Un grand merci pour ta lecture de ce texte, Iva !
Pour te répondre dans l'ordre, et en toute sincérité :
C'est un texte autobiographique ?
Oui, c'est un texte autobiographique, à peine imagé ! Lequel est du reste source d'ennui avec ma mère (toujours vivante) qui l'a lu et m'en veut terriblement d'avoir pu écrire un chose pareille, d'avoir pu ainsi dénaturer, atrophier, saccager la mémoire de feu mon père. Pour elle, ces tragiques événements ne sont jamais, jamais, jamais, arrivés. Et, à n'en pas douter, elle emportera son déni dans son dernier souffle.
J'aime vraiment la manière enfantine de décrire ce texte lourd (émotionnellement, par sa longueur photographique aussi), qui contraste justement avec la gravité de la situation décrite.
Ce texte est issu de mon premier roman "J'ai passé ma jeunesse dans les jardins suspendus de Babylone" qui relate à juste titre mes mémoires de mioche dans le Marais de Paris, dans les années soixante, de ma naissance à mes sept ans, vues à travers mes yeux d'enfant.
J'aime aussi comment le propos "enfantin", encore, détonne avec le sérieux (sur le plan technique, car ça m'parait évident que c'est une histoire travaillée, construite, pensée) de l'écriture.
J'ai mis environ cinq années à concevoir ce roman, à ne pouvoir l'écrire que quand les vibrations extérieures étaient propices à laisser "mon mioche" s'exprimer le plus délicatement, le plus naturellement possible, sans que l'adulte n'intervienne. Cinq ans de gestation donc, mais la cinquantaine de chapitres aura été quasiment écrite d'un seul jet (avec quelques rares ajouts ou retraits postérieurs). Ce "Pas plus de cinq mots" (l'un des plus âpres) fut l'un des derniers que j'ai écrit de tête en marchant sur les sentiers côtiers de Belle-Île-en-Mer. Au retour de cette promenade, je l'ai rédigé d'un trait. Je m'en suis débarrassé ! Et j'ai poussé un grand ouf de résilience !
En dernier lieu, si c'est autobiographique, j'te félicite vraiment. Réussir à transformer une 'mauvaise' expérience, une expérience traumatisante même, en un moteur, en une force, en un talent, et non pas en excuse (comme tous ceux à qui on trouve des "circonstances atténuantes"... sans jugement bien-sûr, malheureusement je n'suis que bien trop au courant qu'il est plus facile de rester à terre que d'se rel'ver !), c'est très fort, d'esprit. Et c'est tourner le malheur en énergie créatrice, positive, et trouver un exutoire (de mon avis) !
Sur les 450 pages où courent ces mémoires, c'est l'unique texte dérangeant qui aura principalement dérouté ma mère (il se situe vers la fin du roman, je l'aurais rédigé en 20 minutes, mais je l'aurais porté 50 ans dans les tripes, comme tu le dis si bien). Les 445 autres pages sont un hommage rendus à mes parents, à ma famille, au petit peuple, et à l'enfant que je fus, mais que je ne suis plus. À mon plus grand regret ! :)
Pour le côté plus "technique", et sans jugement de forme ou de fond (juste l'expression de mon appréciation ^_^), j'ai remarqué :
"La rage lui remonte implacablement.
Des pieds à sa tête."
Formulation maladroite, mais effectivement faite exprès.
"Ce n'est plus mes parents, "
Ce ne sont plus mes parents, me semble ici plus approprié. Après, si on se met du point de vue de l'enfant, ça passe, j'suppose ! Et p'is même, ça fait sens. Mais 'faut pouvoir le savoir, ça ! ^^
Idem ! :)
Bien à toi !
Auteur confirmé ? N'exagérons rien, mais j'écris depuis l'âge de 15 ans, soit environ depuis 40 ans ! Cela commence à faire une paye ! :)
Vieux ou très jeune romancier donc, car j'ai réellement commencé à aborder le roman à l'âge canonique de 50 balais. J'en ai actuellement quatre en chantier, mais pour l'heure je ne suis pas encore publié. Je suis en attente de réponses chez plusieurs éditeurs, entre autre chose pour un recueil de nouvelles que je procrastine à achever ! :)
Par conséquent, you're welcome, si tu m'envoies ton mail par MP sur le MDE, je me ferai un plaisir de te faire découvrir au moins les cinquante premières pages de "J'ai passé mon enfance dans les jardins suspendus de Babylone". :)
Bien à toi !
PS : Sinon, tu es native d'où ? Tu sembles avoir un sacré accent ? :) :) :)
Un grand merci à toi Ben.G pour ta lecture !
La mise en gras n'était pas du tout intentionnelle. Erreur de manip ! :) Je dégraisse tempo !
Et pis je te souhaite bonne chance pour ton manuscrit, même si ce n'est qu'un extrait, je suis sûr qu'il mérite !!
Merci beaucoup pour ce "souhait", mais je ne me fais pas trop d'illusions. Sur la quarantaine de manuscrits envoyés (numériques et courriers), je n'ai eu que 4/5 réponses stéréotypées par e.mail en six mois. Comme tu le sais sûrement, les éditeurs les plus réputés, qui sont sur-saturés, continuent de faire croire aux gogos que les miracles existent par le biais de la Poste. Vaste hypocrisie ! Quant aux petites structures, elles sont prises d'assaut dès la création de leur site sur Internet. J'ai cru comprendre dans un article lu dernièrement que les Français écrivaient beaucoup (que nous serions plus d'un million à tâter plus ou moins de la plume). Et l'auto-édition, me diras-tu ? Comme de juste, là aussi, c'est la foire d'empoigne, et je ne désire pas pour l'heure vendre à tout prix mes petits mots à 1,99 euros sur Amazon. Question d'honneur et de respect ! Autant vendre des saucisses sur un marché ou torcher le cul de mon chat avec mes nouvelles de papier ! :)
Donc, pour l'heure, je prends mon mal en patience. Je continue, je persévère, sans me poser trop de questions. J'attends mon heure, et si cette heure ne vient pas, tant pis, je me serais fait bien plaisir en écrivant mes "conneries". Les plaisirs étant rares sur cette Terre, j'en profite donc à fond ! :)
Bien à toi !
Iva,
3,5 tonnes de Lol ! :) :) :)
Tu as vraiment le chic pour me filer la pêche, la patate, la banane. Bref, je te mets illico presto dans mes favoris "fruits et légumes" pour l'été 2018 qui s'annonce.
Au plaisir de me laisser à nouveau ensevelir par tes macédoines !
Bien à toi !