleur moyen de locomotion post-mortem, le plus économique et le plus recyclable, mais c'était quand même peu pratique. Surtout avec ses grandes jambes, le modèle n'avait pas été prévu pour l'armoire à glace qu'il était.
Il pagayait avec acharnement. Son fémur partait en miettes, il faudrait qu'il pense à emmener son rafiot à la réparation. Il serait bien malin, perdu sur la Grande Noire, à devoir se laisser dériver jusqu'à ce qu'un charonnier pointe son nez.
Dans le cercueil d'en face, une jolie morte faisait la moue. Elle avait de la suie sur le visage. Mignonne, la petite. Et elle ne portait pas grand-chose, un bout rapiécé de jupe. Des jambes fines. Si seulement il pouvait y avoir ne serait-ce qu'un léger coup de vent...
« Hé ! Tu t'es vu ?! T'as cru quoi ? que j'étais un baba au rhum dans une vitrine ? »
« Euh non pas du tout, mademoiselle. Je regarde juste. Euh non ! Je... Vous avez l'heure, s'il vous plaît ? »
Un bip. Voix sépulcrale : « Au quatrième cri d'agonie, il sera exactement... » L'horloge universelle était de nouveau en marche.
« A L'AIDE ! Un vivant à la mer ! »
Un vivant ? C'est du sérieux ça. Ça vaut le coup d'oeil, surtout que le baba au rhum a pris la poudre d'escampette. Son vieux cercueil gît tout seul. Allons donc voir.
C'était un gamin. Il se débattait, suffoquant et crachotant de l'eau. Il devait être en train d'imiter la nage du hérisson. Jack le regarda pendant un bref moment. C'est pas tous les jours qu'on a droit à un ballet aquatique en pleine grande Noire. A côté de lui, un homme s'agitait, en pleine crise morale. Une main agrippée sur le rebord de son cercueil, bière métallisée, l'autre farfouillant dans l'eau, il hésitait entre plonger et appeler le numéro en cas de noyade.
Jack n'avait jamais eu la fibre humanitaire. Et il se voyait mal trimballer un môme tout gerbant d'eau dans son cercueil déjà miteux. Mais il le fit quand même. Au prix d'un subtil créneau, il se plaça près du gamin et le repêcha plus ou moins maladroitement. Le mioche lui flanqua un coup de pied au passage. Fallait en plus qu'il tombe sur un maladroit. Le gamin était hors de danger sauf que le cercueil faisait la tronche et piquait du nez. C'est que c'est lourd, un vivant.
Jack hésita pendant une demie-minute, fut sur le point de rejeter la cargaison à la mer et le cercueil but la tasse. Si jamais il existait un moment pour appeler les secours c'était bien celui-ci. Mais le type paniqué avait lui aussi disparu. Glauque, décidément, cette mer.
Désormais il y avait un mort et un vivant à la mer. Mais le gamin avait acquis un peu d'expérience, ce n'était plus sa première fois. Maintenant c'était la nage du petit chien qu'il tentait. Jack aurait bien frimé avec sa nage du papillon, mais il n'y avait pas grand monde à épater dans la galerie.
Le cercueil avait rejoint les profondeurs abyssales. Paix à son âme. Et tous deux se retrouvaient dans la panade.
Jack n'était pas non plus du genre bavard. Mais s'agiter idiotement dans l'eau devient tout de suite moins ennuyeux en agréable compagnie. Compagnie qui était de première classe, le gamin était un vivant tout de même.
La conversation fut toutefois difficile, le môme était du genre taciturne. Et il ne cessait de jouer au sourd en disparaissant de temps à autre sous l'eau. Jack réussit quand même à comprendre que le gamin s'était retrouvé ici en pourchassant sa petite tortue domestique, Carolina, dans un étang où elle avait trouvé refuge. Le petit avait pataugé en s'égosillant et avait été comme aspiré. Ça ne tenait pas la route, mais il paraît qu'une imagination fertile est souvent le signe d'un futur don, aussi Jack ne moufta pas.
En attendant un secours de Ah-Dez, le dieu toujours absent aux enterrements et à l’inauguration des nouveaux résidents, Jack et le gamin dérivaient lentement loin du lieu du drame. Une âme charitable les recueillit enfin. Ils mirent de l’eau partout. Enfin arrivé sur la terre ferme, Jack voulut se débarrasser du gamin. Mais il s’accrochait désespérément à lui, à l’image de ses vêtements qui avaient opéré un mouvement de succion assez gênant.
Les sandwiches de l’au-delà ont un sale goût. Ils croustillent comme s’il y avait du sable dedans. Rien d'étonnant à ce que le gamin ait tout recraché. Enfant gâté, va. Jack mâchonnait d'un air morne. La vendeuse lui avait dit que c’était de la non assistance à vivant en danger et qu’il devait faire quelque chose. Ben voyons. Selon le registre des décédés, le gamin devait d’abord devenir un vieux de la vieille avant de crever. Fallait le renvoyer et vite. Facile à dire. Ça faisait depuis belle lurette que les panneaux exit avaient disparu de la circulation. Et il est plus facile de tomber que de monter. Logique mathématique.
Un vieux barman aux mille combines lui souffla cependant un bon tuyau.
« Tu l’empruntes et ça te ramène direct là-haut à ce qu’i paraît. Enfin faut être un vivant. Ah-Dez a mis en place un super détecteur de carbone. Si t’as une dose trop élevée, t’es renvoyé illico presto en bas. Direction le Tartare avec tous les gros malades qui jouent avec des vautours et qui poussent des gros cailloux. »
Jack acquiesça, il ne tenterait pas de rouler dans la cendre le grand Ah-Dez. Il pousserait un peu le gamin et ciao bon dimanche.
Le tuyau fut pas facile à trouver. Mais le gamin ne voulait pas y aller seul. Jack dut grimper dedans à sa suite et le piquer méchamment avec une aiguille pour que le gros balourd se décide à bouger. Il y eut une sorte d’aspiration et le gamin fila dans le tuyau. Jack se hâta de faire demi-tour avant de se faire repérer par le système de sécurité.
Débarrassé du vivant et sans son cercueil préféré, il se sentit tout seul. Comme dépossédé. C’était peut-être l’effet du carbone, il avait l’impression d’avoir été aspiré de l’intérieur. Son corps semblait flotter et perdre de sa couleur. Tout autour de lui devenait de plus en plus blanc. Il ne voyait pas même à un mètre de lui.
Ça sentait mauvais. Très mauvais.
Trop…
Il tomba de la page et disparut.
Hello ernya,
Je fais quelques commentaires au fil de la lecture, sans avoir pris le temps de lire ce qui a déjà été dit.
J’espère qu’il n’y aura pas trop de doublon ou de trucs inutiles par rapport aux décisions déjà prises par rapport à ce texte…
Jack n'avait jamais été à l'aise dans un cercueil.
C’est vrai que c’est très classe comme première phrase :coeur:
Par contre, il y a deux espaces à la fin de la ligne.
Oui, je sais, ça ne sert à rien de le remarquer mais c’est parce que je suis impitoyable >:D
Il pagayait avec acharnement. Son fémur partait en miettes, il faudrait qu'il pense à emmener son rafiot à la réparation. Il serait bien malin, perdu sur la grande Noire, à devoir se laisser dériver jusqu'à ce qu'un charonnier pointe son nez.
Espace en trop en début et en fin de paragraphe.
Sinon, perdu dans ou perdu sur ? Le titre n’est pas en accord avec cette phrase.
Majuscule à grande ? (edit : pareil quand il arrive plus loin, à propos du ballet aquatique)
Dans le cercueil d'en face, une jolie morte faisait la moue. Elle avait de la suie sur le visage. Mignonne, la petite.
Ça fait un peu double emploi jolie/Mignonne.
Disons que, écrit comme ça, pour que ça ne me gêne pas, j’ai envie de penser que les deux premières phrases sont dites par le narrateur et que la troisième est pensée par Jack.
Mais comme il n’y a en fait pas de distinction de locuteur à ce moment, ça fait bizarre. Je sais pas bien si tu vois ce que je veux dire. (Je ne devrais pas me lancer dans des explications comme ça à des heures pareilles…)
Ben, exemple : Dans le cercueil d'en face, une jolie morte faisait la moue. Elle avait de la suie sur le visage mais cela n’empêchait pas Jack d’en apprécier les traits harmonieux.
Bon, j’ai pas mal changé la phrase, mais tu vois un peu ce que je veux dire ?
En fait, le truc, c’est que dans le début du paragraphe, le narrateur raconte son histoire, et puis tout d’un coup, le lecteur est interpelé par le Mignonne, la petite. Et moi ça m’a surpris en fait.
Je me suis presque senti agressé :mrgreen:
Non, ça c’est faux, j’exagère mais voilà quoi :P
Enfin, on pourra en reparler si besoin…
Et elle ne portait pas grand-chose, un bout rapiécé de jupe. Des jambes fines. Si seulement il pouvait y avoir ne serait-ce qu'un léger coup de vent...
J’en rajoute un petite couche, mais du coup, là, on retrouve le point de vue du narrateur.
Enfin bon, tu l’auras compris, ça ne me va pas le Mignonne :-[
« Hé ! Tu t'es vu ?! T'as cru quoi ? que j'étais un baba au rhum dans une vitrine ? »
« Euh non pas du tout, mademoiselle. Je regarde juste. Euh non ! Je... Vous avez l'heure, s'il vous plaît ? »
:mrgreen:
J’adore le tact !
Un bip. Voix sépulcrale : « Au quatrième cri d'agonie, il sera exactement... » L'horloge universelle était de nouveau en marche.
Là, j’ai pas compris d’où venait cette voix sépulcrale. Est-ce que c’est la fille, est-ce que ça vient de nulle part ? Je suis peut-être mauvais aussi :-[
En tout cas, il y a une espace à la fin de la ligne.
« A L'AIDE ! Un vivant à la mer ! »
Et ça, j’ai pas compris non plus d’où ça venait. De la voix sépulcrale aussi ?
Ça vaut le coup d'oeil, surtout que le baba au rhum a pris la poudre d'escampette. Son vieux cercueil gît tout seul.
Mais du coup elle est passé où la fille ? Elle s’est volatilisée tout d’un coup sans raison ? Je cherche peut-être trop à rationaliser le truc mais même dans cet univers un peu fantastique je ne vois pas bien pourquoi les gens disparaitraient comme ça sans raison…
Il devait être en train d'imiter la nage du hérisson.
:D
A côté de lui, un homme s'agitait, en pleine crise morale.
Capitale accentuée.
Et lui c’est un peu pareil, on ne sait pas d’où il vient…
Une main agrippée sur le rebord de son cercueil, bière métallisée,
J’aime bien la couleur bière métallisée.
D’ailleurs, si tu pensais bien à une couleur en écrivant ceci (comme on dirait gris métallisé), du coup, je pense qu’il ne faut pas accorder. couleur bière métallisé. Non ?
il se plaça près du gamin et le repêcha plus au moins maladroitement.
plus ou moins.
La gamin était hors de danger
Le
Jack hésita pendant une demie-minute, fut sur le point de rejeter la cargaison à la mer et le cercueil but la tasse.
J’ai un peu de mal avec la conjonction et.
En fait, ça donne l’impression que ça vient tout subitement, comme ça, pouf pouf… Jack réfléchit tranquillement, regarde sa montre, prend l’enfant par la peau des fesse et ah bah en fait non tout d’un coup le cercueil est englouti !
S’ils sont à la limite de chavirer, ça devrait se remplir petit à petit, il devrait être pressé par le temps pour essayer de trouver une solution avant que son cercueil ne soit complètement rempli. Après, je suis peut-être encore un peu trop rationnel…
Enfin pour moi, le et et le but au passé simple introduisent un décalage avec la situation et le comportement logiquement attendu dans ce genre de situation. Enfin dans ma logique en tout cas :mrgreen:
Si jamais il existait un moment pour appeler les secours c'était bien celui-ci. Mais le type paniqué avait lui aussi disparu. Glauque, décidément, cette mer.
Oui, très glauque, où tout le monde apparaît et disparait comme ça sans donner d’avis ni laisser de trace. Ben sans laisser de trace, pourquoi pas, dans la mer, mais on a un peu l’impression que Jack est tout seul et pouf l’instant d’après quelqu’un est à côté de lui et pouf pouf l’instant d’après après il est re tout seul.
Maintenant c'était la nage du petit chien qu'il tentait.
Même si j’aime bien l’idée de la progression, je me demande si ça ne fait pas un peu trop insistant.
Ça fait un peu « Eh ! j’ai trouvé une bonne blague, je vais la recycler. »
Jack aurait bien frimé avec sa nage du papillon, mais il n'y avait pas grand monde dans la galerie à épater.
J’aurais inversé le sens des mots ici : il n’y avait pas grand monde à épater dans la galerie.
Après réflexion, puis re-réflexion, il s’avère en fait que c’est bon puisque l’expression est épater la galerie mais j’ai quand même dû réfléchir trois fois pour comprendre la construction de la phrase.
Je ne sais pas ce que j’ai ce soir mais je me trouve très terre-à-terre…
J’ai commencé par me dire « mais c’est stupide, ils ne sont pas dans une galerie… »
Enfin, je pourrais te faire tout le cheminement de ma pensée mais ça n’aurait pas grand intérêt…
Désolé, je divague.
« vague ! »
:-[
Bon, sérieusement…
Le cercueil avait rejoint les profondeurs abyssales. Paix à son âme. Et tous deux se retrouvaient dans la panade.
Espace en fin de ligne
Jack réussit quand même à comprendre que le gamin s'était retrouvé ici en pourchassant sa petite tortue domestique, Carolina, dans un étang où elle avait trouvé refuge. Le petit avait pataugé en s'égosillant et avait été comme aspiré. Ça ne tenait pas la route, mais il paraît qu'une imagination fertile est souvent le signe d'un futur don, aussi Jack ne moufta pas.
Là, on sait pas trop, du coup, si le garçon s’est noyé dans la marre et si c’est pour ça qu’il se retrouve ici. Ou alors il est en train de suffoquer dans la marre et il est suspendu entre le monde des morts et son monde à lui et c’est pour ça qu’il est encore vu comme vivant dans le monde des morts.
En même temps, comme, même pour les habitants du monde des morts, ça ne tient pas la route, je ne sais pas trop à quoi j’aurais envie de m’attendre :mrgreen:
Par contre, tu parles d’un don, mais un don de ou pour quoi ?
C’est l’élu, ce gamin ?
En attendant un secours de Ah-Dez, le dieu toujours absent aux enterrements et à l’inauguration des nouveaux résidents,
Edit : après lecture de quelques autres commentaires, je regrette un peu d’avoir perdu l’explication du nom du dieu.
Du coup, on ne comprend pas bien l’intérêt du nom alors qu’on se dit bien que si le type à ce nom c’est pour une raison bien particulière. Du coup, à ma première lecture j’ai pas trop su quoi faire avec ce nom, et après avoir lu les commentaires, je me suis senti spolié.
Tiens ! Anagramme : spoilé. le spoiler prive le lecteur de l’intérêt du texte :mrgreen:
loin du lieu du drame. Une âme charitable les recueillit enfin.
Double espace entre les deux phrases.
Ils mirent de l’eau partout.
C’est un peu comme un cheveu sur la soupe cette histoire de mettre de l’eau partout. Déjà tout à l’heure, le gamin vomissant de l’eau ça m’avait fait un peu bizarre, là non plus je ne vois pas bien l’intérêt de s’attarder là-dessus.
à l’image de ses vêtements qui avaient opéré un mouvement de succion assez gênant.
Je vois exactement ce que tu veux dire, mais je trouve que c’est un peu maladroitement dit.
En fait, je sais pas si on peut parler de mouvement de succion.
Un vieux barman aux mille combines lui souffla cependant un bon tuyau.
J’ai mis du temps à comprendre que c’était un vrai tuyau, au sens propre :-[
Ah-Dez a mis en place un super détecteur de carbone. Si t’as une dose trop élevée, t’es renvoyé illico presto en bas.
C’est sûrement encore mon côté terre-à-terre mais je ne comprends pas bien pourquoi tu te fais jeter si la dose est trop élevée.
Soit quand tu es encore en vie on considère qu’il y a plus de tissus vivants, plus de cellules, plus de tout et donc plus de carbone => en dessous d’un certain niveau de carbone tu es forcément mort.
Soit on considère que quand tu es encore vivant le carbone contenu dans le corps est dilué dans tout un tas de merdier (les vêtements, l’eau, tout ça tout ça) et dans ce cas, effectivement, le carbone occupe une place moins importante dans l’ensemble du corps étudié, mais dans ce cas c’est pas une dose mais plutôt une proportion qui est mesurée.
Mais ça c’est encore très terre-à-terre comme remarque, tu n’es pas obligée de tenir compte de toutes mes remarques de scientifique de merde, elles ne sont peut-être pas très pertinentes…
:-[
Direction le Tartare avec tous les gros malades qui jouent avec des vautours et qui poussent des gros cailloux. »
Ça serait forcer un peu le trait que de dire que je ne comprends pas bien ce que tu entends par le tartare mais honnêtement, j’ai quand même un peu bloqué là dessus.
Pour punir ceux qui essayent de s’échapper, Ah-Dez les hache les mange avec des oignons, de la sauce worcestershire et un jaune d’œuf cru ?
En vrai, je sais bien que l’idée c’est plutôt le désert et le pénitencier de Lucky Luke mais j’ai pas accroché.
Peut-être aussi que ça vient du fait que j’ai pas lu le livre dont il est fait référence et que pour moi, même avec une majuscule, la Tartare reste de la bouffe… :mrgreen:
Jack acquiesça, il ne tenterait pas de rouler dans la cendre le grand Ah-Dez.
Là aussi j’aurais plutôt mis il ne tenterait pas de rouler le grand Ah-Dez dans la cendre.
À voir…
Débarrassé du vivant et sans son cercueil préféré, il se sentit tout seul. Comme dépossédé. C’était peut-être l’effet du carbone, il avait l’impression d’avoir été aspiré de l’intérieur. Son corps semblait flotter et perdre de sa couleur. Tout autour de lui devenait de plus en plus blanc. Il ne voyait pas même à un mètre de lui.
Ça sentait mauvais. Très mauvais.
Trop…
Il tomba de la page et disparut.
Quoi, c’est la fin !
C’est pas possible, ça peut pas s’arrêter comme ça !
Enfin je sais pas, j’ai pas bien compris d’où ça sort cette fin.
C’est un peu comme avant, je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qu’il s’est passé. Il mange son sandwich, on lui parle du tuyau, il le trouve, met le fiston dedans, et puis pouf, il est vidé de sa substance. Est-ce qu’il a été effectivement repéré par le système de sécurité ? est-ce qu’il va être… mort-mort ?
C’est quoi cette page ? D’ailleurs, pendent un temps, j’ai même cru que le texte s’arrêtait à Trop, j’ai failli pas voir la dernière phrase :mrgreen:
Mais le fait de l’avoir découverte ne m’aide pas vraiment à comprendre le texte :-[
J’ai quelques idées, mais j’ai surtout l’impression d’être franchement passé à côté de quelque chose. Je sais pas si c’est parce que j’ai lu le texte avec un esprit manifestement très réfractaire aux idées surnaturelles, mais j’ai pas vraiment compris le sens de tout ça…
Dans l’ensemble, il y a pas mal de trucs qui sont vraiment super dans ton texte. Beaucoup d’idées cool, de tournures, de tons, d’ambiances, j’aime bien aussi l’image que je me suis faite de Jack, d’un type un peu marginal, nonchalant, presque surpris de sa propre existence (si ça se trouve c’était pas du tout l’idée :mrgreen:)
Mais il y a aussi beaucoup de trucs à reprendre et essentiellement le fait que tout aille trop vite.
Je n’ai pas eu le temps de profiter de l’univers par exemple. Je n’ai pas eu le temps de comprendre à quoi correspond cette Grande Noire, où est-ce que les gens évoluent.
Trop rapide aussi : l’apparition et la disparition des personnages. À chaque fois j’ai été surpris. « Bah, merde ! Qu’est-ce qu’il fait là lui ? » Alors oui, ça peut arriver de ne pas voir arriver quelqu’un, mais sur toute la longueur du texte, je trouve que ça fait beaucoup. Peut-être que c’est un peu ça du coup qui me fait voir Jack comme quelqu’un surpris de sa propre existence. Il est déjà pas capable de se calculer lui-même que tout ce qui se passe autour de lui lui est complètement inaccessible.
Après, je ne sais pas si c’est l’idée que tu veux donner, mais pour qu’il soit systématiquement surpris de voir les gens apparaître et disparaître c’est un peu l’idée que ça me donne.
Et puis la fin aussi qui passe super trop rapidement.
Tuyau, « grimpe là-dedans » hop pouf c’est fini il est mort.
En fait, pour résumer, je trouve qu’il y a trop de pouf dans ton texte et que c’est dommage parce que j’ai bien apprécié de le lire parce que c’est globalement bien écrit, un peu léger et avec un ton humoristique donc c’est très agréable. Mais j’aurais aimé en profiter un peu plus.
Enfin voilà.
Mais je sais pas trop si mon esprit était dans de bonnes conditions pour bien tout comprendre et tout apprécier… :-[
Tu veux faire un pari sur le temps de rédaction de mon commentaire (https://monde-ecriture.com/forum/Smileys/ipb/icon_mrgreen.gif)