J’ai aimé « Un flocon célèbre. »
L’impression générale est là. La mission personnelle à devenir célèbre que le flocon s’est donné était ce qui structurait sa vie dans le grand vide de l’atmosphère. Il était différent des autres car ce qu’il voyait était interprété comme un potentiel par rapport à ce qu’il voulait accomplir. Ainsi de la Tour Eiffel... beau mais pas utile pour lui... il était différent.
Mais Oh ! ...Que j’ai été touché par la fin.
Elle valsa et s’affaissa, sans un bruit, dans une ultime pose tristement désarticulée. ... Le flocon changea, sa couleur vira. Un rouge sang consuma le petit élément gelé.
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Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre... Le Martel ! Tu as réussi à embusquer une image choc ! C’est le moins qu’on puisse dire ! Ouf ! J’en suis remué !
En constatant qu’il n’y avait pas de morale à la fin, j’ai cherché la définition de ce qu’est un conte pour adulte. Je ne connaissais pas. Je n’ai pas trouvé de définition, mais j’ai, par contre, trouvé des exemples. Il semble que ce soit une histoire courte qui apporte des images et des impressions fortes. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait de morale. Juste une imagerie forte. Tu as réussi !
Poursuivant mes recherches, j’ai trouvé un exemple dans un journal local :
« Quand j’étais petite, les bébés étaient déposés par l’océan quand la marée se retirait. On voyait des petits derrières plantés dans le sable, et si on les déterrait rapidement on pouvait les garder. Il fallait se lever et aller à la plage de très bonne heure quand on voulait un bébé, parce qu’il y avait toujours des tas de filles sur la grève en train d’en chercher. »
Heather O’Neill, La vie rêvée des grille-pain, Éditions Alto
...et donc je comprends mieux pourquoi ce conte n’a pas de morale... il nous emmène quelque part, il nous fait rêver, puis, nous butons sur le tralala... écrit dans le spoiler
Tu as juste semé quelques indices... une phrase punch, qui tombe de nulle part... et quelques éléments épars comme le gris du décors, et les pieds nus, etc... qui créent d’abord un malaise, la déception, puis à mesure que l’on comprend, l’horreur se développe... c’est réussi !
D’après ce que j’ai lu, il ne semble pas y avoir de limites au conte pour adulte...
Ai-je bien compris ? Si oui, je trouve la formule très intéressante ! Il faudrait que je m’y mette... Merci à toi, Le Martel ! Ouf !