extraite d'un document dont on n'a pas lieu de se méfierVu que tu ne le cites pas, si je me permets de m'en méfier.
sommes-nous ce que nous pensons que nous sommes ?
En somme, tu me renvoies à ma question... ;)
Perso, je suis un peu partagé : effet de liberté de l'individu, peut-être, mais les effets des populations qui nous habitent ne peuvent être insignifiants....
L'histoire du "fantôme dans la machine" de Ryle.
Et donc, faute de connaissances plus précises, on peut toujours tenter une approche théorique qui puisse unifier les découvertes à mesure qu'elles nous sont communiquées. Un peu comme en physique le "modèle standard" incorpore les faits à mesure de leur observation.
Oui, comme je considère que mon Opinel fait partie de moi ! :D
Dans quelle mesure notre esprit est-il l'objet de cette illusion?Réflexion un peu bateau : l'illusion est ce qui nous permet de contempler le monde.
On saurait alors expliquer les réactions individuelles ou collectives prévisibles.Tiens, ça me rappelle la psychohistoire (https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychohistoire_(Asimov)). Sauf que c'est basé aussi pas mal sur l'analyse statistique.
alors que je ne m'intéresse qu'à mon cas personnel (pourquoi pensé-je ce que je pense et de quoi cela dépend-il ?)Voilà qui me semble la meilleure des analyses. :)
Déjà tu as un élément de réponse dans ta question : tu souhaites rester sur un status quo (garder l'équilibre) et comme tu doutes, tu résistes.
Quelque chose s'oppose à un certain changement dans mes jugements. Comment s'en débarrasser, et est-ce souhaitable de s'en débarrasser pour maintenir un équilibre de la personnalité ?
En somme, ta question est un peu une redite de celle sur la liberte et l'influence des hormones, non ?
Hegel l'exprime autrement. Chez Friedrich Hegel, la dialectique devient, non plus une méthode de raisonnement, mais le mouvement même de l'esprit dans sa relation à l'être : elle est alors conçue comme le moteur interne des choses, qui évoluent par négation et réconciliation
La dialectique résume à elle seule la philosophie de Hegel, auteur de la Phénoménologie de l’Esprit. Ce dernier relate l’aventure de la conscience pour parvenir à exister pleinement en tant que conscience.
La dialectique a inondé la philosophie après Hegel, puisqu’elle se retrouve chez Sartre, Husserl, Heidegger, Habermas, Merleau-Ponty, … Aussi puissant que le cogito, il semble que toute philosophie soit dialectique.
La perception est d’abord conscience immédiate, spontanée puis dans un second temps construction par l’esprit des catégories (qualité, nombre, …).
La dialectique appliquée à l’histoire :
Les phénomènes historiques ne sont que des moments de l’histoire. Chacun d’eux appartiennent à un immense itinéraire logique : tous les moments visent à résoudre les contradictions de la condition humaine.
Ainsi, l’esclavage antique, fondé sur la force et la contrainte, a été remplacé par le christianisme, fondé sur le contraire.
La dialectique comme dépassement des paradoxes :
Chez Hegel, l’une principales questions est : comment résoudre le paradoxe de la connaissance (problème de la représentation du monde) et celui de la volonté (universel). Comment l’universel peut-il être ancré dans la vie ?
Hegel pose trois paradoxes :
– celui du sujet, lequel ne se représente pas le monde, il est aux prises avec lui-même
– celui du corps et de l’âme, autrement dit de la nature et du spirituel
– celui de la différence : comment l’humanité peut-elle être une à travers la multiplicité des volontés individuelles ?
La dialectique est donc ce mouvement ternaire :
– le sujet pose
– le sujet nie
– le sujet nie la négation
La conscience passe donc par trois étapes :
– la conscience cognitive
– la conscience moralisante
– la conscience phénoménologique, stade ultime.
Ainsi, le bouton disparait-il dans l’éclatement de la floraison : la fleur nie le bouton et, en même temps, le conserve.