Chouc,
J'aime bien ce poème qui me rappelle les effets de la SEP de ma mère.
Le : "je tombe" fait un peu le pendant au "je vole" dans Peter Pan.CiterC’est arrivé ce matin, à nouveau, je tombe.
Je ne sais pas pourquoi, je tombe.
Je n’ai pas trébuché,
On ne m’a pas poussée,
Mais je tombe.
Oui, c'est paradoxalement très aérien !CiterCa y est, j’aperçois le sol.
Simple, direct, juste.
Jo.
je trouve que certains termes font penser à l'humour ou à l'autodérisionTu pourrais m'indiquer lesquels, s'il te plait ?
Malgré tout, sorti de son contexte (celui qui t'a inspiré), on manque quand même de repères.Je vois ce que tu veux dire, mais je serai bien en mal de contextualiser ou d'apporter plus de repères. La perte de repère est un peu le propre de la chute, d'ailleurs. Quand les pieds ne trouvent plus le sol, la dégringolade s'amorce.
J'ai donc perçu cela plus comme un partage d'une émotion indescriptible que tu voulais nous offrir plutôt qu'un ressenti en profondeur, comme quelque chose qui t'échappe encore plutôt que quelque chose qui toucherait à d'autres émotions.
C’est arrivé ce matin, à nouveau, je tombe.
Je ne sais pas pourquoi, je tombe.
Je n’ai pas trébuché,
On ne m’a pas poussée,
Mais je tombe.
Ca y est, j’aperçois le sol.
Biensûr, Chouc, ça me fait plaisir de t'apporter un petit quelque chose.Ok, je vois ce que tu veux dire ici et je vais réfléchir à une façon d'améliorer cet aspect. Pas sûr que j'y arrive, toutefois. Le côté très épuré, bien qu'à double tranchant, est volontaire. Mais je vais y penser.C’est arrivé ce matin, à nouveau, je tombe.
Je ne sais pas pourquoi, je tombe.
Je n’ai pas trébuché,
On ne m’a pas poussée,
Mais je tombe.
Ici, on pourrait assimiler l'exagération de la subjectivité à un clown qui joue l'emphase pour nous amuser. Je me demande si tu ne pourrais pas trouver une élégante façon de faciliter l'empathie avec cette chute de la poétesse ; oh ! je ne demande pas à pleurer, mais peut-être à me rapprocher de ce sentiment qui t'appartient. Tu peux justifier l'utilisation de la subjectivité en l'introduisant autrement, ou bien peut-être y apporter un élément qui la rende plus proche de ton lecteur.
Ici en revanche, je préfère ne pas y toucher. Tout est dans le non dit. La chute est longue et lente, mais c'est une chute. Lors qu'on aperçoit le sol, c'est qu'on est sur le point de s'y écraser. Je pense que l'exprimer totalement nuirait au propos, au delà du fait-même que ça me semble superficiel à préciser.Ca y est, j’aperçois le sol.
Ah ! Là, j'imagine que ce n'est pas le fond de ton élan d'inspiration. Moi aussi j'aperçois le sol, pourtant je devine que tu voulais évoquer autre chose avec ces mots frappants, comme pour m'entraîner dans ton lyrisme. J'aimerais savoir ce que tu y fais, au sol, c'est ce qui me fait apprécier le poème.
C’est arrivé ce matin, à nouveau, je tombe.Je trouve ça un poil lourd. En tout cas pas très musical l'enchainement "ce matin" et "à nouveau"
L’air m’effleure comme une caresse, je tombe.Rien à dire j'aime beaucoup
Les images défilent à toute vitesse, je tombe.
Ton sourire s’envole de mes yeux, je tombe.
Ton parfum se dissout peu à peu, je tombe.
Comme une feuille se détache d’un arbre.parce que ces image là me semble un peu évidentes donc clichés. Je ne saurais trop quoi te conseillé, mais je pense que, comme il s'agit des avant derniers vers, tu gagnerais à trouver des images plus originales, et qui donc serait plus forte.
Comme une âme se détache d’un corps.
Ca y est, j’aperçois le sol.très très classe, cette chute (justement)
salut!Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
La chute
C’est arrivé ce matin, je tombe.
Je ne peux pas croire que ça m'arrive encore, je tombe.
Je ne sais pas pourquoi, je tombe.
Je n’ai pas trébuché,
On ne m’a pas poussée,
Mais je tombe.
L’air m’effleure comme une caresse, je tombe.
Les images défilent à toute vitesse, je tombe.
Ton sourire s’envole de mes yeux, je tombe.
Ton parfum se dissout peu à peu, je tombe.
La chute est longue, lente, vacillante.
Je ne tombe pas à pic, je ne coule pas à terre.
Je tombe lentement, inéluctablement.
Comme une feuille se détache d’un arbre.
Comme une âme se détache d’un corps.
Ca y est, j’aperçois le sol.
je trouve le premier paragraphe carrément excellentissime ! la répétition des "je tombe" ça fonctionne hyper bienMerci :-[
c'est léger, délicat, ça sonne juste
tu as écrit le premier paragraphe et les deux suivants au même moment et dans le même état ?Vi, tout ça est sortir en 5 minutes ce matin.
les images qui me parlent moins : le vent qui effleure comme une caresse (tu as envisagé de te contenter de dire "le vent m'effleure, je tombe" ? je ne sais pas si le "comme une caresse apporte énormément de choses),Fondamentalement non, ça n'apporte pas grande chose. Ça apporte un peu de musicalité avec le vers suivant toutefois, et ça instille l'idée que la chute, même si fatale, n'est pas forcément désagréable à celle qui tombe.
le parfum qui se dissout (normalement un truc qui se dissout c'est plutôt pas un parfum (un parfum s'étiole par exemple je crois plutôt),Je pense que je voulais dire "dissipe", qui s'y prête encore mieux que étiole selon moi, mais comme dit plus haut, j'ai rédigé ça en 5 minutes :-[ Je vais rectifier, merci !
couler à terre (on tombe à terre, ou on coule par le fond en général plutôt je crois ; peut-être ces images bizarres c'est fait exprès ? why not, moi ça ne fonctionne pas très bien sur toi mais why not :--) !)Oui là pour le coup la bizarrerie est souhaitée.