Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Le petit amphithéâtre => Discussion démarrée par: Scapula le 13 Janvier 2018 à 22:38:19
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Bonjour tout le monde ! Ce post s'adresse particulièrement aux auteurs de textes longs, néanmoins chacun est invité à donner son avis :D
Voilà, comme l'indique mon titre j'aimerais avoir votre avis sur le fait d'écrire un texte que l'on n'apprécie pas.
Dis comme ça, cette démarche peut sembler n'avoir aucun sens, mais je vais expliquer un peu mon passif avec l'écriture pour me rendre plus claire. En fait, depuis que je suis en troisième, ou peut-être en quatrième (ça doit faire 8 ans ?) j'aspire à écrire un roman de fantasy. Mes tentatives se sont toujours soldées par un échec cuisant, n'ayant jamais pu dépasser les 9 pages pour mon record personnel (et encore, la moyenne tourne autour de 3). Le problème, c'est que je suis très exigeante envers moi-même, je n'arrive pas à avancer tant que je considère qu'il existe des faiblesses, et je finis toujours par envoyer balader mes écrits en concluant que, de toute façon, "c'est de la merde". Alors au bout de plusieurs mois, j'explore une autre idée, persuadée que cette fois-ci, c'est la bonne, mais évidemment la vie n'est pas aussi simple ::).
Depuis quelques jours, j'ai pris une décision révolutionnaire (oui oui). J'ai décidé d'exploiter une idée de roman que j'avais eu en recommençant depuis le début, mais sans pinailler sur le texte, sans relire à foison les pages déjà écrites, et surtout en continuant quoiqu'il arrive, même si c'est nul à mes yeux, et même si sans connaître mon univers on risque d'être perdu. En fait, je l'écris sans vraiment penser au lecteur, parce que j'ai beaucoup de choses à expliquer et je n'arrive pas à m'y prendre correctement pour l'instant. Je tends à penser qu'à force d'avorter mes projets à tout va je n'aurais de toute façon jamais l'expérience de la narration, je ne saurais jamais faire un bon début, et que la bonne solution est d'enfin tenter de raconter une grosse portion d'histoire en dépassant l'incipit. Je veux parier sur l'adage "C'est en faisant qu'on apprends". L'idée est donc d'écrire, écrire, écrire, et acquérir de l'expérience au fil des pages, quitte à tout recommencer quand j'en aurais déjà fait plusieurs dizaines. Je voudrais apprendre à me connaître, à connaître mes personnages, et acquérir des automatismes. Actuellement je tiens un rythme soutenu, même si je trouve que la qualité est au ras des pâquerettes.
Ma question est donc la suivante : Pensez-vous qu'il est judicieux de se forcer à écrire beaucoup sur une même histoire, quitte à ne pas en être satisfait, pour gagner de l'expérience ? Pensez-vous que c'est la meilleure méthode pour surmonter mes lacunes en narration ? Ou bien, est-ce qu'en écrivant sans trop tenter de rendre mon histoire attractive pour les autres je risque au contraire de stagner et de gâcher mon temps ?
Je précise que dans mon cas, je pense être capable d'atteindre une qualité d'écriture satisfaisante en passant beaucoup de temps sur un texte (je parle ici de la langue), et que mes défauts majeurs sont une imagination qui peine à fleurir, des dialogues peu crédibles et une mauvaise gestion du rythme.
Si certains ont eu des difficultés semblables aux miennes j'adorerais vraiment lire vos témoignages :bouquine:
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entraîne-toi sur des textes plus courts avant de faire un roman, ton écriture est pas encore mûre donc toutes tes tentatives seront des échecs, parce que tu te reliras un an plus tard et tu trouveras ça nul. Donc textes courts, puis nouvelles, puis romans. Seulement à la fin, quand ton écriture aura trouvé un point d'équilibre objectivement satisfaisant. Rien t'empêche non plus de faire ça sur des textes en lien avec ton univers. Justement, ça l'enrichira.
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Merci pour cette réponse rapide Eveil ! J'ai déjà écrit deux textes d'une page prenant place dans cet univers, et il est vrai que j'en avais été plutôt satisfaite à l'époque. Je suis pressée d'attaquer le gros morceau, mais tu n'as sans doute pas tort sur le fait d'y aller progressivement :\?
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Je fais pareil que toi et commencer un long texte ne m'a pas aidé parce que ça demande de bien le gérer dès le début. En n'ayant pas vraiment une histoire belle et structurée on se dit que c'est de la merde et hop, poubelle!
J'ai pas encore réussi à résoudre ce passif mais je commence des petites histoires et quand ça me plait plus je les garde au frigo jusqu'à ce qu'une autre idée arrive. Mais bon, a force les bouts de textes finissent par s'entasser et le problème est pas résolu. Donc si quelqu'un est passé par là et peut aider ça m'intéresse aussi.
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Arf, d'un côté ça me rassure de constater que je ne suis pas seule dans ce cas, et de l'autre je te plains de partager ce calvaire... Est-ce que tu as déjà essayer de t'astreindre à un rythme d'écriture quotidien ou hebdomadaire ? De mon côté, je vais essayer d'écrire au moins quelques lignes par jour pendant quelques temps. J'espère que ça pourra me débloquer. Et comme l'a suggéré Eveil, si j'en viens à totalement bloquer sur le texte long j'irai me rabattre sur des textes plus modestes.
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Alors, je viens de finir mon premier roman. Je ne sais pas très bien écrire, j'ai des tas de lacunes et je m'en suis rendu compte en l'écrivant, je pense qu'il m'a fait progresser, enfin, surtout il a pointé mes faiblesses :mrgreen:.
En fait je considère que je suis novice parce que, bref je sais pas, c'est comme ça en lisant les autres sur le forum il y a des gens très forts et je n'arriverais sans doute jamais à leur niveau, mais ça ne m'empêche pas d'essayer et d'y trouver du plaisir en toute humilité.
Je pense que ce qui peut aider, c'est le thème choisi, c'est quelque chose qui doit tenir à cœur. Les personnages pour ma part j'ai eu besoin qu'ils soient très attachants. Une proximité se développe alors avec eux, on traverse tout un tas de trucs avec eux et cette curieuse proximité se développe, ils ne quittent plus notre tête, moi j'ai une (fâcheuse ?) tendance à m'identifier à eux et leur vie. Cette proximité, il faut la garder, ce lien aide à écrire l'histoire. Essayer de pas trop traîner à écrire, pour boucler l'histoire avec ce lien constant. Quitte à retravailler tranquillou après. Et vivre intensément l'histoire ça aide à trouver les mots les plus justes, le rythme du récit qui peut s’accélérer ou ralentir, tout ça comme dans la vraie vie, en fait tout ce qu'on vit dans notre vie, peut nous servir. Avoir peur, rire, aimer, essayer de coucher sur le papier tous ces sentiments. Voilà. Un thème qui tient à cœur, des personnages qu'on aime fortement, auxquels on s'identifie. Et après à force, je pense que c'est comme quand on apprend à faire plein de choses, il a le début, on se lance, c'est comme un enfant qui apprend à marcher et après on est obligé de cavaler derrière lui parce qu'il se met à courir de plus en plus vite. ::)
Ne pas hésiter à rêver en lisant les copains qui nous ouvrent généreusement leurs univers remplis de pépites, ça ouvre nos horizons.
Et puis apprécier les encouragements bienveillants des copains, ça ça fait du bien ! ;)
Voilà humblement ma petite recette pour mon premier texte. :D
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J'ai développé les mêmes aspirations que toi, écrire plus pour écrire mieux.
Par contre, je n'avais aucune envie de me plonger dans un roman, trop long, si tu le rates, les corrections prennent dix ans et tu es attaché à ton monde, à tes personnages.
C'est pour ça que je me suis décidée à écrire beaucoup de courtes nouvelles, je commence début février : une par semaine. Je pense que tu as moyen d'explorer plus de styles, plus de personnages. Et lorsqu'une nouvelle est mauvaise, je suppose qu'il est plus facile de la laisser dormir dans un coin de l'ordinateur qu'un roman sur lequel tu auras passé un an ou plus.
Donc oui! pour écrire davantage, mais pas sur du lourd.
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Personnellement, j'ai toujours voulu écrire un roman mais j'ai mis beaucoup de temps avant d'en finir un parce que les idées s'enchaînaient sans que je m'y fixe assez longtemps. J'ai finalement trouvé le projet qui me passionnait et je me suis astreinte à écrire le plus souvent possible, sans corriger tant que je n'avais pas fini. Avancer quoi qu'il arrive est une bonne solution pour terminer, même si ça demande plus de travail de relecture après, mais au moins tu auras posé les bases.
(Éveil n'a tout de même pas tort, commencer par des textes courts peut aider à trouver son rythme)
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Merci pour vos nombreuses réponses !
Ashka : Avant toute chose, toute mes félicitations pour ton roman ! :pompom: Je prends note de tes conseils avec attention. Ce lien que tu évoques avec tes personnages, ça me paraît crucial, et en lisant ton message je me rends compte que j'ai eu tendance à l'oublier. Même si mes personnages sont bien définis, je ne ressens pas encore l'attachement presque fiévreux que j'ai pu avoir pour des personnages par le passé. Ce que je retiens de ton message, c'est que je dois m'ouvrir à eux, et aussi que je devrais peut-être essayer de me lâcher dans mon texte, histoire d'y prendre plus de plaisir. Ça m'a ouvert les yeux sur certains points, merci. Et en bonus, ta réussite me donne plein d'espoir pour la suite ! :D
Pika : Tu comptes écrire ces nouvelles dans le but de t'améliorer pour écrire un roman par la suite ? Ou le roman ne t'intéresse pas à long terme ? Bon courage pour ton défi personnel Pika, je te souhaite de le réussir car ne n'est pas un mince challenge que tu vas t'imposer.
Sophie131 : Yeah, encore une expérience positive ! Comme pour Ashka, je te félicite d'avoir su amener un projet d'écriture à son terme :D. D'autant plus si tu as réussi à t'en sortir en décidant de corriger après coup.
Je ne me suis pas encore décidée sur le fait de commencer par des textes courts ou de continuer mon projet, je vais continuer à réfléchir sur la question...
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Bonne chance à toi aussi Scapula
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A mon avis, garde ton idée de texte long et note ce qui te viendra de manière impromptue. Parallèlement, essaie donc des nouvelles d'une dizaine de pages. Cela te permettra de t'habituer à écrire sans y passer forcément trop de temps et surtout, te permettra de finir un texte un peu plus conséquent qu'une ou deux pages.
Perso, je me voyais pas écrire spécialement de roman. Ma première nouvelle faisait quatre pages (et quand je la relis, bah j'l'a trouve merdique sur la forme) ensuite j'ai pondu trois nouvelles d'entre dix et vingt pages (dont deux reprenant le même personnage). Ensuite pour le premier roman (fini et en cours de relecture sérieuse) ça s'est fait de manière tout à fait imprévue.
Si les idées sont là, écris, ne te focalises pas trop sur la forme (si tu savais toutes les corrections que j'ai dû faire son mon premier texte long) et avances tant que l'inspiration est là. De toute façon, entre le début et la fin, il se sera passé tellement de temps et ton écriture aura tellement évoluée que le début et la fin ne te paraitront pas écrite par la même personne. Surtout pour un premier.
Et même si tu n'es pas satisfaite à 100%, arriver au bout c'est... Grisant.
Le tout c'est de croire en ce que tu veux raconter. Le reste n'est que de la technique, et ça, ça s'acquière avec le temps et la pratique.
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Merci vinzWallbreaker pour ce témoignage qui me paraît très pertinent ! Lire que toi aussi, tu as réussi à achever ton premier roman, ça me donne beaucoup d'espoir pour la suite. Et ton idée d'écrire une nouvelle qui fait dix à vingt pages plutôt qu'une ou deux me donne à réfléchir, car à vrai dire j'arrive de plus en plus facilement à écrire des textes assez courts et j'en suis ravie, mais je pense qu'il est temps que je sorte de ma zone de confort et que j'en produise de plus conséquents.
Mon bilan, après cette première semaine "d'écriture forcée" : Je commence à voir des améliorations sur l'écriture de mon texte long, néanmoins cela reste très immature. Par contre, j'ai constaté une amélioration sensible de mon style sur les deux textes courts que j'ai écrit en parallèle.
En faisant la synthèse de ma courte expérience et de vos commentaires, j'ai décidé de procéder de la manière suivante :
Continuer à écrire 20 minutes de mon texte long chaque jour. Je connais les évènements du premier tiers dans les grandes lignes et je devrais y arriver tranquillement avant de tomber à court d'idées. D'ici là, j'espère que le deuxième tiers m'apparaîtra plus clairement.
Quant aux nouvelles, je pense me lancer dans un pseudo-défi Bradbury (inspiré par le passage de Pika), en écrivant un petit texte par semaine ou alors une nouvelle d'au moins dix pages en plus de temps. L'objectif est d'avoir toujours un texte en cours !
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Bonjour,
Ce sujet m'interpelle et j'ai une expérience peut-être atypique à te raconter.
J'ai commencé à écrire à 8 ans, sur un malentendu. Je venais de déménager. J'avais écrit quelques mini textes comme travail collectif dans ma première école. La nouvelle maîtresse a demandé aux nouveaux d'écrire sur une fiche quels étaient leurs loisirs, et donc j'ai mis l'écriture, car ça m'avait beaucoup plu. Toute fière de moi j'ai noté que j'avais déjà écrit 6... et je ne savais pas comment qualifier ces textes. Je savais que ce n'étaient pas des poèmes. Je ne connaissais pas le mot "nouvelles". Je trouvais que le mot "histoires" était un mot pour les petits. Du coup, du haut de mes 8 ans, j'ai écrit à la maîtresse que j'avais déjà écrit 6 romans.
Je sentais bien que je faisais erreur quelque part et je me sentais un peu honteuse d'ailleurs... Mais le plus extraordinaire là-dedans, c'est que dieu sait pourquoi, ma nouvelle maîtresse m'a crue. Elle m'a demandé si elle pouvait lire le roman que j'écrivais actuellement.
Alors, je me suis mise à écrire un roman.
Elle me relisait, donc je continuais... J'avais déjà essayé par le passé d'écrire un peu, sur l'ordinateur de mon père, mais je m'étais arrêtée après quelques pages. Là, d'avoir quelqu'un pour me "forcer" à avancer, ça m'imposait de continuer (même si ma maîtresse, bien sûr, ne pensait pas du tout m'y obliger). Au final, deux ans plus tard, elle m'a poussée à présenter mon roman à un concours d'écriture (pour enfants bien sûr). J'ai gagné la médaille d'or. Elle a passé le relais à ma maîtresse de collège et rebelote deux ans après avec un nouveau roman : j'ai gagné la médaille d'argent.
Aujourd'hui encore cette histoire me fascine car j'ai l'impression qu'un loisir essentiel pour moi, une partie de qui je suis, est née d'un malentendu. En tout cas le roman a été le premier format que j'ai exploré, avant même mes pseudos poèmes (je n'ai jamais été une fan de la théorie et de la technique, donc ce sont des poèmes très libres, et pas très réussis), et bien avant mes nouvelles. J'ai écrit ma première nouvelle vers 22 ans, qqch comme ça... Et ma première vraie nouvelle (c'est à dire avec une histoire qui tient un peu la route) quelques années après. J'ai écrit mon premier recueil de nouvelles à 27 ans... Bien bien bien après les romans.
Donc mon point de vue, c'est qu'on peut faire dans l'ordre qu'on veut, dans l'ordre qui nous plait, l'ordre qui nous motive, l'ordre qui nous pousse à nous dépasser, l'ordre que le destin nous met sous les pieds.
Pour la petite histoire, j'ai écrit un troisième roman vers la fin du collège ; mais personne ne me relisait ; à peine terminé je l'ai abandonné dans un coin et je ne l'ai jamais retouché. Puis c'est vers 23 ans que j'ai commencé mon premier roman en tant qu'adulte. Mais étant moi aussi très perfectionniste et ayant très peu de temps à consacrer à l'écriture, je ne l'ai travaillé que par phases, et chaque fois que je le reprenais, je le réécrivais depuis le début. J'ai donc mis 5 ans à l'achever (et encore ce n'est que le premier tome d'une trilogie), mais j'en suis contente. Je sais que sur le fond, la dynamique de l'histoire, il ne plaira peut-être pas à grand monde, mais il me reflète, moi. Comme le disait Ashka : les personnages sont vraiment devenus une partie de moi... ! Et sur la forme, j'ai pu le travailler autant que je le voulais.
Les nouvelles t'apporteront beaucoup mais à mes yeux ça reste deux formats différents, et pour apprendre à donner un rythme à tes romans, il te faudra les écrire puis les lire et relire et relire et relire, en ayant le courage de les retravailler de fond en comble si nécessaire (couper des chapitres, changer des pans d'histoire, revisiter des lieux ou bien des personnages).
Dans l'intervalle les nouvelles peuvent t'aider pour le français etc... et aussi pour maîtriser un genre différent, qui demande de penser l'histoire autrement. Qui plus est comme le soulignaient d'autres avant moi, c'est grisant de terminer un projet ; les nouvelles peuvent t'apporter ce petit bonheur pour ne pas se décourager des grands projets. Si tu as le temps de mener les deux de front, fonce et fais-toi plaisir :) .
Voilà désolée pour la longueur de ma réponse, j'ai souvent du mal à synthétiser :-[ J'espère que ça te sera utile d'une façon ou d'une autre. Au final mon point de vue c'est que tout est possible (avec travail et patience) et que tu peux suivre ton intuition, et aussi te faire plaisir :) .
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Ariane, je trouve ton histoire incroyable. Tu as commencé à écrire un roman à 8 ans, et que tu as terminé ! Je suis soufflée ! Et en plus, ce n'était que ton premier. Un grand bravo ! :pompom:
Par curiosité, avec tout ce que tu as déjà écrit, tu as déjà tenté de te faire publier ?
Je m'excuse d'avance, ma réponse ne sera pas aussi longue que ton témoignage, il faut dire que j'ai exprimé l'essentiel plus haut.
Je retiendrai principalement ceci : "Les nouvelles t'apporteront beaucoup mais à mes yeux ça reste deux formats différents, et pour apprendre à donner un rythme à tes romans, il te faudra les écrire puis les lire et relire et relire et relire, en ayant le courage de les retravailler de fond en comble si nécessaire (couper des chapitres, changer des pans d'histoire, revisiter des lieux ou bien des personnages)." ainsi que ta phrase de conclusion.
Je vais tâcher de garder tous tes conseils à l'esprit en continuant à écrire. Puisqu'ils ont été payants pour toi, je peux croire qu'ils le seront aussi pour moi ! Bonne continuation dans l'écriture, et un grand merci pour cette très belle histoire :D
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Par curiosité, avec tout ce que tu as déjà écrit, tu as déjà tenté de te faire publier ?
Mes textes "d'enfant" n'étaient vraiment pas assez bien pour ça. J'ai publié en auto-publication mon mini recueil de nouvelles. Je n'avais pas du tout l'ambition de le présenter à un éditeur, c'était vraiment écrit juste pour moi ; je l'ai mis sur le site lulu.com pour pouvoir l'imprimer et le transmettre à mes proches ; et puis pour le plaisir de me dire que j'avais achevé quelque chose (mes derniers romans remontaient à plus de dix ans...).
Plus récemment, mon premier roman en tant qu'adulte (j'insiste là-dessus parce que pour moi, j'ai tellement changé... c'est comme si ça avait été dans deux vies différentes ; je le perçois vraiment comme mon premier...), comme je l'ai terminé il y a peu... Je me suis dit que j'allais l'envoyer à des éditeurs... Mais un ami m'a découragée en me disant que personne ne s'intéresserait à une trilogie d'un auteur inconnu, que c'était prendre trois fois plus de risques. Et puis, je manque de confiance en moi. Alors, j'avais beau dire que je le ferais, je ne l'envoyais pas. Et puis je me suis décidée il y a deux semaines pour les éditions l'Atalante qui ont réouvert leur service de réception des manuscrits, juste pour un mois. Comme il y avait une date limite, c'était + simple de s'obliger. Cela dit je n'ai placé vraiment aucun espoir dans cette démarche. Si je n'ai pas de réponse positive (j'essaierai aussi d'autres éditeurs de fantasy, au moins pour dire d'avoir fait la démarche, c'est un pas de fait niveau courage et confiance en soi, même si c'est un échec), alors je le publierai sûrement sur lulu.com aussi ; je me suis tellement attachée à mon monde et à mes personnages que j'aurai envie de les avoir entre les mains un jour :) . Et puis, pour me faire éditer, j'essaierai avec autre chose :) .
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J'imagine que ça ne coûte rien de tenter sa chance auprès d'un éditeur, alors je suis contente pour toi que tu te sois lancée ! En espérant que la réponse soit positive tout de même, ce serait une sacrée consécration :).
Pour info, ton témoignage m'a doublement mis du baume au cœur. En allant voir ta présentation j'ai vu que tu étais interne en psychiatrie, et étant moi-même en 3ème année de médecine, je suis ravie de voir qu'il est possible d'allier études et écriture ! Ayant un emploi du temps sur les chapeaux de roues depuis début janvier, parfois j'en viens à douter, ha ha.
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étant moi-même en 3ème année de médecine, je suis ravie de voir qu'il est possible d'allier études et écriture ! Ayant un emploi du temps sur les chapeaux de roues depuis début janvier, parfois j'en viens à douter, ha ha.
Ah...! Hum, je ne te cache pas que pour moi c'est vraiment ça qui m'a posé et qui me pose encore problème... ! Mais chaque personnalité est différente d'une part, et puis d'autre part il n'y a pas que la médecine qui m'a empêchée d'écrire, je suis aussi passée par des moments pas très sympas. J'ai un collègue psychiatre à Paris qui a publié plusieurs recueils (de vrais recueils cette fois-ci, très long et très développés) de poésie, tout au long de ses études ! Une autre collègue qui a publié un roman... vers la fin de la sixième année ! (oui oui, l'année de l'ECN... je ne peux pas te dire comment elle a fait, je n'ai jamais eu l'occasion de discuter avec elle). Et puis il y a bien sûr l'exemple de Baptiste Beaulieu. J'ai un autre ami qui trouve le temps de s'adonner à sa passion de critique littéraire et qui a même pris un semestre sabbatique juste pour ça. On peut trouver des solutions ;). Bon courage à toi, je serai ravie de te lire.