Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Barles Chaudelaire le 18 Octobre 2018 à 16:23:38
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Je prie pour avoir les pieds froids - 00:01
Je vous montrerai ma plus belle toile
La plus belle toile rouge de mes mains
D'ailleurs ce n'est pas moi qui l'ai peinte
Ce n'est pas une feinte je ne l'ai pas faite
C'est l'abandon qui me l'a cédée une belle affaire
Que ce tableau rouge qui n'est pas le mien
Je l'ai accroché sous le plafond
Qui a toujours été plat mais qui
Heureusement ne fond pas
Ma toile ne pourrait être mieux mise
Qu'entre d'où elle vient et où elle n'ira pas
Entre la rue là-bas et ma pleine remise
Mais je ne la garderai pas toujours
Je vous l'ai dit je ne l'ai pas faite
Elle est venue égayer mes repas
Et la confiture essoufflée qui ne sourit pas
Et un jour j'irai la poser dans une rue calme
Et je prierai pour qu'elle teigne d'autres repas
De rouge mat et de joie discrète comme chez moi
Plus encore que l'amour de la nature
Je chéris la nature de l'amour qui me pousse
À donner et recevoir d'une même main
Et mieux encore
À ne pas vouloir savoir de quoi est fait demain
Et mieux encore
À ne rien attendre pour mieux être surpris
Et demain je donnerai peut-être avec ma toile
Mon chez-moi mes habits même mon briquet
Mon harmonica un timbre mon duvet
Et nu grelottant je chercherai à m'habiller
D'une belle pièce de tissu fin et chaud
Que je donnerai un jour à son tour
Et ainsi affublé de mon plus bel habit
Mon plaisir sera de défiler au matin dans les rues
Pour me sentir beau et fier
Puis je m'assiérai absent et verrai la misère
Et leur céderai ma parure
Pour qu'un autre se sente beau et fier
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Bonjour Barles,
Quel dommage que ce poème ne soit pas commenté !
Ici, je retiens de ma lecture une image trouble, comme tournant autour de l'hyperbole de la subjectivité, incapable de nommer précisément l'objet de la convoitise, et soumise aux aléas de l'incertitude.
Je ne suis pas sûr que ma description de ma propre impression de lecture soit compréhensible, je dois cependant dire que c'est un thème récurent dans l'actuelle poésie, et que tu proposes à mes yeux des vers bien issus d'aujourd'hui.
Peut-être que mon commentaire encouragera d'autres lectrices & lecteurs à passer par ici ?
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hey barles
Mais je ne la garderai pas toujours
Je vous l'ai dit je ne l'ai pas faite
Elle est venue égayer mes repas
Et la confiture essoufflée qui ne sourit pas
Et un jour j'irai la poser dans une rue calme
Et je prierai pour qu'elle teigne d'autres repas
De rouge mat et de joie discrète comme chez moi
Hm. Je ne sais pas comment dire, c'est délicat. T'écris bien, c'est un fait. Mais là sur ce passage, je m'ennuie, c'est terrible. Ca se tourne en rond sans flamboiement, c'est bien écrit, mais ca manque et c'est long.
Plus encore que l'amour de la nature
Je chéris la nature de l'amour qui me pousse
À donner et recevoir d'une même main
Et mieux encore
À ne pas vouloir savoir de quoi est fait demain
Et mieux encore
À ne rien attendre pour mieux être surpris
j'aime mieux, un peu plus concis
Et ainsi affublé de mon plus bel habit
deux fois que ca commence par Et, y'a plus heureux là ca grince
Puis je m'assiérai absent et verrai la misère
Et leur céderai ma parure
re Et trop facile et sans rythme
(tu pourrais mettre et voyant la misère, pour casser la monotonie aussi, mais peut-être y as-tu déjà pensé)
Je me sens un peu floué sur le titre haha, je ne m'attendais pas spécialement à ça, même si ca se justifie à la fin je trouve le poème plus rude que son titre plus intime, mais bref c'est un détail pas très important
J'aime bien ton texte, sa morale et son écriture, mais la structure me parait avoir des contours un peu flous pour être plus percutante et efficace, bref ca manque de mordant et de précision, mais bon, c'est sympa quand même
A la propro
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J'ai lu, plusieurs fois, mais je n'arrive pas à comprendre la démarche entreprise.
Si l'écriture est fine et correcte, je trouve le tout un peu "froid" presque trop bien mis. Le suivi de cette toile pour en arriver à se vêtir et vouloir offrir. Je suis un peu sur la réserve pour en comprendre réellement le sens.
Désolée, je suis de moins en moins constructive, plus poussée à lire des mots qui amènent des phrases plus simples, plus "terre à terre".
:mrgreen: :mrgreen:
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Bonsoir,
Merci à tous pour vos commentaires !
Je suis désolé que mon texte n'ait pas plu ; je le considère personnellement comme un des plus aboutis que j'ai pu produire dans ce style.
Pour revenir sur tes remarques, Ben.G, je te rejoins sur la simplicité d'écriture qui caractérise ces lignes. C'est même délibéré, et la multiplication des formules qui rendent assez mal à l'écrit (l'abondance de "et" qui débutent les vers, par exemple) sont justement présentes pour souligner un style oral, presque une narration continue et descriptive de la situation. La toile n'est finalement qu'un élément, tout comme les énumérations. Le "sens" que vous (les lecteurs) semblez chercher n'existe que pour celui qui y trouve une morale. Et comme on me l'a déjà dit quelques fois, ce poème fait froid dans le dos, sans sens, sans perspective, sans volonté.
Claudius, je te dirai la même chose. A ceci près : je trouve personnellement avoir usé de mots simples, d'images directes et de transitions faciles. C'est pour cette raison que je tique un peu en lisant que tu préférerais lire quelque chose de plus simple et terre-à-terre.
Je vous invite à lire "Dans ma maison" de J. Prévert, qui a été une source d'inspiration notable pour cet écrit. Au point où j'en arrive à m'accuser moi-même de plagiat ! Je vous laisse juger.
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Encore une fois j'ai dû mal m'exprimer (je ne suis pas douée pour analyser un texte) je ne dis pas que les mots ne sont pas simples, simplement dans la construction j'ai eu du mal à me plonger pour comprendre le fond de ce que tu voulais transmettre.
Cet écrit n'est pas "mal écrit" je n'ai pas su y entrer.
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