Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: HELLIAN le 22 Janvier 2018 à 19:45:20
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La fable qui va suivre contient une énigme.
Celui qui la résoudra, aura droit au choix
à mon admiration illimitée durant un quart d'heure ou à mon estime pondérée durant l'éternité.
Tennis au paradis
C'était au paradis, du temps où tous les anges,
À force de vin chaud, célébraient les vendanges.
À l'époque, il est vrai, ils avaient peu d'ouvrage,
Car Dieu dans sa fureur, avait fait le ménage.
Plus un homme sur terre à part le gars Noé,
Marin de son état, champion de canoë,
Star en quarante jours et demeuré célèbre
Pour avoir embarqué éléphants, faons et zèbres.
On a beau être un ange, on s'ennuie sans pénis.
Quand ils ne buvaient pas, ils jouaient au tennis.
C'était le seul échange auquel ils s'adonnaient
Puisqu'à la chasteté le boss les abonnait.
Quand Noé vint au ciel au bout de neuf cents ans,
Pour tous les chérubins, ce fut l’évènement ;
L'humain se faisait rare en ces temps fort pluvieux.
Au tennis initié, le vieux fit des envieux,
La mort lui redonnant un petit coup de jeune.
Un ange un peu connard lui dit : «À ce jeu, ne
Vous déplaise, ici, c'est bien moi le meilleur.
Jouons ! Ils parieront. Les miens sont bons payeurs ! »
Sur le cours il entra pour donner sa leçon.
La barbe de Noé coincée dans son cal'çon,
S'engagea la partie. Les séraphins parièrent,
Cotisant leur monnaie sur leur idiot de frère.
Noé était malin : attirant au filet
Le chérubin crétin, il loba le simplet
Et remporta le match. L'autre voulut rejouer,
Mais des anges parieurs, la bourse resta nouée.
Oui, même au paradis, la fable a sa raison :
Car, si Noé loba le con, pas cotisons !
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Coucou Hellian !
J'ai bien aimé cette fable au Paradis, c'est amusant et bien trouvé, ton imagination est fertile ! De plus, en alexandrins alors là j'adhère !
Par contre une petite remarque concernant ces deux vers :
Et remporta le match. L'autre voulut rejouer,
Mais des anges parieurs, la bourse resta nouée.
J'ai l'impression qu'ils claudiquent un peu
Et pour la petit énigme, j'ai deviné, mais dois-je le dire ici et lever le mystère pour les lecteurs à suivre ?
Le jeu de mots est parfait ! Espérons qu'il fera beau dans quelques semaines :mrgreen: :mrgreen:
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Ah ah ouille
C'est pas des vocalises, C'est mon rire qui me chatouille.
Je me dis que rien ne cloche dans ton
Poème qui nous promet des oeufs glacés,
À pâques il faudra se cotiser car je rêve d'un soleil pour enfin porter des Rabanes.
:-)
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Ah OK,
Je vois qu'on vous la fait pas, les amis !
Bon, ben pour vous débrouiller avec mon estime et mon admiration qui vous sont acquises à tempérament…
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:D :D :D
Ouais ! J'ai gagné, alors je prends tout en bloc
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Ah, au fait, Claudius,
Pour l'alexandrin que tu trouves bizarre, c'est encore une fois l'histoire de la diérèse et de la synerèse. Je reconnais humblement avoir un peu forcé sur la synérèse ( nouée et parieurs)
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c'est un peu bizarre quand même, si parieurs je peux le comprendre et l'entendre, nouer et rejouer ça choque un peu. Ce n'est plus de la synérèse c'est manger le e ! ahahahaha !
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Non, non. Je ne crois pas qu'il y ait d'abus. Tu connais la règle ?
Lorsque dans un poème tu choisis la diérèse ou la synérèse, tu dois en maintenir le principe dans l'ensemble du poème. En d'autres termes, tu ne peux voir coexister diérèse est synérèse dans un même poème. En fait, c'est une question de rythme. Tu ne dois pas soumettre ton lecteur à l'aléa de la formulation au gré de tes nécessités syllabiques.
Ici, jouer et dénouer forment un couple de rimes sur le mode de la synérèse, comme il se doit.
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D'accord Hellian de toute façon le texte t'appartient et c'est toi qui choisis.