Bonsoir, merci pour vos avis, j'ai fais quelques changements. Dites moi ce que vous en pensais.
Il était assis là, dans cette pièce lugubre et froide, les coudes posés en pour soutenir sa tête au-dessus de son bureau. Des gouttes de liquide aqueux et salé coulaient de ses yeux. Elles roulaient vers le bas le long de ses joues, jusqu'à chuter sur cette feuille blanche, laissant des éclats de perles rouge. Cette feuille était là, posée devant lui, lui laissant croire que l'angoisse de cette feuille vide était devenu plus forte que l'envie d'écrire. Il était touché par le syndrome de la page blanche. Rien ne pouvait être pire pour lui que de ne pas voir son rêve prendre vie. Depuis petit, il adorait écrire, poser à l'encre ses pensées, ses journées passaient, ses rencontres, sa vie... mais, rien d'extra-ordinaire pour n'être plus qu'un simple journal intime avec les aléas passaient du temps. L'imaginaire le dépassait pour n'être que bien plus que ce qu'il voyait, entendait et touchait. Il devait donc vivre quelque chose de plus fort, de plus stupéfaits, de plus palpitant... Alors, à ce moment précis, où il était que l'ombre de lui-même, il se mettait dans la tête qu'il était trop tard. Ce rectangle blanc face à lui, lui représentait sa vie qui lui semblait vide de sens. Cet état de mal être le gagnait un peu plus chaque jour. En la fixant chaque soir, depuis des jours, des mois et des années, il voyait se dessiner la fin de sa vie.
Sur son bureau, il y avait posé au coin à gauche deux piles de feuilles remplies de mots barrés, de gribouillage, jusque sur la jeté du sol, on pouvait y voir des boulettes de papiers, avec des bouts de feuilles déchirées. On y apercevait des traces de chaussures, pour y deviner que depuis des mois la pièce était infectée du syndrome. À droit sur son bureau, il y avait vers le coin du haut, ses stylos et crayons. On y voyait, l'angoisse qui le rongeait là-dessus, à la vue du bout de ses crayons, capuchons de stylos, mordus et brisé, tel son cœur qui saignait, reflété par une marque de ses dents. Juste en dessous, on pouvait y voir, une arme, un Berreta de 1915. Il se l'était procuré des années plus tôt, dans un moment aussi sombre que celui qu'il était en train de vivre là. Il leva sa tête de ses mains et saisis l'arme dans la main droite, il leva le bras et posa le canon sur la tempe. Il appuya sur la gâchette, sans même prendre de recule. Sa tête allait se poser en deux secondes sur cette feuille blanche, les bras suspendus à son corps. Le sang coulait et allait se rependre, remplissant le bureau de son sang. Ses pensées, ses souvenirs et ses sentiments recouvrirent la feuille jusqu'à tomber sur le sol. Dans cette mare de sang, chaque mot fluait et signifiait tout ce qu'il n'a jamais pu faire paraître. Entre ces deux mondes, celui de la vie et celui de la mort, il voyait ses mots, le guider par un chemin brillant, qui illuminait chacun de ses mots d'une lueur jusqu'à la lumière qui lui ouvrira la porte pour atteindre le monde de l'au-delà. Il décida, de la franchir sans hésitation et sans se retourner sur son chef-d’œuvre de fin, la lumière qui le guidera au paradis... Enfin, selon lui.
Après avoir franchi cette porte, il voyait devant lui, une personne planant au-dessus du sol. Une lumière très étincelante dessinait cette silhouette ne pouvant pas mettre de visage pour y connaître l'identité. Des ailes battaient de chaque côté pour le maintenir hors du sol. Un ange lui apparut devant lui. Une voix l'interpellait, comme un écho tout autour de lui. C'était celle de l'ange, ce présentant comme l'ange de la mort. Devant ces portes de l'enfer et du paradis, cet ange ne sachant pas comment le juger de ses actes, lui proposa une troisième porte, celle de la deuxième chance. D'un conseil, il poussa cet homme vide de sens à prendre la bonne décision afin de pouvoir mieux juger ses actions, bonnes ou mauvaises à sa prochaine visite. Il lui disait de franchir cette troisième porte. Sans aucun savoir sur ce qu'il pouvait y avoir derrière, il décida de s'y aventurer. Il avait tout perdu, donc rien ne pouvait lui arriver de pire. Il salua l'ange de la mort et franchis la porte inconnue pour lui. Il s'avança tout doucement, traversant un nuage de brume. Jusqu'à trouver en face de lui une table en bois recouvert d'une nappe rouge tombant jusqu'au sol et une chaise posée devant la table. Sur cette table, il y avait posé une bougie et des cartes. Derrière, l'attendait une vieille dame, vêtue d'un châle et d'une robe blanche, lui proposait de s'asseoir face à elle. Elle se présenta comme la dictatrice de son destin. L'ancienne lui présenta un jeu de 52 cartes étalées en arc de cercle et retournées face à la table. Elle lui expliqua qu'une nouvelle vie l'attendait sur terre et qu'elle n'avait pas d'autres choix de le mettre à l'épreuve, qu'il devait prendre ceci comme punition pour s'être ôté la vie. Elle lui demanda de choisir quatre cartes, mais cet homme, dévasté par tout ce qu'il venait de se passer, était curieux d'en savoir davantage sur ce qui l'attendait. La vieille dame insista et le convainquit qu'il ne pouvait pas décider de son destin, mais qu'il pouvait le suivre jusqu'à la fin. Sachant qu'il avait mis fin au sien, qu'il avait fui ses responsabilités, qu'il avait abandonné les siens, qu'il avait rejeté l'amour et qu'il avait méprisé son savoir, ses rêves et ses envies, il ne voulait plus revivre cette même expérience. Il pria donc très fort pour sortir les bonnes cartes, telle que la richesse, la beauté, la santé et l'amour.
Il tira les quatre cartes. La vieille dame retourna les cartes une à une, lui donnant la signification de chacune d'entre elles. Elle retourna la dame de cœur, la dame de trèfle droits à lui et la dame de pique, la dame de carreau renversaient face à lui. Elle lui expliqua avec affirmation que la dame de cœur représente une femme très importante qui sera bonne et bienveillante fera partie de sa vie, d'ordre de mariage ou d'amitié sincère. Que la dame de trèfle représente une femme qui sera peut-être une partenaire ou une collaboratrice pour lui venir en aide, que c'est une prédiction favorable et d'une aide bénéfique. Que la dame de pique représente une femme seule, qui indique la solitude mal vécue ou une séparation douloureuse, pourra parfois influencer son jugement. Que la dame de carreau représente une femme qui le rendra responsable de problèmes et de retards, qu'elle sera éloignée géographiquement et affectivement du consultant.
Les quatre cartes choisies, retournées et expliquées, cet homme ne sait plus comment penser et se demande : quand bien même, ça ne l'assurait pas à une nouvelle vie brillante et pleine de joie. Il y aurait quatre dames pour le guider et dicter son destin, alors il ne serait pas seul dans cette nouvelle aventure. Il remercie la vieille dame et lui demanda de le renvoyer sur terre. Elle exécuta sa demande.
La vieille dame oublia de lui préciser, que suite à un suicide, pour vivre à nouveau, un handicap lui serait implanté pour lui rendre la vie un peu plus dure, mais, que ça lui permettrait de mettre un nouveau visage sur la vie elle-même pour se rendre compte qu'elle vaut la peine d'être vécu.
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