BOSIT
DSO
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Pirogue.
Les rives deviennent abstraites lorsque les multiples racines viennent puiser l’eau dérivant calmement, plate et lisse sur son reflet de ciel. Leur écorce brune assombrit le courant, et la lumière jaillit, obscure, fraiche d’un matin sans réveil, auréolé par la bouche d’un soleil mordant, quoique doux.
Nous. En vogue.
Debout sur l’embarcation, je pousse jusqu’au fond cette perche qu’elle suit du regard pour le mien, pudique, perdu au lointain. Et nous avançons, nous devançons les flots immobiles, et aucun bruit ne vient altérer celui de nos soupirs alanguis.
Chataigne de bogue.
Piquante satisfaction, incarnée dans un néant humide.
Les eaux de la rivière abritent probablement les irrégularités les plus hallucinatoires. Mais la surface nous protège. Et la coque ; nous musicale de silence.
Les vêtements de lin sèchent sur le fond ; au bain tout habillés se succède l’aération nue de nos corps apaisés..