Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: An Expressive Unicorn le 28 Mai 2018 à 13:57:01
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Donne moi naissance, fais moi grandir,
Apprends-moi l'existence, le ressentir.
Sois le comment, peut-être le pourquoi,
Sois tolérant, preux, bête, sournois.
Sois le monde et sois-lui soumis,
À la fois proche du dieu et de la fourmi.
Fais-moi souffrir, sois béni et oni,
Fais-moi sourire de joie ou d'ironie.
Sauve-moi, tue-moi.
Sauve-moi, tue-moi.
Aime-moi, oublie-moi.
Aime-moi, oublie-moi.
Sois la cause tout comme la solution,
À qui la faute ? À la dévolution ?
Tout le même, haineusement différent,
À qui la peine ? Au déférent ?
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hey !
Sois tolérant, preux, bête, sournois.
très forte cette (de)gradation
À la fois proche du dieu et de la fourmi.
tu gagnerai à être plus impactant comme sur des autres vers ici, en réduisant les pronoms
(exemple non exhaustif "A la fois nouveau dieu et fourmi"
Fais-moi sourire de joie ou d'ironie.
et pourquoi pas "et" ? ca donnerai plus d'ironie justement :)
Sauve-moi, tue-moi.
Sauve-moi, tue-moi.
Aime-moi, oublie-moi.
Aime-moi, oublie-moi.
la première phrase j'aime beaucoup, la deuxième manque d'impact je trouve (peut être les consonnes qui me font pas fluides en bouche, ne sais)
mais j'aime beaucoup l'idée de répétition
Sois la cause tout comme la solution,
tout comme bof, un peu lourd. Sois la cause autant que solution ? jisaispas
Hm, j'ai moins saisi cette fin toute en question, je sais pas, ca me parle moins et me laisse un peu sur ma faim, mais je crois comprenre la volonté
Chouette texte en tout cas, mis à part la fin et quelques couacs, l'écriture est bonne et fonctionne
A plus !
PS: tout de même au passage, essayes en passant d'aller commenter les camarades de la section poésie, c'est tout de même plus sympa que de juste poster, pis j'suis sûr que ton avis sera intéressant ;)
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Il y a une jolie musique dans les deux premières strophes et je trouve qu'elles tombent vraiment pile.
Fais-moi sourire de joie ou d'ironie.
Sur ce vers, pour ma part, je suis encore plus radical que Ben : juste "Fais-moi sourire de joie d'ironie".
D'abord (toujours selon mon avis) ça enlace encore plus les deux, puis, à l'oral, je trouve que ça sonne mieux ; "ou", "et" rajoute une syllabe en trop à l'oreille.
Pour les deux dernières strophes, je les trouve un peu balourdes, pieds dans le plat.
Sauve-moi, tue-moi.
Sauve-moi, tue-moi.
Aime-moi, oublie-moi.
Aime-moi, oublie-moi.
Ça me fait penser à un refrain de Christophe Maé ou Grégoire, sans rire — je n'arrive pas à le lire sans un air ringard dans la tête.
Sois la cause tout comme la solution,
À qui la faute ? À la dévolution ?
Tout le même, haineusement différent,
À qui la peine ? Au déférent ?
Et là pareil, ça fait très humanisme de comptoir, binaire.
Tandis que tes deux premières strophes sont beaucoup mieux ciselées — le premier vers que Ben a mis en exergue (la gradation) par exemple, ou encore :
Sois le monde et sois-lui soumis,
À la fois proche du dieu et de la fourmi.
et le rythme est franchement coule, encore une fois.
M'enfin, voilà, ça ne reste que mon avis bien entendu, et avant tout un joli poème.