Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Zuliberte le 18 Août 2018 à 10:27:39
-
Parfois
Toi Toi
Toi tu sais tout
Tout, tout sur tout
Et puis surtout
Tu parles tout
Le temps de toi
C’est fou
Oui mais parfois parfois
Je me fonds dans le froid
Tous les vaisseaux des ombres
À ma rencontre
Sur l'épave brisée
Du naufrage passé
Je hisse haut mes couleurs
Voici mon heure
Et quand tu parles
Tu mdis comme ça
"Taratata
Tais-toi tais-toi
Jveux pas de toi
J'aime pas ta voix
Je t'entends pas
Tu blesses tu tues
Tu es une vé-
rité à bout
Portant
Tu n'es pas belle
Car tu n'es pas
Celle que j'attends
Alors va-t'en
Et n'oublie pas
Les poubelles en
Partant"
La rumba bancale
Se danse sur un pied
Avec elle tu t'emballes
Quand il faut s'échapper
(Yeah)
Alors presto
Sauver sa peau
Changer l'tempo
La règle est simple
Il faut être humble
Se prendre au jeu
Oser dire JE
Tout en nuances
Et transparence
Mort Mort murmurent
Les murs
Dare-Dare j'affûte
Ma plume
Âme en fusion
Dévisse le
Bouchon
Fais tomber la
Pression
Vite vite griffe griffe
Tes graffitis
Laisse se répandre
Sur le papier
Le chant de l'encre
Ne retiens rien
De ce qui vient
Tu n'es plus rien
Qu'une main qui trace
Car moi ce soir ce soir
Si la glace ne m'efface
Je prendrai chair et voix
Et face à toi
Je me tairai, Maman
Si mes mots sont tourment
D'un silence éclatant
Comme un présent
Je me tairai
Je le promets
En attendant
Rien ne m'inter-
dira d'écrire
À contretemps
J'écris sans vis-
à-vis je suis
Si seule sans toi
Je suis
À la merci
D'un i qui glisse
D'un coup
Et rime en ou
Je suis partout
Là où ça bout
Dedans mon crâne
Je sais Je sais
Tu me vois pas
Mais j'y peux rien
La guerre les bombes
Et tous les tiens
Sous les décombres
Morts sont les morts
Fous les vivants
Il n'y a pas
D'autre au-delà
Que ça
Moi moi
Je ris je vis
Et je vous livre
La transparence
De mes nuits blanches
Je bois un air
Si noir si soif
Honte de savoir
Que moi parfois
Parfois le soir
Comme une bouilloire
Moi aussi JE
… Excusez-moi
-
Salut Mout !
Toi Toi
Pourquoi une majuscule au 2e ?
Tu parles tout
Le temps de toi
C’est fou
Le « c’est fou » pourrait tomber à plat, mais non.. ça donne un petit air curieux à la fin de strophe
(Cet air un peu débonnaire donné au poème, ça me fait penser à quelqu'un !)
Tous les vaisseaux des ombres
A ma rencontre
Sur l’étrave éventrée
Des abysses familiers
Je déploie l’étendard
De ma mémoire
Je trouve les sonorités moins bien assorties que dans la première strophe.. j’ai trébuché un peu dessus, à la lecture. Etendart et mémoire, bof
Changer d’tempo
Changer de peau
Je me prends au jeu
J’ose dire JE
La règle est simple
Il faut être humble
Tout en nuances
Et transparence
Celui-là est à nouveau plus fluide :)
Pas fan du « je » en majuscule
Je hurle dans le vent
De lune des mots pierre
Des mots lumière
Le « de lune des mots pierre » est bizarre, même si je comprends qu’il hurle des mots… quid de la lune là dedans ?
Disent-ils pour que l’étoile
Taiseuse et bienveillante
Seule les supporte
L’étoile les supporte pourquoi ? Enfin « supporter » me semble pas le bon verbe, ou alors il est trop faible, et je vois pas trop où tu veux en venir
Que moi parfois
Parfois le soir
Moi aussi JE
… Excusez-moi
Je trouve a fin à un peu décevante… que ça se termine en queue de poisson, pourquoi pas, mais le « excusez-moi » me semble en trop. Enfin j’aurais grandement apprécié que ça se termine sur une phrase en suspend, mais du coup faut rien après ^^
Y a du bon, j’ai trouvé ton poème rythmé, swinguant,… la 2e strophe est la plus faible à mon sens (elle swingue moins). Au niveau de ce que ça m’évoque c’est assez flou, j’ai l’impression d’avoir vu quelqu’un sautiller de-ci de-là. J’aime bien la mise en page, aussi, un peu « escalier ». Bref, je sens que ton poème a du potentiel mais il lui manque quelque chose pour m’emporter franchement !
-
Merci pour Michaux.
Et merci pour ces critiques ... critiques.
Effectivement, j'ai eu beaucoup de mal avec les strophes à six pieds (non pas sous terre, mais dans le ciel, c'est pour ça que j'y ai rencontré la Lune, mais bon ...).
Si JE majuscule ne passe pas,
Si la Lune seule les supporte ne passe pas,
Si ... Excusez-moi ne passe pas,
C'est que le sens ne passe pas.
"Voyez ce que je veux dire, voyez peut-être pas, de toute façon ce que je veux dire, je ne le dirai pas" ... (Dick Annegarn)
J'ai de quoi retaper tout ça, mais dans quelle mesure peut-on apporter des modif ? Juste garder le titre ?
A bientôt,
[signature supprimée afin de garder l'anonymat :) ]
-
Effectivement, j'ai eu beaucoup de mal avec les strophes à six pieds (non pas sous terre, mais dans le ciel, c'est pour ça que j'y ai rencontré la Lune, mais bon …).
Moi aussi tu vois, j’avais même pas calculé ^^
C'est que le sens ne passe pas.
Y avait un sens particulier à comprendre qui m’a échappé ? Je lis en étant fatiguée, après… et parfois je lis de travers… qu’est-ce que j’ai raté ?
J'ai de quoi retaper tout ça, mais dans quelle mesure peut-on apporter des modif ? Juste garder le titre ?
Je ne sais pas trop comment comprendre ta phrase… Tu es déçu que je n’aie pas été plus dithyrambique ? Si c’est ça rassure toi, ça parlera surement à quelqu’un d’autre ! Puis, il me semble avoir appuyé sur les aspects positifs de ton poème.
Et sinon, pour modifier, tu peux cliquer sur le bouton « modifier » en haut à droite du fil (à droite de ton titre, justement). Tu pourras y apporter les modifications que tu souhaites.
-
Non, non, pas déçu.
Je vais reprendre le texte.
-
salut,
j'ai trouvé ça modestement chouette (: un petit rythme qui tient la route, quelque chose d'assez sautillant voire virevoltant de temps à autre... Quelques vers me semblent un peu faciles et gagneraient à être retravaillés, dans le détail :
Et puis surtout
Tu parles tout
Le temps de toi
C’est fou
j'aime beaucoup le rythme
Sur l’étrave éventrée
Des abysses familiers
Je déploie l’étendard
De ma mémoire
les images se grandiloquent un peu et me plaisent moins, je les trouve moins accordées au propos
agréable façon, ensuite, d'expliciter le thème
Noir de savoir
j'aime pas trop la manière dont ce vers est forgé des deux précédents : /
Bref j'ai bien aimé, j'ai trouvé ça modeste et accepté comme tel, plutôt bien fichu (:
-
;) Hello
J'ai bien aimé le thème du poème, c'est bien vu, poème humble, et cette humilité n'est pas pour me déplaire car je sens en dessous une propension à une virtuosité qui pointe le bout de son nez...
Toutefois, dans le champ lexical, il y a des mots que j'aurais aimé plus autres, je te dis lesquels, afin de donner une intensité, une profondeur malgré le fond de ton poème:
"abysses familiers"
trouver quelque chose de plus particulier, personnel ?
"Je déploie l’étendard
De ma mémoire"
ici je me demande ci ces vers apportent quelque chose au propos, j'ai l'impression que ça le dilue, mais c'est très personnel ;)
le vent de lune
un peu de mal à visualiser..
Des mots lumière
trouver quelque chose d'autre ici, c'est un peu "convenu" ? Pour gagner en profondeur ?
Disent-ils pour que l’étoile
Taiseuse et bienveillante
Seule les supporte
ici, le "seule" j'ai tiqué, peut-être en trop ?
Et puis ce que j'ai bien aimé:
Toi Toi
Toi tu sais tout
Tout sur tout
Et puis surtout
Tu parles tout
Le temps de toi
C’est fou
Changer d’tempo
Changer de peau
Je me prends au jeu
J’ose dire JE
La règle est simple
Il faut être humble
Tout en nuances
Et transparence
Je ris je vis
J’écris aussi
La transparence
De mes nuits blanches
Je bois l’air froid
Du soir si noir
Noir de savoir
Que moi parfois
Parfois le soir
Moi aussi JE
… Excusez-moi
Tu vois, en relevant ces trois strophes, qui sont le coeur de ton poème, je me dis que la vérité est ici, simplement là.
Mais tout ce que je te livre, ce n'est que mon regard.
Merci pour cette fenêtre entrouverte sur quelque chose, quelque chose que tu touches du doigt ici. ;)
Bonne continuation !
:)
-
bonsoir,
j'aime bien ce début qui me fait penser à "toi toi mon toit"
Changer d’tempo
Changer de peau
Je me prends au jeu
alors là, pourquoi la troisième a le droit de faire 5 syllabes, et le premier se fait éluder son de de manière à bien trop montrer les fils de la versification comptée ? :P
Tous les vaisseaux des ombres
A ma rencontre
Sur l’étrave éventrée
Des abysses familiers
Je déploie l’étendard
j'aime bien !
Je hurle dans le vent
hurler au vent je vois, hurler contre le vent aussi, mais dans le vent ac me fait bizarre, mais c'est peut être que moi :D
Je ris je vis
J’écris aussi
La transparence
De mes nuits blanches
un peu trop classique, dommage de casser le 4èm mur en disant que tu écris, enfin je sais pas, ici ca me parait dommage
Du soir si noir
tu vois c'est marrant pour créer un effet un peu innatendu d'un truc évident j'aurais écris "je bois un air Si soir si noir", plus de peps
Que moi parfois
Parfois le soir
Moi aussi JE
… Excusez-moi
cette fin me touche, j'aime
Mon avis va rejoindre celui de Lo, c'est un bon poème, honnête avec ce qu'il propose. Il m'en aurait fallu plus, de force (dans la veine de cette fin) pour être marqué (on peut marquer pourtant avec cet aspect ritournelle, la faire devenir infernale, mais le choix reste léger dans le choix de la forme, et c'est un choix bien fait alors rien à reprocher), mais en l'état c'est déjà appréciable :)
Merci pour ce texte et au plaisir !
-
Merci à tous pour votre lecture attentive.
-
Je suis repassée. ;)
J'aime beaucoup cette nouvelle version et oui, c'est plus homogène, là il y a quelque chose qui prend, qui est bien trouvée en ce qui me concerne.
Car moi ce soir ce soir
Si la glace ne m'efface
Je prendrai chair et voix
Et face à toi
Je me tairai, Maman
Si mes mots sont tourment
Je me tairai pour toi
Comme une offrande
C'est plus dans le ton du poème et du coup, cette partie là s'intègre mieux :
Oui mais parfois parfois
Je me fonds dans le froid
Tous les vaisseaux des ombres
A ma rencontre
Sur l’étrave éventrée
Des abysses familiers
Je hisse haut les couleurs
De mes terreurs
-
Toi Toi
Pourquoi une majuscule au 2e ?
Pour moi, ce n'est pas une répétition de sens, mais de rythme.
Deux coups de cymbale pour une ouverture binaire ouvrant sur un rythme pair.
Ashka,
Tu vois, en relevant ces trois strophes, qui sont le coeur de ton poème, je me dis que la vérité est ici, simplement là.
Mais tout ce que je te livre, ce n'est que mon regard.
Merci pour ta lecture et tes conseils avisés ...
J'aime aussi la version courte, mais elle n'est pas assez explicite.
Pour dire obscurité du silence imposé // transparence de l'écriture libérée.
Du soir si noir
tu vois c'est marrant pour créer un effet un peu innatendu d'un truc évident j'aurais écris "je bois un air Si soir si noir", plus de peps
Yeeees Ben G ! Merci ...
"Je bois un air
Si noir si soif"
Ca te va ? En tout cas c'est exactement ça que je veux dire.
Modération : Merci d'éviter les doubles triples ou quintuples posts, cher Mout et d'utiliser le bouton ''modifier'' pour changer un message. :)
-
:) et nous voilà avec un autre poème !!
Il a sacrément évolué, c'est intéressant le travail que tu as fait dessus. ;)
-
Merci pour ta lecture
Tes avis pertinents
Et tes encouragements.
-
Waouh gros boulot !
j'ai bien apprécié ma relecture, bravo !
-
yes tout pareil, belle réecriture ca swing encore plus !
juste encore un peu de mal sur les rimes de cette partie, qui font "simplettes"
Taratata
Tu mdis comme ça
Jveux pas de toi
J'aime pas ta voix
Je t'entends pas
Tu blesses tu tues
Tu es une vé-
rité à bout
Portant
Tu n'es pas belle
Car tu n'es pas
Celle que j'attends
Alors va-t-en
Et n'oublie pas
Les poubelles en
Partant
mais beau boulot ^^
-
Ah ! là je suis bien embêtée. J'ai, relu et relu encore. C'est une étrange sensation, une écriture un peu déjantée, un rythme soutenu, des images fortes.
J'ai hésité un moment en lisant le mot Maman, c'est ce qui m'a fait relire. J'ai parfois du mal a entrer dans des textes de la sorte, à comprendre tout le sens (je suis plus poésie classique) mais là, c'est simple, j'aime sans contrefaçon et sans tout intégrer vraiment.
:D :D
-
Oui mais parfois parfois
Je me fonds dans le froid
Tous les vaisseaux des ombres
A ma rencontre
J’attendais un verbe se rapportant aux vaisseaux ! Que font-ils à ta rencontre ? A moins que la structure ne soit « je me fonds dans le froid et dans tous les vaisseaux des ombres », mais alors quid de ta rencontre ? Enfin j’ai un petit problème de structure avec cette strophe (mais je la préfère à la V1 personnellement !)
Parce qu’idem pour la suite, admettons
A ma rencontre
Sur l’étrave éventrée
Des monstres familiers
A ma rencontre, sur l’étrave éventrée, des monstres familiers… font quoi ? Comment lire cette strophe ?
Je hisse haut les couleurs
De mes terreurs
J’aime bien !
Taratata
Tu mdis comme ça
Jveux pas de toi
J'aime pas ta voix
Je t'entends pas
Tu blesses tu tues
Tu es une vé-
rité à bout
Portant
Tu n'es pas belle
Car tu n'es pas
Celle que j'attends
Alors va-t-en
Et n'oublie pas
Les poubelles en
Partant
C’est trooooop chouette, vraiment !
Mort Mort murmurent
Les murs
Dare-Dare j’affûte
<3
Je me tairai, Maman
Ah j’aurais pas dit que le narrateur s’adressait à sa mère depuis le début, ça me fait bizarre :mrgreen: C’est à elle qu’il dit j’aime pas ta voix, je t’entends pas, etc ? Ouais ça se tient, en fait
Si mes mots sont tourment
tourments ?
Rien ne m'inter-
dira d'écrire
A contretemps
J'écris sans vis-
à-vis je suis
J’aime beaucoup les curieux enjambements/les coupures
Comme une bouilloire
<3
J’aime beaucoup ton poème après toutes ces modifications ! J’envie ton sens du rythme. On pourrait lui reprocher d’être plus long et moins structuré, à moins que c’est moi qui ne l’aie pas vue (faudrait que je relise).
Un grand bravo pour le travail abattu !
(Peut-être juste, la strophe 2, j'ai moins compris où mettre les verbes... :vaurien:)
-
juste encore un peu de mal sur les rimes de cette partie, qui font "simplettes"
Merci Ben G pour tes interventions et ta lecture.
Il est très difficile d'évaluer le dosage des effets et donc leur action sur le lecteur. Il est question ici de transparence, le "je" de "l'écriveuse" se réfugiant dans l'écriture pour se sortir d'une situation inextricable et mortifère. La transparence est double : nécessité de la sincérité de l'écriture, mais aussi transparence du scripteur qui se contente de noter le flux qui déferle.
La relation avec la mère est ici secondaire, c'est un déclencheur, elle doit juste être suggérée. Or elle l'est trop dans cette version de "Parfois" si le "Taratata" et sa suite choquent par leur simplisme sans que cela produise un sens immédiat.
Pour l'instant, ce Taratata m'évoque une scène du film "Mina Tannenbaum" : une lycéenne rentre chez elle et dit à ses parents que le prof principal cherche des familles pour accueillir des correspondants allemands. Et là, sous nos yeux, on voit la mère se transformer en une toute petite fille de cinq ans, étoile jaune cousue sur blouse grise, qui hurle qu'elle ne veut pas que les Allemands entrent dans sa maison ...
En y réfléchissant bien, je crois que chacun peut se rappeler d'une situation où, même fugacement, il s'est heurté à un parent bloqué à l'âge d'un traumatisme infantile. Et je ne parle pas des cas de sénilité.
Alors on fait quoi ... Guillemets ?
Guillemets.
Qui parle à qui ? (Réponse à Miromensil)
Je me tairai, Maman
C’est la mère qui parle dans le paragraphe entre guillemets (« Taratata ») : une mère folle ou sénile, bloquée dans le passé et qui ne supporte pas la « vérité à bout portant » qu’est son enfant. On suppose que l’enfant lui rappelle les proches qu’elle a perdus, mais ne comble pas le manque.
L’enfant, lui, est plein de bienveillance pour la mère « je me tairai, si mes mots sont tourment, d’un silence éclatant comme un présent ».
Tourments ou Tourment ?
J'hésite ... Je veux dire : "si mes mots sont chagrin, peine, douleur ...".
On pourrait lui reprocher d’être plus long et moins structuré.
C’est vrai … Mais beaucoup plus structuré que la version restée dans mon tiroir !!!
Tel quel, le texte a la forme d’un cerf-volant.
Oui mais parfois parfois
Je me fonds dans le froid
Tous les vaisseaux des ombres
A ma rencontre
J’attendais un verbe se rapportant aux vaisseaux ! Que font-ils à ta rencontre ? A moins que la structure ne soit « je me fonds dans le froid et dans tous les vaisseaux des ombres »...
Pour ce qui concerne les verbes : (Réponse à Miromensil après légère modif)
Mon parti pris d’absence (relative) de ponctuation me joue des tours :
1. « Oui, mais parfois, parfois, je me fonds dans le froid, tous les vaisseaux des ombres à ma rencontre. »
C’est une structure à calquer sur une phrase du genre :
« Parfois je marche, les cheveux au vent ».
Oui, le vent souffle, sans verbe … (C’est tiré par les cheveux ? ;D)
Je m’autorise cet effet d’estompage à cause du verbe « se fondre » : on est dans le brouillard, les contours sont indécis.
Si j’étais peintre, je tenterais là un sfumato, à la Vinci. Mais pas de trait dynamique.
Point à la fin de la phrase. Ensuite une phrase qui tient debout toute seule (j’espère) et que j’ai modifiée récemment pour en préciser le sens :
2. « Sur l’épave brisée des naufrages passés, je hisse haut mes couleurs : voici mon heure ».
Merci pour ta lecture, pour votre lecture à tous.
Expérience enrichissante de connaître "sur le vif" l'avis du lecteur. Merci encore.
Edit de Miro : posts fusionnés
-
J'ai bien apprécié la musicalité, ça swing tout seul et c'est très plaisant ;)
-
C'est chouette de voir l'évolution de ton poème. Les passages se sont éclaircis au niveau de la compréhension et il y a des passages qui maintenant pour moi font mouche et sont touchants.
Mort Mort murmurent
Les murs
Vite vite griffe griffe
Tes graffitis
Laisse se répandre
Sur le papier
Le chant de l'encre
Ne retiens rien
De ce qui vient
Tu n'es plus rien
Qu'une main qui trace
Car moi ce soir ce soir
Si la glace ne m'efface
Je prendrai chair et voix
Et face à toi
Je me tairai, Maman
Si mes mots sont tourment
D'un silence éclatant
Comme un présent
J'aime bien cette mise en page et j'aime bien le rythme/swing (comme dit si bien WEG) que tu as réussi à insuffler à tes vers. En tout cas bravo pour le travail et la réflexion qui ont amené à un bien joli résultat. ;)
Toutes petites choses :
Alors va-t-en
Alors va-t'en
A ma rencontre
Ame en fusion
A contretemps
A la merci
Avec accent sur le A à chaque fois : À (touche alt appuyée pendant que tu tapes les chiffres 183)
Bonne chance ;)
-
Merci Aschka pour ta lecture bienveillante.
Les accents ont trouvé leur place et c'est beaucoup mieux comme ça.
-
Je m’autorise cet effet d’estompage à cause du verbe « se fondre » : on est dans le brouillard, les contours sont indécis.
Si j’étais peintre, je tenterais là un sfumato, à la Vinci. Mais pas de trait dynamique.
Ok, je vois. Mais j’aurais pas vu l’effet sans ton explication :/
C’est la mère qui parle dans le paragraphe entre guillemets (« Taratata ») : une mère folle ou sénile, bloquée dans le passé et qui ne supporte pas la « vérité à bout portant » qu’est son enfant. On suppose que l’enfant lui rappelle les proches qu’elle a perdus, mais ne comble pas le manque.
Aaaah là je réalise que j’ai pas vraiment compris le poème :/ J’avais pas du tout saisi la différence entre les interlocuteurs, vu que toutes les strophes sont présentées comme étant égales (enfin rien n’introduit l’enfant ou la maman). Mais je trouve l'idée chouette, ça change des histoires d'amour (j'en ai lu pas mal par ici) ^^
-
Bon.
Je pensais que l'ajout de guillemets, d'un tiret "- Tu mdis comme ça", et d'un dialogue "Tais-toi Tais-toi / Je me tairai, je le promets" suffiraient.
Mais non, toujours hermétique.
En fait, j'adorerais accéder à une expression concise et sibylline à la fois.
La route est longue !
Je vais donc plancher à nouveau.
Avec plaisir, d'ailleurs. :-\
(Où est le smiley qui se gratte le crâne ?)
-
Bon.
Je pensais que l'ajout de guillemets, d'un tiret "- Tu mdis comme ça", et d'un dialogue "Tais-toi Tais-toi / Je me tairai, je le promets" suffiraient.
Mais non, toujours hermétique.
C'est peut-être moi. N'hésite pas à prendre du recul par rapport à un commentaire qui t'est fait. Si tu aimes ton poème comme ça, c'est le principal (la limite est dur à départager, mais c'est toi le chef ^^). Je crois que je suis exigente :x
Je relirai ton poème encore tout à l'heure pour être sûre que mon jugement soit le meilleur possible (vu que tu l'écoutes très attentivement, j'ai peur de dire des bêtises).
Il n'y a que moi qui relève ce point, donc on peut se dire que ça veut dire que les autres ont peut-être compris comme tu voulais !
-
:-[ ... Transigeons : je donne un micro à la mère et je garde mon sfumato.
Il n'y a pas de problème pour les critiques.
Le seul moyen d'avoir un point de vue un peu objectif sur son propre texte, c'est d'attendre des années, de l'oublier, de le reprendre ... et alors on s'aperçoit qu'il était incompréhensible, incohérent, maladroit quant au fond, on trouve les moyens d'améliorer la forme ... Ici on gagne du temps.
J'aime l'exigence bienveillante.
Ah ! là je suis bien embêtée. J'ai, relu et relu encore. C'est une étrange sensation, une écriture un peu déjantée, un rythme soutenu, des images fortes.
J'ai hésité un moment en lisant le mot Maman, c'est ce qui m'a fait relire. J'ai parfois du mal a entrer dans des textes de la sorte, à comprendre tout le sens (je suis plus poésie classique) mais là, c'est simple, j'aime sans contrefaçon et sans tout intégrer vraiment.
:D :D
Merci pour tes encouragements ... :-*
Edit de Miro : posts fusionnés
-
Salut Mout :)
J'ai bien la première strophe, ça danse !
La deuxième me plait moins, le rythme et les images me semblent forcées.
Tu n'es pas belle
Car tu n'es pas
Celle que j'attends
Alors va-t'en
Et n'oublie pas
Les poubelles en
Partant"
j'aime bien a rupture et le sourire qu'elle génère
Je me tairai
Je le promets
cette strophe-là me plait, plus que celle d'avant et ses rime en "an"
Moi moi
Je ris je vis
Et je vous livre
La transparence
De mes nuits blanches
ça j'aime beaucoup
Au global, certains passages m'ont entrainé dans leur rythme, leur image et leur espèce de folie. Mais le sens m'échappe et ça, ça m'embête. Ça m'embête de ne pas réussir à passer au-delà de ça, ou de mieux cerner ce que tu exprimes.
Merci pour la lecture,
Rémi
-
Bonjour Rémi,
Merci pour ta lecture bienveillante.
Que dire sur le sens du texte ? Le mot clé est Maman.
Il est question du dialogue impossible entre une mère et sa fille. La mère a subi un choc, probablement dans l'enfance ("La guerre, les bombes, et tous les tiens sous les décombres") ; elle reste bloquée, sidérée, au moment du traumatisme.
Elle ne peut être mère de cette enfant (quel est l'âge de l'enfant, d'ailleurs ? pas si jeune sans doute ...), car elle lui rappelle les proches qu'elle a perdus, sans combler le manque ("tu n'es pas celle que j'attends").
Il y a deux transparences : la transparence de l'enfant, que la mère ne voit pas, et la transparence de l'écriture qui permet à la fille d'échapper à une situation mortifère et de s'exprimer "parfois, comme une bouilloire, moi aussi JE".
Il s'agit ici d'une situation extrême, mais ce malentendu me paraît finalement universel : l'enfant vit dans le présent, et les parents projettent sur lui les ombres du passé et les chimères de l'avenir : qui parle à qui ?
Il reste le papier, le stylo ... et le chant de l'encre.