Salut Juliao,
Un train, un homme, une femme, deux inconnus, une aventure immobile fendant l'espace et le temps, un éveil des sens, de la pensée, tout en douceur. Bref de l'évasion, de pudiques sentiments, de la pondération, de la tempérance, pour ne pas dire du coeur, tout cela distillé savamment dans un bain tiède de retenue et de justesse. J'ai été très touché par ton texte. Quel plaisir de lire une narration aussi bien construite, et aussi légère que le voyage d'une plume d'aiglon chutant des hauteurs. Du reste, la chute est simple et belle ! Quoi de plus ? Rien ! Tout y est !
Félicitations, Juliao !
Bien à toi !
PS : Cependant, si tu le souhaites, si tu en as l'envie et le courage, tu peux ciseler encore, biffer de-ci de-là une formule approximative, un mot superfétatoire. Il y a toujours à ciseler pour un écrivain. L'écriture est son labeur, la correction est son luxe. Tant que la toile n'est pas encadrée et posée au mur, elle t'appartient toujours.