yoyo :
autant dans la catharsis il n'y aucun besoin à être inédit, juste la sincérité mène au dépassement des objectifs
un pleur se lâche, il fait du bien
autant dans l'imaginaire il y a ce besoin de retrouver une intériorité propre, un soi qui n'est autrui
un rêve se vit, et il prétend être personnel
autant dans la raison il est même mal vu de répéter, car c'est synonyme de vide à penser
le vrai est vrai, il l'est pour tous, et pourtant chacun se veut en révéler une partie
à partager donc, l'inspiration ?
comme une denrée presque palpable et finie ?
j'ai déjà lancé le débat et mes dents se souviennent du béton, mais je n'en pense pas moins...
Ce petit bien-être quand je lis quelque chose comme ça...
Enfin bon. Vu que le sujet à été remonté je me permets d'y apporter mon avis.
Ce qui est compliqué dans ces situations, quand tu te rends compte après coup qu'il y a de fortes ressemblances avec d'autres oeuvres, c'est de différencier le type de gêne que tu ressens :
- Crains-tu qu'autrui te le fasse remarquer ?
- Est-ce toi que ça gêne personnellement, au détriment du regard des autres ?
J'ai tendance à penser que l'auteur est le tout premier lecteur. Il n'est pas sacré, mais autant que ça lui plaise. En tous les cas, c'est à toi d'être seul juge de la chose. Mais si ça te titille de trop, il vaut mieux y faire quelque chose.
La quête de l'originalité absolue, c'est quelque chose. M'enfin, on est tous les mêmes, à s'inspirer à droite et à gauche et à se poser la question de la limite à ne pas dépasser. Peut-être que notre manière de mouliner nos inspirations en un seul et même écrit apportera son lot d'inspiration pour quelqu'un d'autre, et ça se répète.
Cela dit, j'ai peut-être un exemple qui peut remettre certaines choses en perspectives. Auparavant, je connaissais quelqu'un qui avait une manie en écriture, une manie qui m'agaçait assez, à titre personnel.
Cet homme-là était bien conscient qu'il était fortement influencé par tout ce qu'il regarde en audiovisuel (fan de cinéma). Ce qui fait que souvent, quand il me présentait ses textes à lire, il me disait : "et là, c'est comme dans telle scène dans tel film" ; "et là, le personnage dit ça, comme dans tel autre film" ; "et là, je pense exprimer ça, comme dans ce film-là". Le tout ponctué de dialogues de ses personnages où je l'entendais souvent dire : "c'est en référence à telle oeuvre ou tel personnage."
Ce qui faisait de ses écrits un amas de références plus claires que claires et là, pour le coup, je n'y voyais que peu de créativité, juste du recopiage de scènes marquantes dans son esprit avec quelques idées, par-ci, par-là. Lui apprendre à se défaire de cette habitude et à faire mouliner son imagination a été long, mais la qualité de ses textes et sa satisfaction personnelle lui ont dit merci.
Si un scénario global ressemble à un autre, tant que tu le fais à ta sauce, je ne vois pas le soucis. Il n'y a qu'à voir le nombre de réécriture qui existent, comme la réécriture de contes, c'est souvent assez fascinant, dans d'autres cas moins. Si de petits éléments sont ressemblant, je ne pense pas que ce soit gênant, enfin tout dépend. Aragurn, j'avoue que là, on dirait une parodie à venir :mrgreen:
De toute façon, un texte va être manié et remanié, alors autant qu'il nous soit le plus agréable possible. Si c'est pour le relire avec un pincement dans un coin de la tête qu'on tente tant bien que mal d'ignorer, c'est comme de se dire de son compagnon de vie : "Bon. Il m'a menti assez sévèrement l'autre jour. Mais je l'aime quand même. Mais je n'aime pas le mensonge... Mais je l'aime. C'était pas très classe quand même... Mais je ne me vois pas m'en séparer. Bon, j'ai un peu beaucoup perdu confiance. Mais ça va s'arranger, je crois." Etc.