Que ce que je verrais n'aurais pourtant pas d'importance, pas vraiment de sens.n'aurait
Je m'étais arrêté sur-le-champ, puis j'avais actionné mes essuie-glaces en pompant rageusement du bout du pied pour faire monter le liquide. Eh bien, c'est exactement la même chose : imaginez ce pare-brise devant vous, vaseux comme une épave au fond d'un canal, en cinq secondes il avait retrouvé sa transparence. C'est exactement la même chose quand "ça" m'arrive. Je vois soudain à travers. Je vois clair.Je pense que le "Eh bien, c'est exactement la même chose : " est de trop.
Papi brume impalpable et lactescente.peut-être une virgule après "Papi"
comme une femme enceinte suis son ventre,suit
Dans tout les cas, du léger trouble aqueux à la preuve adultérine,tous
Sisyphe lestés par leur fardeau intérieur, leurs peurs, leurs regrets, leurs remords. Sisyphe frustrés et malheureux, stoïques et souvent impassibles.faut-il mettre Sisyphe au pluriel ici ? J'avoue que je ne sais pas
lentilles de Fresnel des phares intérieur.ici, je pense qu'il faut un "s" à intérieur même si je ne suis pas sûr.
Ta remarque sur "Eh bien, c'est exactement la même chose : " me pose problème. Là où tu vois une rupture, je pensais avoir glissé une sorte de hameçon, qui, comme tu le dis toi-même, doit se résoudre. Je pensais que cela pouvait servir à harponner le lecteur de parler de quelque chose que je n'explique qu'un peu plus loin. Peut-être qu'il y a rupture, en effet, je te fais confiance, mais est-ce grave puisque l'introduction est terminée et que l'histoire commence ? Tu me laisses perplexe.Prends le temps de réfléchir, ce n'est qu'un détail. Oui, ça fait bien un effet de hameçon ^^, et la façon de présenter l'hameçon est un art délicat :D
Eh bien, c'est exactement la même chose : imaginez ce pare-brise devant vous, vaseux comme une épave au fond d'un canal, en cinq secondes il avait retrouvé sa transparence.Je trouve bizarre de commencer par une comparaison, aux temps présents ("c'est exactement la même chose" ; "imaginez"), puis de finir la phrase par la fin du récit du tracteur, à l'imparfait ("en cinq secondes, il avait retrouvé sa transparence").
J'ai fermé. Autant que j'ai pu. Comme on préfère clore les persiennes sur un ciel trop noir. Maladroitement au début, un peu comme on se cache les yeux avec des doigts en éventail qui n'occultent rien du tout.Deux fois "comme", il y a peut-être une autre manière de formuler ?
Je les vois encore, avançant vers moi, comme une femme enceinte suit son ventre, précédées d'un saladier de verre empli d'eau claire, dans lequel ballottait leur cœur rouge et brillant comme une pomme d'amour.Un des rares passages qui ne m'ont pas convaincue… Même si j'aurais grand peine à te dire pourquoi ! Je crois que je n'accroche pas avec l'idée d'un cœur dans un saladier. Et puis, ah oui ! Je ne comprenais pas pourquoi, la première fois que tu fais référence à cette image de cœur et de saladier ton narrateur a "éteint" son pouvoir, et par la suite tu continues d'utiliser la même image alors que ton narrateur utilise son pouvoir. Ce n'est pas choquant, hein, mais moi j'ai juste pas super accroché.
Et puis Benoît m'a appris autre chose que je n'avais pas su voir : dans les bocaux internes balancent parfois de jolis lustres à pampilles, bobèches aux reflets changeants, lentilles de Fresnel des phares intérieurs. Tournent les liqueurs dorées de l'empathie ou de la bonté simple. Poudroient les ailes de papillons de la gaîté sans fards, du courage, de la loyauté. Tout ce qui rend les gens beaux du dedans, et qui ne se voit pas toujours dehors.Bon, ça c'est mon côté assumé Oui-Oui au pays des licornes en sucre, mais j'aurais aimé plus d'emphase sur ce que les gens ont aussi de "beau" :) Je suis personnellement convaincue que, chez la plupart des gens, les deux s'équilibrent plus ou moins… Et qu'il y a autant d'être exceptionnellement "purs" que d'exceptionnellement "sales". M'enfin, de nouveau, c'est mon côté
Je trouve bizarre de commencer par une comparaison, aux temps présents ("c'est exactement la même chose" ; "imaginez"), puis de finir la phrase par la fin du récit du tracteur, à l'imparfait ("en cinq secondes, il avait retrouvé sa transparence").C'est curieux que cela te trouble. L'anecdote se passe au passé, mais tu parles à quelqu'un au présent, exemple : "Tu imagines la tête qu'elle faisait, sa robe était foutue. Tu comprends qu'elle soit vénère. "
Deux fois "comme", il y a peut-être une autre manière de formuler ?J'en ai viré un, mais du coup c'est un peu moins fluide...
Je crois que je n'accroche pas avec l'idée d'un cœur dans un saladier.Je peux le comprendre. Je pense que cette vision de l'intérieur des autres est très suggestive, et les images, les symboles que j'utilise me sont très personnels. Je comprendrais très bien que mes agrafeuses ne fassent pas du tout image non plus. Quand à ta remarque sur son œil qui devrait être fermé quand il rencontre les jeunes filles, eh bien, je ne l'ai peut-être pas trop clairement explicité, mais il ne parvient pas à l'empêcher de s'ouvrir de manière aléatoire.
j'aurais aimé plus d'emphase sur ce que les gens ont aussi de "beau"Je pensais que le contraste était suffisant... C'est vrai que j'ai l'emphase modérée, et pourtant je kiffe les qualités d'humanité. Mon texte leur est un hommage, quoi que ce soit peut-être très estompé.
Comme quoi, ce passage... :-¬?CiterJe trouve bizarre de commencer par une comparaison, aux temps présents ("c'est exactement la même chose" ; "imaginez"), puis de finir la phrase par la fin du récit du tracteur, à l'imparfait ("en cinq secondes, il avait retrouvé sa transparence").C'est curieux que cela te trouble. L'anecdote se passe au passé, mais tu parles à quelqu'un au présent, exemple : "Tu imagines la tête qu'elle faisait, sa robe était foutue. Tu comprends qu'elle soit vénère. "
C'est curieux que cela te trouble. L'anecdote se passe au passé, mais tu parles à quelqu'un au présent, exemple : "Tu imagines la tête qu'elle faisait, sa robe était foutue. Tu comprends qu'elle soit vénère. "C'est plus le passage d'anecdote racontée à comparaison puis de nouveau à l'anecdote racontée qui me trouble :) Tu narres d'abord cette mésaventure avec le tracteur, en nous immergeant dans ce souvenir. Ensuite tu nous en sors pour nous ramener au moment où se passe ton récit actuel, par ce "Eh bien, c'est exactement la même chose" : à partir de ce moment-là, je m'attends à ce qu'on reste au temps de ton récit, que tu continues sur une comparaison, au lieu de quoi tu nous replonges dans la fin de ton souvenir. Je ne sais pas si je suis très claire, du coup. Pour dire les choses autrement, je crois que j'aurais préféré quelque chose dans les lignes de :
Je peux le comprendre. Je pense que cette vision de l'intérieur des autres est très suggestive, et les images, les symboles que j'utilise me sont très personnels. Je comprendrais très bien que mes agrafeuses ne fassent pas du tout image non plus. Quand à ta remarque sur son œil qui devrait être fermé quand il rencontre les jeunes filles, eh bien, je ne l'ai peut-être pas trop clairement explicité, mais il ne parvient pas à l'empêcher de s'ouvrir de manière aléatoire.Ah ok je ne l'avais pas compris dans ce sens là, si je suis la seule laisse ça comme ça j'étais peut-être juste un peu lente du ciboulot ^^
Je pensais que le contraste était suffisant... C'est vrai que j'ai l'emphase modérée, et pourtant je kiffe les qualités d'humanité. Mon texte leur est un hommage, quoi que ce soit peut-être très estompé.Comme je l'ai dit dans mon commentaire précédent, j'ai vraiment un côté le-monde-il-est-beau-le-monde-il-est-gentil, donc c'est juste une question de sensibilité personnelle ;)
Au début je ne voyais que des couleurs. L'oncle Christophe s'avérait, malgré son visage avenant, regorger de pensées visqueuses et brunes.j’ai trouvé bizarre ce « visqueuses » alors que tu viens de dire « je ne voyais que des couleurs ».
Ou bien. Parfois, comme au cœur d'une boule de cristal, je voyais apparaître le visage d'un homme. Plus ou moins nimbé d'une aura de perfection. J'ai même quelquefois découvert des scènes plus... précises.C’est un peu dommage de quitter l’abstrait, je trouve. D'autant que c'est la seule fois que ça arrive, non ? Je pense que le doute qui naît des changements de couleur, de forme, etc. peut être tout aussi douloureux - voire plus ? - pour le narrateur que le visage d’un autre.
qu'il y ait faute manifeste ou simple léger début de lassitudeJe trouve le combo « simple » « léger » « début » « lassitude » un peu lourd !
pendant mes cessions chez MacDonald'ssessions ?
ou des armées d'agrafeuses avides qui cliquetaient en vain derrière les vitres intimesLà j’ai pas trop compris cette histoire d’agrafeuses…
Que les médecins ne sont pas plus rassurés que leurs patientsOuais, moi ça ne me choque pas tant que ça, enfin je veux dire que je ne mettrais pas du tout ça sur le même plan qu’une noirceur intérieure ou des pensées inavouables. Mais, toujours dans l’idée que le narrateur est peut-être assez jeune (c’est vrai que tu parles de McDo et d’école d’infirmières donc il a quoi, une toute petite vingtaine ?), il a sans doute encore quelques illusions sur le côté "superman" des médecins ^^
C’est un peu dommage de quitter l’abstrait, je trouve. D'autant que c'est la seule fois que ça arrive, non ? Je pense que le doute qui naît des changements de couleur, de forme, etc. peut être tout aussi douloureux - voire plus ? - pour le narrateur que le visage d’un autre.Certes, mais avec l'âge, ses visions se font plus précises, et je les décris peu parce qu'étant concrètes, elles sont moins intéressantes.
Je trouve le combo « simple » « léger » « début » « lassitude » un peu lourd !Il est voulu, il montre que même quand il n'y avait que le début d'une ternissure de rien du tout il arrêtait tout. Cela sous-entend qu'il le faisait maladroitement même si ce n'était pas justifié. Qu'il doit le regretter à présent, que c'était une erreur.
Là j’ai pas trop compris cette histoire d’agrafeuses…Alors que les méduses derrières le volant ne t'ont pas troublée ? :D
L'image des méduses reste cohérente avec les images que tu décris - et leur caractère assez abstrait, le plus souvent : écheveau d'algues molles, boules de couleur, mélasse, ... Alors que l'agrafeuse est tout de suite plus précise et nette ^^ Mais ça vient sans doute de ma lecture où j'ai un peu laissé de côté l'idée des visions plus concrètes (qu'effectivement tu indiques assez tôt dans le texte mais, comme tu n'insistes pas dessus, j'ai un peu fait l'impasse)CiterLà j’ai pas trop compris cette histoire d’agrafeuses…Alors que les méduses derrières le volant ne t'ont pas troublée ? :D
Je vois des larves de moustiques tressaillant dans une flaque trouble.ta version est inadmissible.
Je vois de la vermine figée dans des plaques d'ambre.
Du blanc d’œuf coagulé dans un bol à fleurs, qui montre ses fêlures.
Un cahot plutôt brutal dans une montée avait suffiJ'aurais vu "a suffi", sinon le plus-que-parfait place ça pour moi chronologiquement avant "je suivais".
Quoique cette image soit un peu discutable quand j'y pense parce qu'en fait, parfois, et même trop souvent, quand la transparence se fait, c'est justement le lisier qu'il y a en vous que je vois soudain. C'est là que vous ressemblez le plus à des bocaux. De ronds bocaux à poissons rouges, remplis à ras-bord de toute cette boue que vous cachez, et qui subitement m'apparaît. Vos secrètes moires putrides se déroulent sous mes yeux, dansent comme des écheveaux d'algues molles, tournent sur elles-mêmes, se livrant sans pudeur à mes regards écœurés.J'aime bien la bascule qui s'opère d'un style/registre à l'autre dans ce paragraphe.
Il y a longtemps que j'ai appris à m'empêcher.Je suis pas sûr de ce m'empêcher, qui me fait dire "de quoi ?".
comme je vois encore aujourd'hui les jeunes enfants si je le désireJe ne pense pas que l’ambiguïté sur "si je le désire" est voulue : désir de voir à travers ou désir de voir encore de la même façon (optimiste) ?
Je pouvais passer des récréations entières à me repaître [des trucs] qui m'apparaissaient sporadiquement contre mon gré.J'ai un peu de mal sur le rattachement via [des trucs] de "repaître" à "contre mon gré", de "des récréations entières" à "sporadiquement".
Je savais, je savais bien qu'il ne faut pas regarder dedans les filles que l'on aimeC'est chouette, comme un petit détour en chanson.
Je les vois encore, avançant vers moi, comme une femme enceinte suit son ventre"les filles comme une femme", la comparaison qui les regroupe comme ça me taquine. Même juste "toutes comme une (...)" me satisferait.
Et je voyais. J'entrouvrais ma paupière, et considérais le saladier transparent. Et je voyais.Je suis vraiment pas convaincu par la répétition entière de "et je voyais", surtout avec un autre "et" au milieu.
Je savais alors que j'avais sans doute ouvert l'œil bien tard.Quelque chose me semble clocher sur ce "bien tard", je n'arrive pas à dire quoi.
à supporter les méduses flasques et collantes qui flottaient derrière les pare-brise, ou des armées d'agrafeuses avides qui cliquetaient en vain derrière les vitres intimes.Je crois que ce qui me dérange entre autres ici est le "les ou des" ?
Et l'école d'infirmières, pour découvrir que les peurs sont plus laides que les maladies, que les résignations ont des couleurs écœurantes. Que les médecins ne sont pas plus rassurés que leurs patients, ou que dans leurs bocaux barbotent bien des ludions glauques.Le fait que coup sur coup deux paragraphes s'appuient sur la répétition (j'admets, au sens large) pour se rythmer me donne du coup une impression de répétition-béquille, pour faire tenir.
(...)
Jusqu'à ce que je rencontre Benoît. Benoît mon ami. Le seul à qui je me sois ouvert. Évidemment, je l'avais longuement scruté intérieurement avant d'oser m'épancher, quoique « longuement » soit un bien grand mot. Benoît, limpide et coloré comme un vitrail en plein soleil vu de l'intérieur frais et ombreux de l'église, la rosace claire qui m'a enfin éclairé, j'ai su assez vite que rien de sombre ne l'habitait. D'ailleurs, il est si pur que me montrer ses recoins profonds ne l'a jamais troublé. Pas impudique, juste angélique. C'est Benoît qui m'a ouvert les yeux sur ce que je voyais sans le comprendre vraiment.
derrière les vitrines profondes, pour moi seul s'agitaient les démons intérieurs.Je n'aime pas trop ce petit bout-là, c'est de tournure trop artificielle à mon goût.
J'aurais vu "a suffi", sinon le plus-que-parfait place ça pour moi chronologiquement avant "je suivais".Je ne crois pas, vu que ma narration est à l'imparfait... mais bon, je ne suis pas plus grammairien(ne) que toi. "A suffi" aurait convenu dans un texte au présent de narration, à mon humble avis.
(je ne suis pas grammarien)
(idem pour les deux plus-que-parfait suivants)
ta version est inadmissible.
D'un peu près, puisque j'espérais le doubler rapidement, à cause de l'odeur.
Eh bien, c'est exactement la même chose
imaginez ce pare-brise devant vous, vaseux comme une épave au fond d'un canal, en cinq secondes il avait retrouvé sa transparence.
C'est exactement la même chose quand "ça" m'arrive.
De ronds bocaux à poissons rouges,
Maladroitement au début, à la manière dont on se cache les yeux avec des doigts en éventail qui n'occultent rien du tout
dedans les filles que l'on aime, et qui croient vous aimer
avançant vers moi, comme une femme enceinte suit son ventre
Que je précipiterais l'issue.
Je n'ai guère pu, non plus, endurer très longtemps des professions qui me mettaient en contact avec les gens.
MacDonald's
J'avais beau me fermer à double tour, pendant mes sessions chez MacDonald's, tenir le drive devenait parfois une mission impossible, à supporter les méduses flasques et collantes qui flottaient derrière les pare-brise, ou des armées d'agrafeuses avides qui cliquetaient en vain derrière les vitres intimes.
bien que son envie le rongeait chaque jour, comme un lierre.
Le "puisque" me semble trop explicatif et la phrase bien trop hachéeJe ne vois pas bien ce qu'il y a de "trop" explicatif avec "puisque", il l'est, effectivement, il sert à ça.
"Transparence" n'est pas très heureux, tant ce terme n'est pas naturel et fait forcéTu me croiras ou pas, mais figure-toi que comme j'étais parti sur le champ lexical de la transparence et de tous les aspects que cela peut revêtir, j'ai utilisé ici le mot sans le faire exprès. C'est pour moi juste l'une des manières de dire "voir à travers". Je ne trouvais pas qu'il faisait forcé... :-\
Qu'il n'y aurait pas de répit. Que je précipiterais l'issue.Non non, c'est correct, ce n'est pas du futur.
Je vois des larves de moustiques tressaillant dans une flaque trouble.Mon amorce, donc. Ces trois phrases ont un problème, centré sur la troisième. Je vois, Je vois, Je vois, ça marche bien, tant que la structure se garde, ou ne se fourvoie pas. La troisième itération montre une action, ne regarde pas ; ça crée un sérieux problème de rythme. Il faudrait la changer de telle manière à ce qu'on n'ait pas "qui montre ses fêlures" mais quelque chose de plus court, et passif ; ou bien ablater le troisième "Je vois", qui continuerait d'exister dans nos coeurs à tous, mais qui ne poignarderait pas ses confrères en mentant sur sa nature. Il annoncerai l'action qui se pose, et ce serait mieux. Note que ma version n'est pas vraiment parfaite à mes yeux, mais au moins elle ne se désavoue pas en cours de route. C'est ce que j'entendais par "inadmissible".
Je vois de la vermine figée dans des plaques d'ambre.
Je vois du blanc d’œuf coagulé dans un bol à fleurs qui montre ses fêlures.
Un jour, à la campagne, je suivais dans ma 4L un tracteur et sa remorque trop remplie.trop pleine ?
D'un peu près, puisque j'espérais le doubler rapidement, à cause de l'odeur.J'ai comme l'impression que ce premier "puisque" est... imparfait. Il déstabilise les virgules et gêne une ambiance qui tente de se poser.
Eh bien, c'est exactement la même chose : imaginez ce pare-brise devant vous, vaseux comme une épave au fond d'un canal, en cinq secondes il avait retrouvé sa transparence. C'est exactement la même chose quand "ça" m'arrive. Je vois soudain à travers. Je vois clair.Bof, y'a plein de problème dans cette phrase, j'ai pas lu mais tout le monde a relevé non ? Présent -> passé de comparaison ? Phrases courtes malvenues, pas mauvaises en soi mais qui ont besoin d'être amenées, pas plantées comme ça. "ça" oral, maladroit entre guillemets, et banal. Une sorte de premier paragraphe Tue-l'Ambiance quoi.
le lisier qu'il y a en vous que je vois soudain.C'est à la fois commun, manichéen et non-assumé, et ça va rester longtemps malheureusement.
Insupportable.Ça, c'est pas trop mal.
Il y a longtemps que j'ai appris à m'empêcher.
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu de ces moments de clair-voyance, *comme je les appelle quand je suis optimiste.*Pas top la seconde partie de la phrase, j'aime pas trop. Pourquoi ne pas l'enlever ?
Vos vices. Votre laideur. Vos envies, votre concupiscence. Jaloux, pourris, égoïstes, lâches. Frustrés.C'est toi le frustré ! haha
J'ai fermé. Autant que j'ai pu. Comme on préfère clore les persiennes sur un ciel trop noir.C'est vachement bien !
Que les gens sont laids du dedans !Hopopop ! Roger ! On embraye, il reste trois paragraphe, on a notre poncif des trois cloques à remettre. 'Va falloir se magner. Balance un Prince® format Jésus.
En tout cas, je l'ai cru, bien longtemps.
Dieu m'est témoin que j'ai essayé, que j'ai joué le jeu aussi longtemps que possible, à chaque fois. Je savais, je savais bien qu'il ne faut pas regarder dedans les filles que l'on aime, et qui croient vous aimer.j'ai vraiment aimé ici par exemple cette image, elle m'a carrément parlé je sais pas pourquoi
Je les vois encore, avançant vers moi, comme une femme enceinte suit son ventre, précédées d'un saladier de verre empli d'eau claire, dans lequel ballottait leur cœur rouge et brillant comme une pomme d'amour. Je fermais alors mon œil magique et je jouissais d'elles jusqu'à... jusqu'au premier doute.
Mes petits amis de l'école maternelle m'apparaissaient alors soudain comme je vois encore aujourd'hui les jeunes enfants si je le désire : de jolies bonbonnières de verre, toutes remplies de petites boules de couleur pastel, nageant en apesanteur et se heurtant mollement au ralenti. Comme l'âme des enfants est belle, simple et colorée ! Il y a bien parfois ici ou là au fond de leurs bocaux de petits gravillons tout durs, mais si prompts à se dissoudre, si éphémères.et que tu la réutilises à plusieurs moments dans le texte, tournée un peu différemment mais pour moi il aurait fallu alléger les autres allusions à cette image.
de jolies bonbonnières de verre, toutes remplies de petites boules de couleur pastel, nageant en apesanteur et se heurtant mollement au ralenti. Comme l'âme des enfants est belle, simple et colorée ! Il y a bien parfois ici ou là au fond de leurs bocaux de petits gravillons tout durs, mais si prompts à se dissoudre, si éphémères.
dans les bocaux internes balancent parfois de jolis lustres à pampilles, bobèches aux reflets changeants, lentilles de Fresnel des phares intérieurs. Tournent les liqueurs dorées de l'empathie ou de la bonté simple. Poudroient les ailes de papillons de la gaîté sans fards, du courage, de la loyauté.
Mais.
Je voulais, je voulais savoir. Comme on scrute un baromètre alors qu'il fait si beau. Pour voir.