Le Monde de L'Écriture
Encore plus loin dans l'écriture ! => L'Aire de jeux => Discussion démarrée par: Lavande le 07 Janvier 2018 à 19:16:42
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Coucou !
On pourrait faire un jeu à partir des figures de style, par exemple prendre une figure de style, par exemple "Anaphore" et écrire un texte d'une page environ à partir de cette figure de style. Puis se montrer mutuellement ce que ça donne !
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Salut Lavande :)
J'aime bien l'idée. Cela dit, je pense que tu peux faire ta proposition dans ce fil. (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,26224.0.html)
On y recense des idées de règles pour créer un nouveau jeu ; l'idée de figure de style peut être très sympa.
A+
Rémi
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Ouaip j'suis chaud !! Ca ferait des mini-exercices à mettre ici !
Tu pourrais commencer par faire une liste de figures de style ? Comme ça on pourrait faire la liste, façon Oulipo :) (dans l'ordre ou non)
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Rémi, j'ai pas fait la proposition dans le fil, si je le fais je le laisse aussi ici ?
Ben. G, chouette ! Voici une liste avec exemple, ce sont mes notes personnelles, si vous comprenez pas demandez-le moi. Elles sont tirées de sites internet, donc à vérifier et à approfondir, on peut commencer par une figure de style simple comme le Zeugma par exemple en plus elle est drôle :
• Anaphore :
« Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore ! »
— Corneille, Camille dans Horace, acte IV, scène 5
• Pléonasme :
Monter en haut, vivre sa vie :
Insister, présicer le sens d’un mot voulu
Il fait beau dehors
Le tri selectif
Voir de ses propres yeux
Faire de la marche à pied
• Gradation :
Va, cours et me venge ! (Corneille)
C’est un roc, c’est un cap, c’est une péninsule ! (Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand)
Qui vole un œuf vole un bœuf
Je t’aime un peu beaucoup passionnément
• Le parallélisme variante Hyposaxe (même groupe syntaxique)
Présente je vous fuis, absente je vous trouve (Phèdre, Racine)
Et jamais je ne pleure, et jamais je ne ris (Beaudelaire)
Peut être aussi anaphore
• La répétition
Le même mot répété plusieurs fois
Figure d’analogie :
• Allégorie : on représente des figures abstraites avec des images concrètes :
« Le Temps mange la vie » Beaudelaire
- Une femme aux yeux bandés tenant une balance : allégorie de la Justice.
- La statue de la Liberté : allégorie de la Liberté.
- Marianne : allégorie de la République :
- La colombe et le rameau d'olivier : allégorie de la Paix
• La personnification : elle attribue des caractéristiques humaines à un animal ou un objet
• La comparaison
• La métaphore : comparaison sans outil grammatical
Figure d’exagération
• Hyperbole : exagération pour mettre en relief avec ironie caricature par ex
Se donner à 200 pour 100
Figure d’atténuation
• Litote : Va je ne te hais point
Je ne suis pas mécontent de ton travail
• La prétérition : On fait semblant de ne pas vouloir dire quelque chose, mais on le dit quand même « Je ne voudrais pas dire » « Je ne vise personne »
• Euphémisme : rendre la réalité moins brutale : « Il nous a quitté » « technicien de surface »
• Antiphrase : on exprime le contraire de ce que l’on pense de manière ironique « que tu es drôle ! «
Figure de construction
• Antithèse : Met en parallèle des mots qui désignent des réalités opposées
« certains aiment le jour comme d'autres préfèrent la nuit »
• Oxymore : Deux mots opposés l’un à côté de l’autre
Un orage doux
Un coton rèche
La beauté laide
Ma douce souffrance
Une guerre sainte
Frappe chirurgicale
• Enallage : faute de grammaire voulu, si j’avais su j’aurais pas venu, colère
• Homéotéleute : pas de violence c’est les vacances (rhyme)
Homéotéleute psychothérapeuthe
Epanadiplose
A------A plouf plouf plouf il a fait plouf
Elle attend que le monde change, elle attend que change les gens…inexorablement elle attends
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien
• L’asynthète : consiste à supprimer les mots coordonnants entre (mais, or, où, donc etc entre les syntagmes ou les propositions
Tu l’as voulu, tu l’as eut
• Polysyndhète
J’ai perdu ma force et ma vie
Et mes amis et ma gaieté
• Chiasme : ABBA : c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme »
Le chiasme c’est quand tu vas vers elle et qu’elle vient vers toi
Chiasme phonétique : je malaxe un lama
- Assonance : répétition de voyelles
- Allitération : répétition de consonnes « Pour qui sont ses serpents qui sifflent sur nos têtes » (Andromaque Racine)
- Métonymie : Boire un verre, tu pleures sur le cuir de ta Chrysler
- Synecdote : métonymie dans lequel A et B ont un rapport d’inclusion :La France est devenue championne du monde en 98
- Epizeuxe : voyage voyage
- Prosopopée : faire parler ce qui ne parle pas
- Anacoluthe : rupture de syntaxe
- Zeugma : j’ai pris le plat du jour et deux kilos
- Antonomase : c’est utiliser un nom propre pour un nom commun ou un nom commun pour un nom propre
c’est un appolon
Un kleenex
Métalepse :
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Rémi, j'ai pas fait la proposition dans le fil, si je le fais je le laisse aussi ici ?
Je pense qu'il vaut mieux rester à un seul endroit du coup.
Y a moyen de s'amuser un peu avec ce jeu :)
Faudrait définir les règles un peu plus précisément : nombre de mots ou durée d'écriture ?
Perso, je préfère que l'on définisse un temps d'écriture (ex : une demi heure), on se donne rdv à une date donnée et on se lance à plusieurs en même temps.
L'autre option : définir un nbre de mots et lancer le jeu à un moment donné (avec une date butoire ?)
Au plaisir de jouer !
++
Rémi
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coucou, belle idée de jeu ...
On pourrait rajouter le Lipogramme ?
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Coucou,
Bien sûr pour Lipogramme !
Je propose qu'on mette un texte quand on veut spontanément sans devoir écrire tous en même temps et aller voir de temps en temps ce que les autres ont écrit. Et de jouer au jeu “où sont les figures de style ?”. Nombre de mots illimités c'est bien ?
Je me lance :
Anaphore / Zeugma
Elle était comme la statue de la liberté, le bras levé, encore. Elle portait sur son crâne la couronne et le poids des combats de son pays. Toujours droite mais ne tolérant pas la contradiction. Elle était dure, elle était digne. Puissante. Au dessus des autres. Elle se savait être un devoir. Elle souriait comme un enfant quand elle réussissait quelque chose, elle se sentait vivre plus fort, elle n’avait aucun souci lorsqu’elle y arrivait. Son estime remontait, elle était plus visible, elle brillait. Son sourire n’était pas comparable à celui de la tranquilité, de la reconnaissance ou de la tendresse. Son sourire était tourné vers l’intérieur ou vers l’extérieur l’air de dire “moi je sais”. Le courage était son plus fidèle allié. Les reproches ses ennemis. Elle n’aimait pas beaucoup les vacances et se prélasser, préférait les défis et les conquêtes glorieuses, celles qui se montrent impossibles et se révèlent maniables. Elle adorait le succès, les applaudissements triomphales et les regards d’amour. Ce n’était pourtant pas une sentimentale. Elle aimait la grandeur, détestait la lâcheté, tannait les autres d’aller plus “Haut”, elle avait toujours de l’énergie, la Fierté. Et des gants de velour.
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:D :D pas mal !
pour t'emboîter le pas.
Assis au bar et sur sa chaise, il buvait sa bière et sa copine des yeux. Il ne savait que dire et que faire. Il était amoureux et sans le sou. Il aurait voulu lui offrir des bijoux et son coeur, mais c'était compliqué. L'un ne pouvait aller sans l'autre. Il décida de cambrioler une banque.
Il ouvrit les plans et la lumière pour y voir. Il chercha comment entrer et ses clopes dans sa poche. Ca l'aidait à réfléchir.
Au matin, il était sûr de lui et habillé de noir. La banque était ouverte et pas trop loin de chez lui.
Il n'avait pas pensé qu'elle travaillait à la banque et qu'elle le reconnaîtrait. Il finit contrit et en prison, sans amour et sans le sous.
:mrgreen: :mrgreen:
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Super ! ça sent le zeugma a plein nez !
C'est bien parce qu'après on le retient, je vois des zeugmas partout maintenant.
Ce qu'on peut faire, c'est que ce soit un peu plus subtil et caché un peu pour qu'on ait du mal à le retrouver !
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Merci, on peu effectivement l'utiliser avec parcimonie, mais le jeu n'est-il pas d'appuyer sur cette figure de style ?
;) ;)
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Le jeu c'est comme tu veux et comme tu le sens ! C'est très bien !
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:mrgreen: :mrgreen:
A voir la suite, quand l'inspiration poussera les mots et la plume ;)
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Jeu : trouvez les figures de style :
Je ne peux pas vraiment vous le raconter mais il a fait cette nuit un vent fort, et un orage tonitruant qui amenait avec lui la tempête. Les bourrasques embarquaient tout sur leur passage : maisons, arbres, voitures. Et moi je regardais impuissante de ma fenêtre les éclairs déchirant l'horizon. La terre n'était plus qu'un champ de désastre. Même mon chien était terrorisé, lui si calme habituellement. Cet animal poussait des jappements à ébranler un château et m'appelait pour que je vienne le consoler. Je descendais en bas pour le rejoindre. Dehors, le ciel illuminait la nuit noire et des trombes d'eau s'abattaient sur la végétation. Les branches semblaient se déplacer, les roseaux se plier. Mon cœur tambourinait, et je serrais mon chien si fort qu'il me suppliait d’arrêter. La météo n'était pas douce. Grondements après grondements, l'orage ne finissait pas. Qu'il était sympathique ! Au fond, cette tempête était mon tourbillon intérieur.
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:o Ariane, c'est un jeu compliqué, il faut être sacrément savant pour les dénicher, surtout s'il y en a plusieurs.
J'ai trouvé des pléonasmes, peut-être une gradation, répétition, un oxymore à la fin ?
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Pourquoi Ariane ?
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:D :D :-[ :-[
Désolée Lavande un lapsus ! j'ai lu un texte d'Ariane juste avant !
Je te présente mes excuses !
:noange: :noange:
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OK pas grave. Pléonasme, gradation, répétition > oui ! oxymore : où ça ?
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L'orage sympathique.
J'en ai oublié ? si oui ne dis rien je chercherai.
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Qu'il était sympathique ? > je pensais plus à une antiphrase (ironie)
Oui il y en a d'autres !
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oui, on peut dire aussi ça, mais je n'ai pas vu l'ironie.
zeugma, prétérition, je ne vois rien d'autre...
Je ne peux pas vraiment vous le raconter mais il a fait cette nuit un vent fort, et un orage tonitruant qui amenait avec lui la tempête. Les bourrasques embarquaient tout sur leur passage : maisons, arbres, voitures. Et moi je regardais impuissante de ma fenêtre les éclairs déchirant l'horizon. La terre n'était plus qu'un champ de désastre. Même mon chien était terrorisé, lui si calme habituellement. Cet animal poussait des jappements à ébranler un château et m'appelait pour que je vienne le consoler. Je descendais en bas pour le rejoindre. Dehors, le ciel illuminait la nuit noire et des trombes d'eau s'abattaient sur la végétation. Les branches semblaient se déplacer, les roseaux se plier. Mon cœur tambourinait, et je serrais mon chien si fort qu'il me suppliait d’arrêter. La météo n'était pas douce. Grondements après grondements, l'orage ne finissait pas. Qu'il était sympathique ! Au fond, cette tempête était mon tourbillon intérieur.
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Où ça un zeugma ?
Y a " déchirant l'horizon" métonymie (enfin je crois)
Métaphore : la terre n'était plus qu'un champ de désastre
personnification : le chien
métonimie encore + antithèse: le ciel illuminait la nuit
Noire
la végétation, les branches : métonymie ( synecdote) et personnification
litote : la météo n'était pas douce
métaphore : cette tempête était mon tourbillon intérieur
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Erreur pour le zeugma, sur il a fait un vent fort et un orage,
Ok pour le reste, je n'ai pas tout vu mais ce n'est pas facile, il faut avoir une grande connaissance des figures de styles.
:mrgreen: :mrgreen:
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À toi !
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Je me suis essayé au pléonasme redondant... Et je vous préviens, ça ne veut plus dire grand chose de bien réfléchi !
Je vais aller marcher en avant sur le dessus de la partie émergée de l'iceberg supérieur (parce qu'il faut un juste milieu). Songeant à quelque rêverie fantasmée, je m'égarerai n'importe où au hasard de l'imprécision. Guidant les suiveurs dominés par l'obéissance, je grandirai plus croissant aux améliorations meilleures, satisfait de plénitude joyeusement plaisante. Maintenant je réfléchis aux considérations pensantes ou méditantes. Rien du vide de l'absence n'est apparu, disparaissant alors sans raison.