Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Gaëlle le 27 Novembre 2018 à 15:51:37
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Il te faudra bien faire , ignorant l'évidence
Apprendre les coutumes et dresser ta nature
Porter sans renoncer principes et convenances
Marcher droit sans fléchir , oublier tes ratures
Offrir tes entrailles , t'éssouffler à y croire
Jusqu'au soir de l'hiver ou tout s'endormira
Aveugle de naissance , tes yeux n'ont pas su voir
Par le même chemin un autre encore viendra
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Re-coucou !
Offrir tes entrailles , t'éssouffler à y croire
essouffler (s'il y a deux s, pas d'accent)
Encore ton problème de ponctuation, je vois qu'en effet c'est un souci. Alors voilà un moyen efficace de se souvenir de la typographie :
- tous les signes de ponctuation sont précédés d'un espace, sauf : le point (et point de suspensions) et la virgule.
Un texte court pour un fils d'homme qui doit être fort pour affronter la vie, jusqu'au bout (c'est ce que je comprends)
:mrgreen:
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Il te faudra bien faire , ignorant l'évidence
Apprendre les coutumes et dresser ta nature
Porter sans renoncer principes et convenances
Marcher droit sans fléchir , oublier tes ratures
Offrir tes entrailles , t'éssouffler à y croire
Jusqu'au soir de l'hiver ou tout s'endormira
Aveugle de naissance , tes yeux n'ont pas su voir
Par le même chemin un autre encore viendra
Dommage que ce sois si court car j'aime la forme et le message, j'ai un peu piccolé alors je vais pas en dire plus mais je suis content que tu ai posté ce texte car sa bonne qualité présage d'autre plaisir à venir.
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Il te faudra bien faire , ignorant l'évidence
Apprendre les coutumes et dresser ta nature
Porter sans renoncer principes et convenances
Marcher droit sans fléchir , oublier tes ratures
Offrir tes entrailles , t'éssouffler à y croire
Jusqu'au soir de l'hiver ou tout s'endormira
Aveugle de naissance , tes yeux n'ont pas su voir
Par le même chemin un autre encore viendra
Le sens est clair, on voit à quel point le fils de l' homme doit se modeler aux exigences de son milieu pour tenter d'exister. J'aime beaucoup la phrase marcher droit sans fléchir, oublier tes ratures.
De quelle évidence parles tu dans la phrase ignorant l'évidence ?
Le texte est fort en peu de mots...
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Salut Gaëlle
si tu cherches à établir un rythme d'alexandrins classique, le vers 3 pose problème (prin-ci-pes-et-con-ve-nances, 7 avec le pluriel)
Marcher droit sans fléchir , oublier tes ratures
le rythme (conditionné par la rime) de ce vers ne me convainc pas, l'accumulation d'infinitives je trouve que ça fait patiner le souffle syntaxique du reste de la strophe
Offrir tes entrailles , t'éssouffler à y croire
t'essouffler (et au fait, pas d'espace avant une virgule)
Le dernier vers me plait pas mal pour son ouverture et son rythme alexandrin léché. Les deux derniers sont un peu déconnectés du reste en terme de syntaxe et je trouve pas ça plus mal, c'était pas désagréable à mon oreille, ces petits fragments autonomes
Je ne sais pas si ton titre m'a influencé et mis sur une fausse piste, tu t'adresses à Jésus ("le fils de l'Homme") et à ceux qui se font prophète ? enfin je trouvais que le dernier vers accréditait cette hypothèse, avec son ouverture assez prophétique.
Ça m'a plutôt plu, en résumé (: le rythme est souvent maitrisé, la concision du format offre un petit tas bien renflé sur lui-même, voilà. Un petit peu trop d'infinitives peut-être (porter..., marcher..., offrir...), qui épousent certes bien cette atmosphère de préceptes (encore une fois, seulement si j'ai bien compris le fond) mais qui poétiquement m'emballent pas trop.
Merci et à la prochaine !