Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: ernya le 27 janvier 2010 à 14:59:54

Titre: De peinture souillé
Posté par: ernya le 27 janvier 2010 à 14:59:54
Au début, je comptais le garder pour le blind test mais il est un peu long.
J'en suis pas spécialement fière, la base de ce texte devait faire une quinzaine de lignes et ça faisait je ne sais combien de mois que je restais bloquée. Du coup j'ai repris en allongeant, en changeant pas mal voire complètement l'idée de départ, en partant sur autre chose comme tout texte sans plan qui se respecte. Si vous trouvez qu'il y a une différence majeure entre le début et la suite, c'est normal, j'ai préféré laisser le texte aller là où il voulait aller, tant pis si c'est dans un mur.
Que dire de plus ? ah oui le titre ! J'ai pas trouvé mieux, si vous avez une meilleure idée, manifestez-vous^^





Recroquevillé dans le coin sombre de la pièce, un homme tremblait de rage, le corps parcouru de frissons. Ses yeux las semblaient se noyer dans une intense réflexion. Il regardait les morceaux de peinture souillés qui gisaient par terre ; lambeaux de toile déchirés par la sauvagerie du couteau, tristes reflets de son âme.
Partie. Elle était partie alors qu’il aurait voulu la toucher, poser sa main chaude sur son corps, pouvoir se persuader que son existence, il ne l’avait point rêvée.  Mais elle l’avait laissé, seul. Il avait pourtant été un grand artiste, à ses yeux comme à ceux des autres ; il avait réussi à exprimer ce sourire si triste et si doux, ce sourire d’enfant aux joues rouges. Mais désormais il ne restait plus que des traces écaillées sur ses mains, une rugosité sèche et sale qui lui faisait horreur.Dans un coin, un serpent noir et poisseux se frayait un chemin entre les rayures du vieux parquet plein d’échardes. Son pinceau traînait en exil loin de la palette, vieil ami devenu épouvantail. Et lui-même gisait, clochard sans dive bouteille, le teint blême.
 Il regarda son image dans le miroir. Il aurait pu être beau. Il aurait même fait un bon modèle. Il se rapprocha en marchant à quatre pattes, dans un froissement de pantalon et déposa un baiser sur la surface terne ; le froid hérissa ses lèvres. Miroir de malheur. Il hurla et cogna cette porte à jamais fermée. Le verre se craquela et des traces écarlates se frayèrent un chemin sur les éclats. Des fragments tombèrent à terre, d’autres se figèrent, tranchants.

Une heure passa peut-être.

La porte s’ouvrit et une petite fille au cartable rose fit son apparition. Il y eut un murmure, un trottinement et la lumière se fit.  Le bel atelier de papa avait changé et des larmes perlaient de ses yeux. Elle prit peur, elle s’enfuit et ne revint plus. Il avait voulu la protéger de ce monde si triste où les jours de pluie sont plus nombreux que les jours de soleil. Il avait voulu l’étonner, la faire pleurer de bonheur. Mais il n’avait réussi qu’à la faire partir ; terrifiée de le voir sombrer dans le chaos de ses doutes artistiques.

Quelque chose de vicieux le rongeait, le forçait à rester prostré dans cette pièce, dans l’attente d’une illumination qui ne venait pas, qui n’existait peut-être pas. Et les murs autrefois couverts de tableaux bariolés, aux couleurs chaudes, désormais nus, sales, parsemés de zébrures noirâtres le cloîtraient chaque jour un peu plus dans sa langueur. Lui-même s’en voulait de laisser perdurer cette sensation absurde, de jouer à l’artiste maudit. Il aurait voulu se redresser d’un coup, bomber le torse, remettre tout en état, ouvrir les persiennes, plonger son pinceau dans l’orange et peindre un monde de couleurs. Mais il ne connaissait que trop la vanité de cette idée. Son talent s’était consumé comme une bougie, ce n’était plus que le rebut d’une cire noircie et durcie.

Un soir, étouffant, il se décida pourtant à sortir. L’air froid lui fit du bien. Il erra dans les rues et arriva près des quais. Des jeunes s’y amusaient, guitare et bouteilles à la main. Il les observa un petit moment ; leurs visages étaient souriants, une fille à demi assoupie reposait sur les genoux d’une autre et ils semblaient tous sinon heureux du moins sereins. Ils étaient ensemble et partageaient quelques minutes de leur vie là, assis sur les quais de Paris. La jalousie et l’envie s’éveillèrent dans son cœur. Il aurait lui aussi voulu poser sa tête fatiguée sur des genoux, pouvoir tout oublier, sous la nuit tranquille.

De retour chez lui, il se lança dans une étude minutieuse de son répertoire. Il était bien rempli, mais aucun de ses contacts ne correspondait au phare qu’il attendait. Finalement il appela une vieille amie qu'il avait perdue de vue depuis quelques peintures. Elle ne répondit pas. Il était deux heures du matin. Il lui laissa un message assez long, entrecoupé de silences, s’embrouillant à chaque mot, ne sachant guère comment lui avouer dans quel état il se trouvait. Et il attendit. Et il se décida à ouvrir les persiennes, à prendre une douche et à soigner sa main blessée.
Son amie le rappela en début de matinée, inquiète comme à son habitude. Elle lui parla sans s’arrêter, d’un seul souffle, croyant peut-être que si elle s’interrompait, il appuierait sur la détente d’un revolver ou lui raccrocherait au nez. Elle lui proposa de passer chez lui en fin de journée. Il regarda son atelier et lui répondit qu’il n’avait pas fait le ménage. Mais elle semblait avoir déjà décidé de venir vers les huit heures avec de bonnes pizzas.

Elle frappa à la porte et entra d’elle-même, tout comme sa fille avec son cartable rose. Mais elle arborait un grand sourire et deux grosses boîtes en carton. Il la débarrassa de son précieux chargement en l’embrassant rapidement, soudain pressé et gêné. Il la remercia, la félicita pour sa bonne mine, s’enquit des dernières nouvelles, fuyant son regard inquiet et curieux. Ils parlèrent tout leur soûl, il dévora sa pizza et lorsqu’ils eurent fait le tour des réjouissances, il fallut bien se lancer dans le sujet périlleux. Il lui raconta la fille qu’il avait rencontrée et plus ou moins hébergée, sa dispute avec sa femme, son départ, la disparition de sa protégée, la petite qui était venue avec ses couettes, son cartable rose et ses yeux plein d’horreur, sa longue descente dans le gouffre de la déprime chronique et l’agonie de sa création artistique. Elle écouta tout, ne fit aucun commentaire, se contenta de glisser quelques sourires compatissants. Lorsqu’il eut fini la litanie de ses malheurs, elle lui demanda quelques précisions sur cette fameuse jeune femme, et lui conseilla contre toute attente de chercher à la revoir. Elle ne condamna rien, elle lui rappela simplement son rôle de père.

Le lendemain, il partit à la recherche de sa tendre muse des peintures. Il arpenta nombre de rues, visita nombre de cafés, mais elle était introuvable. Une connaissance lui apprit qu’elle était repartie pour le sud, la grisaille de Paris ne l’inspirant guère. Fatigué, déçu et de nouveau tenté par l’appel irrésistible de la défaite, il se traîna jusqu’à son ancienne demeure. Sa femme lui ouvrit nerveusement, les yeux affolés et honteux. Il lui dit qu’il était désolé, qu’il n’était pas venu se jeter à ses genoux implorer son pardon, mais qu’il voulait voir Cécile, leur fille. La petite grignotait son goûter devant des dessins animés. Il s’assit à côté d’elle, caressant ses cheveux bouclés. Il ne savait que lui dire, écartelé entre les rôles de bourreau et de victime. Alors il la prit dans ses bras, serrant son corps comme s’il allait lui dire adieu.

Il partit dès le lendemain. Emmenant deux pulls, un jean, le strict minimum pour sa toilette et sa petite palette. Il était bien décidé à retrouver cette jeune fille. Il irait à Arles, elle avait toujours voulu aller là-bas, peindre des arènes et des oliviers. A peine sorti de la gare, il constata la différence. La Camargue, ses couleurs, ses odeurs avaient quelque chose de sauvage, quelque chose qui l’attirait. Inspirant à pleins poumons le nouvel air, il se laissa guider par les effluves et les belles maisons blanches. Il trouva un petit hôtel dans une rue sympa, avec une jolie vue sur le marché. Il flâna un peu, moins inquiet et torturé que dans la capitale, enfin serein. Il la retrouverait où qu’elle fût. Il fit quelques croquis de terrasses, de rues étroites, d’étendues marécageuses avec au loin des chevaux qui n’étaient plus vraiment blancs. Il visita Nîmes aussi, alla dans les champs d’oliviers, rencontra des écoliers qui cheminaient en riant derrière leur professeur qui leur parlait du vieux Van Gogh. Et il la retrouva, au bout de quelques jours, dans une exposition. Elle reposait ses pieds fatigués en lisant la brochure distribuée, son petit sac multicolore « indien » posé à côté d'elle. Il s’approcha en souriant, content de la voir étonnée puis amusée. Ils sortirent prendre un verre. Elle se moqua un peu de lui, de cet élan qui l’avait poussé à la suivre ; il savait bien qu’elle repartirait au loin, une fois qu’elle aurait vu les merveilles d’Europe. Il n’avait été qu’une simple étape dans son pèlerinage culturel. Il lui reprocha d’être partie sans rien dire, comme un vieux chewing-gum qu’on crache avec désinvolture. Elle lui répondit qu’elle n’était pas douée pour les adieux. Elle était comme ça, ne s’attachait à rien ni à personne, préférait fuir d’un bout à l’autre du continent pour ne plus penser, pour oublier combien elle était seule peut-être. Il ne chercha pas à la faire changer d’avis. Il lui demanda toutefois de passer à son hôtel pour qu’elle lui donne son point de vue sur ses croquis. Ils lui plurent, elle lui conseilla d’autres lieux, d’autres perspectives.
Le lendemain, il ne l’accompagna pas. Il resta encore quelques jours avant de rentrer à Paris. Il se réconcilia peu à peu avec sa femme, alla proposer ces œuvres camarguaises à un ami exposant - sans succès - et peignit de nouveau Paris.
Et quelque part, à Prague peut-être, une jeune femme au sac indien dormait profondément sous le regard attendri d’une palette d’où coulait un filet de peinture.

Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Gros Lo le 27 janvier 2010 à 15:27:17



Citer
ce sourire d’enfant aux joues rouges.
...
les rayures du vieux parquet plein d’échardes.
j'aime bien ces détails


Citer
le froid hérissa ses lèvres craquelées
hérissa ?


Citer
Son talent s’était consumé comme une bougie et face à lui ce n’était plus que le rebu d’une cire noircie et durcie.
lourd (ce qui est souligné). Et "rebu" c'est de reboire... :-¬? "rebut" non ?


Citer
à soigner sa main blessé
ée


Citer
Mais elle semblait avoir déjà décidé de venir vers les huit heures avec de bonnes pizzas.
o/


Citer
Mais elle arborait un grand sourire et deux grosses boîtes de pizza.
j'serais tenté de mettre pizza au pluriel... même si y en a qu'une par boite. Sais pas.


Citer
Il arpenta nombres de rues, visita nombres de cafés
heu, nombre, non ?


Citer
Il irait à Arles
département


Citer
Il visita Nîmes
code postal



Ouais je sais pas si le titre est bien adapté, j'aurais peut-être préféré quelque chose de moins pessimiste.
A part ça j'ai bien aimé, surtout le fait qu'il n'y ait pas de muse dans son sens mythologique. C'est cool, ça marque une évolution, un peu. Voilà, c'est bien écrit mais ça pourrait être une trame de qqch de plus long, peut-être. (Genre ce serait une bonne trame pour un roman court.)
Titre: Re : Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 27 janvier 2010 à 15:46:36
Citer
le froid hérissa ses lèvres craquelées
hérissa ?
oui c'est comme quand t'as froid quoi, jsais pas, jtrouvais que ça sonnait bien

Citer
Mais elle arborait un grand sourire et deux grosses boîtes de pizza.
j'serais tenté de mettre pizza au pluriel... même si y en a qu'une par boite. Sais pas.
ouais j'ai hésité, peut-être au pluriel

(je corrige tout ce qui est fautes :-[)

Citer
Il visita Nîmes
code postal
ahaha, sérieux, tu le connais ?

Ouais je sais pas si le titre est bien adapté, j'aurais peut-être préféré quelque chose de moins pessimiste.
oui, pas faux, jpense pas le garder

A part ça j'ai bien aimé, surtout le fait qu'il n'y ait pas de muse dans son sens mythologique. C'est cool, ça marque une évolution, un peu. Voilà, c'est bien écrit mais ça pourrait être une trame de qqch de plus long, peut-être. (Genre ce serait une bonne trame pour un roman court.)
oui, sauf que moi et la longueur...
sinon c'est cool si t'as bien aimé, marchi.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Gros Lo le 27 janvier 2010 à 15:53:59


Ben, c'est une préfecture donc c'est facile, et c'est 30000.

Ouais pour "hérissa" j'avais compris, c'est juste que pour moi ça s'appliquait plus à des poils, je vois pas trop comme des lèvres peuvent se hérisser, c'est comme si on disait "des lèvres ébouriffées"... je sais pas. Non mais pourquoi pas après tout.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: pehache le 27 janvier 2010 à 18:59:58
Recroquevillé dans le coin sombre de la pièce, un homme tremblait de rage, le corps parcouru de frissons.
(tremblait/ frisson : redondant, non ?)

Ses yeux las semblaient se noyer dans une profonde réflexion. (un peu convenu)

Partie. Elle était partie alors qu’il aurait voulu la toucher, poser sa main chaude sur son corps profané, pouvoir se persuader que son existence, il ne l’avait point rêvée.  Mais elle l’avait laissé, seul et dépouillé. Il avait pourtant été un grand artiste, à ses yeux comme aux autres [Non, là il y a une erreur, fort commune aujourd’hui, d’ailleurs : comme « à ceux des autres »]

ce sourire d’enfant aux joues rouges. (Joli !)

 Dans un coin, un serpent noir et visqueux (Ouais… serpent visqueux, orange orange…) se frayait un chemin entre les rayures du vieux parquet plein(bof) d’échardes. Son pinceau traînait en exil (Joli !) loin de la palette, vieil ami devenu épouvantail. Et lui-même gisait, vieux clochard sans dive bouteille, le teint blême. (vieil,/vieux)
 (…) Beau !
Le verre se craquela et de sinueuses traces écarlates(lourd) se frayèrent un chemin sur les éclats.

La porte s’ouvrit et une petite fille au cartable rose fit son apparition. Il y eut un murmure, un trottinement et la lumière se fit.  Le bel atelier de papa avait changé et des larmes perlaient de ses yeux. Elle prit peur, elle s’enfuit et ne revint plus. Il avait voulu la protéger de ce monde si triste où les jours de pluie sont plus nombreux que les jours de soleil. Il avait voulu l’étonner, la faire pleurer de bonheur. Mais il n’avait réussi qu’à la faire partir ; terrifiée de le voir sombrer dans le chaos de ses doutes artistiques. (Beau §, le « ; » me semble douteux)

Quelque chose de vicieux le rongeait, le forçait à rester prostré dans cette pièce, dans l’attente d’une illumination qui ne venait pas, qui n’existait peut-être pas.(Peut-être bcp de peut-être ?) Et les murs autrefois couverts de tableaux bariolés, aux couleurs chaudes et rutilantes, désormais nus, sales, parsemés ( ?) de zébrures noirâtres le cloîtraient chaque jour un peu plus dans sa langueur. Lui-même s’en voulait de laisser perdurer cette sensation absurde, de jouer ainsi à l’artiste maudit. Il aurait voulu se redresser d’un coup, bomber le torse, remettre tout en état, ouvrir les persiennes, plonger son pinceau dans l’orange et peindre un monde de couleurs. Mais il ne connaissait que trop la vanité de cette croyance. Jamais plus il ne pourrait peindre comme avant. Son talent s’était consumé comme une bougie et face à lui ce n’était ( ?)plus que le rebut d’une cire noircie et durcie.

Un soir, étouffant, il se décida pourtant à sortir. L’air froid lui fit du bien. Il erra dans les rues et arriva près des quais. Des jeunes s’y amusaient, guitare et bouteilles à la main. Il les observa un petit moment ; leurs visages étaient souriants, une fille s’était (deux « étais » de trop ?) à demi assoupie sur les genoux d’une autre et ils (ou elles ?) semblaient sinon heureux du moins sereins. Ils étaient ensemble et partageaient quelques minutes de leur vie là, assis sur les quais de Paris. La jalousie et l’envie s’éveillèrent dans son cœur. Il aurait lui aussi voulu poser sa tête fatiguée sur les genoux de quelqu’un, pouvoir tout oublier, sous ( ?) la nuit tranquille.

De retour chez lui, il se lança dans une étude minutieuse de son répertoire. Il était bien rempli, mais aucun de ses contacts ne correspondait au phare lumineux(redondant) qu’il attendait. Finalement(,) il appela une vieille amie dont il n’avait pas eu de nouvelles depuis plusieurs mois.(plat) Elle ne répondit pas. Il était deux heures du matin. Il lui laissa un message assez long, entrecoupé de silences, s’embrouillant à chaque mot, ne sachant guère comment lui avouer dans quel état il se trouvait. Et il attendit. Et il se décida à ouvrir les persiennes, à prendre une douche et à soigner sa main blessée. Elle le rappela en début de matinée, inquiète comme à son habitude. Elle lui parla sans s’arrêter, d’un seul souffle, croyant peut-être que si elle s’arrêtait,(arrêtes  x 2?) il appuierait sur la détente d’un revolver ou lui raccrocherait au nez. Elle lui proposa de passer chez lui en fin de journée. Il regarda son atelier et lui répondit qu’il n’avait pas fait le ménage. Mais elle semblait avoir déjà décidé de venir vers les huit heures avec de bonnes pizzas.

Elle frappa à la porte et entra d’elle-même, tout comme sa fille avec son cartable rose. Mais elle arborait un grand sourire et deux grosses boîtes de pizzas. Il la débarrassa de son précieux chargement en l’embrassant rapidement, soudain pressé et gêné. Il la remercia, la félicita pour sa bonne mine, s’enquit des dernières nouvelles, fuyant son regard inquiet et curieux. Ils parlèrent de manière volubile(bof), il dévora sa pizza(et de trois !) et lorsqu’ils eurent fait le tour des réjouissances, il fallut bien se lancer dans le sujet périlleux. Il lui raconta la fille qu’il avait rencontrée et plus ou moins hébergée (…) cool….

Le lendemain, il partit à la recherche de sa tendre muse des peintures ( ?). Il arpenta nombre de rues, visita nombre de cafés, mais elle était introuvable. Une connaissance lui apprit qu’elle était repartie pour le sud, la grisaille de Paris ne l’inspirant guère. Fatigué, déçu et de nouveau tenté par l’appel irrésistible de  l’accablante défaite,(que d’adj. !) il se traîna jusqu’à son ancienne demeure. Sa femme lui ouvrit nerveusement, les yeux affolés et honteux(idem). (…)


les effluves odorants( !!!) et les belles(bof) maisons blanches. Il trouva un petit hôtel dans une rue sympa, avec une jolie vue sur le marché. Il flâna dans les rues(x 2), moins inquiet et torturé que dans la capitale, enfin serein(moins inquiet donc inquiet, pas serein)
. Il la retrouverait où qu’elle fût. Il fit quelques croquis de terrasses, de rues étroites, d’étendues marécageuses avec au loin des chevaux qui n’étaient plus vraiment blancs. (Oui !)
‘…) schön…
n’était pas douée pour les adieux et qu’elle n’était qu’un sale(bof) parasite qu’il aurait mieux fait d’oublier. Elle était comme ça, ne s’attachait à rien ni à personne, préférait fuir d’un bout à l’autre(de quoi ?) pour ne plus penser, pour oublier combien elle était seule peut-être. Il ne chercha pas à lui (LA ?) faire changer d’avis. Il lui demanda toutefois de passer à son hôtel pour qu’elle lui donne son avis(X 2) sur ses croquis. Ils lui plurent, elle lui conseilla d’autres lieux, d’autres perspectives.
Le lendemain, il ne l’accompagna pas. Il resta encore quelques jours avant de rentrer à Paris. Il se réconcilia avec sa femme, alla proposer ces œuvres camarguaises à un ami exposant et il peignit de nouveau Paris.
Et ( ?) quelque part, à Prague peut-être, une jeune femme au sac indien dormait profondément sous le regard attendri d’une palette d’où coulait un filet de peinture.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 27 janvier 2010 à 19:08:38
woh, t'as l'oeil fin ^^

dans l'ensemble, t'as raison sur pas mal de points, faudra que je change en effet pas mal de répétitions ou adjectifs qui sonnent faux, d'ailleurs c'est vraiment cool parce que franchement j'avais pas vu autant de trucs qui n'allaient pas, merci.

Par contre, j'ai pas compris quand tu mettais des points d'interrogation.

Encore merci pour ce pinaillage.

Un avis général sur le texte ?
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: pehache le 27 janvier 2010 à 19:09:44
Je te prie de m'excuser, j'ai prodécé à une lecture linéaire, sans donner d'avis global.
J'ai plutôt aimé, mais j'ai cru lire une hésitation entre un style que je qualifierais de brautiganien (qui exigerait plus de §), et une écriture plus classique incluant l'imparfait du subjonctif. Cette hésitation (ou ce que je perçois comme tel), outre mes remarques ponctuelles, m'a un peu gêné.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: pehache le 27 janvier 2010 à 19:11:10
J'ai répondu en même temps que toi...
(Pinaillage ? pas très gentil... Je dirais lecture attentive...)
Les "?" expriment mes doutes sur ces passages.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 27 janvier 2010 à 19:22:18
je conçois rien de péjoratif dans "pinaillage". Au contraire, ça me paraît important pour travailler un texte.

Tes doutes... pas convaincu par la forme, le fond ?

Je ne connais pas ce Brautigan, faudra que je comble cette lacune.
Pour l'hésitation je veux bien te croire, le début est assez... comment dire plus soigné, recherché (sans aucune prétention !), la fin, j'étais moins rigoureuse dans le choix des termes, je l'avoue. C'est peut-être pour ça, je ne me voyais pas continuer dans le même "style" que le début, c'est peut-être une mauvaise chose.

Contente que t'ai plutôt aimé ^^
Titre: Re : Re : De peinture souillé
Posté par: pehache le 27 janvier 2010 à 20:29:25
Ah ça oui!
Lire Brautigan relève de la nécessité.
(Un privé à Babylone, par ex. et pour commencer.)
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: pehache le 27 janvier 2010 à 20:37:33
je conçois rien de péjoratif dans "pinaillage". Au contraire, ça me paraît important pour travailler un texte.

(Pardon, alors.)

Tes doutes... pas convaincu par la forme, le fond ?
Faudrait répondre au cas le cas, tantôt l'un, plus rarement l'autre.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 27 janvier 2010 à 20:52:02
ok, je verrai tout ça... demain. Allez, oui, demain.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Kailiana le 30 janvier 2010 à 11:02:19
Citer
Il aurait lui aussi voulu poser sa tête fatiguée sur les genoux de quelqu’un, pouvoir tout oublier, sous la nuit tranquille.
niveau sonorité, j'aime pas trop "quelqu'un" et j'aurais préféré "tranquille nuit" pour une syllabe de plus
(j'ai essayé de savoir pourquoi je préfère "tranquille nuit" à "nuit tranquille", et je crois que c'ets parce que "pouvoir tout oublier"=6 syllabes et "sous la tranquille nuit" idem si on prononce le e)
Citer
qu’il attendait. Finalement il appela une vieille amie dont il n’avait pas eu de nouvelles depuis plusieurs mois.
j'ai trouvé le début du texte super bien écrit avec un rythme et des sonorités très agréables, mais là j'aime un peu moins. Ca fait plus... enfin... "style normal", moins recherché
Citer
et à soigner sa main blessée. Elle le rappela en début de matinée, inquiète comme à son habitude.
Bon, ok, je comprends à qui renvoie "elle". Mais telle qu'est la phrase on a l'impression que c'est sa main blessée qui le rappelle  :mrgreen:
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dans une rue sympa
"sympa" pas trop ds le ton du texte
Citer
des chevaux qui n’étaient plus vraiment blancs
surtout que pour des personnes qui s'y connaissent en chevaux, les chevaux de camargue sont effectivement gris  :mrgreen:
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des écoliers qui cheminaient en riant derrière leur professeur qui leur parlait du vieux Van Gogh.
deux "qui" à la suite : pas très beau
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Il reconnut sans petit sac multicolore « indien ».
son sac
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comme un vieux chewing-gum qu’on crache avec désinvolture.
  :D j'adore^^
Pour tout le dernier gros paragraphe ("Il partit dès le lendemain.[...]d’autres perspectives. ") je trouve qu'il y a vraiment trop de il/elle... j'ai l'impression que c'est un effet que tu as voulu donner, mais j'aime pas trop


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Ouais je sais pas si le titre est bien adapté, j'aurais peut-être préféré quelque chose de moins pessimiste.
A part ça j'ai bien aimé, surtout le fait qu'il n'y ait pas de muse dans son sens mythologique. C'est cool, ça marque une évolution, un peu. Voilà, c'est bien écrit mais ça pourrait être une trame de qqch de plus long, peut-être.
Complètement d'accord

De manière générale j'ai bien aimé, j'ai trouvé le texte très bien écrit sauf quelques phrases par ci par là que j'ai relevée (elles se remarquent car le reste est bien)
Par contre le dernier paragraphe... je sais pas. A la fin du texte je n'avais pas totalement une impression "d'aboutissement", comme si ça avait été un peu expédié. Je sais pas trop. J'ai moins aimé la fin que le début/milieu. Peut-être que les changements du personnage se passent un peu trop vite.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 30 janvier 2010 à 13:19:28
Citer
Il aurait lui aussi voulu poser sa tête fatiguée sur les genoux de quelqu’un, pouvoir tout oublier, sous la nuit tranquille.
niveau sonorité, j'aime pas trop "quelqu'un" et j'aurais préféré "tranquille nuit" pour une syllabe de plus
(j'ai essayé de savoir pourquoi je préfère "tranquille nuit" à "nuit tranquille", et je crois que c'ets parce que "pouvoir tout oublier"=6 syllabes et "sous la tranquille nuit" idem si on prononce le e)
oui pour le "quelqu'un" mais j'aime pas trop "tranquille nuit"

Citer
qu’il attendait. Finalement il appela une vieille amie dont il n’avait pas eu de nouvelles depuis plusieurs mois.
j'ai trouvé le début du texte super bien écrit avec un rythme et des sonorités très agréables, mais là j'aime un peu moins. Ca fait plus... enfin... "style normal", moins recherché
ouis pas faux, faudra que j'essaye de rendre le phrase moins convenue

Citer
dans une rue sympa
"sympa" pas trop ds le ton du texte
ouais, jverrai

Citer
des écoliers qui cheminaient en riant derrière leur professeur qui leur parlait du vieux Van Gogh.
deux "qui" à la suite : pas très beau
oui

Citer
Il reconnut sans petit sac multicolore « indien ».
son sac
oups!

Pour tout le dernier gros paragraphe ("Il partit dès le lendemain.[...]d’autres perspectives. ") je trouve qu'il y a vraiment trop de il/elle... j'ai l'impression que c'est un effet que tu as voulu donner, mais j'aime pas trop
oui, pas faux, je crois que je le savais en le postant en plus

Par contre le dernier paragraphe... je sais pas. A la fin du texte je n'avais pas totalement une impression "d'aboutissement", comme si ça avait été un peu expédié. Je sais pas trop. J'ai moins aimé la fin que le début/milieu. Peut-être que les changements du personnage se passent un peu trop vite.
ouais, c'est bien pour ça que j'aime pas trop-trop ce texte, mais je pouvais pas que garder le début et je pouvais pas continuer dans le ton du début
et puis aussi, je me suis dit que mélanger les hum "styles" ( ?) ça ne nuirait pas, plutôt que faire quelque chose d'un seul ton durant tout le texte. Enfin ça justifie pas le fait que la fin soit un peu rapide, pour ça, je suis d'accord avec toi. J'ai jamais aimé les histoires de couple, rentrer dans ses tentatives de pardon, ça me branchait pas, donc voilà hop ellipse. Mais peut-être que je peux trouver quelques trucs pour rendre ça moins "il rentre et tout va pour le mieux"

merci  ^^


Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Zacharielle le 30 janvier 2010 à 14:40:22
Je viens de revoir Là-haut et je voyais trop ton bonhomme comme monsieur Freidericksen (me demandez pas comment ça s'écrit), avec un côté très touchant dans sa détresse. J'ai découvert Heroes jeudi et l'atelier, je le voyais comme celui dans la série. Bref, l'alliance des deux, c'était pas mal. J'ai beaucoup aimé, en particulier la simplicité apparente de la petite histoire et les personnages qui la "ponctuent", qui se suivent sans heurt. Encore une fois, je sais pas m'expliquer...
Et le titre est beaucoup trop décalé par rapport au ton général, il est pas attirant du tout xD Je sais pas, au hasard : "La palette sèche", "Son pinceau traînait en exil" (tiens !) ou qu'est-ce que je peux proposer encore... euh... Non, je sais pas, désolée  ><

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Il avait pourtant été un grand artiste, à ses yeux comme à ceux des autres ; il avait réussi à exprimer ce sourire si triste et si doux, ce sourire d’enfant aux joues rouges. Mais désormais il ne restait plus que des traces écaillées sur ses mains, une rugosité sèche et sale qui lui faisait horreur.
J'aime beaucoup.

Citer
entre les rayures du vieux parquet plein d’échardes.
Cool !!

Citer
Son pinceau traînait en exil loin de la palette, vieil ami devenu épouvantail.
Id.

Citer
La porte s’ouvrit et une petite fille au cartable rose fit son apparition. Il y eut un murmure, un trottinement et la lumière se fit.  Le bel atelier de papa avait changé et des larmes perlaient de ses yeux. Elle prit peur, elle s’enfuit et ne revint plus. Il avait voulu la protéger de ce monde si triste où les jours de pluie sont plus nombreux que les jours de soleil. Il avait voulu l’étonner, la faire pleurer de bonheur. Mais il n’avait réussi qu’à la faire partir ; terrifiée de le voir sombrer dans le chaos de ses doutes artistiques.
:) seulement c'est ce qu'il y a après le point virgule qui me chiffonne, c'est un peu trop convenu. Le reste, le sujet n'est pas fondamentalement innovant mais la manière dont tu le traites le fait oublier. Ici ça donne un côté un peu artificiel. Je serais d'avis de supprimer en ajoutant "terrifier" à "faire partir". Suggestion, hein.

Citer
Et les murs autrefois couverts de tableaux bariolés, aux couleurs chaudes et rutilantes, désormais nus, sales, parsemés de zébrures noirâtres le cloîtraient chaque jour un peu plus dans sa langueur. Lui-même
^ + ^ = ^^

Citer
Jamais plus il ne pourrait peindre comme avant. Son talent s’était consumé comme une bougie et face à lui ce n’était plus que le rebut d’une cire noircie et durcie.
La première phrase est trop "classique" par rapport à la seconde, qui a plus de force.

Citer
De retour chez lui, il se lança dans une étude minutieuse de son répertoire.
A la première lecture j'ai pas fait attention, mais à la deuxième j'ai associé "répertoire" à "répertoire musical" plutôt que celui à côté du téléphone  ::)

Citer
Il lui laissa un message assez long, entrecoupé de silences, s’embrouillant à chaque mot, ne sachant guère comment lui avouer dans quel état il se trouvait.
Arf j'aime pas sur les répondeurs maintenant (enfin, ça fait un petit temps déjà) on peut réécouter son message et le modifier >< Je pensais que t'allais parler de ça, en disant qu'il avait pas envie de se réentendre etc. Mais bon, ça aurait alourdi xD

Citer
Le lendemain, il partit à la recherche de sa tendre muse des peintures.
J'ai bugué dessus. C'est à la fois "sa" muse et celles "des" peintres en général ? Strange.

Citer
La Camargue avait quelque chose de sauvage, quelque chose qui l’attirait. Les couleurs, les odeurs lui donnaient une furieuse envie de peindre.
Ici aussi un poil trop "convenu".

Citer
Il trouva un petit hôtel dans une rue sympa, avec une jolie vue sur le marché.
J'aime bien le "sympa".

Citer
Elle était comme ça, ne s’attachait à rien ni à personne, préférait fuir d’un bout à l’autre du continent pour ne plus penser, pour oublier combien elle était seule peut-être.
La partie de la phrase après la virgule fait trop classique là aussi.

Voilà voilà.
Titre: Re : Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 30 janvier 2010 à 15:01:07
Je viens de revoir Là-haut et je voyais trop ton bonhomme comme monsieur Freidericksen (me demandez pas comment ça s'écrit), avec un côté très touchant dans sa détresse. J'ai découvert Heroes jeudi et l'atelier, je le voyais comme celui dans la série. Bref, l'alliance des deux, c'était pas mal. J'ai beaucoup aimé, en particulier la simplicité apparente de la petite histoire et les personnages qui la "ponctuent", qui se suivent sans heurt. Encore une fois, je sais pas m'expliquer...
Et le titre est beaucoup trop décalé par rapport au ton général, il est pas attirant du tout xD Je sais pas, au hasard : "La palette sèche", "Son pinceau traînait en exil" (tiens !) ou qu'est-ce que je peux proposer encore... euh... Non, je sais pas, désolée  ><
lol, j'avoue ne pas avoir pensé au vieux monsieur de Là-Haut, ni à Heroes que je n'ai jamais regardé. Et... je ne me souviens plus trop qui a été le modèle
ouais, je sais bien que le titre va pas, je voulais un truc avec la peinture... je sais pas, je suis dans le flou total à ce sujet ><

Citer
La porte s’ouvrit et une petite fille au cartable rose fit son apparition. Il y eut un murmure, un trottinement et la lumière se fit.  Le bel atelier de papa avait changé et des larmes perlaient de ses yeux. Elle prit peur, elle s’enfuit et ne revint plus. Il avait voulu la protéger de ce monde si triste où les jours de pluie sont plus nombreux que les jours de soleil. Il avait voulu l’étonner, la faire pleurer de bonheur. Mais il n’avait réussi qu’à la faire partir ; terrifiée de le voir sombrer dans le chaos de ses doutes artistiques.
:) seulement c'est ce qu'il y a après le point virgule qui me chiffonne, c'est un peu trop convenu. Le reste, le sujet n'est pas fondamentalement innovant mais la manière dont tu le traites le fait oublier. Ici ça donne un côté un peu artificiel. Je serais d'avis de supprimer en ajoutant "terrifier" à "faire partir". Suggestion, hein.
j'avoue ne pas avoir compris ton idée :-[

Citer
Jamais plus il ne pourrait peindre comme avant. Son talent s’était consumé comme une bougie et face à lui ce n’était plus que le rebut d’une cire noircie et durcie.
La première phrase est trop "classique" par rapport à la seconde, qui a plus de force.
faut que je relise, je peux peut-être la supprimer

Citer
De retour chez lui, il se lança dans une étude minutieuse de son répertoire.
A la première lecture j'ai pas fait attention, mais à la deuxième j'ai associé "répertoire" à "répertoire musical" plutôt que celui à côté du téléphone  ::)
rho. Pourtant si tu vas sur ton portable, ça s'appelle comme ça :huhu:

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Il lui laissa un message assez long, entrecoupé de silences, s’embrouillant à chaque mot, ne sachant guère comment lui avouer dans quel état il se trouvait.
Arf j'aime pas sur les répondeurs maintenant (enfin, ça fait un petit temps déjà) on peut réécouter son message et le modifier >< Je pensais que t'allais parler de ça, en disant qu'il avait pas envie de se réentendre etc. Mais bon, ça aurait alourdi xD
ah ? t'as déjà refait un message sur un répondeur ? moi jamais. Par contre j'ai toujours trouvé ça stressant un répondeur, tu sais pas quoi dire :mrgreen:

Citer
Le lendemain, il partit à la recherche de sa tendre muse des peintures.
J'ai bugué dessus. C'est à la fois "sa" muse et celles "des" peintres en général ? Strange.
Le possessif c'est parce qu'il l'aime bien. Et "muse de la peinture" c'est moche. Elle lui a inspiré plusieurs peintures donc "des".

Citer
La Camargue avait quelque chose de sauvage, quelque chose qui l’attirait. Les couleurs, les odeurs lui donnaient une furieuse envie de peindre.
Ici aussi un poil trop "convenu".
Ouais...

Citer
Il trouva un petit hôtel dans une rue sympa, avec une jolie vue sur le marché.
J'aime bien le "sympa".
Hahaha, pas d'accord avec Kail', quoi.

Citer
Elle était comme ça, ne s’attachait à rien ni à personne, préférait fuir d’un bout à l’autre du continent pour ne plus penser, pour oublier combien elle était seule peut-être.
La partie de la phrase après la virgule fait trop classique là aussi.
hm.. j'avoue que je sais pas, c'est convenu en quel sens ? fond ? forme ? jveux bien l'enlever si on comprend en sous-entendu qu'elle veut oublier qu'elle est seule, je changerai pas le fond quoi.

merki  ^^
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Kailiana le 30 janvier 2010 à 15:12:34
Citer
Citer
Le lendemain, il partit à la recherche de sa tendre muse des peintures.
J'ai bugué dessus. C'est à la fois "sa" muse et celles "des" peintres en général ? Strange.
J'avoue que j'ai également trouvé ça étrange, ça a dû arrêter ma lecture quelques secondes.
Titre: Re : Re : Re : De peinture souillé
Posté par: Zacharielle le 30 janvier 2010 à 19:59:08
Citer
Citer
La porte s’ouvrit et une petite fille au cartable rose fit son apparition. Il y eut un murmure, un trottinement et la lumière se fit.  Le bel atelier de papa avait changé et des larmes perlaient de ses yeux. Elle prit peur, elle s’enfuit et ne revint plus. Il avait voulu la protéger de ce monde si triste où les jours de pluie sont plus nombreux que les jours de soleil. Il avait voulu l’étonner, la faire pleurer de bonheur. Mais il n’avait réussi qu’à la faire partir ; terrifiée de le voir sombrer dans le chaos de ses doutes artistiques.
:) seulement c'est ce qu'il y a après le point virgule qui me chiffonne, c'est un peu trop convenu. Le reste, le sujet n'est pas fondamentalement innovant mais la manière dont tu le traites le fait oublier. Ici ça donne un côté un peu artificiel. Je serais d'avis de supprimer en ajoutant "terrifier" à "faire partir". Suggestion, hein.
j'avoue ne pas avoir compris ton idée :-[
Je veux dire que pour l'ensemble du texte c'est pas forcément la révolution mais que sur cette phrase-ci le "classique" ressort +.


Citer
rho. Pourtant si tu vas sur ton portable, ça s'appelle comme ça :huhu:
Ui, ui.

Citer
ah ? t'as déjà refait un message sur un répondeur ? moi jamais. Par contre j'ai toujours trouvé ça stressant un répondeur, tu sais pas quoi dire :mrgreen:
Wai, justement quand je cafouille trop je profite de cette option pour le refaire un peu mieux xD

Citer
Le possessif c'est parce qu'il l'aime bien. Et "muse de la peinture" c'est moche. Elle lui a inspiré plusieurs peintures donc "des".
Ouais mais n'empêche, au final ça fait une phrase un peu bancale.

Citer
Citer
Elle était comme ça, ne s’attachait à rien ni à personne, préférait fuir d’un bout à l’autre du continent pour ne plus penser, pour oublier combien elle était seule peut-être.
La partie de la phrase après la virgule fait trop classique là aussi.
hm.. j'avoue que je sais pas, c'est convenu en quel sens ? fond ? forme ? jveux bien l'enlever si on comprend en sous-entendu qu'elle veut oublier qu'elle est seule, je changerai pas le fond quoi.
Les deux, le fond et la forme, le truc de "je vais partout, je vois plein de monde, je fais ce que je veux de ma vie mais au final je suis tout seul". Mais bon, c'est que y'a un fond de vérité xD
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Verasoie le 05 février 2010 à 21:16:34
Lu ! Je m'attendais aussi à quelque chose de plus pessimiste à cause du titre ^ ^

Citer
Il lui reprocha d’être partie sans rien dire, comme un vieux chewing-gum qu’on crache avec désinvolture.
Si c'est elle qui part et que c'est lui le chewing-gum, la phrase est mal construite. (De l'avoir abandonné comme un vieux chewing gum ?)

J'ai bien aimé, le personnage est très intéressant à cerner au début je trouve, la déchéance dans laquelle on le voit, puis l'apparition de la petite, on se demande comment ça va évoluer etc.
Par contre j'ai aussi trouvé la fin trop abrupte... mais pour moi l'endroit où le changement pêche n'est pas le fait que le personnage finisse par retourner à Paris, ce que je trouve, après coup, plus surprenant est sa capacité rapide à apprécier la Camargue... à peine sorti du train, je trouve la rupture trop rapide d'autant que le début et le titre nous mettent dans une ambiance plus pessimiste.


Sinon rien à voir mais :

Citer
c'est comme si on disait "des lèvres ébouriffées"...
J'adore l'idée. XD


Oh, et j'ai aussi été surprise par le personnage, je pensais aussi voir arriver une muse mythologique ^ ^
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 05 février 2010 à 21:37:45
[ je pense garder ma "muse des peintures", la formule m'est venue comme ça et c'est le genre de formules que je me vois pas changer parce que je les trouve hum... :-[... bien inspirées, XD]



Hm. Ouais c'est vrai qu'il est tout de suite touché par la Camargue. C'est peut-être trop rapide, c'est vrai. Je sais pas trop. Il allait déjà un peu mieux (il est sorti de sa léthargie isolée :mrgreen:).

Citer
Il lui reprocha d’être partie sans rien dire, comme un vieux chewing-gum qu’on crache avec désinvolture.
Si c'est elle qui part et que c'est lui le chewing-gum, la phrase est mal construite. (De l'avoir abandonné comme un vieux chewing gum ?)
oui c'est vrai, mais en fait ça se rapporte plus à "sans rien dire"
enfin moi je le voyais comme ça, elle est partie comme....
non ?


Citer
c'est comme si on disait "des lèvres ébouriffées"...
J'adore l'idée. XD
XD, moi aussi je trouve ça fun, ça me fait penser au petits bouts de peau blanche quand t'as les lèvres hyper gercées :huhu:

 merci Vera ^^
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Verasoie le 05 février 2010 à 21:46:19
Citer
oui c'est vrai, mais en fait ça se rapporte plus à "sans rien dire"
enfin moi je le voyais comme ça, elle est partie comme....
non ?

Donc c'est bien elle le chewing-gum ? (pardon pour l'expression mdr). Partie et disparu de sa vie comme un chewing gum à la poubelle ? Sinon je vois pas ce que tu as voulu dire ^ ^'
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 05 février 2010 à 21:52:42
non c'est lui le chewing-gum

mais hum l'idée de partir sans rien dire est comparée au fait de cracher un vieux chewing-gum par terre, c'est une comparaison avec dedans une métaphore si tu veux ^^
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Verasoie le 05 février 2010 à 22:04:21
D'accord, je vois ^ ^ C'est bien à ça que j'avais pensé en premier, du coup, mais ça fait que dans la deuxième partie de la phrase le sujet n'est plus le même, la comparaison devrait se rapporter à la femme, grammaticalement parlant, non ? Enfin je pinaille, c'est compréhensible, mais ça me paraissait bizarre ^ ^
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Kathya le 11 février 2010 à 22:23:40
L'ambiance du début du texte est superbe, on ressent vraiment le désarroi du personnage qui imprègne presque l'appartement si je puis dire. :D

J'ai juste buté un peu sur la première phrase...
Citer
Recroquevillé dans le coin sombre de la pièce, un homme tremblait de rage, le corps parcouru de frissons.
Même si trembler et frissonner n'ont pas le même sens et la même intensité, ça m'a gênée aussi.


J'ai moins apprécié la suite, certes tout cela s'ouvre vers un rayon de soleil, il paraît logique que le ton soit plus léger, mais ça me semble aussi moins sérieux, moins convaincant. Peut-être qu'on sent un peu trop venir le happy end, je ne sais pas. :roll:

Très beau texte. ^^
Titre: Re : Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 11 février 2010 à 22:49:20
J'ai juste buté un peu sur la première phrase...
Citer
Recroquevillé dans le coin sombre de la pièce, un homme tremblait de rage, le corps parcouru de frissons.
Même si trembler et frissonner n'ont pas le même sens et la même intensité, ça m'a gênée aussi.
oui, c'est vrai, faudrait que je trouve quelque chose pour garder l'idée de rage tout en changeant le verbe, mais j'ai du mal :-¬?

J'ai moins apprécié la suite, certes tout cela s'ouvre vers un rayon de soleil, il paraît logique que le ton soit plus léger, mais ça me semble aussi moins sérieux, moins convaincant. Peut-être qu'on sent un peu trop venir le happy end, je ne sais pas. :roll:

Très beau texte. ^^
c'est marrant parce que la dernière phrase contraste vachement avec le paragraphe précédent :mrgreen:
(vous avez remarqué que la douleur c'est souvent convaincant dans un texte, mais que convaincre d'un bonheur, c'est hyper dur ?)
et moi je ne le vois pas vraiment comme un happy end. Et je suis pas convaincue que sa vie s'ouvre sur de bons auspices. Mais bon je suis rarement convaincue du "bonheur" de mes personnages. Oui, je suis pessimiste.
En fait je voulais que les derniers mots soient quand même un peu hum glauques.  Mais ça vous a pas marqué apparemment. Tant pis :huhu:

merci !
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Kathya le 11 février 2010 à 23:31:25
Je dis pas que c'est la panacée pour tes personnages, mais le peintre qui était au fond du gouffre reprend une existence "normale".

Et je ne suis pas d'accord avec ta remarque sur le bonheur/la douleur des personnages. S'il s'appesantissait sur ses malheurs dans la seconde partie du texte et s'ouvrait les veines, je pense que j'aurais trouvé ça lourdingue.  :P
(En fait je dois être généralement convaincue ni par l'un ni par l'autre. *sort*)

Pour mes commentaires c'est que la dernière phrase signe mon impression générale. (C'est pour compenser le fait que parfois je pinaille tellement que j'oublie de préciser que j'ai aimé ou pas aimé le texte. x'D)

C'est pas pour les sentiments décrits, c'est plus pour l'impression générale, le début me semble plus abouti.

Pour moi la fin était pas glauque, chacun son interprétation. Je comprenais juste que le peintre et sa "muse" voyaient une fois de plus leurs existences diverger, et qu'elle poursuivait aussi ses rêves de son côté. (J'imaginais la fille endormie à côté d'une palette qui dégouline, genre elle a succombé au sommeil malgré une oeuvre trop prenante pour qu'elle l'abandonne)...
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Zacharielle le 12 février 2010 à 07:48:05
(on dit aussi "bouillir de rage" pour remplacer "trembler" ?)
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: shi le 12 mars 2010 à 21:09:10
La fin est très bien comme elle est, c'est vrai que c'est différent du début mais c'est d'autant mieux. Le début me fait penser à un de ses films sud coréens existentialistes qui donnent de se jeter dans la Tamise (pire que la Seine),très bien mais atrocement déprimant, mais la fin sans être superficielle est plus légère tout en restant dans la logique du texte et ça c'est amirable...Tu n'as pas cédé à la tentation de l'énorme cliché de l'artiste incompris qui fuit sa famille pour poursuivre une muse illusoire qui veut à peine entendre parler de lui, tu n'imagines pas à quel point je t'en suis reconnaissante.  :huhu:.
Titre cool  ^^.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 12 mars 2010 à 21:53:46

Citer
Le début me fait penser à un de ses films sud coréens existentialistes qui donnent de se jeter dans la Tamise (pire que la Seine),très bien mais atrocement déprimant,
lol, tu me montreras un de ces jours ? :-¬?

Citer
mais la fin sans être superficielle est plus légère tout en restant dans la logique du texte et ça c'est amirable...
huhu, j'adore la faute de frappe, ça pourrait faire un adjectif du genre amirable = se conduire en amiral... ou pas ><
Citer
Tu n'as pas cédé à la tentation de l'énorme cliché de l'artiste incompris qui fuit sa famille pour poursuivre une muse illusoire qui veut à peine entendre parler de lui, tu n'imagines pas à quel point je t'en suis reconnaissante.  :huhu:.
ouais, coucouche panier la Muse pour ce texte-là
bien que l'idée d'artiste incompris soit plaisante, c'est quand même mieux qu'il reste intégré dans la société

bref, merci ^^
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: kymme_14 le 13 mars 2010 à 18:00:39
Wow! Je n'ai rien de constructif à dire, désolé, mais de toute façon, je ne pourrais même pas me permettre une critique.. C'est sublime! Enfin, à mon avis (je sais que je m'y connais beaucoup moins bien que la plupart des gens d'ici à propos de critiques et tout ça), je trouve ce texte super bien écrit et très joli! Je l'adore :huhu: J'ai beaucoup aimé te lire.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Matt le 16 mai 2010 à 18:22:13

Citer
sans dive bouteille, le teint blême.

Je ne dois pas connaitre l'expression, "dive" ?

Citer
Alors il déposa

J'aurais inversé, pour garder le rythme > "Il déposa alors..."

Citer
où les jours de pluie sont plus nombreux que les jours de soleil.

Assez lourd selon moi. Surtout, "que les jours de soleil".

Citer
Son talent s’était consumé comme une bougie et face à lui ce n’était plus que le rebut d’une cire noircie et durcie.

J'aime.  ^^

Citer
et ils semblaient tous sinon heureux du moins sereins.

Heu... Je n'ai pas compris + lourd.

----------

Cela me gêne de dire ça, mais je n'ai pas bien accroché au texte. Déjà, je trouve qu'il y a trop de passages descriptifs. Sinon le texte est bien écrit et se lit, rien à dire là-dessus... mais voilà, venant de toi, j'ai vu mieux. J'espère que tu ne m'en voudras pas.  :-[
Titre: Re : Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 16 mai 2010 à 18:40:39
@Kymme : oups ! j'avais pas répondu. Et bien euh merci !

@Matt:

Citer
sans dive bouteille, le teint blême.

Je ne dois pas connaitre l'expression, "dive" ?
yep, ça vient de Rabelais "la dive bouteille"
je me souviens plus trop mais il y a un jeu sur divin-vin, je crois :huhu:

Citer
Alors il déposa

J'aurais inversé, pour garder le rythme > "Il déposa alors..."
hors contexte, comme ça, je sais pas, peut-être, je relirai

Citer
et ils semblaient tous sinon heureux du moins sereins.

Heu... Je n'ai pas compris + lourd.
et bien ils sont pas heureux, ils sont sereins
peut-être un peu lourd en effet

Cela me gêne de dire ça, mais je n'ai pas bien accroché au texte. Déjà, je trouve qu'il y a trop de passages descriptifs. Sinon le texte est bien écrit et se lit, rien à dire là-dessus... mais voilà, venant de toi, j'ai vu mieux. J'espère que tu ne m'en voudras pas.  :-[
XD. Descriptif. C'est marrant, ça doit être la première fois qu'on me fait ce reproche, surtout que j'abhorre littéralement les descriptions. Mais c'est vrai que c'est peut-être pas très dynamique en soi.
Quoi qu'il en soit, non, je ne t'en veux pas, lol. Et je sais bien qu'il y a certaines choses dans ce texte qui bloquent un peu.

Merci d'avoir commenté !
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Matt le 16 mai 2010 à 19:34:00
Citer
et bien ils sont pas heureux, ils sont sereins

Ok. J'ai relu plus calmement et oui, je suis bête parfois. Mais je crois que ce qui me bloque
c'est la non présence de ponctuation sur ce petit bout. C'est pas facile de lire tout d'un coup.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Milora le 07 août 2010 à 16:17:30
Tiens, il y a longtemps que je voulais lire ce texte ; vieux motard que jamais !
J'ai pas trop trop accroché en fait...  :-[ C'est indéniablement bien écrit, mais l'histoire m'a semblé un peu creuse. Enfin, un peu banale, et à la fin je me suis dit : "bon, et tout ça pour... ça ?".
Ceci dit, c'est sans doute parce que ce n'est pas mon genre de texte, hein ; ne le prends pas mal...

Citer
ses lèvres craquelées. Miroir de malheur. Il hurla et cogna cette porte à jamais fermée. Le verre se craquela
répétition

Citer
Et les murs autrefois couverts de tableaux bariolés, aux couleurs chaudes et rutilantes, désormais nus, sales, parsemés de zébrures noirâtres le cloîtraient
Grammaticalement, je pense qu'il faut une virgule avant 'le cloîtraient'

Citer
des larmes perlaient de ses yeux
Je chipote et c'est personnel, mais j'ai toujours trouvé cette tournure un peu... surfaite. Je sais pas comment dire. ça fait un peu poésie facile...

Citer
Mais il ne connaissait que trop la vanité de cette croyance.
Bon, je chipote aussi, mais je trouve que cette phrase fait vraiment artificielle...

Citer
sa longue descente dans le gouffre de la déprime chronique
Déprime, c'est assez familier, non ? Du coup je trouve que ça cadre pas trop dans le ton.

Citer
il se traîna jusqu’à son ancienne demeure
Je comprends pas : je croyais que sa femme était partie, et que donc l'endroit où il était au début était leur maison...? Sinon, pourquoi la petite fille y fait irruption, au début ?

Citer
En fait je voulais que les derniers mots soient quand même un peu hum glauques.  Mais ça vous a pas marqué apparemment.
Ben non, moi je l'ai perçu comme Kathya. Du coup je me suis dit : "bon, il rentre chez lui et tout est fini... ouais, je vois pas trop pourquoi il a fait toute cette histoire, juste pour s'entendre dire "salut, à bientôt !" en gros..."
Titre: Re : Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 07 août 2010 à 18:28:24
Citer
Citer
sa longue descente dans le gouffre de la déprime chronique
Déprime, c'est assez familier, non ? Du coup je trouve que ça cadre pas trop dans le ton.
le ton change, c'est sûr et certain, et là de toute façon, il se moque de lui (comme la moitié de mes perso en fait, XD)

Citer
Citer
il se traîna jusqu’à son ancienne demeure
Je comprends pas : je croyais que sa femme était partie, et que donc l'endroit où il était au début était leur maison...? Sinon, pourquoi la petite fille y fait irruption, au début ?
t'as déjà vu, une femme qui laisse l'appart au mec, toi ?  :huhu:
oui donc, nan, c'est juste une chambre de bonne, sa piaule d'artiste :mrgreen:


Citer
Citer
En fait je voulais que les derniers mots soient quand même un peu hum glauques.  Mais ça vous a pas marqué apparemment.
Ben non, moi je l'ai perçu comme Kathya. Du coup je me suis dit : "bon, il rentre chez lui et tout est fini... ouais, je vois pas trop pourquoi il a fait toute cette histoire, juste pour s'entendre dire "salut, à bientôt !" en gros..."
quelle histoire ?
c'était stupide certes mais bon, on fait pas que des choses intelligentes dans la vie :huhu:


pour les répet, phrases qui clochent, je regarderai ça de plus près plus tard^^


Sinon, ouip, c'est un p'tit bout de vie, pas forcément bien agencé/maîtrisé par la narration, je comprends tout à fait le reproche.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Milora le 07 août 2010 à 18:47:03
Citer
quelle histoire ?
c'était stupide certes mais bon, on fait pas que des choses intelligentes dans la vie

Non mais ne te vexe pas !  :-\ Je voulais juste dire que la fin était un peu décevante (à mes seuls yeux, hein). Qu'on suit tout le parcours du personnage comme une descende aux enfers, et qu'à la fin, en quelques mots, hop, tout est oublié et il retourne à sa vie, quoi... ça m'est un peu apparu comme un soufflé qui se dégonfle en sortant du four.
(Désolée si je suis peut-être un peu brusque  :-[ J'essaie de m'expliquer, je voudrais pas être cassante...)


Citer
t'as déjà vu, une femme qui laisse l'appart au mec, toi ?
Ben ouais, ça arrive ! Surtout que dans le texte, j'avais l'impression que la femme s'était fachée et l'avait largué en lui laissant la petite (jusqu'au dernier tiers, où y a quelques explications)...


Désolée d'avoir remonté pour un commentaire pas très enthousiaste...  :-[
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 07 août 2010 à 19:04:47
non, non, y'a pas de mal et c'est vrai que la fin est bâclée.
Je préfère voir mes textes remonter (enfin pas tous, mais celui-là ça va^^) que les voir sombrer dans l'oubli de tous :huhu:

Titre: Re : Re : Re : De peinture souillé
Posté par: pehache le 07 août 2010 à 19:57:13
@Kymme : oups ! j'avais pas répondu. Et bien euh merci !

@Matt:

Citer
sans dive bouteille, le teint blême.

Je ne dois pas connaitre l'expression, "dive" ?
yep, ça vient de Rabelais "la dive bouteille"
je me souviens plus trop mais il y a un jeu sur divin-vin, je crois :huhu:

Citer
Alors il déposa


DIVE1, adj. fém.
Poét. Divine. Les vers, cette dive musique (A. POMMIER, Crâneries et dettes de cœur, 1842, p. 60). La dive corde de soie et d'or du cœur désormais pur (VERLAINE, Œuvres complètes, t. 2, Amour, 1888, p. 115).
Loc. fam. La dive bouteille. La divine bouteille, le vin.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: Jezy le 18 octobre 2010 à 12:27:43
Citer
Dans un coin, un serpent noir et poisseux
« poisseux « ? mais c’est pas poisseux un serpent, c’est juste froid… (c’est marrant d’ailleurs XD)

Citer
Il aurait pu être beau. Il aurait même fait un bon modèle.
Ha mais y a pas besoin d’être « beau » pour faire un bon modèle, tu sais ^^… bref, je m’égare.

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les jours de pluie sont plus nombreux que les jours de soleil
j’aurai mis autre chose après « que »… je sais pas quoi, mais qqch qui fasse moins répétitif, qqch de plus différent.

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Mais elle semblait avoir déjà décidé de venir vers les huit heures avec de bonnes pizzas.
Je verrais plus « bien » que « avoir déjà »… genre « elle semblait bien décidé »

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Lorsqu’il eut fini la litanie de ses malheurs, elle lui demanda quelques précisions sur cette fameuse jeune femme, et lui conseilla contre toute attente de chercher à la revoir. Elle ne condamna rien, lui rappela simplement son rôle de père, la grandeur des larmes et la vanité des promesses.
Pourquoi pas du passé pour la dernière phrase ? « Elle ne condamnait rien, lui rappelait… » ?

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peindre des arènes et des oliviers. A peine sorti de la gare, il constata la différence. La Camargue, ses couleurs, ses odeurs avaient quelque chose de sauvage, quelque chose qui l’attirait. Inspirant à pleins poumons le nouvel air, il se laissa guider par les effluves et les belles maisons blanches. Il trouva un petit hôtel dans une rue sympa, avec une jolie vue sur le marché.
J’aime beaucoup cette ambiance !

Hum, y a des passages sympatoches, l’ambiance est assez bien rendu tout du long, mais bon, c’est pas mon préféré de toi.
Titre: Re : De peinture souillé
Posté par: ernya le 18 octobre 2010 à 13:24:48
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Dans un coin, un serpent noir et poisseux
« poisseux « ? mais c’est pas poisseux un serpent, c’est juste froid… (c’est marrant d’ailleurs XD)
certes... mais c'est pas un vrai serpent :P


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Mais elle semblait avoir déjà décidé de venir vers les huit heures avec de bonnes pizzas.
Je verrais plus « bien » que « avoir déjà »… genre « elle semblait bien décidé »
je trouve que c'est pas pareil. Enfin que l'idée n'est pas la même. "avoir déjà décidé" c'est en gros la personne a une idée en tête dès le départ et quoi qu'il arrive, elle s'y tiendra. "bien décidée" pour moi, c'est après, enfin, ça voudrait dire qu'une autre personne a essayé de lui montrer que non son idée poserait problème
c'est limpide, npc ?  :huhu:

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Lorsqu’il eut fini la litanie de ses malheurs, elle lui demanda quelques précisions sur cette fameuse jeune femme, et lui conseilla contre toute attente de chercher à la revoir. Elle ne condamna rien, lui rappela simplement son rôle de père, la grandeur des larmes et la vanité des promesses.
Pourquoi pas du passé pour la dernière phrase ? « Elle ne condamnait rien, lui rappelait… » ?
mais Jezy, le passé simple, c'est un temps du passé.  ::)
Mettre de l'imparfait changerait un poil le sens. Enfin ça ferait un peu plus explicatif, ça serait du... euh... discours narrativisé ? Là j'expose un fait, je n'explique pas.

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