Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: BenjaminJaval le 16 Août 2018 à 14:06:48
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Voyez vous les oiseaux de mer ?
S'amuser dans les reflets bleus
Ces petits points aux cris amers,
Au délicat contour houleux
Là-bas le soleil et puis l'eau
Sont nus, coupés par l'horizon
Qui disparaît en gros faisceaux
Dans les dernières floraisons!
Le sable marque sous les pas,
Il sera neuf à marée haute.
Des épaves et des appas
Sont perdus le long de la côte.
Le pont rongé de coquillages
Au gré des va-et-vient se baigne ;
Le vent fait sonner son ramage
Dans les mats des bateaux qui geignent
Je suis assaillis par l'écume,
Et les rayons bercent ma tête
J'ai glissé le bout d'une plume
Dans une tresse mi-défaite :
Elle est presque nue dans le soir
Ivre elle a bu dans un trou clair
Une crevasse toute noire
Pleine d'une liqueur de mer
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J'ai lu et relu ce poème avant de déposer mon commentaire à son pied. Je voulais me laisser bercer par cette mélodie simple et douce aux sonorités vacancières. J'aime ces images ourlées de rimes harmonieuses. Tout cela glisse comme un voilier sur une eau bien tempérée. Un vrai plaisir.
Pardon pour mes éventuelles erreurs orthographiques, mais ce commentaire est le produit d'une reconnaissance vocale et ma malvoyance ne me permet pas d'y apporter corrections
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Merci de votre délicat retour.
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Tu y étais presque :)
ça part en sucette à partir du dernier vers du 4° quatrain (le truc extra large qui casse le rythme). Les 2 derniers quatrains me laissent dubitatif ; je ne les vois pas trop collé avec ce qui est avant.
Là-bas le soleil et puis l'eau : le "et puis" est vraiment là pour la métrique, il est artificiel, fait ramer le lecteur (surtout moi).
Le sable marque sous les pas, : marqué, non ?
Le premier quatrain est vraiment extra.
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Bonjour,
J'ai lu et apprécié ce joli poème, j'y vois une belle finesse toute féminine. (Comme si la narratrice de cette scène était une femme).
J'aime beaucoup
"Ces petits points aux cris amers,
Au délicat contour houleux"
et tout le rythme et les sonorités du poème.
Merci pour ce bon moment de Lecture.
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Très beau poème. Je reste un peu intriguée par le titre.
J'aime beaucoup les images … le pont rongé, les bateaux qui geignent. Et ça sent un parfum salé de vacances.
Mercii
Alopex
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Tu y étais presque :)
ça part en sucette à partir du dernier vers du 4° quatrain (le truc extra large qui casse le rythme). Les 2 derniers quatrains me laissent dubitatif ; je ne les vois pas trop collé avec ce qui est avant.
Là-bas le soleil et puis l'eau : le "et puis" est vraiment là pour la métrique, il est artificiel, fait ramer le lecteur (surtout moi).
Le sable marque sous les pas, : marqué, non ?
Le premier quatrain est vraiment extra.
Bonsoir, merci de ton retour, j'aimais bien justement cet effet "extra large" sur le dernier vers du quatrième quatrain, mais je comprends qu'il ait pu t'accrocher l'oreille, pour les deux derniers quatrains ils sont simplement une partie intégrante de l'épisode dont découle ce poème.
Oui ce "et puis" est peut être à changer, j'avais quelques autres idées, je ferai quelques ajustements.
C'est bien "Marque".
A une prochaine fois
Bonne soirée
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Bonjour,
J'ai lu et apprécié ce joli poème, j'y vois une belle finesse toute féminine. (Comme si la narratrice de cette scène était une femme).
J'aime beaucoup
"Ces petits points aux cris amers,
Au délicat contour houleux"
et tout le rythme et les sonorités du poème.
Merci pour ce bon moment de Lecture.
Bonsoir
Des remarques qui me touchent car ce sont autant de points qui me sont cher
Merci de cette attention
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Très beau poème. Je reste un peu intriguée par le titre.
J'aime beaucoup les images … le pont rongé, les bateaux qui geignent. Et ça sent un parfum salé de vacances.
Mercii
Alopex
Merci
Les vacances en effet, qui s'en vont
Bonne soirée
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Un rêve marin qui se construit sans peine à la lecture. J'aime beaucoup, c'est "vivant".
"Voyez vous les oiseaux de mer ?
S'amuser dans les reflets bleus
Ces petits points aux cris amers,
Au délicat contour houleux
Là-bas le soleil et puis l'eau
Sont nus, coupés par l'horizon
Le sable marque sous les pas,
Il sera neuf à marée haute."
Une fois que le décor est posée, on entre dans l'intimité du sujet. Cela rend d'autant plus "ivre".
"Je suis assaillis par l'écume,
Et les rayons bercent ma tête
J'ai glissé le bout d'une plume
Dans une tresse mi-défaite :"