Ceci était ma participation au Blind Test de Mai 2010. Donc le troisième. Le Blind Test infernal.
Encore une fois, on m'a maudit pour la longueur de mon texte. Mais il fallait au moins autant de détails pour rendre justice à l'histoire originale.
Bon, que je vous explique. Déjà, je n'assume pas trop ce texte (d'où le revers de la plume :mrgreen:). Ensuite, il est naît d'une sortie en donjon sur le jeu vidéo Guild Wars, en compagnie de Kei (Gwethelyn I Nysandr) et de Shi (Sandame Sy). Les mercenaires sont donc des personnages non joueurs, et leurs dialogues des interprétations de leurs actions. A peu de chose près, mis à part les tournures de phrase et le style d'écriture qui en rajoute un peu, ainsi que quelques dialogues nécessaires pour faire plus ou moins comprendre le truc aux non-initiés, c'est vraiment ce qui s'est passé. J'exagère à peine. La crédulité de Kei, le blasage de Shi, mon propre caractère de leader contesté - tout est vrai. Le manteau orange aussi. Mais bon, c'est de ma faute, c'est moi qui ait choisi la couleur.
Oh, et si vous vous demandez à quoi ressemble un Asura, c'est ça (http://www.cinemablend.com/images/sections/4874/4874.jpg). C'est moche et arrogant, mais je les aime bien.
Qui dit fanfiction, dit univers original de la Tyrie dans Guild Wars qui appartient à NCSoft. Voilà, bon courage pour la lecture.
De l’utilité et du bien-fondé de la dégustation dans l’exploration de milieux hostiles
Voyez-le se dresser fièrement, du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Notre ami rôdeur fixe avec impatience les alentours du campement, à la recherche de ses compagnons en retard. Voilà plusieurs heures qu’il a lancé son appel, et déjà il commence à sentir la fatigue qui l’envahit après une trop longue attente. Alors il souffle bruyamment, malmenant ainsi le foulard déchiré masquant le bas de son visage. Il commence à faire les cent pas, et son manteau de peau orange vif le suit dans un claquement agacé. Son nom est Kael, Rain Kael, et sa mission, pour peu qu’il parvienne à supporter l’attente, sera de chasser un puissant ennemi, fléau du Marais de la Lumillule, avec l’aide de ses alliés – car il n’est pas stupide : il est conscient que la précipitation l’amènerait à sa perte.
Voyez-le à présent désespéré, ce fier héros, qui prévoit déjà de passer la nuit entouré de ces irascibles Asuras, peuple de petites créatures grises aux oreilles de chien, ô combien méprisants, à l’intelligence et à l’égo – à l’égo surtout – démesuré. Pourtant, alors qu’il prépare déjà sa tente et son lit, deux voix dans son dos le font se retourner avec vivacité.
« Salut, Rain ! Vraiment désolée pour le retard, j’ai été retenue par une troupe de dinosaures enragés qui voulaient pas me lâcher. Tu sais comment ils sont….
- Je suis arrivée juste à temps pour lui éviter la honte de mourir face à trois petites bestioles, tu sais. On ne devrait pas la laisser sortir toute seule. Elle ne se fera pas toujours sauver par une tempête de feu. »
Les deux nouvelles arrivantes, Gwethelyn i Nisandr – rôdeuse également, la plupart soupçonnent l’existence d’un lien de parenté entre elle et Kael quoiqu’ils ne se soient jamais vraiment étendus sur le sujet – et Sandame Sy – élémentaliste pour sa part, adepte des tenues légères et des sorts de destruction massive – ne lui laissent pas le temps de répondre : elles filent soigner leurs plaies et revendre les divers éléments récoltés sur leur chemin.
Avec un soupir, Kael attend quelques heures de plus que tout le monde soit à nouveau réuni. Enfin, à la tombée du jour et après avoir recruté quelques mercenaires supplémentaires pour les aider, l’équipe est enfin au complet – huit membres au total, parmi lesquelles une guerrière, un assassin, deux moines, deux élémentalistes et deux rôdeurs. Ils se préparent, prennent connaissance de la quête prévue – retrouver le commanditaire à l’entrée de la tanière du monstre – et enfin, avec pratiquement une journée de retard, ils partent.
Au départ, tout semble se passer pour le mieux. Arc en main, Kael conduit sa petite troupe à travers les bois et les marais en évitant les anicroches, faisant parfois un large détour pour ne pas déranger les créatures hostiles qui peuplent les alentours (ceux-ci, en réalité, se disent qu’un rôdeur orange doit-être soit trop dangereux, soit – et plus probablement – trop stupide pour se camoufler et ne présente donc aucun intérêt à leurs yeux). Ils parviennent ainsi sans encombre jusqu’au lieu du rendez-vous, quelque part au nord, où un petit Asura du nom de Griff leur explique sa situation : ses recherches ont été mises à mal par l’arrivée intempestives d’un groupe de monstres.
« Alors soyez de gentils bookah, conclue-t-il poliment, et allez me tuer leur chef, Khabuus. Vous aurez une récompense.
« Tiens, ce n’est pas le nom de la prime du jour ? remarque Sy. Je crois que le clan Zaishen a mis sa tête à prix, non ?
- C’est ça, répond Kael, c’est pour ça qu’on est là.
- Heu… Je suis la seule à me demander ce qu’est un bookah ? demande Nysandr. Non, parce que j’ai pas trop l’habitude de fréquenter les grosses têtes… enfin, les Asuras, je veux dire, se reprend-elle en coulant un regard discret vers Griff qui demeurait impassible.
- Les bookah sont des créatures imaginaires qui leur servent à effrayer les enfants. Ils sont gros, stupides, maladroits et ils parlent forts.
- Ah, je vois. Merci, San, c’est… rassurant.»
Griff en tête, ils rejoignent donc vaillamment l’entrée de la caverne où se sont installés les monstres. Après une prière devant le Fanal de Résurrection, histoire de s’assurer une porte de sortie en cas de déroute, la compagnie se met en formation, Kael toujours à l’avant, pour faire face aux nombreux ennemis qui les assaillent dès les premières minutes. Si tout ce passe plutôt bien jusqu’alors, si la mise hors course de Griff après quelques pas seulement passe plutôt inaperçue, les difficultés surviennent pourtant assez rapidement.
La première d’entre elles, sujette à de nombreux commentaires par la suite, concerne l’un des mercenaires engagé par l’équipe, le dénommé Anton (assassin). La compagnie arrive alors face à une troupe de monstres assez conséquente, et décide d’envoyer Kael – de loin le rôdeur le plus expérimenté du groupe – attirer les ennemis un par un, afin de pouvoir réduire leur nombre en toute discrétion et sans avoir à batailler de tous côtés.
Tout, au départ, laisse présager le meilleur. Kael, idéalement placé, parvient à attirer les ennemis les plus proches, et ainsi à les éliminer rapidement. Mais la stratégie dérape soudain lorsque Anton, voyant au bout d’un moment que les cibles de réagissent plus aux flèches du rôdeur, décide, armé de ses deux dagues, de foncer dans le tas. Naturellement, la mort le rattrape rapidement, apportée par plusieurs dizaines de créatures. Cela n’aurait pas été trop grave si les monstres n’avaient pas ensuite tourné leurs regards vers ses compagnons restés à l’écart. S’ensuit une bataille endiablé, qui se termine par une première défaite de la compagnie. Qu’à cela ne tienne, les voici aussitôt ressuscités auprès du Fanal, et d’aplomb pour la prochaine bataille, quoiqu’affaiblis par une première mort collective. Arrivés à nouveau sur les lieux, ils défont sans problèmes leurs adversaires restants (ils avaient tout de même opéré un véritable carnage la première fois). Mais le mal est fait, et Anton est dès lors entouré de l’aura d’un boulet.
Continuant à cheminer sous l’égide de Kael, ils finissent par découvrir qu’une véritable guerre s’est déclarée entre les habitants légitimes de la grotte – des sortes d’hommes-grenouilles appelés gokirs – et les envahisseurs que nos héros poursuivent – de grands lézards humanoïdes que l’on nomme ophirs.
« Qu’est que vous attendez ! s’exclame Nysandr. Allons aider les grenouilles !
- Nan, t’embêtes pas trop. Laissons-les s’entretuer. On finira le reste. »
Sy acquiesce tandis que Nysandr jette un regard noir à Kael et regarde avec pitié la mêlée. Derrière, les cinq mercenaires en profitent pour s’asseoir et discuter. Pas longtemps pourtant, puisque la bataille prend fin rapidement. Ils laissent alors le soin à Anton et Jora (guerrière) de passer les lézards survivants au fil de la lame, avant de reprendre leur route. Ils rencontrent ainsi, de loin en loin, divers conflits enragés qui les aident à avancer tout en discrétion. Cela ne les empêche pourtant pas, à mesure qu’ils descendent dans les profondeurs de la caverne, de faire face à une seconde difficulté, au discrédit de Kael lui-même.
« Faites attention, avait averti un peu auparavant ce dernier, on approche du dernier niveau. Les monstres risquent d’être plus forts et plus nombreux. Restez bien derrière moi. »
Confiant, le rôdeur s’avance entre les lignes ennemies sans trop se faire remarquer, et se rapproche d’une chauve-souris géante isolée. Alors qu’il commence à la massacrer s’élève derrière lui des bruits de combat. Désireux d’en finir au plus vite pour rejoindre ses compagnons, il achève rapidement la pauvre bestiole innocente. Grave erreur ! Aussitôt tombent du plafond une dizaine de ses semblables, attirant par leurs cris les nombreuses créatures qui se trouvent en avant. Dans une bouffée d’héroïsme, Kael se met à hurler :
« Fuyons, fous que nous sommes ! Ils sont trop nombreux pour l’instant ! »
Et sans plus attendre, le voici qui s’escamotte.
Cependant, la lutte, loin de se terminer sur une retraite stratégique, ne fait que redoubler de violence, et bientôt, l’équipe au complet se fait décimer.
A nouveau ressuscité, à nouveau rendu sur place, ils tentent une fois de plus le passage, et, une fois de plus, se retrouvent battus. Et ils enchaînent ainsi défaite sur défaite.
« Stop ! finit par s’écrier Nysandr. On arrivera à rien comme ça. Rain, pourquoi tu regardes pas plus souvent derrière toi au lieu de foncer dans le tas ?
- Hé, je ne…
- Il faut rester groupés. C’est même toi qui l’a dit. Grou-pés !
- Mais je…
- En fait, tu es pire qu’Anton, dans ton genre. Vous êtes juste une bande de bourrins.
- Oui, mais…
- C’est pas toi, qui m’a dit il y a quelques temps : « Le boulot du rôdeur, c’est de tirer depuis l’arrière, alors évite de t’exposer, Lyn, parce que les tanks sont là pour prendre des coups à ta place » ? »
Kael grommelle une réponse, et prend à nouveau les devants. Toutefois, arrivé au milieu du chemin, appliquant les conseils qu’on lui a donné, il se retourne et s’aperçoit que personne ne le suit. Revenant sur ses pas, il en comprend la raison : Sosuke (élémentaliste) est mort, tué dans le dos par un ophir, lui-même décapité par le coup vengeur d’Anton. Le groupe, penché sur la dépouille, le pleure en silence.
« Mais avancez, bon sang ! leur crie Kael. Vous êtes au milieu du passage, les monstres vont débarquer et vous allez juste vous faire tuer !
- Pour une fois, je suis d’accord avec Rain, approuve Nysandr. On peut le ressusciter tout en restant à l’écart. Allons-y.
- Bande de sans-cœur ! On peut pas l’abandonner juste comme ça ! »
Tout le monde se retourna avec surprise vers Anton.
« Alors toi et Sosuke, vous...
- Je vois, je comprends mieux, maintenant…
- Fallait pas nous cacher des trucs comme ça, tu sais…
- Quoi ? Mais qu’est ce que vous vous imaginez, encore ? s’indigna l’assassin.
- Ben, commence Nysandr, avoue qu’avec ta réaction, on a de quoi se poser quelques questions.
- Mais j’ai été marié, vous savez ? Les charrs ont tué ma femme… »
Silence pensif. Nysandr ne peut s’empêcher de fixer le mercenaire. Pas possible, se dit-elle. Il a pas plus de dix-neuf ans. Kael, quant à lui, s’impatiente quelque peu.
« Bon, si on y allait ? Ogden, guéris moi Sosuke, et on repart.
- C’est comme si c’était fait. »
Et la compagnie reprend la route. Peu à peu, les huit commencent à reprendre courage. Certes ils continuent à mourir ; mais le nombre d’adversaires diminue à chacun de leur passage, et bientôt la voie se retrouve dégagée. Chacun félicite les autres pour leur résistance, et leur persévérance : tout est possible avec de la patience. Il en est pourtant un pour ne pas partager la joie des autres.
« On est presque au bout, déclare soudain Kael, mais il nous reste encore à tuer Khabuus. Et à mon avis, ce ne sera pas une partie de plaisir dans l’état où nous sommes. »
Les membres se regardent entre eux, couverts de blessures et nettement affaiblis par leurs combats.
« Bah, on arrivera bien à quelque chose », dit enfin Sy, résumant ainsi l’avis général.
Finalement, ils débouchent dans une vaste salle sans issue. Voyant arriver dans leur direction une patrouille ennemie, ils se dissimulent derrière une stalagmite imposante, le temps pour Kael d’observer les lieux.
« Deux groupe de six, un groupe de trois. Ca va être coton. Khabuus est au milieu du groupe de trois, au centre de la pièce. C’est assez grand pour qu’on se fasse les deux bandes de minions à part, et qu’on se garde les trois derniers pour la fin. C’est parti. »
Ils sortent en vitesse de leur cachette de fortune et se jettent sur les lézards qui tombent sous l’effet de surprise. Forts de leur victoire, ils se décident à contourner le chef pour éliminer les six autres monstres, qui montrent un peu plus de résistance.
« Mais pourquoi ils ressuscitent tout le temps ? se plaint Nysandr. On a pourtant tué leur moine !
- Réessayons, on verra peut-être une ouverture. »
Ils se rendent à nouveau sur place, mais ne trouvent plus trace des ophirs. Un grognement derrière eux se fait entendre : ils sont tombés dans une embuscade ! Sosuke, encore enragé d’avoir perdu la vie par traîtrise un peu plus tôt, choisit se moment pour se venger et joue de son bâton dans les rangs adverses. Anton, bientôt, rejoint ses côtés, et leur fureur repousse peu à peu les monstres. Toutefois, un cri les rappelle à l’ordre.
« Retraite ! J’ai trouvé ! On va pouvoir monter une stratégie ! »
Distraits et réjouis par les paroles de Kael, les deux compères baissent leur garde un instant ; suffisamment cependant pour se faire empaler par les lames ennemies.
Une fois en sécurité, le rôdeur s’explique.
« Ils ont un ritualiste. Il reste toujours plus ou moins caché par le décor, mais il s’est découvert quand Anton et Sosuke – paix à leurs âmes – sont partis comme des bourrins. Finalement ils ont servi à quelque chose. Donc, Jora, tu vas distraire les autres pendant que San, Lyn et moi on s’occupera de cet enfoiré. Dunkoro et Ogden sont là pour te soigner au besoin. Ils guériront Anton et Sosuke ensuite. Tout le monde à compris ? C’est parti !
- Chef oui chef ! » répondent-ils en chœur.
Ainsi procèdent-ils donc, et l’issue en est plus heureuse : au prix de la mort de Sy, Ogden et Jora gisent à présent les créatures abhorrées. Après plusieurs minutes consacrées aux soins intensifs des blessés, les membres de la compagnie tournent leurs regards vers Khabuus.
En dehors de sa tenue violette, celui-ci ne semble pas différent des autres lézards, mais personne ne s’y trompe : il est en réalité beaucoup plus résistant et dangereux. Bientôt, après une rapide évaluation, l’équipe lance la charge et se concentre sur les deux laquais du boss, les entraînant avec eux dans la mort. Ne reste plus que l’objet de leur quête. Encore et toujours, voilà nos héros qui reviennent à l’assaut, sans arrêt ; et pourtant, malgré leurs efforts, ils sont tellement affaiblis par les batailles précédentes qu’ils n’arrivent même pas à l’égratigner. Peu à peu, le désespoir et le découragement les envahissent.
« Peut-être qu’on devrait laisser tomber.
- On est pas de taille, il est trop fort…
- On va finir par y rester vraiment !
- Revenons plus tard, avec plus de monde, ou des gens plus forts, non ?
- Attendez une minute. »
Chacun se tait et observe Sy qui vient de parler. L’élémentaliste se lève et s’approche rapidement de l’un des cadavres laissés le long de la route. Elle se penche sur lui, écarte ses doigts, ramasse quelque chose…
« On pourrait se servir de ça, non ? »
Elle brandit, à la vue de tous, son visage et sa voix empreints de fierté, une part de gâteau rose. Maints soupirs de déception se font entendre. Pourtant, Kael ne se laisse pas démonter.
« Après tout, ça peut peut-être marcher. Faire le plein de sucre avant la charge, ça nous rendra un peu d’énergie. Et un gâteau est un puissant antidépresseur, ça nous aidera à rester motivés. »
Il prend la part des mains de Sy, goûte un morceau et déglutit avec peine.
« Sans compter que le goût horrible va nous donner la rage. Adjugé. Trouvez-vous chacun une part et forcez-vous à la manger. On a pas dit notre dernier mot.
- Chef oui chef ! »
Pillant les cadavres, ils finissent par avaler l’équivalant de trois gros gâteaux de bonne taille chacun. Puis ils foncent à nouveau, et bataillent avec férocité. Et la nouvelle stratégie semble fonctionner : le chef des monstres semble accuser quelques blessures avant d’anéantir ses opposants. Pourtant, loin de se démonter, Kael continue à exhorter ses troupes.
« Allez ! Continuez comme ça ! Si vous lui laissez pas le temps de se soigner, on finira par l’avoir ! »
Et c’est ainsi que, morts après morts, les héros et les mercenaires parviennent à affaiblir, puis à mettre à mal leur cible qui, finalement, meurt dans d’affreux borborygmes.
Après avoir récupéré leur souffle et fouillé les corps dans toute la caverne, ils remontent à la surface où Griff leur remet leur récompense.
« Superbe, bookah. A présent, mes recherches sur les gokirs vont pouvoir me rendre riche. Je n’ai plus qu’à trouver un norn pour récupérer leur bave. Oh, tenez, prenez ça, je n’en ai plus besoin. »
Il tend à Kael un grand bâton à l’air puissant. Le rôdeur, à son tour, le donne à Sy.
« Tu en feras sans doute plus de choses que moi.
- Pas vraiment, non. Tu vois la marque, ici ? C’est un bâton d’envoûteur. Il faut des pouvoirs de domination de l’esprit pour l’utiliser. Je préfère une bonne vieille tempête de feu. Enfin, on peut toujours le revendre.
- Dites, s’incruste Nysandr, je suis vraiment la seule à me poser les questions importantes ? Pourquoi y’avait des parts de gâteau, en bas ? Ca tombait un peu trop à pic, non ?
- Ben, ils devaient fêter un anniversaire, répond Kael. En tout cas, ils nous en ont fait bavé. Bon anniversaire dans l’Outre-Monde, Khabuus ! crie-t-il en direction de la caverne. Sur ce, mesdemoiselles, messieurs mercenaires… Jusqu’à notre prochaine rencontre, bon vent ! »
Et tournant le dos à l’équipe, son manteau orange claquant au vent, il disparaît dans la brume des marais.