Bonjour à tous,
Pour ceux qui nieraient l'existence du processus de négation de la réalité : n'allez pas plus loin, ceci n'est que pure fiction.
Pour les autres, c'est moi qui n'irai pas plus loin... pour l'instant. Comme d'habitude, je ne veux pas me mouiller dans une vision qui pourrait se révéler désaccointante. Et puis par là même, je me permets de soulever un problème en vous laissant la piste vierge de traces...
Donc : qu'en est-il de la compréhension de ce phénomène ?
Je reprends le schème du sondage pour préciser :
Niai-je à mes parents mes cigarettes adolescentes pour :
- le goût du risque
- la peur du dévoilement
- le désespoir de leur probable désaccord
Occultai-je cet outrage sur la personne de mon enfance pour :
- le justifier
- le légitimer
- le légiférer
Refusai-je l'annonce de mon cancer pour :
- s'assurer qu'il peut être faux
- continuer à vivre malgré l'hypothèse de la mort
- combattre cet état de fait
et autres exemples de ce type où l'on 'suspend l'exercice de l'irréfutable...
Et la partie immergée de l'iceberg de ton discours m'agite de curiosité !
Développes donc, l'ami, on ne s'en voudra pas de risquer l'irresponsabilité du débat plutôt que la fuite de lui et de nos responsabilités.
Ceci dit je t'arrête tout de suite : le déni n'est pas qu'une question de manquement à notre pouvoir... il peut être l'extrême inverse. Donc l'irresponsabilité n'est pas à échapper, effectivement, mais elle n'est qu'un embranchement partiel du problème... essayons, à la manière de tout bon penseur, d'englober la problématique de fait, et non d'un droit de focalisation favoritiste influencée par la subjectivité...
Là où tu es pertinent est sur la valeur insoupçonnée du déni à l'échelle sociale...
je rejoindrais le débat en effectuant un aller-retour avec l'individu...
- en tant que quelqu'un qui se remet en question, je me nie moi même le plus souvent possible ; c'est le principe de la science d'ailleurs, provoquer l'erreur, qui est à la fois forme de déni de la réalité (par différence entre sa réalité et son imagerie) et source d'un déni naturel qu'on tend à avoir tous (nous nions l'erreur pour ne pas la systémiser, pour ne pas en mourir)...
- en tant que quelqu'un qui doute, force est de constater que je n'ai pas la vérité toujours, ce qui est le constat d'un déni non pas de moi sur la réalité, mais de la réalité sur moi (je pars ptetr un peu loin dans ma formulation, là)
- en tant que quelqu'un qui agit des solutions, je nie tout à fait la réalité afin de la réaliser par déni, justement...
Je sais pas si je suis clair, mais j'ai l'impression que tu veux rentrer dans un détail de l'affaire qui ne peut aboutir à une réponse satisfaisante d'un point de vue synthétique comme d'un point de vue analytique.
Il n'est pas seulement question de ce qu'on nie par aveuglement insupportable, mais bien de toute forme de déni...
Néanmoins je n'en pense pas moins que ton témoignage est valable pour ce qu'il est, puisqu'il constitue un élément du puzzle global.
Au plaisir, et merci sincèrement de ta contribution !