Au rythme des pas
Lents, réglés, mesurés
Humblement l’on va,
Fragment de nature
Affilié, apaisé
Malgré la fourbure,
Comme un pèlerin
On va son chemin.
Admirant les cieux
Le ballet des nuées,
Les talus herbeux,
Les pierres moussues,
Les fougères légères
Dans l’ombre tendues,
On marche sans fin
Mus comme un refrain.
Puis le raidillon
Tortueux et pierreux
Creuse son sillon,
Et bénit soudain
Le marcheur essoufflé
D’un horizon divin,
Extase et entrain
Au cœur du chemin.
Le sentier parfois
Passe une chaumière
Sise au fond des bois,
On longe l’écrin
D’une vie d’autrefois
Et on passe au loin,
Comme un pèlerin
On va son chemin.