Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'antichambre de l'édition => Discussion démarrée par: cochonsauvage le 13 Décembre 2018 à 12:47:25
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On dit souvent du monde de l’édition qu’il est impitoyable. Je n’en crois rien, je pense qu’il suit simplement la tendance à la prudence dictée par une actualité économique tumultueuse, pour ne pas dire difficile.
Comment blâmer un éditeur frileux à l’idée de publier un auteur inconnu, aussi talentueux soit-il ? Il n’y a guère qu’au casino que certains acceptent de miser quelques milliers d’euros avec pour maigre espoir de remporter le jackpot.
J’ai envoyé mes romans à de nombreux éditeurs et le discours qu’ils tiennent est à peu près identique de l’un à l’autre. « Pour vous publier, vous devez d’abord être connu ».
D’abord échaudé par ces remarques quasi systématiques, je me suis dit « Mais comment puis-je être un auteur connu alors que je n’ai rien publié, ça n’a pas de sens ? ». Fort désappointé, je me suis servi un verre de whisky, un Hibiki de premier ordre, et me suis enfoncé dans mon meilleur fauteuil. Depuis l’époque de Balzac puis de Proust, le monde a bien changé alors pourquoi le mode de diffusion des livres ne devrait-il pas suivre la même évolution ? Le schéma classique semble ne plus fonctionner, serait-ce internet la cause, à moins que les moyens de communications sans cesse grandissants ne participent au sentiment de déclin du monde de l’édition traditionnel tel que perçu par bien des auteurs ? A y réfléchir, de plus en plus de stars du web sont publiés. Il est rassurant pour un éditeur de savoir que des clients potentiels accompagneront la sortie d’un livre, aussi médiocre soit-il. Et si le médiocre livre édité devient une œuvre majeure, l’éditeur et l’auteur auront tout gagné.
Aujourd’hui les moyens de communications sont extraordinairement puissants. L’auteur a tous les outils en main pour se propulser au-devant de la scène, pour se faire connaitre. A lui de saisir les médias (journaux, radios, réseaux sociaux, flayers …) pour se faire connaitre. Ainsi donc et sauf exception, il ne suffit plus pour l’auteur inconnu d’être talentueux pour être assuré d’être publié (et de vendre car là est la priorité de l'éditeur), il lui faut également savoir se vendre (pour vendre).
C’est pourquoi j’ai décidé dès aujourd’hui et dans le cadre de la promotion de mon livre d’adopter un look hard core metal ! Let’s go, rock again !
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.isonisi.fr%2FHarcCore.jpg&hash=511aa69b0c576ed08208de2d7e2429c6f893a7d3)
Et vous, comment vous débrouillez-vous pour vous faire éditer, quelles sont vos stratégies ?
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Bonjour Erwan et merci pour ta contribution.
Mon discours est un peu simpliste, j'en conviens, il aura au moins le mérite de faire réagir et ça... c'est déjà pas mal ;)
Précisons donc quelques éléments.
Plutôt que le simple fait d'être édité j'aurai du insister sur un autre facteur tout aussi important : se faire propulser !
Je viens de lire avec intérêt le blog de l'auteur de Maliki. Elle parle bien (avec émotion) de promotion sans laquelle un livre n'est rien.
Un livre récemment sortit traite du sujet (il vaut ce qu'il vaut mais certains passages ne sont pas dénués d’intérêt), "Le mystère henri pick" de David Foenkinos dont l'une des phrases reprises par l'un des membres du forum est "Publier un roman qui ne rencontre pas son public, c'est permettre à l'indifférence de se dématérialiser." est intéressante à plusieurs titres.
Je pense en effet que si l'éditeur n'accompagne pas le roman pour le faire connaitre au plus grand nombre, il restera lettre morte au milieu des innombrables ouvrages publiés chaque année. C'est là que réside le fond de ma pensée, on ne peut exiger d'un éditeur qu'il se charge de propulser un nouvel auteur (c'est ma conclusion), charge à l'auteur de faire en sorte qu'il se fasse remarquer.
Evidemment, j'ai pris ma propre expérience en exemple mais les histoires de ce type sont très nombreuses.
Quelle fut l'expérience de ton frère concernant la promotion de son livre ? S'est-il bien vendu ? A-til bénéficié du soutien indéfectible de son éditeur ? A t'il cherché à se faire connaitre ou était-il connu avant d'être édité ? Que de questions :P
Je vais faire un tour sur son site web. Soit dit en passant, c'est une belle maison Calmann-Levy
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Le problème touche tous les milieux, notamment artistiques... Il est a déplorer qu'aujourd'hui, il faut passer plus de temps à se montrer (et faire de la lèche, pardon du terme, mais c'est comme ça que ça s'appelle) qu'à travailler son œuvre (en musique, beaucoup, en littérature, apparemment pas mal aussi).
Je connais des dizaines de musiciens très talentueux qui ne nous ressortent pas du réchauffé... Mais comme ils n'ont pas les accointance nécessaires ou un tant soi peu d'amour propre, ils resteront ignorés pendant que les médiocres et les consensuels tiennent le haut du panier.
Je crois que dans l'édition c'est la même. Malheureusement. Le culte de la personnalité continue de faire des ravages. En effet, qu'est il nécessaire de connaitre l'auteur pour lire une bonne histoire ?
Cela dit, je conçois tout de même qu'en tant qu'auteur, il est nécessaire d'assurer ou épauler un peu sa promo notamment en restant disponible pour des salons ou tout autre événement "médiatique".
Disons que la concurrence est rude et certains sont des adeptes du "la fin justifie les moyens".
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Après je précise que le site de Pepper and Carrot, c'est de David Revoy, qui n'est pas mon frère
Bon, oui mais moi je veux savoir, ton frère a t-il un site web ? Quel est le titre de son livre ? On peut le lire, l'acheter ?
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J’ai envoyé mes romans à de nombreux éditeurs et le discours qu’ils tiennent est à peu près identique de l’un à l’autre. « Pour vous publier, vous devez d’abord être connu ».
:\?
Il y en a vraiment qui t'ont dit cela ?? de vive voix ? par lettre de refus ??
Ce n'est pas du tout ce que j'ai pu constater ou avoir comme retour en fait, donc tu me vois très étonnée.
Les refus que je reçois sont plutôt des "pas dans notre ligne éditoriale", "pas eu le coup de cœur", ou autre réponse un peu type.
J'ai vraiment tendance à croire que l'éditeur cherche la qualité + le truc qui correspond à ce qu'il veut faire dans son catalogue à ce moment là, ce qui fait que c'est pas simple de tomber en face surtout quand on compare le nombre de textes qu'ils reçoivent au nombre de textes qu'ils peuvent publier par an...
Bien sûr ils publient aussi des gens qui ont déjà un peu de notoriété (c'est plus vendeur c'est sûr) et quand ce sont des auteurs avec lesquels ils bossent déjà c'est aussi logique, mais je ne crois pas du tout que le fait d'être inconnu soit rédhibitoire. Je ne sais pas si le pourcentage est trouvable sur une maison prise en exemple de quelle part d'auteurs déjà connu et quelle part de nouveaux auteurs ou auteurs peu connus, mais je suis persuadée qu'il y en a toujours en tout cas (des auteurs pas connus publiés).
bref, j'ai l'impression que tu te trompes si tu imagines qu'ils prennent ton manuscrit et disent "ah non, il est pas connu, pouf on refuse". Mais peut-être as-tu eu des échanges directs où on t'a vraiment dis ça ? :\?
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Je ne pense pas qu'il faille spécialement être connu, mais avoir publié des nouvelles dans diverses revues/anthologies au préalable ça peut aider, les concours aussi, ça ne fait pas le gars qui sort de nulle part, il y a plus de légitimité déjà. Sinon les éditeurs t'en a un paquet, tous avec une philosophie différente, et j'en ai vu pas mal qui mettaient un point d'honneur à dénicher des auteurs pas encore publiés. Après il ne faut pas se voiler la face, un super texte trouvera preneur tôt ou tard, il suffit qu'il atterrisse entre les bonnes mains.
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Il y en a vraiment qui t'ont dit cela ?? de vive voix ? par lettre de refus ??
Ce n'est pas du tout ce que j'ai pu constater ou avoir comme retour en fait, donc tu me vois très étonnée.
En effet, de vive voix et par courrier. Je peux citer par exemple Jérôme Do Bentzinger, petit éditeur régional fort sympathique et d'une grande gentillesse mais qui doit faire face à une réalité économique bien réelle.
Par contre cette expérience ne concerne que les petites maisons d'édition.
Je n'ai pas envoyé mon manuscrit à beaucoup de gros éditeurs pour lesquels j'ai déjà reçu trois lettres type du genre "ne correspond pas à la ligne éditoriale et bla bla bla..." ou "votre livre est super mais on est déjà full et patati et patata...".
un super texte trouvera preneur tôt ou tard, il suffit qu'il atterrisse entre les bonnes mains.
Bon ben ca tombe bien, le mien est génial :viviane: :facepalm:
Blague à part, tu as raison sur le fond WEG, il y a autant de façons d’appréhender le métier d'éditeur que d'éditeurs.
Juste un petit mot par rapport aux fameuses lettres type, j'ai pu noter par rapport à mon premier roman (une grosse bouse sois dit en passant) une évolution dans les réponses. Il semblerait donc que les éditeurs, petits et gros, dans la grande majorité des cas, lisent effectivement les romans qui leurs sont envoyés.
Edit de Miro : merci d'éviter de triple poster, le bouton "modifier" est là pour l'éviter.
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oui, je pense que c'est lu ! pas forcément en plein par contre, plutôt les premiers chapitres, et je crois que sur les maisons un peu grosses c'est fait par des personnes qui font un pré tri avant de passer à d'autres.
j'ai pu noter par rapport à mon premier roman (une grosse bouse sois dit en passant)
ahah ouais je trouve aussi qu'on progresse d'un écrit à l'autre ^^
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et je crois que sur les maisons un peu grosses c'est fait par des personnes qui font un pré tri avant de passer à d'autres
En effet, c'est le cas pour la maison Albin Michel. Ils ont créé un portail de suivi spécialement pour cela : http://manuscrits.albin-michel.fr/
Je relance la question comment vous débrouillez-vous pour vous faire éditer, quelles sont vos stratégies ?
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En vrai à part bosser le texte à fond et trouver une ligne éditoriale quelque part qui correspond...
Sinon il existe des appels à romans, mais faut écrire sur le thème ou que ça corresponde déjà.
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En vrai à part bosser le texte à fond et trouver une ligne éditoriale quelque part qui correspond...
voilà, je plussoie complétement WEG
(et sinon rien à voir, mais le forum demande aux membres d'éviter de poster deux fois à la suite sur un même fil sauf si c'est vraiment nécessaire, mais de plutôt utiliser la fonction modifier pour ajouter un truc à ton message si tu as oublié de dire quelque chose. ;) )
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éviter de poster deux fois à la suite sur un même fil sauf si c'est vraiment nécessaire
:-[ :-[ Oups, désolé, malgré mon inscription datant de 2013 je débute. Promis je ne referai plus (aïe pas sur la tête).
J'aurai bien effacé le message mais je n'en ai semble t-il pas le droit, à moins que je m'y prenne comme un manche (à balais).
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cochonsauvage : effectivement c'est mieux d'éviter de double poster, si tu veux rajouter du texte à un post tu peux cliquer sur le bouton "modifier" en haut à droite d'un post. Merci pour ta compréhension
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Aaah mais il me vient une idée toute bête pour propulser un texte, c'est de le poster sur la chaîne Youtube au format audio à la Guillaume Gallienne (https://www.franceinter.fr/emissions/ca-peut-pas-faire-de-mal) mais avec la vidéo du lecteur en plus.
A tester, quelqu'un en a t'il déjà fais l'expérience ?
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Faut voir si ça n'entrave pas le contrat d'exclusivité que tu va signer avec ton éditeur par la suite.
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Faut voir si ça n'entrave pas le contrat d'exclusivité que tu va signer avec ton éditeur par la suite
:viviane: il est marrant WEG, le jour où j'aurai une proposition sérieuse il sera toujours temps d'y réfléchir. En attendant, je rame.
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.isonisi.fr%2Fgalerien.jpg&hash=252d159aa7fb73b4561d98eccdefa7af8fe824d4)
illustration d'un auteur à la recherche d'une maison d'édition (Dessin extrait du Petit Larousse 2010 par Etienne Lécroart). :
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En fait, ce qui me fait réagir à titre personnel avec la façon dont tu perçois les choses, c'est que tu inverses les priorités je crois. Tu parles de promotion, et ça me fait penser à certains gouvernements qui pensent que si la réforme provoque un tollé, c'est qu'ils ne l'ont pas expliqué convenablement (la com', toujours la com'). Or dans 90% des cas, c'est que la réforme était mal ficelée et non recevable socialement à ce moment-là et de cette façon-là (attention : toute ressemblance avec des éléments d'actualité sont fortuits :mrgreen:).
Bref... Je ne veux surtout pas juger de la qualité de ton roman (que je ne connais pas, hein ;)), ni de ta personne (que je ne connais pas non plus), mais poser un constat plus général : la question du talent accumulé et de la qualité de l'œuvre primera toujours sur la promotion. En gros, un grand écrivain vivra de son art, mais s'il veut être le plus-vendu-de-tous-les-temps, il lui faut une sacré promo. À l'inverse, une œuvre en inadéquation avec le public, avec une promo d'enfer, va faire : plouf, coulée ! Après c'est un avis très personnel et discutable, mais je ne crois pas à tout ces discours sur la promo qui fait tout. Ce n'est pas ce que je vois dans la pratique en tout cas.
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Bref... Je ne veux surtout pas juger de la qualité de ton roman (que je ne connais pas, hein ;))
C'est l'occasion de le découvrir (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,30161.0.html) :P
je ne crois pas à tout ces discours sur la promo qui fait tout
C'est un point de vue, moi je suis convaincu qu'on peut vendre n'importe quoi avec une bonne promo. J'en veux pour preuve les nombreux livres très médiocres propulsés à coups de campagnes de pub et... qui se vendent à plusieurs milliers d'exemplaires !
J'en pu le constater (en faire l'expérience personnellement) à plusieurs reprises. Je ne dis pas que c'est mal ou bien, j'établis simplement un constat basé sur une expérience bien réelle. Cette expérience est basée sur plusieurs auteurs et plusieurs éditeurs (petits les éditeurs mais à compte d'éditeur).
Par mon métier, j'ai l'occasion de tutoyer quelques grands pontes de la grande distribution (le livre traite d'ailleurs de ce sujet en filigrane) aux méthodes de vente très pointues. Ces méthodes de vente sont parfois appliquées à l'édition. N'oublions pas qu'au delà de la mission de l'éditeur consistant à promouvoir des auteurs de talents, il a un autre impératif, celui de faire bouillir la marmite. Croyez-moi, cela n'a rien d'évident.
Maintenant attention, je ne dis pas qu'il faille éditer n'importe quoi à n'importe quel prix, là n'est pas mon propos. C'est évidemment une pratique que je déplore. Ce que j'affirme, c'est qu'à force d'aller à contre courant d'une certaine logique commerciale, sauf exceptions si rares que les chances de jouer au loto sont plus grandes, j'envisage mal que l'on puisse monter.
Pour mémoire, n'oublions pas qu'à son époque, alors qu'il faisait partie de l'aristocratie, Marcel PROUST s'est vu refusé plusieurs fois "Du côté de chez Swann" qu'il a finit par éditer à compte d'auteur chez Grasset. C'était une époque où les livres se faisaient beaucoup plus rares, moins de concurrence, pas d'internet. Aujourd'hui je suis convaincu qu'il faut s'adapter aux évolutions de notre société.
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C'est un point de vue, moi je suis convaincu qu'on peut vendre n'importe quoi avec une bonne promo. J'en veux pour preuve les nombreux livres très médiocres propulsés à coups de campagnes de pub et... qui se vendent à plusieurs milliers d'exemplaires !
[...]
Pour mémoire, n'oublions pas qu'à son époque, alors qu'il faisait partie de l'aristocratie, Marcel PROUST s'est vu refusé plusieurs fois "Du côté de chez Swann" qu'il a finit par éditer à compte d'auteur chez Grasset. C'était une époque où les livres se faisaient beaucoup plus rares, moins de concurrence, pas d'internet. Aujourd'hui je suis convaincu qu'il faut s'adapter aux évolutions de notre société.
Oui, c'est une réalité d'aujourd'hui, la communication prend de l'importance, je suis bien d'accord. Cependant, voila plusieurs choses intéressantes que je lis, notamment ceci sur la page de présentation de ton roman :
je ne sais absolument pas si le texte est bon ou s'il s'agit d'une grosse bouse.
Et je fais le lien avec ce qui est écrit plus haut. Déjà une question bête : les livres "mauvais' qui se vendent quand même avec une promo choc sont-ils une règle ou l'exception qui confirme la règle ? Plus intéressant encore, tu dis que des livres médiocres se vendent, celui de Proust non (à l'époque), et tu te demandes si ton propre livre est bon ou mauvais... Là ça devient franchement intéressant, pour plusieurs raisons. J'ai constaté que des livres que je trouvais faibles étaient appréciés d'autres personnes. Du coup, puis-je dans ces conditions encore dire que ce sont des livres médiocres qui se sont vendus ? D'autre part, Proust a pu écrire quelque chose de bien mais qui n'a pas rencontré son public à ce moment là, il est donc dur d'en déduire qu'il n'a pas été édité parce qu'il a écrit de la merde.
Du coup, quand tu dis qu'on peut vendre n'importe quoi avec une bonne promo, je ne sais pas... Tu veux dire qu'on trompe l'acheteur en lui faisant croire que c'est bien et qu'il est déçu derrière ? Où bien que le livre est faible selon ton point de vue, mais que d'autres gens le lisent avec plaisir tout de même... Personnellement, je suis dubitatif sur ces questions. J'ai pu être déçu déjà par un bouquin acheté et qu'on me vendait comme génial (comme pour les grille-pains d'ailleurs), mais j'ai vite appris, et on ne m'aura pas deux fois. Je ne prends jamais pour argent comptant les étiquettes rouges "meilleur vin de l'année", ou "grand cru 2018" dorénavant. Mon premier réflexe est de me dire "attention, piège à con". Je pense que le public n'est pas homogène, il y a des sous-groupes qui sont peut-être très sensibles à ces promos chocs, d'autres qui sont moins atteignables. Je doute qu'on puisse en tirer des règles générales, même s'il y a une part de vrai dans ce que tu dis.
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Conclusion facile : tout est relatif ;)
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Conclusion facile : tout est relatif ;)
Oui, il y a plusieurs facteurs qui s'entremêlent, mais c'est surtout totalement imprévisible (le succès), et ça je ne connais personne qui ait pour l'instant trouvé de recette assurée pour se vendre. C'est bien le problème, c'est assez chiant de naviguer dans le doute :( Après tente tout ce que tu peux, tout azimut, et regarde ce qui marche, ou pas. Et je pense qu'il faut trouver sa manière de faire, celle qui colle avec ton œuvre et avec ta personnalité. Tu peux aussi jouer la carte local en intervenant dans des bibliothèques ou des librairies, mais ça dépend de ce que tu veux faire. Il y a aussi des blogs de critiques littéraires amateurs qui sont pas mal suivis.
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Bon ben t'es chiant Erwan, je suis d’accord avec tout ce que tu viens d'écrire. :P
Sinon, il aurait été intéressant d'avoir le point de vue d'un éditeur.
A priori et d'après les échos que j'en ai, il y en a qui se baladent sur le forum, l'un d'eux serait-il prêt à intervenir dans la discussion ?
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Désolée je n'ai pas tout lu et je ne me considère pas vraiment comme une éditrice mais ce que je peux vous conseiller de lire ce sont les explications sur le contrat d'édition publiées par le site service-public : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31619
La partie qui vous intéressera le plus pour ce sujet c'est peut-être les obligations de l'éditeur, dont celle d'exploitation permanente et suivie. En tout cas faire de l'animation de catalogue c'est un métier et dans un contexte de surabondance, faire entendre une voix c'est un parcours du combattant. Mais c'est un effort qui vaut le coup, quand on défend un texte qu'on aime.
En tout cas pour la question d'être connu ou pas, tout dépend des politiques des maisons d'éditions visées. Certaines peuvent ne travailler qu'avec un panel réduit d'auteurs, en incorporant des jeunes pousses qu'une fois par an par exemple, voire moins. D'autres ont des collections spécifiques aux premiers romans et sont prêtes à accueillir de nouveaux auteurs, pour peu que leurs manus correspondent à la ligne édito. D'autres ne vivent quasiment que sur du fonds (Livre de poche par exemple) mais il peut y avoir des exceptions ça et là. Il y en a aussi qui ne travaillent qu'avec des personnes qui ont déjà un public, ce qui peut permettre de faciliter la promotion du livre (par ex. un youtubeur). Il y a des auteurs qui arrivent suite à un concours, il y a des auteurs qui sont démarchés sur Wattpad ; avoir écrit pour des revues ou des concours de nouvelles peut être un plus, surtout je pense pour les éditeurs de genre, après c'est un peu pile ou face, si vous faites un texte dans la même veine il faut qu'ils apprécient les sélections du jury ou du comité éditorial ^^ Enfin bref il y a des tas de manières pour les éditeurs de bosser avec leurs auteurs ; trouver la porte à laquelle frapper c'est compliqué mais vu la foultitude, il y a bien un éditeur qui correspondra à ce que vous faites et qui aura un créneau pour vous accueillir dans une de ses collections. Persévérance et tours en librairie / bibliothèques obligatoires !
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Merci beaucoup Zacharielle pour ce tour d'horizon très enrichissant.
Je ne connaissais pas le lien que tu as partagé, il est très intéressant et va certainement être d'une grande aide pour beaucoup d'entre nous.
Voilà en tout cas qui lève tous les doutes par rapport aux contrats d'éditions.
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J'ai envoyé mon dernier roman à plusieurs maisons d'édition.
J'ai bien-sûr eu droit à ma ration de courriers de refus type et également quelques petits mots d'encouragement.
Mais ce jour j'ai réceptionné une lettre de refus un peu particulière, il s'agit d'un courrier cinglant des éditions "Le Dilettante".
L'éditrice, XXXXXXX , s'est franchement lâchée, j'ai eu droit à un courrier très long qui peut se résumer ainsi : c'est de la merde, aucun intérêt. :/
Vous allez me dire que j'ai de la chance car j'ai eu droit à un retour détaillé. Je pourrai prendre cela comme un traitement de faveur. En un sens oui, mais seulement voilà, je pense que cela est valable uniquement si le message est constructif et permet à l'auteur d'améliorer tel ou tel point. Ici ce n'est pas le cas, il s'agit d'une énumération de points négatifs pour arriver à la conclusion que le roman n'a strictement aucun intérêt et est mal écrit. En gros : direction poubelle ! :'( :'(
Ce manque de tact me sidère. L'écriture d'un roman constitue en soit une véritable épreuve d’endurance et tirer ainsi à bout portant sur un manuscrit me semble totalement déplacé. C'est pour moi le signe d'un manque évident de maturité de la part de l'éditrice.
Si je n'avais pas reçu une merveilleuse lettre d'encouragement de Laure Adler de France Inter, j'aurai compris que je n'avais strictement aucun tallent et me serais définitivement arrêté d'écrire.
On peut ne pas aimer un livre, estimer qu'il est mal écrit, mais pourquoi user de son temps pour écrire une lettre manuscrite à un parfait inconnu, qui n'est qu'une liste interminable de points négatifs ?
Je ne comprends pas.
J'aurai préféré une simple lettre de refus type.
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Bonjour cochonsauvage,
Il semblerait que tu ne saches pas que la relation auteur-éditeur doit être une relation privée (les affaires privées n'ont pas à être étalées sur l'espace public de cette façon selon moi). Je crois qu'il est important que tes échanges avec les éditeurs puissent se faire dans une certaine discrétion.
Je sais que nous avions parlé précédemment d'un courrier que tu avais reçu de la part d'un éditeur, mais j'ai le sentiment que tu vas aujourd'hui trop loin dans l'impudeur et l'exagération.
J'espère que tu comprendras mon inquiétude à ce que les échanges auteur-éditeur restent majoritairement privés (sauf cas particuliers/demandes d'informations) afin que ceux-ci ne soient pas débattus en public (c'est ce qui est relatif au secret des affaires/à l'échange sur les contrats d'édition, etc.).
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Il semblerait que tu ne saches pas que la relation auteur-éditeur doit être une relation privée (les affaires privées n'ont pas à être étalées sur l'espace public de cette façon selon moi). Je crois qu'il est important que tes échanges avec les éditeurs puissent se faire dans une certaine discrétion.
Qui es-tu pour le décider ?
(En revanche, quitte à balancer les noms, t'aurais pu mettre le courrier, on aurait pu savoir à quoi s'en tenir.)
J'espère que tu comprendras mon inquiétude à ce que les échanges auteur-éditeur restent majoritairement privés (sauf cas particuliers/demandes d'informations) afin que ceux-ci ne soient pas débattus en public (c'est ce qui est relatif au secret des affaires/à l'échange sur les contrats d'édition, etc.).
1. Le secret des affaires, c'est de la merde
2. En l'occurrence, il n'y a pas affaire
3. Le forum n'est pas un espace public.
Désolé ce post est un peu fouillis, mais es-tu sûr d'avoir euh, la distance nécessaire pour recevoir de vraies réponses qui pointent les défauts de ton roman, justement ?
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Je suis désolé, mon cher Loïc, mais si une section est accessible à toute personne le désirant, je souhaite que la discrétion soit respectée vis à vis des échanges privés.
Je n'ai pas envie de voir ma vie privée étalée de cette façon dans des espaces accessible à qui l'entend.
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Alan,
merci d'utiliser le bouton "signaler à la modération" dans ce type de cas de figure.
Ceci est un message en mon nom.
La modération étudie la question pour savoir si les propos de cochonsauvage sont hors charte ou non.
Rémi
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Très bien, je vous demande pardon, j'attendrai de connaître votre position sur le sujet.
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Bonjour à tous,
Puisqu'il est question de moi, autant répondre.
Alan, tu parles de vie privée, il me semble qu'il s'agit de la mienne en l’occurrence.
Je ne pense pas sortir du fil de la discussion compte tenu du fait que le sujet est "Réflexions sur les éditeurs traditionnels". XXXXXXX est un éditeur traditionnel et le courrier qui m'a été adressé va dans le sens de la réflexion. Ce post fait donc partie intégrante de mon retour d'expérience.
Je ne suis d'ailleurs pas le seul à avoir fais les frais de remarques lapidaires d'un éditeur immature.
Attention, je ne dis pas que mon roman est bon, loin de là, je pointe seulement du doigt la forme du courrier. Alan, je t'invite à lire et relire mes propos, chaque mot a du sens.
Tu devrais d'ailleurs être sensibilisé sur le sujet puisque nous avons échangé en MP, ta remarque m'étonne d'autant plus.
En ce qui concerne ma remarque au sujet de l'éditrice, j'en assume l'entière responsabilité, le forum ne peut donc être tenu pour responsable de mes propos.
XXXXXXX , sont connus pour leur plume acérée. C'est une maison chez qui, après quelques recherches sur le net, ces pratiques semblent habituelles. Vous trouverez facilement sur la toile des exemples de lettres de refus provenant de cette maison d'édition. A se demander si ce n'est pas leur marque de fabrique, une façon pour eux de faire parler d'eux. (et ça marche !)
N'étant pas en accord avec cette façon de faire, je vois en ce refus plutôt une aubaine.
Il est à noté que ce type de pratique n'est pas rare et que de très grands auteurs en ont fais les frais avec d'autres maisons d'édition.
Charge aux administrateurs de décider si je dois quitter les lieux ou non.
Désolé, avec tout ca j'ai oublié de répondre à Loïc
Désolé ce post est un peu fouillis, mais es-tu sûr d'avoir euh, la distance nécessaire pour recevoir de vraies réponses qui pointent les défauts de ton roman, justement ?
Je pense que oui, je suis toujours à l’affût de remarques CONSTRUCTIVES qui pourraient me permettre de progresser. J'examine chaque critique avec beaucoup d'intérêt.
Seulement, lorsque l'on m'écrit "c'est du déjà vu, aucun intérêt" (je cite XXXXXXX ), "histoire peu originale", "une histoire cliché", ce ne sont là pour moi pas des remarques constructives.
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En ce qui me concerne, j'entends ton argumentaire, la forme ne m'a pas semblé laisser suffisamment de place à des « contradicteurs » comme il me semble qu'il est nécessaire de faire. Je dois, selon moi, pouvoir éventuellement être en désaccord avec toi sur le travail de cette maison d'édition, je pense même avoir le droit de trouver que c'est une bonne chose d'avoir une plume acérée ou je ne sais quoi.
Voilà, dans un premier temps, ce que je pense de ma légitimité à me questionner sur ton opinion de cette maison d'édition-là.
En ce qui concerne la vie privée sur l'espace public (contrairement à l'espace qui n'est accessible qu'aux membres comme les petites annonces), c'est un sujet que je pense important à prendre en considération, même si j'admets que le présent topic n'est peut-être pas le bon. D'ailleurs je ne pense pas que tu aies besoin de citer la personne en particulier (de citer ce qu'elle t'a écrit) pour nous expliquer un peu la démarche.
Pour moi, il est malgré tout important que nous respections une part de discrétion à l'égard de nos échanges avec les éditeurs, et de pouvoir discuter de ces sujets importants (je suis d'accord avec toi sur le fait que c'est un sujet qui nous concerne toutes & tous) avec pudeur, car je crois que cette pudeur nous permet d'avoir un débat apaisé.
Voilà pour ma position sur le sujet.
Edit:
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je pense même avoir le droit de trouver que c'est une bonne chose d'avoir une plume acérée ou je ne sais quoi.
C'est ton droit en effet, c'est aussi ton avis, pas le mien. Je suis fermement opposé à toute forme d'humiliation. Une humiliation n'est jamais constructive, elle est destructrice, mais comme tu l'as écris, c'est mon avis.
Concernant la façon de faire de la maison "XXXXXXX", il me semble au contraire important de partager l'état d'esprit dans lequel ils s'inscrivent afin que chacun puisse cibler plus précisément l'envoi de son manuscrit chez un éditeur qui lui convient.
Personnellement, n'étant pas en accord avec leur façon de faire, je me serai abstenu de leur envoyer mon manuscrit. Maintenant, je sais. C'est cette expérience qui je pense doit être partagée.
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Effectivement, tu poses une question fondamentale : À quoi bon humilier les auteurs ? Cela ne risque-t-il pas de créer une certaine animosité des auteurs à l'égard des éditeurs ? Quels risques à long terme ?
Dit comme ça, je trouve le sujet tout à fait percutant, il est vrai.
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:) On est donc d'accord. C'est une question importante en effet et il semblerai que de nombreux auteurs en ont fais les frais.
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Oui, en fait, je me demande même si ce n'est pas la « peur de l'humiliation » qui nous stresse, comme ça. Maintenant que tu en parles, je vois que cette problématique a des conséquences profondes dans nos activités quotidiennes, j'y trouve mes propres inquiétudes aussi.
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Oui, en fait, je me demande même si ce n'est pas la « peur de l'humiliation » qui nous stresse, comme ça.
Il y a peut-être de ça aussi, c'est certain, il n'est jamais facile de prendre en pleine tronche les critiques d'un éditeur, il faut savoir prendre du recul.
Mais il y a la forme, on peut faire des remarques sans blesser pour autant. Mais cela demande une certaine forme d'intelligence... je rectifie : de l'altruisme.
Les éditions XXXXXXX par exemple excellent dans l'exercice consistant à faire passer un message constructif sans briser les auteurs. (expérience personnelle et recherches sur le net)
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Alors, ce que je sais sur le sujet, maintenant que nous trouvons un point d'accord, je peux oser m'aventurer plus en avant.
Un éditeur qui refuse un auteur risque aujourd'hui de voir celui-ci aller s'aventurer ailleurs et se faire du succès avec le message suivant : « Tel éditeur m'a rejeté violemment. » C'est, à mes yeux, ce qui explique le caractère excessif des réponses des éditeurs.
Bon, je te rassure, je ne cherche pas d'excuse vis à vis de ta propre situation, ne souhaitant pas m'ingérer dans tes échanges avec des éditeurs (du moins en public, en privé c'est différent, bien sûr). Je pense cependant que le risque est tellement grand, qu'il est tellement risqué de rejeter un auteur qui pourrait avoir un succès par ailleurs, que l'éditeur essaie de s'assurer qu'il ne laisse pas partir quelqu'un chez la concurrence...
C'est triste à dire, mais il y a une telle méfiance sur le marché, c'est tellement brouillardeux, que la concurrence est vorace, et manque parfois d'un peu d'humanité.
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Désolé mais l'exemple que tu as cité, je ne le trouve pas particulièrement violent et, au contraire, je trouve qu'il y a des enseignements à en tirer.
Parce que cliché ou déjà vu (si déjà vu est trop violent pour toi, faut effectivement arrêter de chercher des éditeurs), tu veux le dire comment ? Justement, en lisant ça, ça veut dire qu'il faut probablement questionner soit ton sujet, soit ta manière de le traiter.
Même "histoire plus originale", on est au degré 0 de la plume acérée.
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::) Oui, bon, on a des sensibilités différentes, y'en a qui vont s'offusquer pour une histoire de masturbation, les autres ce sera pour une histoire de manque d'expérience, les derniers ce sera pour une histoire de faute d'orthographe, bon voilà. On ne va quand même pas nous-mêmes nous moquer de cochonsauvage à cause d'une sensibilité prononcée, n'est-ce pas ? C'est bien d'avoir une sensibilité prononcée lorsqu'on écrit, cela ne peut qu'être plus inspirant.
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Loïc, je parlais de remarques constructives.
Dire d'une histoire d'amour qui est traitée en toile de fond (mais qui n'est pas le thème principal du roman) qu'elle est "cliché" n'a tout simplement pas de sens (c'est quoi un cliché d'ailleurs ? car l'histoire est très loin d'être banale). Dans ce cas faut-il comprendre qu'il faille jeter à la poubelle tous les romans traitant de près ou de loin des relations entre humains (il est question d'un ménage à trois) ?
Que penser par exemple de "madame bovary" ? Le plus grand roman cliché de notre histoire.
L'éditrice confond clairement deux notions, le thème et le traitement du thème.
Autre point (le courrier est très long, je ne vais pas passer tous les points en revue, il faut dire qu'elle s'est fait plaisir), Ecrire d'un roman qu'"il n'a aucun intérêt" est un point de vue totalement personnel et n'aide pas à progresser. Que l'éditrice n'aie aucun intérêt pour LES sujets traités dans le livre est une chose mais il me semble que ses goûts personnels ne sont pas le reflet de tous les lecteurs français et encore moins une vérité absolue.
Les exemples d'éditeurs qui se sont trompés vis à vis d'un auteur se trouvent à la pelle. Ne pas apprendre des erreurs du passé, moi j'appelle cela de la bêtise. Affirmer qu'un livre est mauvais, cliché, déjà lu ou que sais-je de manière aussi directe dénote soit un manque de maturité, soit une volonté d'être cassant, soit les deux.
Enfin, l'histoire d'amour de mon roman n'est que le fil guide qui m'a permis d'aborder d'autres sujets comme, la précocité, l'isolement, la grande distribution et ses travers.
Je pourrais encore argumenter pendant longtemps mais ce n'est pas le but. Ce que je voulais simplement mettre en exergue c'est la manière. L'éditrice fait passer ses humeurs au premier plan et use de sa position pour affirmer que le livre est mauvais et n'a pas d’intérêt. On peut le penser, là n'est pas la question, mais il y a des manières de le dire ou pas.
Je ne suis pas le seul à trouver déplacée et immature la façon de faire de la maison "XXXXXXX ", les exemples de ce type (et pire encore) se trouvent facilement sur le web, ce qui, dans un sens est plutôt rassurant . Il est à noter que du haut de ma petite expérience et sur la vingtaine des éditeurs contactés, c'est bien la première fois qu'une pareille aventure m'arrive.
Je citai les éditions XXXXXXX pour leurs méthodes totalement opposées, ce n'est pas pour rien.
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Bon, cochonsauvage, tu as tes opinions, Loïc a les siennes et moi aussi.
Je ne crois pas que cette discussion nous permettra de trancher sur si « ce récit n'a aucun intérêt » est une expression digne d'un éditeur ou non, même si je trouve que le thème de l'humiliation est un sujet qui fait sens à mes yeux, il pose la question du rôle des échanges auteur-éditeur même s'il ne permet pas tout à fait d'apporter une mesure.
Je me permets au moins de rappeler que les propos des éditeurs jouent sur leur réputation, qu'ils ont intérêt à garder des échanges cordiaux et une relation constructive avec les auteurs, c'est mieux pour tout le monde.
Meilleures sont les relations, meilleures sont les publications.
Donc s'il y avait un vote, je voterais contre l'humiliation et pour la créativité !
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Le mot de la fin, merci Alan :)
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Cochon, c'est assez difficile de juger de la nature de ce retour uniquement par ce que tu en rapportes. (De ce que j'ai vu, jusqu'ici t'en as posté qu'une ou deux phrases choisies ?) Dans l'absolu, ça rendrait l'exercice plus serein et fiable pour tout le monde que tu copies ce courrier. Dans la pratique, je comprends tout à fait que tu n'aies pas envie de le faire, mais dans ce cas ça devient compliqué de te donner un avis qui se veut pertinent.
Enfin, ce message ne vaut que si c'est bien légal de faire ça (mais je crois me souvenir que d'autres avaient déjà publié sur le forum leur lettre de refus).
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S'agissant d'un courrier manuscrit je préfère éviter de le poster. Je crois que c'est plus sage. En tout cas je ne prendrai pas le risque. Par contre, si tu cherches sur le net tu peux facilement trouver des courriers de XXXXXXX postés par d'autres auteurs.
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Enfin, ce message ne vaut que si c'est bien légal de faire ça (mais je crois me souvenir que d'autres avaient déjà publié sur le forum leur lettre de refus).
Pour moi, c'est légal tant que ce n'est pas de la diffamation, donc c'est plutôt une question de pratique (la vie privée sur internet ayant une législation particulière que je ne maîtrise malheureusement pas très bien).
C'est aussi de la vie privée de cochonsauvage que cela parle (du rapport à ses écrits/de ses tentatives de publication) ; je n'encouragerais pas les membres à partager leurs déboires avec certaines maisons d'édition (à moins que ce ne soit vraiment grave).
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Mais ce jour j'ai réceptionné une lettre de refus un peu particulière, il s'agit d'un courrier cinglant des éditions "Le Dilettante".
L'éditrice, XXXXXXXX, s'est franchement lâchée, j'ai eu droit à un courrier très long qui peut se résumer ainsi : c'est de la merde, aucun intérêt. :/
cochonsauvage,
Malgré ta colère à son encontre, serait-il possible pour toi d’enlever le nom de l’éditrice ? Le forum n’est pas là pour faire des attaques ad hominem alors que la personne ne peut pas y répondre.
3. Le forum n'est pas un espace public.
En l’occurence, la section « L'antichambre de l'édition » est bel et bien accessible aux non-inscrits, comme c’est le cas pour d’autres sections. Merci, par ailleurs, de garder un ton calme dans tes échanges avec les autres.
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Si les modo le demandent, je me plie au règlement.
Je viens de remplacer tous les noms par des XXXXXXX.
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Et si au lieu de lutter contre les critiques, tu les tiens pour vrais. Même si c'est dur à dire tu peux être dans le déni.
C'est à toi de rendre les critiques constructives.
Utilise les pour déapprendre ce que tu crois acquis. Et le mélange de l'ancienne et la nouvelle expérience fera que tu seras unique sur le marché.
"Ce qui ne te tue pas, te rend plus fort"
Je pense que si elle t'a répondu, c'est qu'elle pense que tu as du potentiel, et elle s'attend à ce que tu prennes ses remarques en compte et que tu lui donnes un deuxième jet. Il me semble que avant qu'elle lise le manuscrit, d'autres l'on sélectionné avant.
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Bof, j'ai reçu une réponse négative il y a peu de temps, je crois franchement qu'il n'y a pas de définition de ce qu'est une remarque constructive. Moi, ce refus m'a ébranlé un peu, mais c'est strictement personnel, des dizaines d'auteurs aguerris en auraient juste pris note, simplement. Peut-être l'éditrice a-t-elle été un peu brusque dans ton cas, mais peut-être as-tu toi aussi une sensibilité exacerbée sur la question ? Un refus n'est jamais agréable à entendre, ni à écrire, et beaucoup d'éditeurs envoient une lettre standard, sans s'emmerder. Même si ça a été un peu dur pour moi, j'ai préféré que l'éditeur ait fait le choix de me répondre précisément et personnellement. Je crois que je serais plus résistant au prochain refus, j'espère que toi aussi, ainsi va la vie ;)