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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: GameMaster le 01 Février 2018 à 09:13:35

Titre: [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: GameMaster le 01 Février 2018 à 09:13:35
L’aire d’autoroute

Le premier jour, personne ne m’a vraiment remarqué. Ce n’était pas une aire d’autoroute aussi fréquentée que celles où se trouvent les restaurants et stations d’essence. Je m’étais installé sur un banc entre le coin pique-nique et les toilettes, avec vue sur les jeux pour enfants – hors service ceci-dit.

Le deuxième jour a été un peu différent. Il pleuvait comme vache qui pisse, alors ça a interpellé ceux qui s’arrêtaient pisser eux aussi de me voir assis là, sans bouger, trempé sous la pluie. Ils m’ont demandé si ça allait, si j’avais eu un problème ou besoin de quelque chose. Pas tous, seulement les plus courageux. Il y en a plusieurs que j’ai vu hésiter (ceux-là ne me regardaient pas directement en face, plutôt du coin de l’œil) et finalement repartir sans avoir osé se mêler de mes affaires. Au fond, ça revenait au même. Je répondais aux courageux « ça va, merci, j’attends » et je distinguais une lueur de soulagement dans leur regard. Cette phrase leur suffisait pour s’autoriser à repartir. Pas besoin d’appeler les pompiers, une dépanneuse ou la police, pas besoin de me déposer quelque part ou de me nourrir. Je n’allais pas leur faire perdre un temps précieux sur leur trajet autoroutier.
Bref, j’ai pu rester longtemps, assis sur mon banc, sans être vraiment dérangé. Juste quelques allers-retours aux toilettes pour boire et me soulager.

Au bout d’une semaine, des gars de la maintenance sont venus réparer les jeux pour enfants. Il ne pleuvait pas, mais ils m’ont tout de même remarqué, surtout quand ils se sont aperçus que j’étais toujours là au deuxième jour d’intervention. C’est là qu’ils ont donné une sorte d’alerte et que le défilé a commencé.

   Il faut que je vous parle de cette aire d’autoroute, tout de même. Je n’aurais pas cru faire si étrange dans son paysage parce qu’elle-même était franchement bizarre. On l’avait construite quelques années auparavant, à un endroit où l’autoroute traverse une forêt, un bout du pays un peu vide avec une colline boisée. L’aire faisait un gros demi-cercle goudronné qui bouffait la lisière du bois, et par endroits, on avait comme oublié des carrés de goudron pour semer de l’herbe et planter des arbres. Les arbres, c’était pour ombrager le coin pique-nique. Sauf qu’ils avaient un tronc épais comme mon bras et quelques branches pitoyables. Ils étaient bien trop jeunes pour faire une ombre digne de ce nom avant au moins plusieurs années et malgré leur jeunesse, ils ressemblaient à des vieillards en soins palliatifs, décharnés, tremblants et cassants. Peut-être qu’à voir les grands arbres centenaires à 50 mètres d’eux, peut-être qu’à penser à ceux qu’on a arrachés pour les mettre à la place, ils ne se sentaient pas à la hauteur ? Mais ils essayaient de pousser quand même.

Des gens sont venus me parler suite à l’alerte, comme je vous disais, et ils ne se contentaient plus de « ça va, merci, j’attends ». Ils se présentaient avec toutes sortes de titres et d’uniformes, et avec une commune obsession du « pourquoi ? ». Ils voulaient à tout prix savoir ce que je faisais ici, sur mon banc. Ils avaient peur que je meure de faim ou d'une pneumonie, et n’aimaient pas tellement que je leur réponde « bof ».
À un moment, j’ai eu envie de leur raconter n’importe quoi tellement ils insistaient pour que je leur donne une raison. Leur dire que ma femme était morte dans un accident de voiture ici, que mon fils avait fugué pendant une pause sur cette aire, que mon premier amour m’avait quitté et que c’était là que je l’avais rencontré, qu’un homme me faisait du chantage et que je devais attendre ici qu’on m’amène une valise pleine de billets à lui ramener ensuite, que j’avais perdu mon travail, mon logement et que je ne savais plus où dormir, que je faisais une grève de la faim pour une cause qui les dépassait et que je faisais une expérience pour voir si on pouvait arrêter le temps. Mais je ne l’ai pas fait. Ils n’auraient jamais cru le cumul de tout ça et s’ils me croyaient fou ils allaient m’emmener de force. Ceci dit, ils allaient sûrement le faire quand même, ils n’arrêtaient pas de le répéter. Un homme avait une obsession marrante. Il voulait absolument savoir si j’étais venu en voiture, où elle était et si j’avais bien gardé mon ticket d’entrée d’autoroute. Vu ce qu’il baragouinait sur ce qu’on a le droit de faire ou pas sur les autoroutes, je crois que sa question n’avait en fait aucun sens, mais ça se voyait que ça le rassurait beaucoup de me demander ça, parce que c’était un des trucs de sa routine apparemment.
Parce que, oui, très vite, j’ai remarqué que je leur faisais peur. Un homme de trente-cinq ans assis sur un banc dans une aire d’autoroute, et qui veut continuer d’y attendre sans complément d’objet direct pour préciser quoi, ça fait peur.

Je leur ai dit « Les arbres poussent et j’attends. Ils savent qu’ils doivent faire de l’ombre, mais se sentent trop petits pour ça. Ils n’ont pas compris pourquoi on a arraché ceux d’avant et se demandent s’ils se feront arracher eux aussi. Pourtant ils ont le courage de continuer de pousser, pour essayer. Moi pas. »

Un petit gars m’a demandé plutôt gentiment « essayer quoi ? »
En parlant de moi, pas des arbres.

Alors j’ai répondu : « Vous, vous ne comprenez pas ce que j’attends. Alors vous attendez là, plantés devant moi. Moi je ne comprends pas le monde. Je ne sais pas quoi en faire. Je ne comprends pas ses réponses quand je lui pose des questions. J’attends pas de comprendre, c’est foutu ça. Mais je fais comme vous qui savez pas quoi faire de moi. J’attends. Si vous décidez de me faire soigner pour folie, c’est peut-être ce qu’il faut faire pour le monde aussi. »

Ils auraient pu tous s’asseoir pour attendre avec moi, mais non. Ils ont foutu le monde sous Prozac.
Ça n’a rien soigné, mais ça a un peu calmé leur peur à eux.

Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 01 Février 2018 à 18:05:53
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Rémi le 01 Février 2018 à 20:35:26
Yoooo !

Détails :

Citer
Un petit gars m’a demandé plutôt gentiment « essayer quoi ? ».
Le point est en trop.

Au global :
J'aime beaucoup. Ce côté détaché, poétique et touchant. Et puis la réflexion que génère le texte, j'aime bien.
Court mais efficace. La fin est peut-être un peu facile, mébon, ça le fait :)

A+
Rémi
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Ashka le 03 Février 2018 à 22:05:52
Je trouve que le texte colle parfaitement au thème et là, chapeau bas pour ça. :mafio:
En plus ce qui ne gâte rien, il est question des arbres et du fait d'en planter au beau milieu du goudron, il y a un autre texte très bien qui parle des arbres et comme je le disais en commentaire, cela m'a ramené au beau livre deP Wohlleben: la vie secrète des arbres.
La façon dont ils communiquent en eux. dans ce livre il y est question qu'en fait les arbres pousseraient bien mieux les uns pas trop éloignés des autres.
Bref, ça m'a bien plu ton texte et le fait aussi qu'il y a des tas de gens qui viennent voir ce type tout seul qui attend et qui pose finalement le constat sensé:
Citer
Vous, vous ne comprenez pas ce que j’attends. Alors vous attendez là, plantés devant moi. Moi je ne comprends pas le monde. Je ne sais pas quoi en faire. Je ne comprends pas ses réponses quand je lui pose des questions. J’attends pas de comprendre, c’est foutu ça. Mais je fais comme vous qui savez pas quoi faire de moi. J’attends. Si vous décidez de me faire soigner pour folie, c’est peut-être ce qu’il faut faire pour le monde aussi. »

Chouette ! Merci beaucoup pour le partage !  :)
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Ari le 03 Février 2018 à 22:25:51
J''ai bien aimé le "ton" du narrateur qui nous plonge bien dans son état d'esprit. Contrairement à d'autres (donc ce n'est que personnel), j'ai trouvé presque tout du long que les arbres étaient amenés de façon un peu "forcée" dans la narration, pour coller au thème. Ce qui m'a vraiment plu, c'est la toute fin, à partir du moment où il explique qu'il ne comprend pas le monde, qu'il ne sait pas quoi en faire. Tout au long du texte, le narrateur dégage une certaine forme de dureté, une carapace (à mes yeux en tout cas). Il dit très froidement qu'il a arrêté d'essayer. Mais je trouve que lorsqu'il explique qu'il ne comprend pas le monde, là il s'ouvre enfin ; et ça m'a touchée.
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: ZagZag le 05 Février 2018 à 23:00:34
Salut

Ça m'a bien plu. Un brin absurde, mais tout de même asse doux et touchant. Des petits moments drôles, comme l'énumération des fausses excuses, mais jamais rie de forcé, on sent bien le narrateur, c'est très joliment exécuté.

Merci pour ce texte !
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 06 Février 2018 à 14:21:55
Merci pour vos commentaires, ça me fait plaisir que vous ayez bien aimé :)

@Rémi, t'aurais pu me trouver juste à cause de ma ponctuation foireuse avec les guillemets, tu me les relèves tout le temps  :D :D
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Rémi le 06 Février 2018 à 14:36:45
Mais je t'avais captée aussi vite que tu as capté mes fourmis dans les jambes ^^
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 06 Février 2018 à 14:44:48
ahah d'accord, mais toi aussi t'avais un tiret foireux qui te trahissait  ^^
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Léilwën le 09 Février 2018 à 21:58:52
Coucou Milla  :)

Au fil du texte :

Citer
celles où se trouvent les restaurants et stations d’essence
=> la phrase me semblerait plus équilibrée si on  rajoutait un "les" devant "stations d'essence"

Citer
et je distinguais une lueur de soulagement dans leur regard
=> ça sonne très juste le "je demande si ça va pour me dire que je suis pas un sale type mais j'espère bien que tu vas me dire que ça va parce que je n'ai pas de temps à perdre"  :(

Citer
Ils avaient peur que je meure de faim ou de pneumonie
=> "d'une" pneumonie ?

Citer
que je leur réponde « bof » à ça
=> le "à ça" me sonne bizarre... "que je leur réponde invariablement "bof"" ?

Citer
Un homme avait une obsession marrante. Il voulait absolument savoir si j’étais venu en voiture, où elle était et si j’avais bien gardé mon ticket d’entrée d’autoroute. Vu ce qu’il baragouinait sur ce qu’on a le droit de faire ou pas sur les autoroutes, je crois que sa question n’avait en fait aucun sens, mais ça se voyait que ça le rassurait beaucoup de me demander ça, parce que c’était un des trucs de sa routine apparemment.
=> :D

Citer
Parce que, oui, très vite, j’ai remarqué que je leur faisais peur. Un homme de trente-cinq ans assis sur un banc dans une aire d’autoroute, et qui veut continuer d’y attendre sans complément d’objet direct pour préciser quoi, ça fait peur.
=> :coeur:

Citer
prozac
=> majuscule, c'est un nom de marque

J'ai bien aimé ton texte et la réfléction qu'il génère... tu nous montres cet homme que l'on ne comprend pas... jusqu'à ce qu'on se rende compte que l'incompréhension est à double sens... comme souvent.
Et je plussoie le Prozac qui calme juste les peurs en surface mais ne résout rien sur le fond...

A une prochaine !  :)
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Ari le 09 Février 2018 à 22:26:48
Tu confonds avec les benzo Léilwën... Le Prozac est un traitement de fond pas un traitement symptomatique, je dis pas que ça marche à tous les coups ni qu'il faut toujours médicamenter, mais quand ça marche il n'y a aucune raison de dire que c'est superficiel.
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Léilwën le 09 Février 2018 à 23:39:03
 :o tu m'accuses de confondre mes classes médicamenteuses ?!  :'(
Je dis juste que les antidépresseurs sont une "béquille" pour tenir le temps que ça aille mieux... (parfois il les faut quand même à vie parce que sans ça ne va pas) mais ce n'est pas le médicament qui traite le problème de fond, c'est ton job à toi ça !  ;)
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Miromensil le 10 Février 2018 à 12:26:48
Coucou !
Le titre m’a tout de suite fait penser à « Julien et l’homme-voiture », de barnacle

Citer
Il pleuvait comme vache qui pisse
:D j’aimais bien l’ambiance plantée dès le premier paragraphe mais cette phrase casse un peu le charme (c’est du détail)

Citer
Cette phrase leur suffisait pour s’autoriser à repartir.
Hum, je suis ce genre de personnes ><

Citer
Le premier jour, personne ne m’a vraiment remarqué
Citer
Il ne pleuvait pas, mais ils m’ont tout de même remarqué
La répétition m’a plutôt sautée aux yeux

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J’aurais pas cru faire si étrange dans son paysage
La formulation ne me semble pas très naturelle… je ne pensais pas avoir l’air si étrange dans ce paysage ?

Citer
Peut-être qu’à voir les grands arbres centenaires à 50 mètres d’eux, peut-être qu’à penser à ceux qu’on a arrachés pour les mettre à la place, ils ne se sentaient pas à la hauteur ?
:coeur:

Citer
Leur dire que ma femme était morte dans un accident de voiture ici, que mon fils
Ah mince, depuis le début j’imaginais que c’était un enfant qui attendait (pourtant tu n’as pas mis d’indications en ce sens, certes)

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Parce que, oui, très vite, j’ai remarqué que je leur faisais peur. Un homme de trente-cinq ans assis sur un banc dans une aire d’autoroute, et qui veut continuer d’y attendre sans complément d’objet direct pour préciser quoi, ça fait peur.
« sans complément d’objet direct » <3 ma phrase préférée de ton texte (les autres aussi mais celle là tout particulièrement). Mais il a pas faim ? (voilà que je m’inquiète pour lui)

Hum je suis pas fan des 2 derniers paragraphes… je l’imaginais plus las que colérique, en mode « tout peut me couler dessus, je m’en fou » + l’atmosphère calme, donc le fait de le sentir un peu à cran sur la fin m’a surprise. Mais c’est du détail. En vrai ça rejoint la phrase que j’ai souligné au-dessus avec le fait qu’il pleut comme une vache qui pisse. Je ressens donc 2 émotions contradictoires après avoir lu ton texte :mrgreen: En vrai j’ai bien aimé, ça serre un chouia le coeur.
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 10 Février 2018 à 15:38:01
Coucou !

Merci de vos passages :)

@Léilwën (et Ariane) :
Citer
les restaurants et stations d’essence
je laisse parce que ça me parait + fluide

Citer
Ils avaient peur que je meure de faim ou de pneumonie
ok pour d'une pneumonie !

Citer
Citer
    que je leur réponde « bof » à ça

=> le "à ça" me sonne bizarre... "que je leur réponde invariablement "bof"" ?
ouaip j'ai viré le "à ça" et j'ai juste laissé comme ça du coup

et OK pour la majuscule à Prozac :)

Contente que ça t'ait plu !
Sur le fond, et pour répondre à ce que vous disiez avec Ariane, je n'avais pas spécialement pour objectif de faire le procès des médocs, plutôt et surtout de raconter l'état d'esprit du personnage, l'inertie que provoque chez lui son incompréhension du monde, son impuissance... Je ne savais pas trop comment conclure, j'ai bcp hésité. Finalement j'ai opté pour cette sorte de boutade sur le prosac qui peut être une aide pour se remettre en mouvement avec des œillères (je sais bien que c'est + compliqué que ça) et avec un peu le questionnement du grand contexte qui lui ne bouge pas. Un peu l'’éternelle question de soigner l'individuel sans changer le paysage, de soigner le mal de ventre du poisson qui nage dans une mer toxique  :D
M'enfin j'ai écrit ça un matin où je devais être en mode "à quoi bon", faut pas chercher  :D :D
Vous êtes psychiatres toutes les deux ?

@Miro :
Citer
   
Citer
Le premier jour, personne ne m’a vraiment remarqué

 
Citer
  Il ne pleuvait pas, mais ils m’ont tout de même remarqué
hmmm elle était volontaire en fait :\? Du coup chai pas, si ça passe mal faudrait que je la vire, mais je trouve rien qui marche vraiment bien...

Citer
J’aurais pas cru faire si étrange dans son paysage
j'ai mis "je n'aurais pas cru" pour garder la formulation que j'aime bien mais la rendre moins brute

Citer
Ah mince, depuis le début j’imaginais que c’était un enfant qui attendait (pourtant tu n’as pas mis d’indications en ce sens, certes)
oh tiens, c'est marrant ça ! Notamment le il pleut comme vache qui pisse me semblait donner un ton un peu adulte (mais ptetre pas en fait)

Citer
Mais il a pas faim ? (voilà que je m’inquiète pour lui)
les gens le lui demandent aussi  :D Il boit de l'eau, et après on peut rester longtemps sans manger. Peut-être qu'il a faim mais ce n'est pas ce qui le préoccupe en tout cas  ^^

Cool si tu as bien aimé :)


Merci pour vos lectures et commentaires !  :)

Milla

Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Ari le 10 Février 2018 à 23:50:28
Le rôle du Prozac dans le texte ne m'a pas choquée du tout, ça colle très bien avec le style du texte. Je répondais aux explications de Léilwën (qui est pharmacienne).

=> vis à vis d'un texte je suis super ouverte quel que soit le propos ou presque
=> vis à vis d'une amie qui a un rôle de soignante je suis plus minuchiante et j'ai le réflexe de rectifier toute inexactitude (en l'occurence le prozac a une action neurobiologique de fond et non superficielle, sur la composante biologique des dépressions et troubles anxieux).
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 11 Février 2018 à 01:04:21
D'ac  :)
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: intervalee le 13 Février 2018 à 23:16:58
Coucou,  je commente un peu tard. J'ai bien aimé ce texte moi aussi qui met bien en lumière le conformisme du monde. "Tiens ! C'est innabituel ! Je m'inquiète, vite il faut le remettre dans le droit chemin !" la confrontation de deux mondes qui ne se comprennent pas et qui ne savent pas quoi faire l'un de l'autre. La fin mériterait peut être un peu plus de développement mais c'est assez réussi dans l'ensemble.
Merci pour ce récit.
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 15 Février 2018 à 21:36:19
Merci de ton passage, intervalee :)
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Oli_Martian le 15 Février 2018 à 21:39:27
Hello Milla,
il est génial, ce texte, vraiment. Tu y abordes plusieurs thèmes, avec une légèreté au départ - et non sans humour - qui vire  à la gravité dans sa conclusion.
C'est parfaitement amené, super plaisant à lire. Intrigant juste ce qu'il faut ("il fait quoi ce mec sur son banc ?"), et, au final, on se sent obligés de partager la résignation du narrateur.
Bien joué !
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 15 Février 2018 à 23:48:35
Merci Oli_Martian, ton commentaire est très sympa  :-[
Contente que ce petite texte puisse marcher :)
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Manu le 06 Mai 2021 à 08:08:29
.
Titre: Re : [B13] L'aire d'autoroute
Posté par: Milla le 06 Mai 2021 à 15:21:22
Bonjour Manu,

merci beaucoup de ton passage et de tes remarques !
J'avais bien aimé laisser mon imagination divaguer autour de la phrase imposée de ce Blind Texte, qui était "Les arbres poussent et j'attends" ^^ (il me semble qu'il y avait le choix entre plusieurs phrases d'ailleurs, peut-être, enfin c'est sans importance)
J'avoue que je vais pas forcément le retravailler, comme il date d'il y a trois ans (déjà !! o_o ). Encore que je l'ai mis en lecture libre sur mon site, alors ça vaudrait le coup d'affiner les passages que tu relèves... Je garde ton comm précieusement pour ça si je trouve le temps  !

Merci et au plaisir de te lire !

Milla