Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: lulli le 28 Décembre 2009 à 07:49:35
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elle me hante
thèse improbable
du lendemain
toujours on rêve du passé
pour en faire un futur
1 : le présent n'a jamais existé
Elle est celle qui me faisait sourire
celle qui me faisait danser
Un mélange musqué
désirable et buvable
en kilomètre qui s'enfuit
2 : aller tout droit c'est tourner en rond
sous la neige
premièr amour
sous le soleil
seconde découverte
j'était si jeune
qu'en elle j'étais moi
3 : l'ombre d'un je est une erreur à bannir
La gitane moderne
en mélancolie sur fond d'eau
Elle, avec ses robes de débris
souvenir d'avions et de cris
du haut de sa stature qui prônerait la paix
écrasé, je suis écrasé
4 : 2001 n'existe pas
la haut, proche du dernier étage
en juin
j'ai dîné au restaurant vu sur Elle
et sous ses jupons blanc
je me souviens que la nuit
petit à petit s'illuminait....
5 : Manhattan sous la pluie, n'a rien perdu, rien que j'ai connu
entre la peur et l'horreur
ces mots débiles
cette revanche facile
ces gens qui pensèrent "bien fait"
oui, à eux tous
ne confondez jamais symbole et folie
6 : je lui ai promis que la prochaine fois, c'est moi qui l'inviterai à dîner
Mais quand je reviendrai
aucun champignon n'aura repoussé là
aucun costume de métal
pas de bâtiment, ni de restaurant
grounds zéro
je serai perdu.
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J'admets que je suis difficilement réceptive à la poésie, c'est peut-être pour ça. Mais j'ai pas trop accroché, parce que je n'ai pas compris, et en plus je ne suis pas entrée dans le rythme... Ceci dit, mon avis vaut ce qu'il vaut - soit pas grand chose...
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un avis est un avis, il vaut comme tel... et je comprends fort bien qu'on n'accroche pas à ce genre de poésie libre...
Ici, le sujet c'est les twins et leur chute, mon histoire avec elles, avant...
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Ici, le sujet c'est les twins et leur chute, mon histoire avec elles, avant...
J'avoue que ça ne me serait pas venu à l'esprit, mais en effet, c'est moi qui ai un problème avec ce style de poésie... (mais comme j'avais lu, j'ai voulu laissé une trace de mon passage, pour montrer que le texte n'était pas passé inapeçu !)
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Elle est celle qui me faisait sourire
celle qui me faisait danser
Un mélange musqué
désirable et buvable
en kilomètre qui s'enfuit
2 : aller tout droit c'est tourner en rond
La phrase de fin signifie quoi à chacune de tes parties, elle résume ce qui est avant ou c'est un titre comme ça ? j'ai du mal à voir le lien... Je n'ai sinon moi non plus pas accroché, ne comprenant pas bien ce que tu as écris, ce que tu veux montrer, désolé :-[
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premièr amour
"premier"
j'était si jeune
"j'étais"
qu'en elle j'étais moi
Je ne trouve pas ça joli avec le "qu'"
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les 2 : etc ne sont pas vraiment des titres, plus des interludes, des phrases en liens, des conclusions... une façon de rythmer, de scander.
encore une fois, je travaille sur un ressenti, une ambiance, la création d'un univers... avec des ressentis très personnels pour celui-ci. Je travaille sur le sens (beaucoup) et sur les sons et le rythme... ce texte n'est pas plus que l'autre "à comprendre" au sens propre (mot à mot, phrase à phrase) c'est une vision (la mienne) du 11 septembre 2001 et du pourquoi ça me touche... une vision éclatée, volant en éclats...
Pour le "qu'" c'est là une question de rythme, j'y avais réfléchi (c'est un peu lourd mais ça permet de garder le rythme, j'ai fait... un choix ?)
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les 2 : etc ne sont pas vraiment des titres, plus des interludes, des phrases en liens, des conclusions... une façon de rythmer, de scander.
Si "liens" il y a, je ne les vois pas, mais bon, je passe là-dessus :huhu:
Edit :
En début de phrase, c'est majucule ou minuscule ? Je titille mais faut choisir.
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Je trouve qu'on peut saisir assez rapidement que tu parles de l'évènement des tours du WTC, cependant je trouve que le tout n'est pas assez serré, mais le fait que tu aies posé des séparations entre chaque strophe fait de chacune de celles-ci un petit poème en elle même. Je retiendrai certains passages qui m'ont plu tels :
Elle est celle qui me faisait sourire
celle qui me faisait danser
Un mélange musqué
désirable et buvable
en kilomètre qui s'enfuit
ou encore :
Elle, avec ses robes de débris
souvenir d'avions et de cris
du haut de sa stature qui prônerait la paix
écrasé, je suis écrasé
En bref, j'aime chaque strophe mais pas tellement l'ensemble. Merci d'avoir partagé ce poème.
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un travail sur "débris", en fait j'aime assez travailler en fragments, surtout quand le thème s'y prête autant... et oui, chaque partie est construite de façon indépendante, les points se suivent, il y a un déroulement toutefois (inverser deux parties ne me semble pas possible au vu de ce que chacun veut dire)