Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: colombo1965 le 04 Mai 2018 à 15:15:22

Titre: L'absence
Posté par: colombo1965 le 04 Mai 2018 à 15:15:22
Sylvia est une femme de 37 ans qui aime la vie, qui est dynamique et qui marche vers l’ idéal qu’elle possède même si celui ci est  souvent aux abonnés absents et si la vie  est un peu dure avec elle par moments. C’est comme cela, tout le monde porte sa croix. Elle est particulièrement courageuse au vu du monde dans lequel elle vit, et elle se défend bec et ongles quand il le faut avec le soutien des siens, de ses quelques amis. Elle affronte et se révolte à sa manière, que ce soit de l’état du monde aux piétons qui ne traversent pas dans les clous. Ca la met en colère.

Elle se pose des questions sur la vie comme par exemple comment être mère sans avoir d’enfants, sans avoir donné la vie. Cette question revient comme une obsession chez elle, depuis qu’elle a atteint l’âge de raison et qu’elle réfléchit à son futur. Ca la travaille, elle trouve cela impossible, voire injuste de ne pas être mère. On ne  peut  pas dire qu’elle ne vit que pour çà, mais un tel problème occupe beaucoup  ses actions et  ses pensées. Devenue adulte, pouvant à son âge procréer, la question de l’enfant s’est posée à la jeune femme qu’elle était. Mais les choses étaient compliquées. A cause de cela, malheureusement, elle  souffre quand elle croise une femme enceinte qui donnera à terme naissance à un bout de chou. Sylvia, elle n’accouchera peut être jamais. Elle le vit comme un désastre, quelque chose que lui aurait envoyé les cieux pour la punir d’ elle ne sait quoi. Elle apprécie d’aborder des jeunes mères dans la rue quand elles promènent leurs jeunes enfants. Peut être a t’elle le sentiment de participer à un rituel sacré qui la rapprocherait de son rêve, à la réalisation virtuelle de ce qu’elle espère totalement, tellement cette obsession la pénètre dans son âme et l’envahit dans son corps. C’est une souffrance de chaque instant tellement ce désir d’enfant la tenaille depuis l’adolescence. Le temps passé n’a rien résolu, il n’a pas  donné de solutions susceptibles  de la rassurer, de la rendre libre d’enfanter et d’élever un enfant.

Il n’y a pas eu de naissance mais le deuil est quand même difficile à vivre. C’est même ce qu’il y a de plus difficile à faire quand on vit cette réalité. C’est le deuil d’enfants qui ne sont pas nés, mais Sylvia est encore là à espérer. Car l’espoir perdurera quand même. Ce désir remonte à loin, dans l’enfance probablement, puis les terribles années de vie d’adulte quand les choses sont censées se faire, sont censées remplir un vide creusé par la nature et l’âge. Comment y résister quand les amies d’avant se marient et ont des enfants. Sans pouvoir partager le même bonheur, sans appartenir à ce « mouvement » de jeunes parturientes, apparemment tel est son destin. Comment faire front et lutter quand on sait que des complications collatérales se poseront toujours des deux côtés, celui de la vie, celui de l’absence. L’enfant n’apparaîtra jamais, personne ne le dorlotera, ne lui donnera le biberon, ne lui changera ses couches… Elle appartient à ce type de femmes capables de faire des exploits mais auxquelles on ne fait pas confiance, par préjugés, par erreurs.Elle est pourtant prête dans sa tête, elle se sent capable, d’autres  autour d’elle ne sont pas aussi optimistes, d’autres  ne vont pas dans ce sens. A son plus grand désespoir.

Et puis elle se sent agressée par cette  société qui  joue beaucoup sur ces sentiments de célébration de la famille  notamment à travers la publicité et les reportages à la télévision. L’arrivée d’un bébé est dans ces cas là toujours annonciateur de bonheur, d’équilibre sentimental, d’épanouissement. De beaux poupons et de jolies mamans résument à eux seuls cet état d’esprit et inaugurent dans les cerveaux toute une philosophie de l’ existence que toutes ne partagent pas, faute d’argent, de partenaires, de maladies... Dans ces conditions de frustrations, la vie est rude tous les jours ; la question demeure : comment se sentir encore complètement femme quand on n’a pas d’enfant. Est on encore une femme ? Faire le deuil de ce qui n’est jamais arrivé relève de la chimère, l’illusion prend la place de la réalité et empire de jours en jours, d’années en années, c’est une forme d’imagination qui je suppose aide à vivre, à avancer avec toujours en tête ce petit être à jamais interdit.

Il devient dur de pouvoir tourner la page pour Sylvia et les autres femmes dans ces conditions. Le deuil n’est pas un deuil, le cœur est arraché à pleine main, le sang et les larmes se répandent sur tout le corps et vont investir l’esprit en créant à l’intérieur des tourments, des angoisses dont il est difficile de contrecarrer la venue. L’irruption du mal engendre des souffrances quelques fois cachées ou à d’autres moments c’est un déluge de larmes qui devient inextinguible, qu’elle ne peut plus arrêter. Toute une vie en prend un coup, à un âge relativement jeune, à la moitié de la vie.

La souffrance que ce manque engendre existera peut être longtemps, Sylvia résistera du mieux qu’elle peut à la douleur dans son corps et peut être ne connaîtra t’elle jamais la réalisation d’un rêve qu’elle contient depuis des années, depuis son adolescence. Cet enfant mort né dans son imagination ne verra jamais le jour et emportera Sylvia dans des chemins sombres de ténèbres. L’enfer sur terre soulagé par la famille, les amis, les personnes de rencontres ici ou là… Il faut savoir se préserver, mettre des gardes-fous autour de soi pour protéger sa sensibilité, sa sensibilité exacerbée et à vif.

Que dire ? Comment en parler sans être indélicat. Le sujet est sensible. Laisser espérer n’est pas la solution. Fermer toutes les portes ouvertes sur la vie non plus. Sylvia devra chercher en elle des forces qu’elle même et son entourage devront lui prodiguer. Comment faire le deuil de ce qu’on a pas eu. En sachant que l’absent demeurera toujours présent dans un coin de son esprit, comme un jardin secret dont elle restera dépositaire des clefs.
Titre: Re : L'abscence
Posté par: Loïc le 06 Mai 2018 à 14:01:19
Salut salut

Un p'tit truc qui ne mange pas de pain et rend la lecture plus sympa : le bouton justifier (les lignes parallèles à côté du centrer, que ce soit sur le forum ou sur ton traitement de texte préféré)

Citer
Sylvia est une femme de 37 ans qui aime la vie, qui est dynamique et qui marche vers l’ idéal qu’elle possède même si celui ci est  souvent aux abonnés absents et si la vie  est un peu dure avec elle par moments.

Une espace en trop avant souvent et après vie
L'idéal qu'elle possède, je comprends l'idée, mais c'est pas très beau.
La répétition de vie n'es pas très heureuses ; de même que le "par moments" qui ponctue la phrase. De même que les trois qui d'entrée.

Citer
C’est comme cela, tout le monde porte sa croix

As-tu besoin du "c'est comme cela" ? Il alourdit beaucoup la phrase alors que le "tout le monde porte sa croix" (pourquoi pas "chacun", d'ailleurs ?) peut avoir pas mal de force et donner quelque chose de sympa.

Citer
Elle est particulièrement courageuse au vu du monde dans lequel elle vit, et elle se défend bec et ongles quand il le faut avec le soutien des siens, de ses quelques amis.

On en est à la troisième généralité en trois phrases. Qu'on rentre dans l'histoire !

Citer
Elle affronte et se révolte à sa manière, que ce soit de l’état du monde aux piétons qui ne traversent pas dans les clous.

On se révolte contre quelque chose, pas de quelque chose.
(Et qu'elle descende de sa voiture, ça ira mieux u_u)
Phrase d'après : manque une cédille à Ça (alt 128 sur PC)

Citer
Elle se pose des questions sur la vie comme par exemple comment être mère sans avoir d’enfants, sans avoir donné la vie.

Je comprends pas
Phrase très très lourde. Ça pourrait être simplifié en "Elle se demande comment, etc."

Citer
Cette question revient comme une obsession chez elle, depuis qu’elle a atteint l’âge de raison et qu’elle réfléchit à son futur.

Idem : "c'est une obsession chez elle, etc."

Citer
Ca la travaille, elle trouve cela impossible, voire injuste de ne pas être mère. On ne  peut  pas dire qu’elle ne vit que pour çà, mais un tel problème occupe beaucoup  ses actions et  ses pensées.

Y a-t-il besoin de tout ça, une fois qu'on sait que c'est une obsession ?
ça sans accent
Une espace en trop après beaucoup et avant ses pensées

Citer
Mais les choses étaient compliquées.

On voudrait bien savoir c'est quoi le problème, nous, plutôt que tu nous dises que c'est compliqué

Citer
comment se sentir encore complètement femme quand on n’a pas d’enfant. Est on encore une femme ?

T'as pas d'autres clichés à nous resservir ?

Citer
Faire le deuil de ce qui n’est jamais arrivé relève de la chimère,

On avait déjà l'idée de deuil un peu plus haut

Citer
, c’est une forme d’imagination qui je suppose aide à vivre, à

Qui est le "je" qui apparait, je crois, pour la première fois ?

Citer
Il devient dur de pouvoir tourner la page pour Sylvia et les autres femmes dans ces conditions.

Souci de syntaxe ici : ces conditions devrait être remonté, sinon ça s'applique à Sylvia et aux autres femmes.

Citer
les personnes de rencontres ici ou là

ça ne veut rien dire.

Citer
Comment faire le deuil de ce qu’on a pas eu. En sachant que l’absent demeurera toujours présent dans un coin de son esprit, comme un jardin secret dont elle restera dépositaire des clefs.

Troisième fois.

J'ai pas franchement aimé. J'ai trouvé que le texte tournait en rond autour du pot, sans aborder le fond du problème. À part son prénom, Sylvia pourrait être n'importe quelle femme qui veut un enfant et n'en n'a pas. Du coup c'est totalement décontextualisé, général, et pas très intéressant à mon sens. Il faudrait au contraire qu'on puisse se sentir proche de Sylvia. Connaitre les épreuves qu'elle a subies (et pas seulement savoir qu'elle en a subies), les vivre avec elle ; vivre avec elles des déceptions quand elle a vu qu'elle ne tombait pas enceinte, quand des partenaires lui ont dit non ; s'il s'agit d'une femme trans, qu'on le sache, qu'on le comprenne ; idem si elle a appris qu'elle ne peut pas avoir d'enfant. Bref, de la consistance au fond.

Au plaisir.
Titre: Re : L'abscence
Posté par: HELLIAN le 06 Mai 2018 à 14:40:05
l'effort est louable, certes...mais , tout cela manque de travail. Les formulation ne sont pas très adroites et le style reste globalement pesant. On dirait le comte rendu laborieux d'une expertise  Psychologique d'un dossier d'assises.
Titre: Re : L'abscence
Posté par: Alan Tréard le 06 Mai 2018 à 15:24:17
Pour ma part, je suis entré en empathie avec cette femme. Je ne sais pas si c'est ma trop grande sensibilité qui m'a entraîné dans ce moment d'intimité, mais j'ai pu y trouver toutes les réponses que j'aurais pu y chercher. Certains passages sont dignes d'un témoignage, à la fois dans leur simplicité et dans leur spontanéité.

Je trouverais difficilement quelque chose à ajouter à ce sentiment qui est en moi, aujourd'hui.
Titre: Re : L'abscence
Posté par: colombo1965 le 07 Mai 2018 à 16:40:57
Bonjour
Ce texte n'est sûrement pas le meilleur que j'ai écrit, et je suis un peu d'accord quand vous dîtes que le style est lourd.
Même si c'est d'ailleurs exagéré, le texte n'est pas trop mal en tant que tel.
Je le reprendrai peut être.
Je l'ai écrit en pensant à quelqu'un qui m'est très proche, c'est donc du vécu avec tout ce que cela suppose de douleur et de frustration.
Merci pour vos retours
Titre: Re : L'abscence
Posté par: Loïc le 07 Mai 2018 à 18:50:03
J'étais venu commenter au cas où tu aurais changé, mais non, tu n'es toujours pas capable de répondre correctement à un commentaire
Titre: Re : L'abscence
Posté par: colombo1965 le 07 Mai 2018 à 20:07:19
J'ai répondu avec les moyens qui sont les miens.
Visiblement, je l'ai fait sans succès.
Ce n'est pas une raison pour me traiter de la sorte.
Je dois peut être me tromper d'adresse sur ce site.
Cordialement
Titre: Re : L'abscence
Posté par: gage le 07 Mai 2018 à 20:10:45
Ne laisse pas à une seule personne plus ou moins acariâtre le pouvoir de te faire quitter ce forum, ce serait dommage.
Titre: Re : Re : L'abscence
Posté par: Loïc le 07 Mai 2018 à 20:34:00
J'ai répondu avec les moyens qui sont les miens.
Visiblement, je l'ai fait sans succès.
Ce n'est pas une raison pour me traiter de la sorte.
Je dois peut être me tromper d'adresse sur ce site.
Cordialement

Clairement, je pense oui, si répondre aux questions et propositions qui te sont faites n'est pas dans tes moyens.
Après, pas besoin de partir en effet,comme dit, je ne perdrai juste plus de temps à commenter quelqu'un qui ne veut pas prendre le temps de répondre.

@Gage tu as visiblement du temps à perdre, je te le laisse donc.
Titre: Re : L'abscence
Posté par: avistodenas le 07 Mai 2018 à 20:56:50
Même si c'est d'ailleurs exagéré, le texte n'est pas trop mal en tant que tel. dixit Colombo.

Colombo, si tu livres ton texte à la critique, tu dois quand même accepter cette critique, et ne pas juger par toi-même si ton texte est bon, ou pas.

Loïc t'en fait une critique sévère, comme si ne pouvaient s'exprimer ici que des talents, mais c'est très bien ainsi. Si tu ne veux récolter que des louanges, signale-le en début de prestation : "Seules seront prises en considération les critiques louangeuses".

Sinon, améliore ton texte en fonction des remarques qui te sont faites, et tu n'es même pas censé toutes les accepter. Mais au moins, si tu estimes devoir le défendre, fais-le donc avec des arguments.

Et d'abord, corrige ton titre : l'absence.

Titre: Re : L'absence
Posté par: colombo1965 le 07 Mai 2018 à 23:13:26
On peut se demander pour quels motifs il commente. Décortiquer mon texte comme il l'a fait, pratiquement phrase par phrase et ne pas ménager ses critiques de cette façon : je me pose une question : pourquoi tant de haine. Qu'est ce qui l'a justifie ? Suis je visé personnellement.
Je veux bien recevoir des critiques mais quand elles sont formulées de façon respectueuse et respectable.
Il y a là un problème de personnalité qui mériterait qu'on s'y arrête.
Est il plus "innommable"dans ses commentaires ou  un plumitif aigri je ne sais pour quelle raison quand il rédige ses textes ?
Ses propositions sont plus ou moins bien trouvées. Cela ne donne pas envie de perfectionner mon texte
Merci à ceux qui me soutiennent.
Cordialement
Titre: Re : L'absence
Posté par: Aléa le 07 Mai 2018 à 23:40:17
Modération



Avant toutes choses : merci de ne pas intervenir intempestivement sur ce sujet pour fournir une hyphotétique polémique, essayons ici de rester dans le cadre du commentaire de texte de colombo.


Par ailleurs Colombo Loic n'a fait aucune attaque envers ta personne, merci de ne pas le faire toi...
Son commentaire est dur, il est vrai, mais reprendre phrase par phrase un texte de cette façon est en grande partie la façon de fonctionner de ce forum, bien que la remarque soit dure elle n'est qu'un avis extérieur que tu peux prendre en compte ou non. Le but de se forum est d'essayer avant tout d'améliorer ses textes, de parfaire son écriture, de se questionner dessus, et bien que nous n'encourageons pas les échanges conflictuel, toute remarque reste bonne à réfléchir, sans se braquer dessus : c'est toujours mieux quand ca se passe en terme d'échange constructif, mais il ne faut pas perdre de vue non plus que ce lieu n'est pas un simple espace de lecture et à le commentaire de loic ne semble présenter aucune haine envers toi...

Tout le monde a sa sensibilité, il ne faut pas l'oublier, dans ses textes comme dans nos échanges, essayons de garder du recul et de préférer le dialogue...

En espérant que vous puissiez communiquer de façon plus tranquille tous les deux, car je ne doute pas qu'aucun ne veut nuire à l'autre. (et que c'est même plutôt l'inverse à la base)



Tcho  ;)
Titre: Re : L'absence
Posté par: Ashka le 07 Mai 2018 à 23:45:03
Bonjour, Colombo1965,

J'étais venu te lire pour ton texte qui m'avait touché, "mon père".

Je viens ici pour te dire que cette fois-ci tu as le mérite d'aborder un sujet délicat qui visiblement t'a ému.

Et pour cela je t'en remercie.  ;)

Citer
Et puis elle se sent agressée par cette  société qui  joue beaucoup sur ces sentiments de célébration de la famille  notamment à travers la publicité et les reportages à la télévision. L’arrivée d’un bébé est dans ces cas là toujours annonciateur de bonheur, d’équilibre sentimental, d’épanouissement. De beaux poupons et de jolies mamans résument à eux seuls cet état d’esprit et inaugurent dans les cerveaux toute une philosophie de l’ existence que toutes ne partagent pas, faute d’argent, de partenaires, de maladies... Dans ces conditions de frustrations, la vie est rude tous les jours ; la question demeure : comment se sentir encore complètement femme quand on n’a pas d’enfant. Est on encore une femme ? Faire le deuil de ce qui n’est jamais arrivé relève de la chimère, l’illusion prend la place de la réalité et empire de jours en jours, d’années en années, c’est une forme d’imagination qui je suppose aide à vivre, à avancer avec toujours en tête ce petit être à jamais interdit.

Je trouve cela très juste.

Merci pour le partage.

Dis-moi si tu veux que je me penche plus en profondeur sur ton texte. Et je te ferai des suggestions avec grand plaisir.

 ;)
Titre: Re : L'absence
Posté par: avistodenas le 08 Mai 2018 à 03:46:52
merci de ne pas intervenir intempestivement sur ce sujet pour fournir une hyphotétique polémique.

Dis donc, Ben G, dois-je me sentir visé par cette hypothétique polémique ???

Je n'intempeste rien du tout, je conseille seulement à Colombo de corriger son texte qui en a bien besoin, à commencer par son titre : c'est bien l'ambition de MdE, si j'ai bien tout compris.
Titre: Re : L'absence
Posté par: gage le 08 Mai 2018 à 08:51:06
Avisto, c'était pour moi...
Titre: Re : L'absence
Posté par: avistodenas le 08 Mai 2018 à 09:04:51
Ah bon ! Alors je retire. :D
Titre: Re : L'absence
Posté par: Loïc le 08 Mai 2018 à 10:28:47
@ Colombo : désolé si tu as trouvé mes remarques méchantes, elles ne l'étaient à aucun moment dans ma tête quand j'ai rédigé. Effectivement, j'ai pas trop l'habitude d'enrober mes phrases, ça prend trop de temps, je préfère être clair et direct, à fortiori quand je commente un adulte présent sur le forum depuis plusieurs années.
Titre: Re : L'absence
Posté par: colombo1965 le 08 Mai 2018 à 10:57:20
En réponse à Ben.G, je me suis senti agressé par les commentaires de Loic, je n'ai pas l'habitude de cela, généralement mes textes sont plutôt bien reçus. Peut être devrais je en tirer des leçons et me remettre à finaliser le texte. Mais ma sensibilité en a reçu un coup.
Quand à Ashka, je suis ravi qu'elle ai apprécié le texte sur mon père. Et autant pour l'absent. J'accepterai volontiers tes conseils sur ce texte ou sur d'autres
Cordialement
Titre: Re : L'absence
Posté par: colombo1965 le 08 Mai 2018 à 11:04:04
Bonjour Loic
Peut être as tu une conception plus élevée de la littérature que moi, ce qui te rends plus exigeant, voire intrangisant (?). J'espère à l'avenir être à la hauteur de tes attentes, aussi bien pour le texte que pour les commantaires
cordialement
Titre: Re : L'absence
Posté par: Ashka le 08 Mai 2018 à 23:30:32
Hello  :)

Voici un petit relevé. Je ne sais pas si je vais t’apporter grand-chose, fais-en bien ce que tu en veux. ;)
Citer
Sylvia est une femme de 37 ans qui aime la vie, qui est dynamique et qui marche vers l’ idéal qu’elle possède même si celui ci est  souvent aux abonnés absents et si la vie  est un peu dure avec elle par moments.
J’aurai peut-être remanié cette phrase du début pour poser le sujet. (trop de « qui », et il me semble qu’on « tend vers un idéal », mais je te suggère autre chose pour éviter la répétition de « vers »)
Je te propose une autre construction de phrase, j’ai inversé des éléments. Ce n’est qu’un exemple, à toi de voir :
« Sylvia est une femme de 37 ans, dynamique,  qui aime la vie et marche vers l’idéal auquel elle aspire, même si celui-ci est  souvent aux abonnés absents, même si la vie,  par moments, est un peu dure avec elle. »
Citer
Elle est particulièrement courageuse au vu du monde dans lequel elle vit, et elle se défend bec et ongles quand il le faut avec le soutien des siens, de ses quelques amis.
"Au vu du monde dans lequel elle vit…" :\? Peut-être quelque chose d’autre, de plus léger à lire (mais ce n’est que moi ;) ) :
« Elle est particulièrement courageuse, "compte tenu" ou "au regard" du monde qui l’entoure, etc… »
Citer
Ca la met en colère.
Ca : alt+128 pour le : Ç
Citer
Elle se pose des questions sur la vie comme par exemple comment être mère sans avoir d’enfants, sans avoir donné la vie.
2 fois « vie », des fois ce n’est pas gênant de répéter un mot, à toi de voir, mais on peut tourner autrement aussi, par ex :
"Elle se pose des questions existentielles, comme par exemple comment être mère sans avoir d’enfants, sans avoir donné la vie. "
Citer
Ca la travaille,
« Ça » la travaille.
Citer
On ne  peut  pas dire qu’elle ne vit que pour çà, mais un tel problème occupe beaucoup  ses actions et  ses pensées.
« ça », j’aurai inversé actions et pensées, et peut-être remplacer « mais un tel problème occupe » par :
"On ne  peut  pas dire qu’elle ne vit que pour ça, mais « ce sujet » occupe beaucoup  ses pensées et ses actions."
Citer
Mais les choses étaient compliquées.
J’aimerai bien savoir ce que sont ces choses compliquées ?  :-[ Mais à toi de voir. Des fois, de simplement suggérer les choses suffit. Cela donne une pudeur au texte. Ce qui n’est pas pour me déplaire. :coeur:
Citer
A cause de cela, malheureusement, elle  souffre quand elle croise une femme enceinte qui donnera à terme naissance à un bout de chou. Sylvia, elle n’accouchera peut être jamais. Elle le vit comme un désastre, quelque chose que lui aurait envoyé les cieux pour la punir d’ elle ne sait quoi.
"À " et espace en trop après le « d’ »
Citer
Peut être a t’elle
Peut-être  a-t-elle (tirets)
Citer
le sentiment de participer à un rituel sacré qui la rapprocherait de son rêve, à la réalisation virtuelle de ce qu’elle espère totalement, tellement cette obsession la pénètre dans son âme et l’envahit dans son corps. C’est une souffrance de chaque instant tellement ce désir d’enfant la tenaille depuis l’adolescence. Le temps passé n’a rien résolu, il n’a pas  donné de solutions susceptibles  de la rassurer, de la rendre libre d’enfanter et d’élever un enfant.
J’aime beaucoup et je trouve que ce que tu écris alors que tu es un homme sur ce sujet est touchant. :coeur: :coeur:
 
Citer
C’est même ce qu’il y a de plus difficile à faire quand on vit cette réalité.
Peut-être remplacer réalité par « situation ». Mais c’est peut-être moins fort ? :
Citer
C’est le deuil d’enfants qui ne sont pas nés, mais Sylvia est encore là à espérer.
« Ce deuil d’enfants », etc.. ?
Citer
Car l’espoir perdurera quand même.
« perdure », rester au présent pour nous rattacher d’une manière plus proche de Sylvia ?
Citer
Ce désir remonte à loin, dans l’enfance probablement, puis les terribles années de vie d’adulte quand les choses sont censées se faire, sont censées remplir un vide creusé par la nature et l’âge.
J’aurai coupé la phrase. Pour faire la rupture entre l’enfance et la vie adulte parce que je n’ai pas trouvé de lien entre les deux périodes dans ta phrase. Il me semble qu’il manque peut-être quelque chose dans cette 2è partie de phrase ? Suggestion :
"Ce désir remonte à loin, dans l’enfance probablement. Puis « sont arrivées » les terribles années de « la »vie d’adulte, quand les choses sont censées se faire, sont censées remplir un vide creusé par la nature et l’âge. ?"
 
Citer
Comment y résister quand les amies d’avant se marient et ont des enfants.
Un point d’interrogation à la fin de la phrase ?
Citer
Sans pouvoir partager le même bonheur, sans appartenir à ce « mouvement » de jeunes parturientes, apparemment tel est son destin.

Pour que ce soit plus percutant, j’aurai coupé :
« Sans pouvoir partager le même bonheur, sans appartenir à ce « mouvement » de jeunes parturientes ? Apparemment, tel est son destin.  »
Citer
Elle appartient à ce type de femmes capables de faire des exploits mais auxquelles on ne fait pas confiance, par préjugés, par erreurs.Elle est pourtant prête dans sa tête, elle se sent capable, d’autres  autour d’elle ne sont pas aussi optimistes, d’autres  ne vont pas dans ce sens. A son plus grand désespoir.
Manque un espace après le point de la 1è phrase. Et un accent sur le A de la dernière phrase: alt+183
Là, également, j’aurai coupé, mais ce n’est qu’une suggestion et peut-être changé « faire des exploits » et erreur au singulier, je crois et un point virgule pour couper un peu, pour repartir dans la phrase après « capable »  … à voir :
« Elle appartient à ce type de femmes capables de soulever des montagnes mais auxquelles on ne fait pas confiance. Par préjugé. Par erreur. Elle est pourtant prête dans sa tête, elle se sent capable ; d’autres  autour d’elle ne sont pas aussi optimistes, d’autres  ne vont pas dans ce sens. À son plus grand désespoir. » ?
Mm que veux-tu dire quand tu écris : d’autres ne vont pas dans ce sens ?

Citer
Et puis elle se sent agressée par cette  société qui  joue beaucoup sur ces sentiments de célébration de la famille  notamment à travers la publicité et les reportages à la télévision.
Peut-être enlever « Et puis » en début de phrase pas nécessaire ?À voir... pas sûre.
Citer
De beaux poupons et de jolies mamans résument à eux seuls cet état d’esprit et inaugurent dans les cerveaux toute une philosophie de l’ existence que toutes ne partagent pas, faute d’argent, de partenaires, de maladies...
Petit espace en trop après le « l’ » d’existence. Et peut-être préciser aussi : de l’existence « que toutes les femmes » ne partagent pas, etc… ?
Citer
Dans ces conditions de frustrations, la vie est rude tous les jours ; la question demeure : comment se sentir encore complètement femme quand on n’a pas d’enfant.
Ha. Du coup il y a encore « femme » ici… suggestion : Comment se sentir complètement entière quand on n’a pas d’enfant ?
Citer
Est on encore une femme ?
Est-on (tiret et pour éviter la redite de femme, peut-être : « En est-on encore une » ?
Citer
Faire le deuil de ce qui n’est jamais arrivé relève de la chimère, l’illusion prend la place de la réalité et empire de jours en jours, d’années en années, c’est une forme d’imagination qui je suppose aide à vivre, à avancer avec toujours en tête ce petit être à jamais interdit.
Mm, il m’a manqué quelque chose quand tu évoques " empire de jour en jour". Et je couperai là aussi, à voir. Suggestion :
"Faire le deuil de ce qui n’est jamais arrivé relève de la chimère. L’illusion prend la place de la réalité et cette illusion « s’impose»  de jours en jours, d’années en années, c’est une forme d’imagination qui, je suppose, aide à vivre, à avancer avec toujours en tête ce petit être à jamais interdit.
Citer
Il devient dur de pouvoir tourner la page pour Sylvia et les autres femmes dans ces conditions.
« ..Sylvia et « ses semblables » pour éviter la répétition de « femmes » ? :\?
Citer
Le deuil n’est pas un deuil, le cœur est arraché à pleine main, le sang et les larmes se répandent sur tout le corps et vont investir l’esprit en créant à l’intérieur des tourments, des angoisses dont il est difficile de contrecarrer la venue.
J’aurai enlevé « le sang » ? À moins qu’il ne fasse référence à quelque chose ?
Citer
L’irruption du mal engendre des souffrances quelques fois cachées ou à d’autres moments c’est un déluge de larmes qui devient inextinguible, qu’elle ne peut plus arrêter.
J’aurai coupé ?
« L’irruption du mal engendre des souffrances quelques fois cachées. À « certains » moments c’est un déluge de larmes qui devient inextinguible, qu’elle ne peut plus arrêter. » ?
Citer
La souffrance que ce manque engendre existera peut être longtemps, Sylvia résistera du mieux qu’elle peut à la douleur dans son corps et peut être ne connaîtra t’elle jamais la réalisation d’un rêve qu’elle contient depuis des années, depuis son adolescence.
"résistera du mieux « qu’elle pourra » ? » et : connaitra-t-elle » (pour les tirets) ;)
Citer
Cet enfant mort né dans son imagination ne verra jamais le jour et emportera Sylvia dans des chemins sombres de ténèbres.
Mort-né (tiret)
Citer
L’enfer sur terre soulagé par la famille, les amis, les personnes de rencontres ici ou là…
Virgule après terre et après « rencontres » ?
Citer
Il faut savoir se préserver, mettre des gardes-fous autour de soi pour protéger sa sensibilité, sa sensibilité exacerbée et à vif.
garde-fous
Citer
Sylvia devra chercher en elle des forces qu’elle même et son entourage devront lui prodiguer.
Mm pas très clair pour moi elle cherche des forces en elle-même et la fin de la phrase laisse suggérer qu’elle doit se les prodiguer, un peu torturé ?
Suggestion :
"Sylvia devra chercher des forces en elle, des forces que son entourage devra également lui prodiguer ?" Je ne sais pas… À voir…
Citer
Comment faire le deuil de ce qu’on a pas eu.
Point d’interrogation à la fin de la phrase ? Et : de ce qu’on « n’ »a pas eu
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En sachant que l’absent demeurera toujours présent dans un coin de son esprit, comme un jardin secret dont elle restera dépositaire des clefs.
Jolie fin :coeur: :coeur: ;)
Titre: Re : L'absence
Posté par: colombo1965 le 09 Mai 2018 à 21:24:15
Merci pour ce retour particulièrement riche en conseils
Je prendrai le temps de revérifier mon texte à l'aune de tes commentaires

Merci encore


Désolé Ashka
J'ai un problème avec le correcteur modifier
Quand je fais une correction, le correcteur n'en tient pas compte
et le texte original revient





Merci d'éviter les doubles posts
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