Il y aurait dans l'écrit un intérêt pour soi, tout comme il y aurait dans la lecture un intérêt pour soi.
=> Oui.
Il y aurait dans le livre tout un tas d'intérêts. L'intérêt serait comme un moteur de la langue.
=> Il y a des livres que l'on lit pour se détendre (lecture-plaisir) et des livres plus complexes (lecture-travail) + des livres qui ne correspondent ni à l'un ni à l'autre, dont le style / le sujet ne font pas forcément partie de notre univers personnel mais que nous lisons quand même par curiosité et parce que nous ne sommes pas complètement bouchés. Je déteste le style et l'univers de Céline par exemple mais j'ai lu Voyage au bout de la nuit, amère potion...Idem pour Ulysse, et tout ça. Effectivement, on pourrait dire que l'intérêt (quelle que soit son origine) est un moteur du langage.
Après tout, le langage est avant tout utile pour son propre intérêt, on sait combien celles & ceux qui n'ont pas accès au langage sont ennuyés.
=> Communiquer est le facteur premier. Le langage a d'autres fonctions plus subtiles, que nous expérimentons ici.
Une question me vient alors à l'esprit : Si cet intérêt n'est pas le même pour chacune & chacun, que chacune & chacun écrit pour des intérêts différents ; y a-t-il encore un lien entre les lecteurs et les auteurs ? Est-ce qu'on serait en fait chacune & chacun sur le radeau perdu d'une mer d'intérêts propres ? Tels les rescapés de leur propre égo. Est-ce que l'intérêt serait un synonyme de solitude ?
=> Je crois fermement que nous aimons les livres qui nous ressemblent, où nous nous retrouvons, que nous aurions pu écrire. Je me sens en totale connivence avec certains auteurs. Ce sont mes fidèles amis. Une solitude partagée, dirais-je.
Quant à l'acte même d'écrire, c'est toujours dans la solitude. Comme d'ailleurs tous les arts. Ici, nous partageons. Mais avant de partager, nous avons été confrontés à nous-même, seuls devant notre feuille blanche. Il faut un énorme courage (ou une totale inconscience) pour écrire.
J'ignore si j'ai répondu à tes questions. Bonne journée. :)
Les Intérêts des écrivaines & écrivainsUn auteur souhaite-t-il juste se « rendre intéressant »
INTERET :
- Souci de ce qui va dans le sens de quelque chose, de quelqu'un, qui leur est favorable, constitue pour eux un avantage : Agir dans l'intérêt de la science.
- Ce qui importe, ce qui convient, est avantageux : Il sait où est son intérêt.
- Souci de ce qui est avantageux pour soi, et en particulier attachement exclusif à l'argent : Agir par intérêt. Mariage d'intérêt.
- Attention favorable, bienveillante, que l'on porte à quelqu'un : Témoigner de l'intérêt à ses collègues.
- Sentiment de curiosité à l'égard de quelque chose, de quelqu'un ; agrément qu'on y prend : Regarder une émission avec intérêt. Exciter l'intérêt de ses lecteurs.
- Ce qui, dans quelque chose, chez quelqu'un, retient l'attention par sa valeur, son importance : Film sans aucun intérêt.
- Somme que le débiteur paie au créancier en rémunération de l'usage de l'argent prêté.
À quoi servent les intérêts en littérature ?ils servent de moteur, je suppose, c'est ce qui semble émaner pour moi des définitions du terme. en tant que finalité ou que moyen, je ne sais, mais je suppose qu'on peut complexifier l'articulation qui, visiblement, ne se soustrait pas si facilement de la réalité en faits
Quand on dépeint le portrait de la femme qu'on adore, ne s'intéresse-t-on pas à elle ?bin si, j'vois pas où y'a un lézard ^^
L'auteur ne joue-t-il pas avec l'intérêt du lecteur ? Et si oui, dans quel but ?pareil, faire fonctionner l'imaginaire, c'est susciter l'intérêt, je vois pas de lézard : l'écrivain est le stimulateur des valeurs de goût de l'univers mental du lecteur ; c'est un cuisinier en quelques sortes, mais y'a pas de but, c'est ça le but ! susciter l'intérêt. Avant d'être écrivain, j'étais lecteur... bin je lisais par intérêt... parce que ça m'intéressait... 'fin je sais pas comment dire comme je perçois ta question comme intérêtophobe (dsl ^^') alors que y'a pas de raison ! un lecteur, il se laisse prendre par la main dans sa lecture, c'est l'informel d'une forme de contrat littéraire entre acteurs de l'imaginaire... non ?
Un auteur souhaite-t-il juste se « rendre intéressant » comme un enfant qui s'amuse ?bin... là je suppose qu'on nuance sur chaque auteur, et sur ses cibles... je vais parler de moi, mais je crois je suis pas le seul : j'écris en détresse d'intériorité, alors c'est moi que j'intéresse... càd que de deux côtés antagonistes, je suscite et réponds à l'intérêt que je ressens avec les mots... pour ce qui est de la part hors-moi de mon lectorat, c'est des lecteurs qui m'intéressent par leur perspective de mon travail... je respecte tous les intéressés
Ne serait-ce qu'un vulgaire adage qui signifie : « Je ne lis que ce qui m'intéresse, » ou cela a-t-il plus de complexité que ça n'en a l'air ?ahoui, beaucoup plus complexe j'imagine, mais pourtant ici bien synthétisé
L'intérêt ne servirait-il qu'à avoir l'air intelligent ? Ou bien l'intérêt serait quelque chose qui exige une véritable consécration ? Peut-on faire une littérature sans intérêt ?je te suis pas dans ton lien entre intérêt et intellect... pareil avec l'histoire de la consécration... mais faire une littérature sans intérêt... tu peux filtrer à mort les différents embranchements, genre créer un truc sans sens, ou fait pour déplaire, ou fait pour couter un max de thunes sans en rapporter, ou le tout à la fois si tu pars dans un zéro-intérêt le plus pur possible... mais pour répondre, j'ai qmm envie de dire que non, y'a jamais aucun intérêt. La question que tu poses est limitée par elle même : créer une littérature sans intérêt ne peut se soustraire à ce dernier intérêt : ne pas en avoir... tu vois le paradoxe ?
CiterL'auteur ne joue-t-il pas avec l'intérêt du lecteur ? Et si oui, dans quel but ?pareil, faire fonctionner l'imaginaire, c'est susciter l'intérêt, je vois pas de lézard : l'écrivain est le stimulateur des valeurs de goût de l'univers mental du lecteur ; c'est un cuisinier en quelques sortes, mais y'a pas de but, c'est ça le but ! susciter l'intérêt. Avant d'être écrivain, j'étais lecteur... bin je lisais par intérêt... parce que ça m'intéressait... 'fin je sais pas comment dire comme je perçois ta question comme intérêtophobe (dsl ^^') alors que y'a pas de raison ! un lecteur, il se laisse prendre par la main dans sa lecture, c'est l'informel d'une forme de contrat littéraire entre acteurs de l'imaginaire... non ?
CiterL'intérêt ne servirait-il qu'à avoir l'air intelligent ? Ou bien l'intérêt serait quelque chose qui exige une véritable consécration ? Peut-on faire une littérature sans intérêt ?je te suis pas dans ton lien entre intérêt et intellect... pareil avec l'histoire de la consécration... mais faire une littérature sans intérêt... tu peux filtrer à mort les différents embranchements, genre créer un truc sans sens, ou fait pour déplaire, ou fait pour couter un max de thunes sans en rapporter, ou le tout à la fois si tu pars dans un zéro-intérêt le plus pur possible... mais pour répondre, j'ai qmm envie de dire que non, y'a jamais aucun intérêt. La question que tu poses est limitée par elle même : créer une littérature sans intérêt ne peut se soustraire à ce dernier intérêt : ne pas en avoir... tu vois le paradoxe ?
Bréfbréf, c'est intriguant de se demander ce qui nous motive, mais faut pas trop, après on agit plus x)
Enfin moi, en tout cas, qui me pose bcp de questions...
CiterL'auteur ne joue-t-il pas avec l'intérêt du lecteur ? Et si oui, dans quel but ?pareil, faire fonctionner l'imaginaire, c'est susciter l'intérêt, je vois pas de lézard : l'écrivain est le stimulateur des valeurs de goût de l'univers mental du lecteur ; c'est un cuisinier en quelques sortes, mais y'a pas de but, c'est ça le but ! susciter l'intérêt.
L'auteur ne joue-t-il pas avec l'intérêt du lecteur ? Et si oui, dans quel but ?Oui, mais pourquoi comme un enfant ? Un auteur rêve rarement de faire chier son lectorat, je suis d'accord. Mais la tournure de ta phrase peut sembler péjorative vis à vis de l'intérêt, se rendre intéressant est une expression qui peut suggérer l'égocentrisme ou le narcissisme. Est-ce pour cela que Dot Quote a écrit qu'il trouvait la question un peu intérêtophobe ? Je trouve qu'on peut vouloir être intéressant (intéresser l'autre), juste pour le stimuler, sans que ce soit une mise en avant narcissique ou un simple amusement. Et je suis d'accord aussi que l'intérêt est une chose qui est consistante en elle-même, comme la stimulation qui est un concept proche. On cherche la stimulation pour ... la stimulation! Il n'y a pas d'intérêt à l'intérêt, ni d'intérêt à la stimulation, ou de stimulation à l'intérêt, ça me paraît alambiqué comme notions ! De même qu'on a pas d'intérêt à vivre, et donc à respirer (on attend d'ailleurs pas de savoir pourquoi on respire pour respirer :mrgreen:), le cerveau humain est avide de stimulations de manière structurelle, il est construit pour cela (comme on est construit pour vivre). Pour moi, c'est ça qui nous relie avec les lecteurs.
Un auteur souhaite-t-il juste se « rendre intéressant » comme un enfant qui s'amuse ?
L'humain aime être stimulé, et l'intérêt c'est une stimulation, je crois...
Et n'est-ce pas ce que tu fais toi-même ici en postant ce fil, Alan ? Stimuler, provoquer de l'intérêt, je veux dire.
CiterUn auteur souhaite-t-il juste se « rendre intéressant » comme un enfant qui s'amuse ?Oui, mais pourquoi comme un enfant ? Un auteur rêve rarement de faire chier son lectorat, je suis d'accord.
Ainsi ce fil a vocation à t'inviter à t'élever à d'autres considérations que celles liées aux passions ou aux croyances, il s'agit des intérêts que l'on questionne, que l'on pense, que l'on réfléchit, que l'on mesure.
C'est donc l'affaire de la raison et de la discipline, et non celle de l'émotion, c'est cela qu'on appelle la philosophie.
[...]
Éduquer ne revient-il pas aussi à dépasser la stimulation pour aller vers une certaine discipline littéraire ? Ne va-t-il pas dans notre intérêt de dépasser un certain état de sauvagerie primitive ?
l'écrivain est le stimulateur des valeurs de goût de l'univers mental du lecteur ; c'est un cuisinier en quelques sortes, mais y'a pas de but, c'est ça le but ! susciter l'intérêt.Que disait Dot Quote...
L'objectif de ce fil est de questionner l'intérêt, le mot et sa définition ; son angle est l'intérêt dans la littérature, et ton post ci-dessus n'en parle plus.Oh, effectivement Alan, je me destinais pour Mars.
Comment définirais-tu l'intérêt ?
tu me laisses sur ma faimCitation de: QuoteComment définirais-tu l'intérêt ?
Autrement dit, si les intérêts d'un banquier étaient relatifs à l'argent, les intérêts d'un politicien relatifs à l'influence, alors à quoi seraient relatifs les intérêts d'un littéraire ?
Qu'est-ce qu'on trouve comme genre d'intérêt dans un livre ? Qu'est-ce qui lui donne de l'intérêt ?
Donc la question de l'intérêt en littérature demanderait en très, très gros : mais à quoi aspirent les écrivains ? Et la question s'adresse également aux lectrices & lecteurs qui trouvent un intérêt à bouquiner quelque chose.
Sinon je te coupe les oreilles ! :Dvu le dialogue de sourds, ca changerait pas grand chose :relou: