Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: J-H le 03 Novembre 2018 à 21:59:48
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On m'a annoncé l'humanité condamnée
Parce que ma femme a osé cueillir au pommier
Le délice de tous les arbres.
Mais il se met à crier, à remuer la barbe
En disant "Tu n'es pas digne de connaissance!".
De son petit clapier vert
Il a voulu nous extraire,
Il a chassé notre présence.
Et alors qu'elle, elle s'effondrait de chagrin,
Moi je riais et chantais en lui tenant la main
Et lui disant "Qu'en avons-nous à faire ?
Mortels nous le reverrons, si ce n'est Lucifer."
Ça ne l'a pas arrêtée,
Alors j'ai crié :
"Pleure petite none, moi je vais courir le monde
Et si la Terre est ronde
Alors je reviendrais
Si je ne suis pas sur un havre de paix."
Aux dernières nouvelles, elle se fut laisser pécher
Avec un autre du nom d'Adam,
Ils eurent des enfants
Et mon nom à jamais oublié.
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Bonjour JH,
Alors je dois dire que je ne connais pas très bien la Bible et que c'est le genre de sujet sur lequel je botte en touche maladroitement. J'ai cru comprendre que tu proposais un « blasphème modéré » pour proposer une autre version de ce mythe... heum.
Difficile de faire un commentaire sans prendre position dans un débat par lequel je ne me sens pas vraiment concerné, du moins à priori (ce ne sont pas mes thèmes de prédilection), mais je me suis dit que je pourrais te faire un petit retour sur un passage pour t'encourager à retravailler tes vers :
"Pleure petite none, moi je vais courir le monde
Et si la Terre est ronde
Alors je reviendrais
Si je ne suis pas sur un havre de paix."
La répétition du « si » me paraît complètement déconstruire le propos du bonhomme ; pourtant, c'est dommage, c'était le seul passage vraiment poétique qui m'apparaissait : poussant à réfléchir ou stimulant l'imagination.
En inversant les causes et effets (en remplaçant si par car ou alors par cependant) tu pourrais éventuellement donner une formule moins prophétique et un peu plus poétique, cela aurait alors la force de créer une « version poétisée et lyrique » sans retomber dans « la vérité qui remplace l'autre vérité », cela pourrait même peut-être offrir une issue à un débat dont je ne comprends pas vraiment les enjeux.
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Sans vouloir te vexer mon but n'est pas de créer un quelconque débat ou de déconstruire la bible ou d'autres truc du genre qui sont beaucoup trop pointus d'un point de vue littéraire comme philosophique pour ma petite caboche. Quand j'écris je me contente de raconter une histoire sans penser à une morale ou même au vrai monde.
La répétition du « si » me paraît complètement déconstruire le propos du bonhomme
Je n'arrive pas à comprendre réellement ce qui te pose problème avec cette répétition, tu disais toi même que ça donne un air prophétique à ces propos et donc je trouve ça assez pertinent dans le contexte.
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Rebonjour J-H,
Je crois comprendre que ta référence à la Bible n'est pas tout à fait expliquée, cela rend effectivement la lecture du poème encore plus difficile pour moi.
Apparemment tu souhaites écrire un texte prophétique ; cette explication me paraît obscure, c'est l'impression que j'ai ressentie à la lecture.
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Bonjour JH
Sans tenir compte du côté biblique auquel je pourrais penser en te lisant, je dirais que ton texte est une réécriture du pécher originel. Sauf que, non. Adam était censé être le premier homme, un autre avant n'aurait pu parcourir le monde.
C'est intéressant, légèrement cocasse comme histoire, je ne peux pas dire que j'aime ou je n'aime pas : l'écriture est correcte en globalité, l'idée originale (et non originelle) et la chute revient sur le titre, ce qui n'est pas mal vu.
Petites coquilles : elle se fut laissée pécher. Alors je reviendrai (futur et non conditionnel : parce que alors nous reviendrons et pas reviendrions).
Voili, voilou ;)
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je dirais que ton texte est une réécriture du pécher originel
Oui, c'est le cas. Je viens de constater que vous avez du mal à le comprendre au premier abord. Je pensais la référence assez évidente mais force m'est d'admettre que je me suis trompé. Alors à tous ceux qui passeront par là plus tard, ce poème est effectivement une réécriture parodique et blasphématoire du pécher originel.