J'ai pris mes distances avec les confusions
Longé le bord du canal, escaladé toits et statues, traversé de fond en comble ma chaumière
Les confusions ont exploité âme, courage
Ferveur et assentiment
Les confusions sont agréables le temps de les imposer
Puis se retournent comme une vie
Lassent et assomment
Elles n'ont pourtant pas de trace ni d'empreinte
Et ne laissent au souvenir qu'un sentiment incertain
À qui sont-elles, les confusions ?
Lorsque celles-ci n'ont ni début ni fin
Ni but ni goût
Ni priorité aucune
Aux propriétés elles hésitent
S'absentent
Et n'explorent en rien la personne
Confusions, confusions, prenez en vous la vie
Prenez donc le temps
Le temps de comprendre
Confusions funestes
Acquises
N'avez-vous pas fait du funambule une secousse ?
Qu'il hésite
L'esquisse de ce qui n'est ni futur ni passé
Et faisant perdre aux voltigeurs leur ancrage
Confusions, ne nous avez-vous pas leurrés ?
Contusions, douleurs
Grimaces du vivre
Vous avez vous-mêmes encrassé
Mes pauvres attentes
Et ne reste que l'ombre
Ô l'ombre
D'une impatience
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Salut Alan,
J'ai bien aimé ton introspection. Je l'ai relu plusieurs fois. Du peu que je te connais, à travers tes commentaires, il te ressemble bien par certains abords. Mais selon moi, je simplifierais encore. Je coucherais, si je puis dire, de manière plus impudique, plus pornographique, mes sensations. Tout en gardant la substance intelligible et sensible du texte, je renforcerais l'émotion primale du "je" et atténuerais la généralité. Car ce qui m'intéresse, c'est surtout ta fascination/répulsion pour tes confusions. Si cela te semble confus :), je pourrais t'envoyer un "léger rewriting" par MP, pour te montrer comment je ressens la chose ! Bref, un texte qui m'a intrigué, puis m'a "confusément" chaviré !
Bien à toi !