Le Darwinisme Sentimental ou l’hypocrisie amoureuse.
Un homme découvre le monde en s’autodétruisant. En accumulant les expériences malsaines, il comprend l’Amour.
Parmi toutes ses magnifiques créatures, comme il aime les appeler, une réussira à le dévorer. Mais l’amoureuse friande finira par trouver son goût fade et ira stimuler ses papilles ailleurs. Le temps passera puis il se représentera comme buffet.
Il perdra une nouvelle fois sa Calliope, mais cette fois-ci, il le savait déjà. Elle n’existe plus depuis longtemps, mais tel un spectre dansant dans l’ombre, elle l’intrigue encore. L’inspiration qu’elle lui procure l’excite : il l’imagine sa muse et lui l’artiste. Il n’osera jamais se l’avouer mais dans les limbes de son esprit résonne la vérité ; il n’aura pas réussi à la conquérir. Il se pense alors éprit du plus bel et douloureux amour et du plus véritable qu’il soit mais les rares entretiens qu’il aura osés avec son fort intérieur lui révèle un sombre contraire. Il sera difficile de l’accepter mais il comprendra rapidement que son amour ne rime qu’avec possession, domination, conquête et solitude.
Un homme ose parfois expliquer que sa noirceur et même cette malédiction (il ne le sait pas encore, sa jeune conscience lui permet d’avoir l’espoir que ses futures projections ternes ne soit pas prophétie) soit lié à la perte d’un proche. Mais encore une fois, il s’avouera vaincu par sa propre vérité et l’immuabilité de son hypocrite existence.
Un homme pensera voir clair, demain ou après-demain. C’est ainsi qu’il renoncera à toute romance et que sa fleur bleue s’assombrira. Un amour blessant laissa une virilité abusive blessée qui ne tentait finalement que de camoufler une docilité rejetée. À son tour de faner ces bourgeons bleutés et d’éteindre ces lumières naissantes.