Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Léilwën le 05 Avril 2018 à 08:26:13

Titre: De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Léilwën le 05 Avril 2018 à 08:26:13
J’herborisais au soleil de fin de printemps : orties pour la soupe, ægopode pour les salades, pissenlits pour l’amertume et, bien sûr, ail des ours pour assaisonner le tout ! Mon panier menaçait de déborder. Je passai devant les ronces en fleurs, sourit à la perspective des compotes à faire cet été et continuai ma route en sautillant, vers d’autres trouvailles à récolter.

Soudain, une voix qui ne m’était pas inconnue me tira de mon labeur et de mes réflexions :
« Aaaah ! Léilwën ! Je suis heureux/se de te rencontrer à nouveau ! »
C’était une première : rien dans mon champ de vision… Un Invisible que je ne verrais pas ?
La voix reprit de plus belle :
« Youhouh, par ici ! Tu ne risques pas de me trouver avec le nez en l’air ! Tu ne m’as pas reconnu/e ? Je suis Hublot/e ! Je suis à trois orties et deux trèfles sur ta droite !
– Oh ! Hublot/e ! souris-je en fourrageant dans les trèfles. Comme je suis contente de te voir ! Raconte-moi ta vie depuis la dernière fois, je veux TOUT savoir ! »
Cet escargot/e m’était devenu/e instantanément sympathique, comme à l’accoutumée de  mon cœur glutineux, et le/la revoir m’enchantait. Je brûlais d’entendre de ses nouvelles et il/elle s’exécuta :
« Tu te rappelles que je m’étais inscrit/e au CES ? Oui ? Eh bien c’est GENIAL ! Je découvre un monde et des escargots qui me ressemblent ; je ne pensais pas que cela était possible. Parfois ça fait tellement gonfler mon cœur que j’ai l’impression que ma coquille va exploser sous la pression. Bon, je ne vais pas te mentir, il y a des fois où c’est compliqué. Où j’ai peur. Où je n’ose pas. Il y a des fois où je choisis l’évitement. Mais il y a du mieux ! Je me suis même ouvert/e à l’extérieur ! J’ai des conversations régulières avec une amazone…
– Xanthippe ?! le/la coupai-je.
– Oui, c’est bien ça ! Tu la connais ? me demanda Hublot/e, surpris/e.
– La connaître serait un bien grand mot, mais disons qu’elle a déjà croisé mon chemin et que j’ai une affection particulière pour elle. Comment va-t-elle ? m’enquis-je.
– Ma foi d’escargot/e, elle va plutôt bien ! Les derniers commérages sylvestres lui prêtent une nouvelle idylle avec Thaumas le centaure, m’informa l’escargot/e.
– Oh ! Thaumas ! Mon petit Thaumas qu’elle avait éconduit et qui la fuyait… C’est trop mignon ! Qu’en est-il ? Tu sais ? trépignai-je.
– Oui… On peut tout savoir avec nos antennes ! Avoir un secret pour les Invisibles est mission quasi-impossible. Et pour satisfaire à ta curiosité de demi-elfe qui ne voit que d’une antenne, a priori, c’est une affaire qui roule cette fois-ci ! Bon, parfois on peut voir Thaumas pleurer au détour d’une clairière et une amazone en furie charger tout ce qui croise son chemin dans la forêt… Mais il semble que la belle se soit laissée apprivoiser, du moins partiellement. Elle a même accepté de prendre à sa charge une partie de la défense de la forêt !
– Eh bien… Que d’évolutions ! dis-je, songeuse. Ça me fait plaisir à entendre. »

Je restai silencieuse un temps, perdue dans les réflexions douces qu’avaient fait naître les bonnes nouvelles du jour.

« Léilwën ? chuchota Hublot/e.
– Oui ? sortis-je de ma rêverie.
– Tu m’as expliqué comment tu étais devenue elfe, mais pas pourquoi. Tu pourrais me raconter ? s’aventura prudemment l’escargot/e.
– Oh… C’est une histoire triste. Restons sur les histoires joyeuses de ceux qui changent et évoluent, veux-tu ? esquivai-je.
– Ben, c’est-à-dire que je t’ai raconté mon histoire et que j’ai senti qu’elle faisait écho à la tienne. Du coup je me suis dit que tu pourrais avoir envie de la partager, insista Hublot/e.
– C’est une histoire triste Hublot/e, elle n’en vaut pas la peine. Si Clochette m’entend elle va venir me sonner les cloches elfiques ! Tu sais bien à quel point elle déteste quand j'émets des ondes mélancoliques, répondis-je tristement.
– Alors allons au saule ! Il recouvrira tes mots et tes sentiments de ses branches pour les rendre invisibles aux Invisibles ! proposa Hublot/e.
– D’accord, » capitulai-je.

Et c’est ainsi que l’on vit une demi-elfe se rendre seule au saule. Seule ? Non, si on regardait bien à ses pieds, on pouvait voir un escargot qui peinait à avancer.

Quand nous arrivâmes au saule, Nib m’attendait et l’arbre avait ouvert ses branches. Je me calai le dos contre son tronc, Nib contre ma cuisse gauche et l’escargot/e appuyé contre mon gros orteil droit.
L’arbre referma ses branches en cocon protecteur autour de nous. Dans un soupir douloureux, je pris la parole :
« Pour faire court, j’ai aimé un demi-elfe qui a refusé de me garder auprès de lui le jour où il a changé de genre.
– Oui, mais j’aimerais bien la version longue, chuchota Hublot/e.
– Puisque tu insistes... accordai-je, mais alors promets-moi de m’écouter jusqu’au bout ; même si tu risques de te lasser avant la fin.
– Je le promets ! Coquille de bois, coquille de fer, si je mens, je vais en enfer ! » clama-t-il/elle.

Malgré les larmes qui montaient, son serment me fit sourire. Je lui contai alors mon histoire :
« J’étais une jeune humaine, mais déjà trop vieille dans ma tête. À seize ans, je rêvais de la chaleur d’un foyer et je me heurtais aux gens de mon âge qui voulaient juste profiter de leur jeunesse. Ils avaient sûrement raison. Je me le dis souvent, maintenant, mais je ne le comprenais pas à l’époque. De toute façon, je n’aurais pas su. J’ai traîné mon âme en peine et solitaire jusqu’à ce que je le rencontre, lui. Lui, le demi-elfe ténébreux, ex-guitariste de ces bois. Il avait tout : la maturité et la jeunesse, l’art et la beauté, la voix qui vous caresse et l’odeur des feuilles qui tombent. Hublot/e, son odeur… Je la recroise parfois, et tout me revient. On devrait interdire aux gens d’avoir une odeur ; les odeurs fantômes sont trop douloureuses.
« Je suis tombée pour lui en 2 mesures et 3 accords. Je pouvais chanter auprès de lui ; je respirais, je vivais. J’ai même volé, le jour où il m’a dit que lui aussi m’aimait avant de m'embrasser. Ce baiser… J’en frissonne encore. C’était il y a plus de dix ans maintenant, bien des vents ont soufflé dans la forêt depuis… Mais la chaleur de ses lèvres sur les miennes ? Le blizzard peut souffler tout qu’il peut, jamais je n’oublierai cette chaleur. Je l’ai emprisonnée dans mon sommeil : toutes les nuits, je rêve encore qu’il m’embrasse. Je l’ai trop aimé pour accepter que ce souvenir doive simplement retourner à la terre et y mourir. Il s’appelait Farémic, et il ne s’aimait pas. Je l’aimais pour deux.
« Plus exactement, il était divisé. Femme dans un corps d’homme. Et la douleur qu’il en ressentait m’était insupportable. Il me permettait seulement de l’embrasser. Il détestait trop son propre corps : il ne me laissait jamais le toucher et il ne me touchait jamais. Mais je m’en fichais ; je l’aimais. S’il avait fallu passer une vie entière ainsi, j’aurais dit « oui ». Il m’était trop précieux pour qu’il en soit autrement, alors je supportais ses rejets et je muselais mon désir.
« J’avais mal pour lui quand il se détestait au point de molester ce corps qui lui était insupportable. Je pleurais avec lui et je le lui disais : "Farémic, quoi que tu choisisses, que tu sois homme ou femme, moi, je t’aimerai." Il me répondait qu’il ne savait pas ce qu’il était. Qu’il n’était rien et que c’était pour ça qu’il était devenu demi-elfe.
« Il y a tout de même eu des jours où il était apaisé. Des jours de trêve, doux comme mes rêves : ces jours-là, il jouait l’amoureux à merveille. Il me prenait par la main et m’embrassait tendrement. S’il faisait beau, nous nous allongions dans l’herbe, l’un près de l’autre, et je nous écoutais vivre des heures durant. Il rêvait de devenir pianiste. Il aimait le rouge. Il me cueillait des lilas. Il pensait qu’il fallait se moquer de tout. Un après-midi de paix avec lui-même, il a aventuré une main sur mon ventre. Ma bouche s’est asséchée au rythme galopant de mon cœur. Je voulais le toucher, mais je n’osais pas. J’avais peur qu’il regrette : s’il se décidait à aimer nos deux corps, j’avais tout mon temps, n’est-ce pas ? Je suis restée immobile et sa main s’est enfuie. J’ai tout de suite su que je la regretterai. Des larmes sont montées, et des questions… des milliers de questions que je n’ai jamais osé poser. Il avait posé une main sur moi, c’était un premier pas, je ne me donnais pas le droit d’en vouloir plus. J’ai tourné la tête, ravalé mes larmes, étouffé mon cœur, maudit mon ventre qui voulait que sa main revienne. Il n’a plus jamais posé la main sur moi. Et je n’ai jamais osé poser les questions qui m’entêtaient.
« Puis un jour il a douté et j’ai eu peur. Pour combler le vide entre lui et moi, je me suis transformée. Je suis devenue lui, dans l’espoir qu’il m’aime encore plus : j’ai appris à penser ce qu’il pensait, aimer ce qu’il aimait, vivre comme il vivait. J’avais trop de sentiments pour lui, j’avais peur qu’il me laisse seule alors que je n’aimais que lui. Fatalement, c’est ce qui est arrivé. Maintenant, je sais qu’à m'être forcée à lui ressembler, j’ai tout simplement disparu.
« La chute fut longue et terrible. Un soir, quand je suis arrivée, il m’a annoncé qu’il était tombé amoureux de l’elfe alchimiste d’une forêt voisine. J’ai osé demander si c’était réciproque. Ça l’était. Je lui ai demandé s’il m’aimait. Il m’a dit que oui. Mais que mon corps l’agressait ; qu’il ne supportait plus la vue de ce corps féminin et de mes seins altiers et droits, qu’il rêvait d’être pénétré et cajolé dans des bras fiers et durs. Je lui ai dit que je restais ; qu’il pouvait aimer autant d’hommes qu’il le voulait puisqu’il ne pourrait jamais vivre avec moi ce qu’il vivait avec eux… Je l’ai supplié :
"Promets-moi juste que je serai la seule femme que tu choisiras d’aimer, ai-je pleuré.
– Ne t’inquiète pas pour ça, je n’aimerai plus jamais aucune femme," m'a-t-il répondu, implacable.
Après ça, il est devenu femme sous le nom de Faerena et j’ai passé des journées à devenir son ombre. Faerena ne me rejetait pas tant que je ne faisais que lui prendre la main et effleurer sa bouche. Alors c’est ce que je faisais, quand elle n’était pas avec son alchimiste.
« C’est tombé comme un coup de tonnerre en plein été :
"J’ai réfléchi, il faut qu’on se sépare, a-t-elle dit.
– Farémic, Faerena, non… Je vais devenir un homme, je te le promets : laisse-moi le temps de la transformation, le temps que les hormones fassent leur effet, mais ne m’abandonne pas… Il n’y a personne pour moi chez les humains. Tu es la seule qui sait comprendre ma musique et mes sentiments. Faerena, tout ce que tu voudras, mais ne t’en va pas," ai-je supplié.
« Elle a eu les larmes aux yeux mais elle m’a tout de même tourné le dos et elle est partie en courant. La terre s’est ouverte sous moi. J’ai mis des heures à reprendre mes esprits et à rentrer chez moi. Mes parents n’ont pas posé de question, et maintenant encore, je les en remercie. J’étais une coupe de cristal : à partir de quelle fréquence de vibrations la coupe se brise ? J’ai espéré qu’elle revienne. Mais en vain, elle a disparu du jour au lendemain. Je n’ai plus jamais entendu parler d’elle. Ne me reste que l’odeur des feuilles qui tombent et la chaleur de ses lèvres qui me hantent.
« Je l’ai cherchée partout, dans tous les bruits du monde, dans le regard de tous les passants, mais elle avait juste disparu. J’ai survécu à ma vie. Je n’étais plus rien qu’un spectre vide et tellement lourd. Je rampais au sol, je ne savais plus me mettre debout. Je ne savais plus qui j’étais, je lui avais tout donné. J’ai pensé au suicide. Je m’y refusais pour ne pas faire souffrir mes proches, ceux qui tenaient à moi. Mais un soir, ce fut trop. Je me suis enfuie dans la forêt pour aller me noyer dans l’étang. Je ne sentais plus les limites de mon corps, je n’étais plus qu’une boule de pensées douloureuses et informes. La lune était pleine ; je lui ai hurlé ma peine. En arrivant au bord de l’étang, j’ai poussé un dernier cri ; l’un de ces cris de l’âme qui aimerait trouver écho à l’autre bout du monde, mais qui en vérité reste inaudible du reste de l’humanité.
« Alors que j'allais me jeter à l'étang, le saule m’a entouré les poignets de ses branches et une voix diaphane m'a demandé : "Comment t’appelles-tu ?" La surprise m’a redonné une contenance ; je ne comprenais pas qui me parlait, j’ai eu peur d’être devenue folle. Je lui ai quand même répondu que je m’appelais Line. Il m’a dit qu’il me faudrait m’inventer un nouveau nom pour démarrer une nouvelle vie. "Léilwën" fut le premier qui m’arriva en tête, mais je me suis tue dans un premier temps. J'ai dit à la voix (celle de la lune, pensai-je à l'époque) que je ne voulais plus vivre et que je n’étais rien. Elle m'a rappelé un peu de ce que j’étais pour que je puisse recommencer à exister : la nature, la musique et ma famille, puis m'a dit de me reconstruire une identité en partant de cette base. Elle a ajouté que j’avais fait l’erreur de supprimer mon essence pour plaire à un être qui ne m’avait pas aimée et qu'il ne faudrait plus jamais le refaire. Pour me redonner un but, la voix m'a donné une fonction : j’étais désormais l’elfe protectrice de ces bois. Jusqu’à récemment, j’ai cru que c’était la lune qui avait intercédé en ma faveur, mais depuis que je sais que c’est l’arbre qui a agi de son propre chef, je lui en suis très reconnaissante.
– Waoh, ça me rappelle la violence de ma vie, souffla Hublot/e. Tu as réussi à te reconstruire ?
– Oui. Ce fut pénible et douloureux. On ne se réinvente pas sans douleur et je protège encore certains souvenirs que je devrais assassiner, mais j’ai atteint une certaine forme de sérénité, répondis-je.
– Tu as ré-aimé depuis ?
– Non.
– Pourquoi ? s’étonna Hublot/e.
– Parce que je sais qu’on ne m’aimera plus jamais.
– Pourquoi ? insista Hublot/e.
– Parce que c’est comme ça… Mais ce n’est pas grave tu sais, répondis-je, la voix nouée.
– Et si un jour on devait t’aimer vraiment ? continua Hublot/e.
– J’aurais trop peur. Je préfère me dire qu’on ne m’aimera plus jamais, c’est plus simple. Je ne veux plus revivre une telle douleur, me défendis-je.
– Et si tu avais compris qu'il fallait juste ne plus oublier qui tu es ? asséna Hublot/e.
– Oui, je l’ai compris… Mais peu importe, quand l’amour s’en va, ça fait trop mal, grondé-je.
– Et quand l’amour reste, qu’est-ce que ça fait ? »

Hublot/e avait touché juste.
Je pensai subitement à Xanthippe. Même l’amazone remplie de haine avait finalement fait la paix avec l’amour. Et si elle avait raison ? Nib vint me lécher le visage et Hublot/e laissa une bavure sur mon orteil. Un câlin escargotien ? Les branches du saule vinrent se perdre en caresses dans mes cheveux.
Je restai ainsi très longtemps. Vidée. Soulagée.

Ce soir-là, assistée par un escargot et un lapin-totem, j’enterrai la chaleur d’un baiser et une odeur de feuilles qui tombent, sous le saule.
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII] [/!\ lyricism inside (vers le milieu^^)]
Posté par: Ari le 05 Avril 2018 à 09:43:44
Coucou ma Léli,

"Lyricism inside" => T'es sérieuse ?  :o C'est si choquant que ça de faire dans le lyrique ?  ::) Assume ton côté romantique...!



Les pinaillages détaillés :

Citer
Mon panier menaçait de déborder prochainement.
Pour moi le "menaçait" et le "prochainement" donnent une formule pléonasmique...
Tu devrais enlever le "prochainement".

Citer
Je passai devant les ronces en fleurs et sourit à la perspective des compotes à faire cet été et continuai ma route en sautillant, vers d’autres trouvailles à récolter.
Pourquoi être allée à la ligne avant cette phrase ?

Citer
Je suis à trois orties et deux trèfles sur ta droite !
:)

Citer
comme à l’accoutumée de  mon cœur glutineux
Je pense pas que ça se dise "à l'accoutumée de qqch". C'est "à l'accoutumée", tout court. A la limite : "pour mon coeur glutineux" (mais je suis pas fan non plus).

Citer
Tu sais bien à quel point elle déteste ça, répondis-je tristement.
J'aurais bien aimé que cette phrase soit un tout petit peu plus explicite. Là je comprends mais ce n'est pas aussi "fluide" que ça pourrait l'être.
"Tu sais bien à quel point elle déteste ça, la tristesse"
"Tu sais bien à quel point elle déteste que l'on s'appesantisse sur ce qui est douloureux"
Ou je ne sais quoi d'autre...

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Il recouvrira tes mots et tes sentiments de ses branches pour les rendre invisibles aux Invisibles ! proposa Hublot/e.
J'aime bien invisibles aux invisibles ^^

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Nib contre ma cuisse gauche et l’escargot/e appuyé contre mon orteil droit.
Impression de déjà-vu... Mais je vais faire le même commentaire...  :-[
Elle a qu'un seul orteil droit ?? (j'aurais mis : "mon gros orteil droit" ou "l'un de mes orteils").

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je repris la parole :
Ca fait un moment qu'elle avait pas parlé et la dernière fois c'était juste un petit "d'accord", pas une grande et éloquente prise de parole. J'aurais mis "Je pris la parole".

Citer
– D’accord, accordai-je,
Bof

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même si tu risques de t’en lasser avant la fin.
Ici le "en" ne fait pas référence à un terme précis grammaticalement, du coup c'et incorrect à mes yeux. J'aurais mis : "même si tu risques de te lasser avant la fin".
Ou alors :
"Promets-moi d'écouter jusqu'au bout mon histoire, même si tu risques de t'en lasser avant la fin."

J'aime bien la description du musicien (et puis, un musicien...   :-[ ::) ;) ).

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« Je suis tombée pour lui en 2 mesures et 3 accords.
J'adore cette phrase  :coeur:

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C’était il y a plus de dix ans maintenant, bien des vents ont soufflé dans la forêt depuis… Mais la chaleur de ses lèvres sur les miennes ? Le blizzard peut souffler tout qu’il peut, jamais je n’oublierai cette chaleur. Je l’ai emprisonnée dans mon sommeil : toutes les nuits, je rêve encore qu’il m’embrasse. Je l’ai trop aimé pour accepter que ce souvenir doive simplement retourner à la terre et y mourir. Il s’appelait Farémic, et il ne s’aimait pas. Je l’aimais pour deux.
J'assume aimer ton lyrisme/romantisme à ce moment-là !  :)

J'aime bien : "je supportais ses rejets et je muselais mon désir". Les mots sonnent très doux ("muselais mon désir") même si la réalité est douloureuse.

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Qu’il n’était rien et que c’est pour ça qu’il était devenu demi-elfe.
J'aurais mis "c'était pour ça" mais c'est du détail et je pense que les deux peuvent être utilisés.

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« Il y a des jours où ça allait.
La formule "orale" tranche avec le ton du récit à ce moment-là.
"Certains jours, cela pouvait aller." ?
"Cela pouvait s'apaiser certains jours. Des jours de trêve, des jours doux comme mes rêves".

J'aime bien toutes les questions au moment de la main sur le ventre.

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J’avais trop de sentiments pour lui, j’avais peur qu’il ne me laisse seule
=> peur qu'il me laisse seule (sans le "ne").

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Maintenant, je sais qu’à avoir effacé ce j’étais pour lui ressembler,
Je trouve pas très joli le "à avoir effacé"
"Je sais qu'à force de trop effacer ce que j'étais pour lui ressembler, j'ai simplement disparu"
(et dans tous les cas tu as oublié un "que").
D'ailleurs j'aurais aussi changé les temps dans cette phrase. L'idée du paragraphe était quand même de marquer un tournant : la rupture. J'aurais utilisé le passé composé pour que la dernière phrase du paragraphe rebondisse sur la précédente qui évoque la rupture.
"J'ai su alors qu'à force de trop effacer ce que j'étais pour lui ressembler, j'avais tout simplement disparu."

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Je lui demandé s’il m’aimait.
Je lui demandai / je lui ai demandé

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la seule femme que tu choisiras d’aimer, ai-je pleuré
Il manque le point final.

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"J’ai réfléchi, il faut qu’on se sépare, elle a dit.
a-t-elle dit
(depuis le début tu utilises un langage soutenu pour ton récit dans le récit, y compris du passé simple etc... je pense que tu peux te permettre un "a-t-elle dit").
Idem "ai-je supplié".

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Mes parents n’ont pas posé de questions,
question

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« Je l’ai cherchée partout, dans tous les bruits du monde, dans le regard de tous les passants, mais elle avait juste disparu. J’ai survécu à ma vie. Je n’étais plus rien qu’un spectre vide et tellement lourd. Je rampais au sol, je ne savais plus me mettre debout. Je ne savais plus qui j’étais, je lui avais tout donné. J’ai pensé au suicide. Je m’y refusais pour ne pas faire souffrir mes proches, ceux qui tenaient à moi.
C'est ce passage-là que j'avais trouvé un peu trop long. Mais à voir avec les autres... Question de préférence personnelle. Pour moi si tu devais détailler + la souffrance il faudrait peut-être le faire sur un autre ton ou un autre rythme, quelque chose qui s'emballe ou au contraire qui se morcelle.

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Je me suis enfuie dans la forêt pour aller me noyer dans l’étang. Je ne sentais plus les limites de mon corps, je n’étais plus qu’une boule de pensées douloureuses et informes. La lune était pleine ; je lui ai hurlé ma peine. En arrivant au bord de l’étang, j’ai poussé un dernier cri ; l’un de ces cris de l’âme qui aimerait trouver écho à l’autre bout du monde, mais qui en vérité reste inaudible du reste de l’humanité.
Idem, ici je n'ai pas réussi à vraiment rentrer dans le récit. Mais encore une fois c'est très subjectif.

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« Le saule m’a entouré les poignets de ses branches avant de me demander : "Comment t’appelles-tu ?"
Là pour moi il faut ajouter quelque chose qui marque la brusquerie du truc ! "Soudain", en début de phrase ? Tout simplement ? Ou introduire une autre phrase... Je sais pas... Mais là ça fait très bizarre.

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La surprise m’a redonné une contenance ; j’ai eu peur d’être devenue folle.
Ces deux morceaux de phrase me semblent tout à fait opposés l'un à l'autre (retrouver une contenance / peur de devenir folle). Je comprends qu'elle puisse ressentir l'un puis l'autre ou même un peu des deux mais pour moi il faudrait détailler +, la simple juxtaposition de ces deux morceaux de phrase ne suffit pas.

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"Léilwën" fut le premier qui m’arriva en tête.
On dirait qu'elle accepte d'emblée l'idée de la nouvelle vie avec cette phrase... Il faudrait la nuancer un peu, la contextualiser un peu, pour que ce soit plus fluide avec la suite qui dit qu'elle n'en veut pas de cette nouvelle vie...

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Il m'a donné une fonction : j’étais désormais l’elfe protectrice de ces bois. Il m'a rappelé un peu de ce que j’aimais pour que je puisse recommencer : la nature, la musique et ma famille. Il m'a dit de me reconstruire une identité en partant de cette base.
Pour moi la première de ces phrases tombe comme un cheveu sur la soupe. Genre : "Je veux me suicider ! - Désormais tu seras l'elfe de ces bois. - Euh... WTF, tu m'as écoutée ??". Alors que si tu l'amènes plus progressivement, ça prend mieux son sens. Du coup, je mettrais la première de ces trois phrases en dernier. (en adaptant éventuellement pour les répétitions / la musicalité...).

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On ne se réinvente pas sans douleur
J'aime bien.

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– Et si tu avais compris que si tu osais ne plus t’effacer totalement, ça ne ferait plus aussi mal ? asséna Hublot/e.
Je trouve la formulation beaucoup trop alambiquée pour ce que c'est... Trop de "si" et de conditionnels...

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– Et quand l’amour reste, qu’est-ce que ça fait ? »
J'aime bien :) .

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Un câlin escargotien ?
:)

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Ce soir-là, assistée par un escargot et un lapin-totem, j’enterrai la chaleur d’un baiser et une odeur de feuilles qui tombent, sous le saule.
C'est une jolie fin.



Voilà, merci pour le partage Léli  :calin:
J'aime beaucoup ce texte. J'aime bien quand tu fais dans la douceur.

Bisous  :oxo:
Titre: Re : Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII] [/!\ lyricism inside (vers le milieu^^)]
Posté par: Léilwën le 05 Avril 2018 à 10:48:24
Coucou ma Léli,

"Lyricism inside" => T'es sérieuse ?  :o C'est si choquant que ça de faire dans le lyrique ?  ::) Assume ton côté romantique...!
J'assume à moitié^^, la preuve : je l'ai posté



Les pinaillages détaillés :

Citer
Mon panier menaçait de déborder prochainement.
Pour moi le "menaçait" et le "prochainement" donnent une formule pléonasmique...
Tu devrais enlever le "prochainement".
OK

Citer
Je passai devant les ronces en fleurs et sourit à la perspective des compotes à faire cet été et continuai ma route en sautillant, vers d’autres trouvailles à récolter.
Pourquoi être allée à la ligne avant cette phrase ?
OK, je l'ai remise dans le paragraphe du dessus

Citer
comme à l’accoutumée de  mon cœur glutineux
Je pense pas que ça se dise "à l'accoutumée de qqch". C'est "à l'accoutumée", tout court. A la limite : "pour mon coeur glutineux" (mais je suis pas fan non plus).
J'assume ? ^^

Citer
Tu sais bien à quel point elle déteste ça, répondis-je tristement.
J'aurais bien aimé que cette phrase soit un tout petit peu plus explicite. Là je comprends mais ce n'est pas aussi "fluide" que ça pourrait l'être.
"Tu sais bien à quel point elle déteste ça, la tristesse"
"Tu sais bien à quel point elle déteste que l'on s'appesantisse sur ce qui est douloureux"
Ou je ne sais quoi d'autre...
"Tu sais bien à quel point elle déteste quand j'émets des ondes mélancoliques."

Citer
Nib contre ma cuisse gauche et l’escargot/e appuyé contre mon orteil droit.
Impression de déjà-vu... Mais je vais faire le même commentaire...  :-[
Elle a qu'un seul orteil droit ?? (j'aurais mis : "mon gros orteil droit" ou "l'un de mes orteils").
ça pourrait être une idée : les elfes n'ont qu'un orteil^^ (ça me rappelle un film débile...)

Citer
je repris la parole :
Ca fait un moment qu'elle avait pas parlé et la dernière fois c'était juste un petit "d'accord", pas une grande et éloquente prise de parole. J'aurais mis "Je pris la parole".
OK

Citer
– D’accord, accordai-je,
Bof
"Puisque tu insistes, accordai-je"

Citer
même si tu risques de t’en lasser avant la fin.
Ici le "en" ne fait pas référence à un terme précis grammaticalement, du coup c'et incorrect à mes yeux. J'aurais mis : "même si tu risques de te lasser avant la fin". OK
Ou alors :
"Promets-moi d'écouter jusqu'au bout mon histoire, même si tu risques de t'en lasser avant la fin."

J'aime bien la description du musicien (et puis, un musicien...   :-[ ::) ;) ).
Oh, les artistes en général...  ::)

Citer
« Je suis tombée pour lui en 2 mesures et 3 accords.
J'adore cette phrase  :coeur:
merci  :-[

Citer
C’était il y a plus de dix ans maintenant, bien des vents ont soufflé dans la forêt depuis… Mais la chaleur de ses lèvres sur les miennes ? Le blizzard peut souffler tout qu’il peut, jamais je n’oublierai cette chaleur. Je l’ai emprisonnée dans mon sommeil : toutes les nuits, je rêve encore qu’il m’embrasse. Je l’ai trop aimé pour accepter que ce souvenir doive simplement retourner à la terre et y mourir. Il s’appelait Farémic, et il ne s’aimait pas. Je l’aimais pour deux.
J'assume aimer ton lyrisme/romantisme à ce moment-là !  :)
merci  :-[

Citer
Qu’il n’était rien et que c’est pour ça qu’il était devenu demi-elfe.
J'aurais mis "c'était pour ça" mais c'est du détail et je pense que les deux peuvent être utilisés.
OK

Citer
« Il y a des jours où ça allait.
La formule "orale" tranche avec le ton du récit à ce moment-là.
"Certains jours, cela pouvait aller." ?
"Cela pouvait s'apaiser certains jours. Des jours de trêve, des jours doux comme mes rêves".
"Il y a tout de même eu des jours où il était apaisé."

Citer
J’avais trop de sentiments pour lui, j’avais peur qu’il ne me laisse seule
=> peur qu'il me laisse seule (sans le "ne").
OK

Citer
Maintenant, je sais qu’à avoir effacé ce j’étais pour lui ressembler,
Je trouve pas très joli le "à avoir effacé"
"Je sais qu'à force de trop effacer ce que j'étais pour lui ressembler, j'ai simplement disparu"
(et dans tous les cas tu as oublié un "que").
D'ailleurs j'aurais aussi changé les temps dans cette phrase. L'idée du paragraphe était quand même de marquer un tournant : la rupture. J'aurais utilisé le passé composé pour que la dernière phrase du paragraphe rebondisse sur la précédente qui évoque la rupture.
"J'ai su alors qu'à force de trop effacer ce que j'étais pour lui ressembler, j'avais tout simplement disparu."
"Maintenant, je sais qu’à m'être forcée à lui ressembler, j’ai simplement disparu."


Citer
Je lui demandé s’il m’aimait.
Je lui demandai / je lui ai demandé OK

Citer
la seule femme que tu choisiras d’aimer, ai-je pleuré
Il manque le point final. OK

Citer
"J’ai réfléchi, il faut qu’on se sépare, elle a dit.
a-t-elle dit
(depuis le début tu utilises un langage soutenu pour ton récit dans le récit, y compris du passé simple etc... je pense que tu peux te permettre un "a-t-elle dit").
Idem "ai-je supplié".
OK

Citer
Mes parents n’ont pas posé de questions,
question
OK

Citer
« Je l’ai cherchée partout, dans tous les bruits du monde, dans le regard de tous les passants, mais elle avait juste disparu. J’ai survécu à ma vie. Je n’étais plus rien qu’un spectre vide et tellement lourd. Je rampais au sol, je ne savais plus me mettre debout. Je ne savais plus qui j’étais, je lui avais tout donné. J’ai pensé au suicide. Je m’y refusais pour ne pas faire souffrir mes proches, ceux qui tenaient à moi.
C'est ce passage-là que j'avais trouvé un peu trop long. Mais à voir avec les autres... Question de préférence personnelle. Pour moi si tu devais détailler + la souffrance il faudrait peut-être le faire sur un autre ton ou un autre rythme, quelque chose qui s'emballe ou au contraire qui se morcelle.
J'attends de voir

Citer
Je me suis enfuie dans la forêt pour aller me noyer dans l’étang. Je ne sentais plus les limites de mon corps, je n’étais plus qu’une boule de pensées douloureuses et informes. La lune était pleine ; je lui ai hurlé ma peine. En arrivant au bord de l’étang, j’ai poussé un dernier cri ; l’un de ces cris de l’âme qui aimerait trouver écho à l’autre bout du monde, mais qui en vérité reste inaudible du reste de l’humanité.
Idem, ici je n'ai pas réussi à vraiment rentrer dans le récit. Mais encore une fois c'est très subjectif.
Idem

Citer
« Le saule m’a entouré les poignets de ses branches avant de me demander : "Comment t’appelles-tu ?"
Là pour moi il faut ajouter quelque chose qui marque la brusquerie du truc ! "Soudain", en début de phrase ? Tout simplement ? Ou introduire une autre phrase... Je sais pas... Mais là ça fait très bizarre.
"Alors que j'allais me jeter à l'étang, etc"

Citer
La surprise m’a redonné une contenance ; j’ai eu peur d’être devenue folle.
Ces deux morceaux de phrase me semblent tout à fait opposés l'un à l'autre (retrouver une contenance / peur de devenir folle). Je comprends qu'elle puisse ressentir l'un puis l'autre ou même un peu des deux mais pour moi il faudrait détailler +, la simple juxtaposition de ces deux morceaux de phrase ne suffit pas.
"je ne comprenais pas qui me parlait, j'ai eu peur d'être devenue folle"

Citer
"Léilwën" fut le premier qui m’arriva en tête.
On dirait qu'elle accepte d'emblée l'idée de la nouvelle vie avec cette phrase... Il faudrait la nuancer un peu, la contextualiser un peu, pour que ce soit plus fluide avec la suite qui dit qu'elle n'en veut pas de cette nouvelle vie...

Citer
Il m'a donné une fonction : j’étais désormais l’elfe protectrice de ces bois. Il m'a rappelé un peu de ce que j’aimais pour que je puisse recommencer : la nature, la musique et ma famille. Il m'a dit de me reconstruire une identité en partant de cette base.
Pour moi la première de ces phrases tombe comme un cheveu sur la soupe. Genre : "Je veux me suicider ! - Désormais tu seras l'elfe de ces bois. - Euh... WTF, tu m'as écoutée ??". Alors que si tu l'amènes plus progressivement, ça prend mieux son sens. Du coup, je mettrais la première de ces trois phrases en dernier. (en adaptant éventuellement pour les répétitions / la musicalité...).
"Il m’a dit qu’il me faudrait m’inventer un nouveau nom pour démarrer une nouvelle vie. "Léilwën" fut le premier qui m’arriva en tête, mais je me suis tue dans un premier temps. Je lui ai dit que je ne voulais plus vivre et que je n’étais rien. Il m'a rappelé un peu de ce que j’étais pour que je puisse recommencer à exister : la nature, la musique et ma famille. Il m'a dit de me reconstruire une identité en partant de cette base. Il a ajouté que j’avais fait l’erreur de supprimer mon essence pour plaire à un être qui ne m’avait pas aimée et qu'il ne faudrait plus jamais le refaire. Pour me redonner un but, il m'a donné une fonction : j’étais désormais l’elfe protectrice de ces bois."

Citer
– Et si tu avais compris que si tu osais ne plus t’effacer totalement, ça ne ferait plus aussi mal ? asséna Hublot/e.
Je trouve la formulation beaucoup trop alambiquée pour ce que c'est... Trop de "si" et de conditionnels...
"Et si tu avais compris qu'il fallait juste ne plus oublier qui tu es ?"

Citer
– Et quand l’amour reste, qu’est-ce que ça fait ? »
J'aime bien :) .
Merci  :-[

Citer
Ce soir-là, assistée par un escargot et un lapin-totem, j’enterrai la chaleur d’un baiser et une odeur de feuilles qui tombent, sous le saule.
C'est une jolie fin.
Merci  :-[


Voilà, merci pour le partage Léli  :calin:
J'aime beaucoup ce texte. J'aime bien quand tu fais dans la douceur.

Bisous  :oxo:

 :calin: :calin: :oxo:
Et merci tout plein...  :-[
Titre: Re : Re : Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII] [/!\ lyricism inside (vers le milieu^^)]
Posté par: Ari le 05 Avril 2018 à 10:55:38
Citer
comme à l’accoutumée de  mon cœur glutineux
Je pense pas que ça se dise "à l'accoutumée de qqch". C'est "à l'accoutumée", tout court. A la limite : "pour mon coeur glutineux" (mais je suis pas fan non plus).
J'assume ? ^^
Ben c'est pas une question d'assumer c'est une question de faute de français  ><

Pour tout le reste, RAS :)
Je crois que tu ne m'as jamais dit tant de "OK"  :o  :-[

 :oxo:
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII] [/!\ lyricism inside (vers le milieu^^)]
Posté par: Léilwën le 05 Avril 2018 à 11:39:47
J'assume mon néologisme/ma faute de français ?  :-[ :-[

Et sinon... OK ! :viviane:

:oxo:
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII] [/!\ lyricism inside (vers le milieu^^)]
Posté par: Alan Tréard le 05 Avril 2018 à 23:58:59
Bonjour Léilwën,

Alors, je me suis plongé dans ton texte, et j'en ai tiré quelques questionnements sur certains éléments de la situation que tu décris.

Ce qui m'a le plus intrigué, c'est cette façon que tu as de décrire les personnages comme s'ils avaient des fonctions préétablies. Plusieurs éléments des dialogues m'ont évoqué la désarticulation de chaque personnalité ; c'est comme s'il y avait, pour chacun, un rôle conforté par le contexte dans lequel l'action évolue.

Je me demande si cette désarticulation est voulue, ou si elle aurait plutôt un lien avec ton regard sur la vie ; j'aurais pour ma part une plus grande facilité à percevoir une personnalité avec ses comportements irrationnels et ses petites habitudes inexpliquées, avec son originalité ou sa spontanéité. Il me paraît difficile d'expliquer la fonction très schématisée que tu leur donnes.

Vois-tu un personnage comme l'accomplissement d'un comportement très prévisible ? Ou au contraire ne t'es-tu pas posée la question ? Ou bien trouves-tu que mon impression à la lecture est faussée ?
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Léilwën le 06 Avril 2018 à 08:03:58
Coucou Alan,

Merci d'être passé !  _/-o_

Citer
Ce qui m'a le plus intrigué, c'est cette façon que tu as de décrire les personnages comme s'ils avaient des fonctions préétablies. Plusieurs éléments des dialogues m'ont évoqué la désarticulation de chaque personnalité ; c'est comme s'il y avait, pour chacun, un rôle conforté par le contexte dans lequel l'action évolue.
=> effectivement, dans le monde magique de Léilwën^^ les créatures et "humains intégrés" ont tous une fonction bien précise, souvent de défense de la nature qui les entoure ; donc oui, cette désarticulation est voulue.

Pour ce qui est des comportements irrationnels, il y en a aussi. Mais mon état d'esprit fait que je recherche toujours à trouver une logique aux comportements irrationnels, et du coup une fois que je les ai expliqués ils ne paraissent plus irrationnels !

Je suis désolée que tout cela t'ait empêché d'entrer dans le texte.  :(

Encore merci, et à bientôt !  :)
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Léilwën le 06 Avril 2018 à 10:47:15
Coucou Jo :)

Merci d'être passé et de t'être arrêté !  :)

Je me doutais que ce texte-ci te plairait moins parce que j'ai moins mélangé les genres : je voulais faire dans le lyrisme... alors j'ai fait lyrique :D

Citer
on a l'impression que l'auteure a du mal à maîtriser des éléments autobiographiques
=> puisque la question est posée en filigrane et que ça ne me dérange pas d'y répondre : le texte n'est pas autobiographique à proprement parler. Je n'ai pas vécu ce qui est écrit ici (je n'ai jamais été en couple avec un(e) trans, je n'ai jamais été transformée en elfe par un saule pleureur, etc...  :D). Par contre les émotions qui y sont décrites, oui, peut-être qu'elles, elles sont un peu autobiographiques... et encore, pas à "l'état pur" : on est dans du très modifié/exagéré ici.

J'ai conscience d'avoir mis de côté le côté fantastique dans ce texte pour me concentrer sur la longue tirade dans l'espoir de transmettre une émotion, c'était volontaire.
Et l'escargot ne servait que d'introduction à la confession (le personnage auquel l'elfe peut s'identifier pour oser se confier). Du coup :
Citer
Joues-tu assez du parallèle entre le caractère hermaphrodite des escargots et le côté transgenre du personnage masculin ? :-X
=> clairement, non, je n'en joue pas.

Voilà, désolée de t'avoir déçu, donc... Nous nous retrouverons sûrement sur d'autres textes  ;)

:oxo:
Titre: Re : Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Alan Tréard le 06 Avril 2018 à 11:32:58
D'accord, merci pour ta réponse.

Pour ce qui est des comportements irrationnels, il y en a aussi. Mais mon état d'esprit fait que je recherche toujours à trouver une logique aux comportements irrationnels, et du coup une fois que je les ai expliqués ils ne paraissent plus irrationnels !

Je suis désolée que tout cela t'ait empêché d'entrer dans le texte.  :(

Encore merci, et à bientôt !  :)

Là-dessus, je suis un peu inquiet que tu tires des conclusions rapides, je dirais même irrationnelles ! :D

Concernant ce sujet de mécanisme, peut-être devrais-tu penser à l'intégrer à ton propre "métabolisme", c'est-à-dire à ta démarche d'écriture à ce qui la motive et la justifie. Je peux imaginer que tu préfères préserver la discrétion sur tes intentions d'écriture, mais je reste cependant convaincu que c'est en assumant volontairement ton propos ou ton regard sur la vie que tu t'offres un véritable espace d'expression.

Un propos, ça se défend, faut y croire, sinon, tes lecteurs n'y croiront pas du tout !!

En fait, pour le moment, ce que j'éprouve, c'est que tu me demandes de ne pas en parler en concluant hâtivement que je ne suis pas rentré dans le texte ; alors que j'ai trouvé un réel intérêt, presque mécanique et artisanal, à parler de cet aspect de ton écrit avec toi. C'est pas toujours facile pour une ou un auteur de parler de son écrit, de son mode de fonctionnement (ici il s'agit de la construction de l'identité du personnage), mais je pense vraiment que c'est ce qui t'aidera à progresser dans ta démarche.
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: JigoKu Kokoro le 06 Avril 2018 à 23:31:22
Bon il est tard, je suis malade et donc je reviendrais pour un avis plus "détaillé" mais je tenais à te faire part de ceci :

Il y a un gros plus "émotionnel" dans ce texte, c'est énorme. Je ne sais si c'est suite aux encouragements que tu as reçu pour le texte du défi qui t'as poussé à le faire mais il y a dans cette confession du personnage un ton très touchant. On ressent bien les émotions vécues, moi j'adore !  :coeur:

Je reviens très vite  ;) ^^

Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Miromensil le 07 Avril 2018 à 12:40:20
Oi Léilwën !

Citer
J’herborisais au soleil de fin de printemps : orties pour la soupe, ægopode pour les salades, pissenlits pour l’amertume et, bien sûr, ail des ours pour assaisonner le tout
Herboriser, chouette comme verbe, je connaissais pas

Citer
Tu ne m’as pas reconnu/e ? Je suis Hublot/e !
Hublot ! J'aime beaucoup ce prénom.
Ca me chaffouine un peu, toutes ces slashs, ça fait perdre un peu de charme au texte, je trouve, mais ça doit être pour garder le genre du personnage inconnu ?

Citer
Il y a des fois où je choisis l’évitement.
évitement ? C’est le bon mot ? tu voulais pas dire « fuite » ?

Citer
J’étais une jeune humaine, mais déjà trop vieille dans ma tête.
Tiens donc :mrgreen:

Citer
Alors c’est ce que je faisais, quand elle n’était pas avec son alchimiste.
Ca fait un peu penser au polyamour, ton histoire

Citer
Quand nous arrivâmes au saule, Nib m’attendait et l’arbre avait ouvert ses branches. Je me calai le dos contre son tronc, Nib contre ma cuisse gauche et l’escargot/e appuyé contre mon gros orteil droit.
C’est qui, Nib, en fait ? C’est voulu que tu ne précises que c’est un lapin juste à la fin ? ‘-‘

J’avoue qu’après j’ai lu sans faire attention à l’orthographe. C’est fort bien écrit et ça se lit tout seul, ça se lit comme une eau qui coule de source huhu (:kei:). Le fond de l’histoire est intéressant, je n’avais jamais lu de tels enjeux contemporains dans la fantasy, le mélange est curieux mais tout à fait plausible et j’ai apprécié ce trait-là. Si je devais avoir quelque chose à redire, ce serait mon impression que tout va très vite et que la description des émotions sont vite expédiées, de sorte que, à titre personnel, je n’ai pas vraiment ressenti d’empathie avec les personnages. Ou si, très précisément quand tu dis que les branches du saule lui caressent les cheveux, j’étais contente pour elle. Tu as entendu parler du show don’t tell ? C’est un peu théorique, mais c’est peut-être l’effet qui m’a manqué ici.

Ah, et je me suis posée une question : ça n’embête pas l’alchimiste que Faerena voit toujours Leil ? Oo Faerena ne lui a pas dit pour elle ? Je m’attendais à voir un peu de jalousie poindre ici, je pense.

Mais mise à part ça, je me répète, j’ai apprécié la lecture et Nib, Hublot(e) et l’elfe sont des personnages fort sympathiques avec qui je serais bien devenue amie haha.

Si tu veux que je refasse une lecture approfondie pour la forme, n’hésite pas, je le ferai ^^ (mais je vois que Ariane a bien pinaillé)
édit : je viens de lire la réponse de Jigoku.. woups :D la pluralité des ressentis des lecteurs ^^
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Ari le 07 Avril 2018 à 13:08:48
Miromensil :
Nib et l'orthographe de Hublot/e ce sont des références aux textes précédents de Léilwën.

Pour le polyamour je n'avais pas spécialement fait le lien (oui je sais c'est pourtant très explicite), à la réflexion ce n'est pas l'impression que ça me laisse, du moins pas vécu d'une façon heureuse, libre et autonome. J'ai l'impression que la narratrice se néglige tellement elle-même qu'elle n'a même pas l'impression de compter comme une relation. Je le vois plus comme "Ne me quitte pas" style "Laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre, l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien..." qqch qui a pour but de se dissoudre soi-même dans le sillage de l'autre. Donc elle ne se demande même pas ce que l'alchimiste peut penser d'elle ; elle a l'impression de n'être plus rien.

Du coup je suis curieuse de ce que va répondre Léli. Peut-être que j'ai dramatisé  :mrgreen: .

(Et oui je pinaille plein plein plein...  :-[ ).
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Léilwën le 09 Avril 2018 à 08:32:20
Ooooh tout ça !  :o  _/-o_ _/-o_ _/-o_

@ Alan :
Citer
Un propos, ça se défend, faut y croire, sinon, tes lecteurs n'y croiront pas du tout !!
=> j'avais pourtant l'impression d'y croire à mon propos  :-[ elle morfle ma p'tite elfe quand même, elle ne fait pas semblant...

Citer
En fait, pour le moment, ce que j'éprouve, c'est que tu me demandes de ne pas en parler en concluant hâtivement que je ne suis pas rentré dans le texte ; alors que j'ai trouvé un réel intérêt, presque mécanique et artisanal, à parler de cet aspect de ton écrit avec toi. C'est pas toujours facile pour une ou un auteur de parler de son écrit, de son mode de fonctionnement (ici il s'agit de la construction de l'identité du personnage), mais je pense vraiment que c'est ce qui t'aidera à progresser dans ta démarche.
=> désolée si tu as eu l'impression que j'ai fermé la conversation  :/ c'est juste que j'ai du mal à me dire qu'on puisse apprécier ce que j'écris, du coup je minimise - voire je mets un filtre négatif ! (mais je me soigne  :mrgreen:... je crois  ;)). Donc, si tu as d'autres choses à dire, je t'écoute ! :)

@ Jo : Oui, bah, oui, tu l'avais écrit, mais j'ai fait une "lecture sélective" de ton commentaire... merci  :-[
:oxo:

@Kokoro : Heureuse que tu aies apprécié (oui, j'ai pris en compte plusieurs de tes "desideratas" pour ce texte...) :) et j'espère que tu vas mieux ?
:oxo: :calin:

@Miro : Coucou toi ! :)

Citer
Tu ne m’as pas reconnu/e ? Je suis Hublot/e !
Hublot ! J'aime beaucoup ce prénom. Merci ! :)
Ca me chaffouine un peu, toutes ces slashs, ça fait perdre un peu de charme au texte, je trouve, mais ça doit être pour garder le genre du personnage inconnu ?
Oui, c'est ça, dans un autre de mes textes j'explique qu'Hublot/e était une humaine qui avait un problème de genre (comment ça c'est récurrent dans mes textes ?!  :mrgreen:) et qu'elle a demandé au saule de la transformer en escargot pour pouvoir être des deux sexes

Citer
Il y a des fois où je choisis l’évitement.
évitement ? C’est le bon mot ? tu voulais pas dire « fuite » ?
Non, non, je voulais lui coller des traits de "personnalité évitante"

Citer
Alors c’est ce que je faisais, quand elle n’était pas avec son alchimiste.
Ca fait un peu penser au polyamour, ton histoire
=> à ceci près que je ne suis pas sûre que tout le monde soit d'accord dans l'histoire (enfin, il me semble que c'est le postulat de base du polyamour ? Je ne suis pas une spécialiste... :-[)

Citer
Quand nous arrivâmes au saule, Nib m’attendait et l’arbre avait ouvert ses branches. Je me calai le dos contre son tronc, Nib contre ma cuisse gauche et l’escargot/e appuyé contre mon gros orteil droit.
C’est qui, Nib, en fait ? C’est voulu que tu ne précises que c’est un lapin juste à la fin ? ‘-‘
Oui, Nib est un personnage abordé dans un autre texte, du coup je ne fais pas de "rappels" pour ne pas alourdir, mais pour que tu saches : Nib était le lapin de Léilwën et quand il est mort il s'est "transformé" en son lapin-totem (pour moi, c'est un peu genre patronum dans Harry Potter)

J’avoue qu’après j’ai lu sans faire attention à l’orthographe. C’est fort bien écrit et ça se lit tout seul, ça se lit comme une eau qui coule de source huhu (:kei:). Merci  :-[ :-[ :-[ Le fond de l’histoire est intéressant, je n’avais jamais lu de tels enjeux contemporains dans la fantasy, le mélange est curieux mais tout à fait plausible et j’ai apprécié ce trait-là. Si je devais avoir quelque chose à redire, ce serait mon impression que tout va très vite et que la description des émotions sont vite expédiées, de sorte que, à titre personnel, je n’ai pas vraiment ressenti d’empathie avec les personnages. On m'a déjà fait remarquer que j'étais assez expéditive, oui  :/. Pourtant là, il me semblait que j'avais pris le temps de vraiment décrire les sentiments et la souffrance impliqués, désolée que ça n'ait pas marché sur toi  :( Ou si, très précisément quand tu dis que les branches du saule lui caressent les cheveux, j’étais contente pour elle. Tu as entendu parler du show don’t tell ? C’est un peu théorique, mais c’est peut-être l’effet qui m’a manqué ici. Oui, on m'en a déjà parlé, mais tu peux expliciter pour que je comprenne bien le concept si tu veux !

Ah, et je me suis posée une question : ça n’embête pas l’alchimiste que Faerena voit toujours Leil ? Oo Faerena ne lui a pas dit pour elle ? Je m’attendais à voir un peu de jalousie poindre ici, je pense.
Et bien ça, c'est la grande inconnue pour l'auteur, le personnage et le lecteur : Faerena ne dit rien, du coup les interprétations sont libres !
Pour mon interprétation personnelle si tu la veux : Faerena ne parle à personne de Léilwën avec qui la relation est de toute façon platonique (dans mon imaginaire débordant^^ les bisous se font de plus en plus rares et froids après que Faerena ait rejoint son alchimiste)
Pour la jalousie, à ce moment de son histoire, le personnage de Léilwën considère tellement qu'elle ne vaut rien, qu'elle ne représente rien (et que cela est normal !) que la jalousie ne peut pas naître. Je pensais avoir montré cette part-là dans le fait qu'elle s'accroche désespérément à l'elfe - qui la méprise plus ou moins ou qui, du moins, ne fait pas/plus attention à elle.


Mais mise à part ça, je me répète, j’ai apprécié la lecture et Nib, Hublot(e) et l’elfe sont des personnages fort sympathiques avec qui je serais bien devenue amie haha. Je te les présenterai si tu veux  ;)

Si tu veux que je refasse une lecture approfondie pour la forme, n’hésite pas, je le ferai ^^ (mais je vois que Ariane a bien pinaillé) J'aime bien quand on pinaille  ;D
édit : je viens de lire la réponse de Jigoku.. woups :D la pluralité des ressentis des lecteurs ^^ Oui ! et heureusement, ce serait triste sinon  ;)

Merci !!! :oxo:

@ Ariane :  Tu avais totalement saisi le truc... Tu me connais trop bien ^^
J'adore ta signature, au fait ;) (et tes pinaillages)
:coeur:

Merci, merci et merci encore  _/-o_
Titre: Re : Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Alan Tréard le 09 Avril 2018 à 10:00:53
Merci pour ta réponse

@ Alan :
Citer
Un propos, ça se défend, faut y croire, sinon, tes lecteurs n'y croiront pas du tout !!
=> j'avais pourtant l'impression d'y croire à mon propos  :-[ elle morfle ma p'tite elfe quand même, elle ne fait pas semblant...

Je crois qu'elle puisse raconter sa souffrance, mais je ne pense pas que tu aies décrit une victime ; je pense qu'il y a une contradiction entre ce que dit ton texte et ton propre regard d'auteure ; ça peut être l'origine du malaise selon moi dans ta démarche d'écriture.

Quoi qu'il en soit, merci à toi pour la lecture.
Titre: Re : Re : Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Léilwën le 09 Avril 2018 à 10:21:43
Recoucou !

Je crois qu'elle puisse raconter sa souffrance, mais je ne pense pas que tu aies décrit une victime ; je pense qu'il y a une contradiction entre ce que dit ton texte et ton propre regard d'auteure ; ça peut être l'origine du malaise selon moi dans ta démarche d'écriture.
=> je ne comprends pas.

Peux-tu expliciter ce que tu perçois de ce que dis mon texte et ce que tu tu perçois de mon regard d'auteure pour m'éclairer ?

Merci à toi :)
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Alan Tréard le 09 Avril 2018 à 11:59:15
Avec plaisir !

De ce que j'ai pu retenir du texte et de ton interprétation, le personnage serait quelque part un « pantin du destin », animé par une situation qui n'est pas maîtrisée ; quelque part, ce serait la femme confrontée à son amour déçu, celui qu'on ne pouvait pas prévoir et celui qu'on ne pouvait pas éviter. Un quelque chose d'atemporel et d'inévitable ; comme une terrible fatalité magique.

@ Alan :
Citer
Un propos, ça se défend, faut y croire, sinon, tes lecteurs n'y croiront pas du tout !!
=> j'avais pourtant l'impression d'y croire à mon propos  :-[ elle morfle ma p'tite elfe quand même, elle ne fait pas semblant...

Ici, tu assimiles la souffrance que tu infliges à ton personnage (en tant qu'auteure) à une manière de défendre ton propos, comme si cette violence infligée volontairement à ton personnage était une façon d'appuyer ton propos ; ce ne serait plus une violence subie fatalement, mais une violence volontaire.

Je trouve un réel contraste entre la violence qui « serait inévitable » et la violence « qui est voulue », peut-être que c'est là aussi qu'est venue ma question à propos de ton regard sur la vie, sur ce qui paraît inévitable, et sur cette mécanique.

Par « défendre ton propos », je n'entendais pas lui infliger plus de violence que tu ne l'entends, j'entendais plutôt : « Donner à ce mécanisme chez ton personnage plus de sens, plus de cohérence, » mettre une définition à ce mécanisme individuel.

Remarque, peut-être es-tu dans une période de doute (plusieurs de tes messages évoquent l'hésitation), peut-être que tu es en train de changer ton propre regard sur la vie ; dans un tel cas, l'hésitation que j'ai pu percevoir serait justifiée. On se trouverait alors dans une démarche de questionnement, de doute, cela explique également les imprécisions que j'ai éprouvées à la lecture.

(Bon, bien entendu, je rappelle que ceci est un regard subjectif sur ton texte, tu as tous les outils pour faire tes propres choix d'écriture.)
Titre: Re : Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Léilwën le 09 Avril 2018 à 13:06:07
Merci Alan d'avoir explicité, je comprends beaucoup mieux !
Et merci aussi pour la bienveillance de ton propos.


De ce que j'ai pu retenir du texte et de ton interprétation, le personnage serait quelque part un « pantin du destin », animé par une situation qui n'est pas maîtrisée ; quelque part, ce serait la femme confrontée à son amour déçu, celui qu'on ne pouvait pas prévoir et celui qu'on ne pouvait pas éviter. Un quelque chose d'atemporel et d'inévitable ; comme une terrible fatalité magique.
Alors, de mon point de vue : oui, j'ai voulu prêter cette sensation à mon personnage, tout en la démentant à la fin via le saule (qui explique à Léilwën qu'elle aurait pu s'éviter beaucoup de douleur si elle s'était respectée).
Pour moi, ce qui est "tragique" dans le texte, c'est que Léilwën ait souffert autant sans comprendre pourquoi. Mais je n'ai pas voulu en rester là : pour moi, en tant qu'auteure, c'est important de pouvoir tirer du positif des évènements négatifs (mon côté bisounours, sûrement^^) ; j'ai voulu introduire une part de résilience. Le fait qu'elle renonce à ses souvenirs à la fin du texte est, selon moi, une forme de guérison, une forme de "OK, j'ai souffert, mais j'ai maintenant des clés pour ne plus souffrir autant dans le futur - et j'accepte de faire le pari d'y croire."


@ Alan :
Citer
Un propos, ça se défend, faut y croire, sinon, tes lecteurs n'y croiront pas du tout !!
=> j'avais pourtant l'impression d'y croire à mon propos  :-[ elle morfle ma p'tite elfe quand même, elle ne fait pas semblant...

Ici, tu assimiles la souffrance que tu infliges à ton personnage (en tant qu'auteure) à une manière de défendre ton propos, comme si cette violence infligée volontairement à ton personnage était une façon d'appuyer ton propos ; ce ne serait plus une violence subie fatalement, mais une violence volontaire.
Comme je te l'ai dit plus haut, je pense qu'il y a une partie "inconsciemment volontaire" dans la souffrance subie que je décris : à aucun moment Léilwën ne cherche à se protéger

Je trouve un réel contraste entre la violence qui « serait inévitable » et la violence « qui est voulue », peut-être que c'est là aussi qu'est venue ma question à propos de ton regard sur la vie, sur ce qui paraît inévitable, et sur cette mécanique.
Mon regard sur la vie... bonne question... concernant la souffrance, je pense qu'il y a beaucoup de souffrances que l'on s'inflige à soi-même (par méconnaissance de soi, peur, fierté, etc) et que de comprendre nos fonctionnements internes peut aider à apaiser cette violance voulue (encore une fois, ce n'est que mon point de vue) ; pour la souffrance inévitable... elle est inévitable... entre en jeu tout un mécanisme d'acceptation, si on le peut, pour pouvoir la soulager (je précise encore que ce n'est que mon point de vue)

Par « défendre ton propos », je n'entendais pas lui infliger plus de violence que tu ne l'entends, j'entendais plutôt : « Donner à ce mécanisme chez ton personnage plus de sens, plus de cohérence, » mettre une définition à ce mécanisme individuel.
Oui, je n'ai pas vraiment explicité le mécanisme... j'ai juste montré qu'à un moment, elle avait accepté de se libérer de cette violence et d'en guérir

Remarque, peut-être es-tu dans une période de doute (plusieurs de tes messages évoquent l'hésitation), peut-être que tu es en train de changer ton propre regard sur la vie ; dans un tel cas, l'hésitation que j'ai pu percevoir serait justifiée. On se trouverait alors dans une démarche de questionnement, de doute, cela explique également les imprécisions que j'ai éprouvées à la lecture.
:D allez, je vais dévoiler une partie de mes rouages internes  :D : je suis en doute permanent. Je suis toujours en train de me poser des questions et de remettre en cause ma vision des choses. Rien de dramatique à cela : c'est mon fonctionnement, je l'ai intégré et mes doutes ne me pourrissent pas la vie en permanence. Mais du coup, le doute ressort sûrement dans mes écrits puisqu'il est constant !

(Bon, bien entendu, je rappelle que ceci est un regard subjectif sur ton texte, tu as tous les outils pour faire tes propres choix d'écriture.)
C'est fort intéressant en tout cas !

Merci beaucoup :)
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Alan Tréard le 09 Avril 2018 à 13:23:48
Ah ! Oui, je me rends compte que tes personnages sont animés en fait par une grande complexité, peut-être ai-je eu une première lecture un peu "naïve" qui ne prenait pas en compte l'immensité des aspects d'une même personnalité.

Ceci dit, c'est très enrichissant, tes explications nourrissent mon propre regard, j'aime beaucoup.
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Milla le 13 Avril 2018 à 21:32:13
Salut !

au fil de la lecture...
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J’herborisais
tu viens de m'apprendre un mot !  ^^

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Je passai devant les ronces en fleurs et sourit à la perspective des compotes à faire cet été et continuai ma route en sautillant, vers d’autres trouvailles à récolter.
plutôt une virgule à la place du premier "et" normalement (sinon c'est pas très joli et fluide)

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Soudain, une voix qui ne m’était pas inconnue me tira de mon labeur et de mes réflexions :
« Aaaah ! Léilwën ! Je suis heureux/se de te rencontrer à nouveau ! » s’exclama la voix.
sachant que tu préviens avant que la voix parle avec deux points, et que ta phrase de dialogue finit par un point d'exclamation, je pense que tu peux virer l'incise qui alourdit inutilement

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La voix reprit de plus belle :
« Youhouh, par ici ! Tu ne risques pas de me trouver avec le nez en l’air ! Tu ne m’as pas reconnu/e ? Je suis Hublot/e ! Je suis à trois orties et deux trèfles sur ta droite ! s’enthousiasma la voix.
de même ! Je pense que soit tu annonces (en rouge) soit tu mets une incise (en bleu), mais pas les deux àmha

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Cet escargot/e m’était devenu/e instantanément sympathique, comme à l’accoutumée de  mon cœur glutineux,
:D :D trop fort qu'elle ait un pote escargot ! et ça explique le masculin féminin ^^

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« Tu te rappelles que je m’étais inscrit/e au CES ? Oui ? Et bien c’est GENIAL !
Eh bien
(j'espère que tu vas nous dire ce que c'est que CES  ^^)

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Ça me fait plaisir à entendre.
Ça fait plaisir à entendre. ou Ça me fait plaisir de l'entendre. ? :\?

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Mais la chaleur de ses lèvres sur les miennes ? Le blizzard peut souffler tout qu’il peut, jamais je n’oublierai cette chaleur.
"Mais la chaleur de ses lèvres sur les miennes ? Le blizzard peut souffler tout qu’il peut, jamais je ne l’oublierai." renvoie à cette chaleur non ? ça me paraitrait plus fluide :\?

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Il détestait trop son propre corps
"propre" est inutile ici, non ?

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Maintenant, je sais qu’à m'être forcée à lui ressembler, j’ai tout simplement disparu.
:(  :calin:

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Je l’ai cherchée partout, dans tous les bruits du monde, dans le regard de tous les passants, mais elle avait juste disparu. J’ai survécu à ma vie.
:s :s :calin: :calin:

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Jusqu’à récemment, j’ai cru que c’était la lune qui avait intercédé en ma faveur. Mais depuis que je sais que c’est l’arbre qui a agi de son propre chef, je lui en suis très reconnaissante.
j'aurais lié les deux phrases par une virgule (je crois qu'on n'est pas trop censé commencer une phrase par "mais")

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– Waoh, ça me rappelle la violence de ma vie, souffla Hublot/e. Tu as réussi à te reconstruire ?
>< je  trouve sa réplique pas dans le ton de tout ce qui vient d'être dit. ou peut-être une phrase narrative qui décrit son ton avant ?

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– Tu as ré-aimé depuis ?
– Non.
– Pourquoi ? s’étonna Hublot/e.
– Parce que je sais qu’on ne m’aimera plus jamais.
– Pourquoi ? insista Hublot/e.
– Parce que c’est comme ça… Mais ce n’est pas grave tu sais, répondis-je, la voix nouée.
– Et si un jour on devait t’aimer vraiment ? continua Hublot/e.
– J’aurais trop peur. Je préfère me dire qu’on ne m’aimera plus jamais, c’est plus simple. Je ne veux plus revivre une telle douleur, me défendis-je.
– Et si tu avais compris qu'il fallait juste ne plus oublier qui tu es ? asséna Hublot/e.
– Oui, je l’ai compris… Mais peu importe, quand l’amour s’en va, ça fait trop mal, grondé-je.
– Et quand l’amour reste, qu’est-ce que ça fait ? »
encore un câlin pour ta perso  :calin: :calin:

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et Hublot/e laissa une bavure sur mon orteil.
:D :D :D

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Ce soir-là, assistée par un escargot et un lapin-totem, j’enterrai la chaleur d’un baiser et une odeur de feuilles qui tombent, sous le saule.
c'est chouette et jolie cette fin  ^^

hop, tout lu donc !

J'ai déjà dit des truc au fil du texte... Sur la forme, j'aime bien ton écriture, plutôt fluide, bien dosée sur les description pour nous mettre dans l'ambiance, c'est agréable à lire. J'ai l'impression par contre que tu surutilises les incise en en mettant presque à chaque réplique (alors qu'à 2, on sait très vite qui parle) et que ça alourdit un peu inutilement. J'ai aussi eu quelques doutes sur les répliques de l'escargot/e, parfois un peu lourde pour du parler, mais je me suis dit qu'on pouvait l'imaginer parler leeeentemeeent et que du coup ça pouvait expliquer (genre "je ne pensais pas que cela était possible. Parfois ça fait tellement gonfler mon cœur que j’ai l’impression que ma coquille va exploser sous la pression." avec le cela et tous les que) Peut-être dire quelque chose de sa façon de parler ? :\?
Par ailleurs du coup je en sais pas ce que c'est que le CES et j'ai l’impression de rater un truc sur les nouvelles qu'il lui donne, mais c'est peut-être simplement dans les épisodes précédents ,  :-[ faudra que j'aille lire ça du coup ! ^^
Sinon, triste histoire d'amour pour Line, ça donne envie de lui faire plein de câlins... Et je suis vraiment contente pour elle qu'elle se soit apaisée et soit prête à se reconstruire et se réouvrir  :coeur: (oui tu gères très bien de nous mettre en empathie avec ta perso  :D)

Merci pour ce chouette texte !

Milla
Titre: Re : Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Léilwën le 13 Avril 2018 à 22:50:37
Coucou Milla !  :) (ça me fait super plaisir de te voir ici  :-[, je ne m'y attendais pas !  _/-o_)

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Je passai devant les ronces en fleurs et sourit à la perspective des compotes à faire cet été et continuai ma route en sautillant, vers d’autres trouvailles à récolter.
plutôt une virgule à la place du premier "et" normalement (sinon c'est pas très joli et fluide) => Ok !

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Soudain, une voix qui ne m’était pas inconnue me tira de mon labeur et de mes réflexions :
« Aaaah ! Léilwën ! Je suis heureux/se de te rencontrer à nouveau ! » s’exclama la voix.
sachant que tu préviens avant que la voix parle avec deux points, et que ta phrase de dialogue finit par un point d'exclamation, je pense que tu peux virer l'incise qui alourdit inutilement => Ok !

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La voix reprit de plus belle :
« Youhouh, par ici ! Tu ne risques pas de me trouver avec le nez en l’air ! Tu ne m’as pas reconnu/e ? Je suis Hublot/e ! Je suis à trois orties et deux trèfles sur ta droite ! s’enthousiasma la voix.
de même ! Je pense que soit tu annonces (en rouge) soit tu mets une incise (en bleu), mais pas les deux àmha
=> J'ai retiré l'incise

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Cet escargot/e m’était devenu/e instantanément sympathique, comme à l’accoutumée de  mon cœur glutineux,
:D :D trop fort qu'elle ait un pote escargot ! et ça explique le masculin féminin ^^ => C'est un perso qui est au centre de mon texte "De l'hermaphrodisme escargotien"

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« Tu te rappelles que je m’étais inscrit/e au CES ? Oui ? Et bien c’est GENIAL !
Eh bien => Ok !
(j'espère que tu vas nous dire ce que c'est que CES  ^^) c'est le Club des Escargots Solitaires

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Ça me fait plaisir à entendre.
Ça fait plaisir à entendre. ou Ça me fait plaisir de l'entendre. ? :\? => Alors là, j'avoue, c'est juste pour la sonorité : dans ma tête ça sonne comme ça... et dans ces cas-là, j'assume mes fautes de français... (mais seulement dans ces cas-là...  :-[)

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Mais la chaleur de ses lèvres sur les miennes ? Le blizzard peut souffler tout qu’il peut, jamais je n’oublierai cette chaleur.
"Mais la chaleur de ses lèvres sur les miennes ? Le blizzard peut souffler tout qu’il peut, jamais je ne l’oublierai." renvoie à cette chaleur non ? ça me paraitrait plus fluide :\? Peut-être... mais je voulais insister sur le fait que c'est la chaleur qu'elle n'oubliera pas, qu'elle la ressent encore

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Il détestait trop son propre corps
"propre" est inutile ici, non ? c'est parce que je parle aussi du fait qu'il repousse le corps de Léilwën, du coup j'essaye de donner une piste d'explication en disant que même avec son "propre" corps c'est compliqué

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Jusqu’à récemment, j’ai cru que c’était la lune qui avait intercédé en ma faveur. Mais depuis que je sais que c’est l’arbre qui a agi de son propre chef, je lui en suis très reconnaissante.
j'aurais lié les deux phrases par une virgule (je crois qu'on n'est pas trop censé commencer une phrase par "mais") => Je te rejoins, mais je voulais marquer une pause parce que quand je la visualise, à ce moment-là, Léilwën a du mal à parler à cause de l'émotion, et du coup elle fait des pauses dans les phrases, que je matérialise avec des points

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– Waoh, ça me rappelle la violence de ma vie, souffla Hublot/e. Tu as réussi à te reconstruire ?
>< je  trouve sa réplique pas dans le ton de tout ce qui vient d'être dit. ou peut-être une phrase narrative qui décrit son ton avant ?
C'est sa manière de parler, mais j'avoue que j'ai été vache ici avec ceux qui n'avaient pas lu mes textes précédents parce qu'il y a quand même beaucoup de références... sorry...  :-[ :-[

hop, tout lu donc !

J'ai déjà dit des truc au fil du texte... Sur la forme, j'aime bien ton écriture, plutôt fluide, bien dosée sur les description pour nous mettre dans l'ambiance, c'est agréable à lire. Merci !  :-[ J'ai l'impression par contre que tu surutilises les incise en en mettant presque à chaque réplique (alors qu'à 2, on sait très vite qui parle) et que ça alourdit un peu inutilement Oui, c'est vrai...  :-[. J'ai aussi eu quelques doutes sur les répliques de l'escargot/e, parfois un peu lourde pour du parler, mais je me suis dit qu'on pouvait l'imaginer parler leeeentemeeent et que du coup ça pouvait expliquer (genre "je ne pensais pas que cela était possible. Parfois ça fait tellement gonfler mon cœur que j’ai l’impression que ma coquille va exploser sous la pression." avec le cela et tous les que) Peut-être dire quelque chose de sa façon de parler ? :\? Oui, c'est parce qu'Hublot/e me servait juste d'interlocuteur pour Léilwën parce que leurs histoires et leurs caractères sont similaires sur de nombreux points, mais ce texte ne parle pas d'Hublot/e, c'est pour ça que je n'ai pas développé  :-[ :-[
Par ailleurs du coup je en sais pas ce que c'est que le CES et j'ai l’impression de rater un truc sur les nouvelles qu'il lui donne, mais c'est peut-être simplement dans les épisodes précédents ,  :-[ faudra que j'aille lire ça du coup ! ^^ Désoléééééééééééée  :-[ :-[
Sinon, triste histoire d'amour pour Line, ça donne envie de lui faire plein de câlins... Et je suis vraiment contente pour elle qu'elle se soit apaisée et soit prête à se reconstruire et se réouvrir  :coeur: La résilience, c'est super important pour moi... dans les textes et dans la vie !  :huhu: (oui tu gères très bien de nous mettre en empathie avec ta perso  :D Merci beaucoup...  :-[ :-[ :-[ (j'en doutais très fort, je pensais qu'on allait juste me dire que c'était une pleurnicheuse))


Merci pour ce chouette texte ! Merci infiniment pour ton passage et ton commentaire détaillé !!  _/-o_

Milla
Titre: Re : De l'elfe noir(e) qui m'a brisée [VIII]
Posté par: Milla le 13 Avril 2018 à 23:50:02
Ahah oui je me doutais que je ratais des trucs en ayant pas les épisodes précédents.  ^^

Je suis ravie de me remettre à commenter, j'essayerai d'aller te lire dans l'ordre du coup ;)

Merci encore pour ce chouette texte ! :coeur: