Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Yöda le 01 Février 2018 à 09:28:22
-
Sur l'astre abandonné
Un sillage de lumière fend soudain l'unité du ciel. Un coup de peinture or sur toile azur. Presque simultanément, un grondement vient jouer sur les cordes de mon système nerveux et je vibre à l'unisson de ce nouveau départ ; de ce spectacle pourtant si familier des spatio-cargos qui, petit à petit, permettent à la vie de s'échapper de la Terre. Tout mon être applaudit cette révérence finale, tirée sur un monde qui ne sera bientôt plus.
Car oui, dans cinq minutes, cinq petites minutes, Harvey détruira notre belle planète bleue.
Il n'est pourtant pas foncièrement malveillant, le Harvey ; simplement, nous nous trouvons sur son chemin, et le sort qui l'a taillé comme un colosse a également omis de le doter de la moindre cellule grise, ou d'un quelconque système de freinage d'urgence. L'un ou l'autre aurait été accueilli comme un prodige salvateur mais, malheureusement pour nous, les météoroïdes sont ainsi faits, et il ne nous reste pas d'autre choix que de fuir.
L'évacuation a commencé il y a déjà deux ans de cela. À cette époque, seuls les riches pouvaient se le permettre ; les premiers cargos débordaient de luxe et limitaient les passagers. Maintenant que les nantis se sont tous envolés, ils contiennent de la vie à en craquer, et les conditions y sont désastreuses. Tassés comme dans un bus en heure de pointe sur un trajet de plusieurs mois : personne n'aurait accepté cela avant l'annonce de la catastrophe. Mais la donne change quand la survie est en jeu.
En quelques mois, les lancements sont devenus plus nombreux que les heures sonnées au clocher voisin. Des milliers de nouveaux cargos naissent chaque jour sur toute la surface de la Terre, tandis que les anciens vont et viennent, pleins puis vides, jusqu'à l'épuisement de la population. Ou plus certainement jusqu'à l'extinction de la population, car il ne nous reste que très peu de temps, et nous sommes encore nombreux ici-bas.
Ma famille, elle, vit déjà là-haut. Je n'attends que de la rejoindre. Un bout de mon cœur est parti avec eux – avec Willem, mon génie de père, avec Charlotte, ma mère aussi bon vivant que généreuse, avec Edward, mon petit frère, qui est si grand maintenant – et cela me fait drôlement souffrir. C'est une peine que je n'aurais jamais pensé subir un jour.
Voilà pourtant qu'elle subsiste depuis des jours.
Assis sur le muret, devant la maison, je balance mes jambes au rythme des secondes qui passent. Et je souris bêtement, pensant à Ed enfant, qui balançait les siennes sur sa chaise trop haute pour lui.
Ils m'avaient dit de ne pas bouger, qu'ils reviendraient, mais je sais que j'ai le droit de remuer les jambes, ou même la tête si j'ai envie. C'était simplement une façon de parler, du sens figuré. Parce que oui, je comprends les subtilités désormais. Je ne prends plus tout au pied de la lettre, et je sais que les lettres ne portent pas de chaussures. Willem me l'a appris.
Comme tout ce que je sais.
Comme je sais qu'il reviendra me chercher, car il me l'a promis. Sa parole est ce qu'il y a de plus précieux pour moi. Une parole d'évangile. C'est sa parole qui dicte ma vie, comme celle de Dieu guide son troupeau dans les livres saints. Ma vie à moi n'est pas écrite, elle est prononcée, elle est guidée par la voix de Willem, le père que l'on m'a attribué lors de ma conception. Celui qui m'a commandé sur internet, celui qui me commande. Celui que j'attends.
Je sais qu'il viendra, c'est l'évidence même, sinon il briserait sa promesse ; et cela est inconcevable. Il ne reste tout juste que quelques minutes avant que je ne vole en éclat avec tout ce qui m'entoure, mais il viendra. Il trouvera un moyen. Je n'en doute pas.
Le doute n'est pas permis.
Je ne suis pas programmé pour douter.
Cela ne veut pas dire que je sais tout, non, on ne m'a pas conçu si arrogant ; je me pose même beaucoup de questions, mais ce n'est pas à moi d'y répondre. Ce n'est pas moi qui fait le monde. Ce n'est pas à moi de décider de ce qui est ou de ce qui n'est pas. Soit je sais, soit je ne sais pas ; c'est aussi binaire que cela. Comme les chiffres qui parcourent mes circuits. On pourrait en conclure que je suis limité, que je n'atteindrai jamais la complexité des êtres humains, mais lorsque l'on compare nos modes de fonctionnements, nous sommes finalement tous réduits à nos impulsions électriques. Qui, gérées dans notre centre nerveux, génèrent nos actions et nos émotions.
Pour être franc, je trouve cela admirable ; presque miraculeux si cela n'était pas aussi extraordinairement ordinaire, car présent dans toute forme de vie consciente. Et oui, j'ai beau être un robot, un androïde, un tas de ferraille, moi aussi je m'extasie.
Je m'émerveille devant les brins d'herbe qui frémissent au pied de la maison, devant les crocus roses et violets qui poussent dans le jardin de maman, devant le souvenir du rire joyeux d'Ed. Assis sur mon muret, sans rien à faire qu'attendre, je scrute avec un sincère ravissement la lente croissance des arbres. Leurs membres qui s'allongent, leurs bourgeons qui s'ouvrent et leurs feuilles qui se déploient. Les insectes qui volent dans leurs bras levés au ciel, qui grillonnent au soleil, qui nourrissent les oiseaux de leur mort soudaine. Ça, c'est le monde autour de moi, que je vois. Puis il y a celui, immense, qui se déroule sous mes pieds. La terre qui s'étend, qui se répand, celle qui couve toutes les graines à naître, qui nourrit celles qui ont germé, qui recueille ce qui est tombé ; la terre qui dessine les collines et les vallées, qui creuse les océans, voyage sous les vagues et ressurgit en continents de l'autre côté de l'eau, de l'autre côté des eaux, jusqu'à revenir derrière moi, tout autour de moi. Une terre qui ne fait qu'une, qui unit tout ce qu'elle abrite, tous ceux qu'elle abrite. Sans frontière. Et le ciel infini au-dessus de tout ça.
Moi, dans cette vastitude, je suis microscopique. Infime. Mais je suis là, et c'est épatant.
Quel déchirement cela sera lorsque Willem viendra enfin me chercher ! Ce petit bout de planète qui dérive fièrement dans l'espace me manquera tellement...
Encore une minute et toute échappatoire sera impossible. Plus aucun frémissement de vie n'animera le défunt paysage. Tout ici bas cessera d'exister, mais pas moi. Pas moi. Je serai là-haut. Là-haut avec Willem. Avec maman et Ed.
Prise d'une convulsion viscérale, la Terre se met à trembler. Je tremble. Comme si nous sentions tous les deux que la fin était finalement là. Un feu d'artifice de spatio-cargos illumine le ciel. Les coups de pinceaux couleur lumière se croisent en tous sens, tracés frénétiquement par un peintre fou, comme autant de messages d'adieux aux condamnés. Ce sont les derniers. Les retardataires. Ils pullulent dans mon champ de vision. J'imagine un instant ceux que je ne vois pas, tout autour du monde, et le vertige me prend. Tant d'âmes qui s'envolent, s'éparpillent dans le vide salutaire de l'espace. Ça grouille. Ça se percute. Ça tombe dans d'atroces fracas.
De la Terre, une clameur monte. Une complainte diffuse, qui s'amplifie, s'intensifie, pour devenir une même mélasse de désespoir engluant l'humanité. Une couverture de terreur, tissée de milliers de voix éparses, enveloppe le monde moribond.
Dernière berceuse funèbre avant de dormir pour de bon.
Moi, je souris. J'ai de la chance. J'aime. Je suis aimé. Et on vient me chercher.
Dans moins d'une seconde, je serai en route pour ma nouvelle maison.
Je me demande si les étoiles brillent davantage vues de là-haut.
-
Yo, hop, zou !
Détails :
ce spectacle pourtant si familier des spatio-cargos qui, petit à petit, permettent à la vie de s'échapper de la Terre.
je ne suis pas fan de cette construction sans principale (un verbe pour "ce spectacle" ? ou alors pas de point virgule mais une virgule)
Sois je sais, sois je ne sais pas ;
soit
Ils pullulent dans mon champs de vision.
champ
Au global :
Pfiouuu ! Encore un super texte :)
J'aime beaucoup. Écriture maîtrisée, une espèce de nostalgie mais pas de pathos, la lecture est fluide, agréable et tout.
(et tu as glissé un deuxième thème l'air de rien ^^)
Merci pour la lecture,
Rémi
-
:)
J'ai beaucoup aimé ce texte, triste mais les images de notre belle Terre y sont fortes, et ça ajoute un plus à cette fin prévue.
bien vu le second thème, j'y ai même cherché le troisième !
:) :) :)
-
;)
le sort qui l'a taillé comme un colosse a également omis de le doter de la moindre cellule grise, ou d'un quelconque système de freinage d'urgence
:coeur:
les lancements sont devenus plus nombreux que les heures sonnées au clocher voisin
:coeur:
ma mère aussi bon vivant que généreuse
aussi bonne vivante ?
C'est une peine que je n'aurais jamais pensé subir un jour.
je ne sais pas si on dit subir une peine (sauf de prison), j'aurai plutôt penser à "éprouver" de la peine ?
Je ne prends plus tout au pied de la lettre, et je sais que les lettres ne portent pas de chaussures.
joli. et là on comprend qu'il y a un truc avec le narrateur. :coeur:
c'est très chouette toute la partie où il est question de la nature, la terre et l'émerveillement du robot. :coeur:
Ce petit bout de planète qui dérive fièrement dans l'espace me manquera tellement...
le "fièrement" m'a plu !
Un feu d'artifices de spatio-cargos illumine le ciel. Les coups de pinceaux couleur lumière se croisent en tous sens, tracés frénétiquement par un peintre fou, comme autant de messages d'adieux aux condamnés.
c'est beau cette vision !
La fin touche, ce robot est touchant !!!
Quelques coquillettes ;)
spaciocargos tout attaché ; feu d'artifice (sans "s"); brins d'herbe (sans"s"); au dessus (avec un tiret entre) ; Quel (masculin) déchirement; mon champ (sans"s") de vision.
Merci, très belle lecture pour moi ! :)
-
yop !
au fil de la lecture...
avec Edward, mon petit frère, qui doit être si grand maintenant
hmmm ça fait juste 2 ans au pire qu'ils sont partis... Le "si grand" me fait un effet de gros changement, là c'est + qu'il a dû bcp grandir mais ça me parait pas si énorme. :\?
hop là, tout lu !
mooooh c'est triiiste :s
J'ai trouvé ton texte bien écrit, c'est fluide et agréable à lire (mais tristeuuh). Et l'histoire est bien trouvée (mais tristeuuuh), touchante, elle nous pousse dans nos propres réflexions avec ce robot presque humain abandonné par les siens et qui s'accroche à son espoir...
bref c'était chouette :s
merci pour ce texte
Milla
-
Salut. J'ai apprecié le style et les propos pourtant c est fort truste et je n'ai pas reussi a accrocher. Une prochaine fois. Quand je saurai qui tu es ;)
-
Salut !
J'ai beaucoup aimé ! Le milieu m'a paru un peu confus, exposition rapide oblige, mais une fois que l'on apprend que le héros est un robot, tout prend une chouette tournure, et rend la fin déchirante.
Félicitations, nous faire ressentir des émotions pour un robot, ce n'est pas si facile ^^
Tcho !
-
Olleh ! (bah quoi ? :o)
Je t'épargnerai mon relevé sur la forme, l'avantage de venir commenter après tout le monde, c'est que cette partie a déjà été faite ! :)
Je trouve ce texte tellement triste… :( Ça me fait un peu penser au film AI de Spielberg, au niveau des émotions que tu véhicules… Les images des descriptions sont belles. On sent dès le début que le petit garçon/robot est condamné, et au fil du texte, la peine que j’ai ressentie pour lui s’est intensifiée.
Ça a résonné surtout là : « Moi, je souris. J'ai de la chance. J'aime. Je suis aimé. »
l’ironie de la situation y est tellement cruelle…
Merci pour ce texte :)
-
Hey ! Je réponds enfin ! Merci pour votre passage ^^
@Rémi
ce spectacle pourtant si familier des spatio-cargos qui, petit à petit, permettent à la vie de s'échapper de la Terre.
je ne suis pas fan de cette construction sans principale (un verbe pour "ce spectacle" ? ou alors pas de point virgule mais une virgule)
Ce passage m'a donné du fil à retordre... j'ai essayé des tas de constructions, avec et sans verbe, mais pour le moment c'est celle-ci qui me convient le mieux (même si je n'en suis pas totalement satisfaite !)
@Ashka
ma mère aussi bon vivant que généreuse
aussi bonne vivante ?
Ma foi, je ne sais pas :\? J'avais mis "bonne vivante" au début mais je trouvais ça bizarre, du coup j'ai changé mais je trouve toujours ça bizarre :D
C'est une peine que je n'aurais jamais pensé subir un jour.
je ne sais pas si on dit subir une peine (sauf de prison), j'aurai plutôt penser à "éprouver" de la peine ?
Je veux qu'il la subisse, cette peine, comme une peine de prison :huhu: (Suis-je cruelle ? :mrgreen:)
@Milla
avec Edward, mon petit frère, qui doit être si grand maintenant
hmmm ça fait juste 2 ans au pire qu'ils sont partis... Le "si grand" me fait un effet de gros changement, là c'est + qu'il a dû bcp grandir mais ça me parait pas si énorme. :\?
C'est pas faux :\? Je change pour "qui est si grand maintenant" !
@Tout le monde
Merci à tous pour vos retours ! J'ai corrigé les (vilaines) fautes signalées ^^
Je suis ravie d'avoir réussi à émouvoir certains d'entre vous, même si c'est pas trop l'ambiance à laquelle j'suis habituée :D
:calin:
-
:huhu:
Ma chère Yöda,
Force est de constater que tu es la grande maîtresse de la dissimulation.
Si la vie était un Blind Texte, je ne saurais te trouver entre toutes ces identités qui pullulent sur le net.
D'ailleurs, si j'avais besoin de quelqu'un pour infiltrer le maléfique QG d'El-Assad, ou bien la secrète base spatiale des extraterrestres, je serais sans détour amené à faire appel à tes prouesses.
En quelques mots : je n'aurais jamais, jamais, mais alors vraiment jamais pu reconnaître qui se cachait derrière cette invisible plume, peu me contrediraient là-dessus.
:huhu:
Pour en revenir au texte, j'ai pris un grand plaisir à découvrir la ruse derrière l'emploi savant des mots. Tu y mets ton cœur, un lecteur tel que moi ne peut que le recueillir. J'y ai trouvé intimité et philosophie, élégance et spontanéité.
Je dois dire que tu ne donnes pas de limite à l'être humain derrière les apparences, même à un robot, et que cela est grandement inspirant.
Moi, je souris. J'ai de la chance. J'aime. Je suis aimé. Et on vient me chercher.
Ah ! Ça, c'est une parole bien heureuse pour un automate.
En d'autres jours j'aurais voulu en savoir plus sur ce personnage riche de sens, ma curiosité étant mise à l'épreuve si souvent ; mais je me contente aujourd'hui de profiter du lyrisme tel un instantané.
Moi-même je porte un grand amour à l'automatisme, et à tous les petits secrets que cette pratique entend.
J'ai trouvé également une forme de mélancolie pudique dont l'auteure nous fait part qui ne peut que me toucher sensiblement pour sa constitution et sa force de vivre.
Encore un grand bravo à toi d'avoir vaincu le Blind Texte de ta seule agilité.
Je serais presque curieux de connaître la suite de ceci si cela n'était pas une histoire courte.
-
Que de jolis mots ! Merci Alan :) :calin:
-
Whaou, éveiller un robot à la conscience ou presque, ça me fait rêver, plus qu'une fin du monde dans les cinq dernières minutes.
Son logiciel a peut-être été copié pour être réactivé sur un nouveau monde.
Bravo pour cette belle touche d'humanité et naïveté qui rend très vivant ce robot abandonné.
-
Que de jolis mots ! Merci Alan :) :calin:
Ah ! ça, si j'ai pu rendre quelqu'un heureux, c'est déjà une bonne chose.
-
Bonsoir !
On ne le répétera jamais assez, mais c'est une excellente idée de faire ressentir des sentiments à un robot et nous les transmettre par les mots.
Comme Milla j'ai été assez déconcerté par l'idée que le voyage de 2 ans avait pu changer drastiquement la taille de son frère.
J'ai réellement eu l'impression d'y être, bravo
Tristan
-
Remontage !
Yo Yöda !
e ce nouveau départ ; ce spectacle pourtant si familier des spatio-cargos qui,
j'aurais répété le de je crois
Il n'est pourtant pas foncièrement malveillant, le Harvey ; simplement, nous nous trouvons sur son chemin, et le sort qui l'a taillé comme un colosse a également omis de le doter de la moindre cellule grise, ou d'un quelconque système de freinage d'urgence. L'un ou l'autre aurait été accueilli comme un prodige salvateur mais, malheureusement pour nous, les météoroïdes sont ainsi faits, et il ne nous reste pas d'autre choix que de fuir.
Puis faut de la place pour une autoroute.
L'évacuation a commencé il y a déjà deux ans de cela.
je trouve que ton "de cela" alourdit un tantinet ta phrase, sans rien apporter
jamais pensé subir un jour.
Voilà pourtant qu'elle subsiste depuis des jours.
répétition malheureuse
. Sa parole est ce qu'il y a de plus précieux pour moi. Une parole d'évangile. C'est sa parole qui dicte ma vie, comme celle de Dieu guide son troupeau dans les livres saints.
Je trouve l'insistance un peu lourdingue
que la fin était finalement là.
fin finalement, c'est pas très heureux trouvé-je
Trop chouette la fin !
C'était une belle lecture, très douce malgré la fin qu'on devine très tôt. Merci pour le partage.
C'était pour quel BT ?
-
Oooh, merci Loïc pour ce remontage ! Je vois que j'avais pas répondu aux derniers commentaires, j'suis mega confuse :-[ :-[ :-[
Merci beaucoup Fried et Tristan, pour la lecture et les bravos, même si j'ai deux ans et demi de retard :-[ :coeur:
@Tristan le pitre
Comme Milla j'ai été assez déconcerté par l'idée que le voyage de 2 ans avait pu changer drastiquement la taille de son frère.
Dans ma tête Ed est parti au début de son adolescence et a pu connaître une poussée de croissance assez remarquable en deux ans, mais c'est vrai que le passage tel quel peut être déconcertant :\?
@Loïc
e ce nouveau départ ; ce spectacle pourtant si familier des spatio-cargos qui,
j'aurais répété le de je crois
Mmmmmh... Oui, c'est pas pire, je change^^
Il n'est pourtant pas foncièrement malveillant, le Harvey ; simplement, nous nous trouvons sur son chemin, et le sort qui l'a taillé comme un colosse a également omis de le doter de la moindre cellule grise, ou d'un quelconque système de freinage d'urgence. L'un ou l'autre aurait été accueilli comme un prodige salvateur mais, malheureusement pour nous, les météoroïdes sont ainsi faits, et il ne nous reste pas d'autre choix que de fuir.
Puis faut de la place pour une autoroute.
Ahah, oui :mrgreen:
L'évacuation a commencé il y a déjà deux ans de cela.
je trouve que ton "de cela" alourdit un tantinet ta phrase, sans rien apporter
Ouais... j'suis d'accord que ça alourdit au niveau du sens, mais au niveau de la musicalité je trouve qu'il manque un truc sans. Faudrait que je reformule pour allier les deux.
Pour les répétitions lourdingues, j'avais dans l'idée de transmettre un genre de bug. Comme si, face à une incompréhension ou un paradoxe, le programme du robot insistait sur une direction définie pour ne pas boucler dans le vide. Je vais donc les laisser, d'autant plus que personne d'autre ne semble avoir été gêné par ça :)
que la fin était finalement là.
fin finalement, c'est pas très heureux trouvé-je
Bon, pour cette répétition là, j'avoue, c'était pas volontaire et c'est pas fou maintenant que tu la pointes du doigt :mrgreen:
Je note pour trouver une reformulation^^
Trop chouette la fin !
C'était une belle lecture, très douce malgré la fin qu'on devine très tôt. Merci pour le partage.
C'était pour quel BT ?
Merci :coeur:
C'était pour la treizième édition, avec trois thèmes au choix (Les arbres poussent et j'attends / 5 minutes avant la fin du monde / À l'odeur) ou athématique^^
Le fameux BT gate :mrgreen:
T'avais participé avec l'Adieu à Merril !
Merci encore pour ton passage et ton commentaire ! ^^