Bonjour Hyzotope,
Quelques remarques me sont venues à la lecture de ton récit, pas forcément à prendre ou à laisser, mais qui pourront peut-être nourrir un peu la réflexion.
Mes jambes apathiques de dirigent avec appréhension vers l'entrée.
La descente aux enfers débute.
Ici, on passe trop vite de l'appréhension à la descente aux enfers - autrement dit, tu ne laisse pas le temps à l'appréhension de s'installer et de se développer chez le lecteur.
Je suis terriblement mal à l'aise. Je veux partir. Mais elle m'attend.
Je me presse.
Ici, et à d'autres moments d'ailleurs, j'ai trouvé que les choses étaient dites de manière trop neutre - pas dans le sens d'une neutralité qui dénote un détachement de la situation de la part du protagoniste, mais dans le sens où j'ai eu l'impression moi de me détacher du personnage.
Plus tôt, dans ton récit, tu fais allusion au fait que le personnage est détaché, d'une certaine manière, jusque de son propre corps, et semble subir la situation plus que d'en être acteur, lorsque tu dis que ce sont ses jambes qui le portent. Pourquoi ne pas continuer sur cette lancée? Par exemple:
"Un malaise me saisit. L'envie me prend de faire demi-tour, mais mes jambes me portent encore un peu plus loin."
Plus qu'un cadavre maintenu par les appareils, forçant les battements de son coeur, obligeant les inspirations de ses poumons. Elle n'en veux plus. Je le sais. De combien de temps la fin va-t-elle être repoussée ? Inutile. Le temps gagné est torture. Je pourrais la libérer. Je dois la libérer.
La aussi, j'ai trouvé que la manière d'exprimer les choses étaient trop neutres par moments.
Sinon, j'ai bien aimé l'ambiance et le côté morbide.
@+