-
La consigne fut simple. Nuit Blanche, 15 à 20 minutes d'écriture automatique sans lâcher le clavier, puis une rapide relecture et le tour est joué, huhu, et quels résultats...
Les commentaires se font ici (http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=2679.0).
-
Marcher. Marcher dans le brouillard, le long de cette allée que j'emprunte tous les jours. Étrange. Étrange de voir comme il transforme tout. Les arbres ne sont que silhouettes, et la lumière des réverbères qui traversent leur feuillage se découpe en de pâles rayons opaques. Étrange comme sa présence seule peut nous étouffer. Nous rendre fou. Il suffit d'essayer de percer ce rideau de suspension aquatique, de savoir qu'il y a quelque chose derrière, mais de ne rien voir d'autre que les reflets argentés du soleil...
Cette allée que j'emprunte tous les jours... Elle m'effraie maintenant. Qui sait ce que le brouillard amène avec lui ? Qui sait ce que je vais trouver au prochain tournant ? Qui sait si tout cela est réel ?
Suis-je dans la Matrice ? Le brouillard n'est-il qu'une invention sournoise des Machines ? Dois-je seulement me dire « le brouillard n'existe pas » pour voir au travers ?
Et si tout était aussi simple ? S'il suffisait de dire « cela n'existe pas » pour le faire disparaître ? La (N)uit n'existe pas. Les Ténèbres n'existent pas. Je n'ai plus peur alors. Je peux avancer sans crainte. La Peur n'existe pas. Je n'existe pas. Je ne suis qu'une ombre. Un brouillard ? Je me fonds avec lui, je deviens aquatique. Je suis partout, je vois la ville, je suis la ville. Ses âmes m'appartiennent. Tremblez !
Voilà. Je n'ai plus peur. Je suis la peur.
-
Il était cinq heures du matin, heure à laquelle Tatiana s’éveilla. Comme tous les jours, elle s’habilla, se fit du café et renversa de la compote. Alors que le train passait par la campagne bondissante, l’hélicoptère arriva à Kalimdor. Là, plein d’assurance, il envoya promener les fleurs.
- Chacun connait sa vertu, fit le chef. Mais moi je trompe encore mes éléphants.
- Bien sûr, répondit le shérif avec un accent alsacien.
Et lentement, les épis centenaires pointaient le bout de leur nez. Rares étaient les goélands en cette saison. Ils avaient migré, prenant leur envol dans les pelouses de mon enfance. Mais aucun ne s’était retourné, car un alien extravagant les enviait. A l’en croire, il faisait froid. Pourtant, la galaxie se portait bien et chaque nuage était un épicentre dédié aux Gallois. Dehors, le bol était vide. Il était triste, abandonné, gisant dans la terre glaise et faisant parfois des bonds de sciatique. Mais moi, je l’aimais. Bien que des frissons me parcourait parfois l’échine dorsale, je mangeais des Kellog’s en marmonnant « Il est né le divin enfant ». La voiture démarra alors, un klaxon pendant aux intempéries de mars, j’étais derrière. A l’avant, un gros bus faisait des comètes avec ses roues. Et la dame menaçait le glacier avec son parapluie en guimauve.
Une tuile tomba, un homme se mit à rire. Chaque centimètre d’hiver était quadrillé par une blouse blanche, un marteau colombien et un pigeon voyageait. Trente centimètres de neige recouvrait l’atelier. C’était une matinée de mai ensoleillée. Mais personne n’était là.
- Ils sont partis en croisade, fit le hibou. Partis dans la forêt gluante pour trouver le repos du savant.
- C’est un brin plus poli, si vous voulez mon avis.
- Ok.
Et puis, le Japonais sortit de son fourré, un gant gauche dans la main. « Mais les tyrannosaures n’existent plus », fit-il. Et chaque cycle de demi-vie perdait un peu de temps. C’est pour ça que les clés de Paris étaient parties aux oubliettes. Les mangeurs de colle étaient d’ailleurs en vacances. Ni ! An african seagul or a European one ? De toute façon, le retour du roi peut attendre. Et si Thrall a de la chance, Rapture n’en est pas moins en danger. Un épi équivaut à une ration de yaourt. Ca ne se discute pas. L’aluminium n’est pas résistant. Et le chocolat fond si vite qu’on en oublie le goût.
-
Donc on est censés ne pas s'arrêter d'écrire pendant quoi - 1( minutes ? et qu'est-ce qu'il fait celui-là à parler sur MSN alors que tout le monde est parti écrire son bout dans son coin, non mais y'en a qui sont pas gênés ! C'est vraiment intoélrable, de nos jours, plus personne ne respecte rien. Oh, ça peut être marrant, ça peut être un bon indicateur de la vitesse des doigts sur le clavir, faudrait faire un savant clacul mathémathiue après la course pour voir qui est le champion et qui est la tortue, mais la torue écrit peut-être - et sans doute - des choses plus impressionnantes que ce foutu lièvre qui doit faire un milliard de fautes en passant, mais bon, qui s'en soucie, qui le lira ? Et oui, on me conseille de changer de phrase, je pense que c'est fort futé, ma conseillère est d'or, c'est certain, elle est aussi affalée, tout comme moi par ailleurs, ah non, elle vient de bouger, ah non, elle s'est réinstallée. Racontons une histoire :
il était une fois un roi dans un royaume militaire. Il avait un papa super pas sympa qui avait tendance à l'enfermer dans les cachots quand son petit ne finissait pas sa soupe. Car il faut dire que le père était bossu, il devait avoir un petit complexe caché - ça a d'ailleurs inspiré Vicotr Hugo - AH AH c'est le but - uh uh - ah - hi _ donc nous disions le petit Frédéric n'a pas mangé sa soupe et ce soir, il est dans son cachot. Froiiid et humiiiide avec des râts et des blattes - d'ailleurs y'en avait une dans les pâtes de Jora - c'est dégueu. Donc le petit Frédéric n'était pas content, il en avait assez, il se dit "à partir de maintenant, j'ai décidé, de devenir un souverain, le souverain d'une grande puissanc eeuropéenne, et le plus drôle les enfants, c'est qu'il y est arrivé. bon, en passant, il a marché sur tout le monde, il a fait genre il était philosophe, il a dit la guerre c'est pa sbien et il a écrit des traités dessus, mais ça ne l'a pas empêché de faire la guerre. Vous connaissez maintenant l'histoire de Frédéric II le roiphilosophe, merci ça nous a fait un peu de contenu sur cette fichue page !
Bon, ne prenez pas le récit ci-dessu pour une vérité histoire. La semaine prochane, nous parlerons (ou pas) de Luther, notre très chzr ami. Je ne dois pas m'arrêter, tiens, ça me fait penser aux efforts que je faisais au cross du collège c'était pénible, je passe le relais à Eléna. C'était l'histoire d'un petit kokiri qui vivait ans une forêt (la narratrice ne sait pas ce qu'ests un kokiri , elle le déplore mais c'est comme ça), qui vivait avec tous ses amis. Ils avaient tous des fées (ça devient bizarre) sauf le payuvre petit kokiri qui s'appellait lien (hein?) et qui, lui, n"avait pas de fée (aaaaah on vient de m'expliquer. Ok. Continuons). Donc, ma dictateuse y pensait à cause de son avatgar. Il est allé (lien) au magasin pour se renseigner où en trouver une. Mais malheureusement, le commerçant dit "mais c'est toi qu'elles choisissent et pas l'inverse, t'as pas le choix, si elle ne vienne pas...; blabla". Pauvre gosse. Comme Frédéric.
C'est l'hjistoire d'un tiroir qui s'ouvre, et dedans, y'a un autre tiroir, et dedans, une armoire, et ddans, un poster de docteur who OUIIIIIIIIAAIIIIS DOCTEUUUR ON T 'AAIIIME ah pardon, on ne me dicte plus, la dictateuse est partie allumer le poêle, c'est qu'il fait froid par ces longues nuits d'hiver, il faut allumer un feu dans la cheminée, avec du bois, et la petit cosette fut envoyée pour aller chercher des brindilles dans la forêt enneigée mais elle n'avait pas de chaussettes.
C'est l'jhistoire d'un chat qui s'appellait sinbad et qui rencontra une certaine piwa. Le chat, très en colère, avait été mené sur un terrain qu'il connaissait à peine. Piwa aussi, mais elle s'en foutait. Leurs regards se croisent. TADAA ! Ce fut Jack Sparrow versus Barbossa. Le combat fit rage ! Les épées cliquetèrent, ainsi que les griffes, puisque c'étaient des chats. Elle sèche, à l'aide. Ils allèrent au bord de la mer manger des seiches. COMME ILS n'aiment pas l'eau, ils commencèrent à courir, oui j'ai un problème avec la touche maj attention on va se relayer attention attention on est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiouri presque pas de coupure, j'ai faity tomber le tabouret mais pour les cinq dernières minutes ça vaut bien la peine, vais-je arriver avant les auuuuuuuuuutres, attention, qui sait ? le lièvre de la compét ou la tortue ??!! Cette course nous tien ttous en haleine , oh si y'a du monde, très nombreux public, nous avons ici Elisabteh Weir, 'est fantastique ! Et vous savez quoi les enfants ? C'est les vacances et à mario kart et ben je vous bas tous ! plus que quatre minutes à tenir et tourjous rien à raconter ! Il était une fois dans la fprêt une petite perruche qui s'appelait Jacot et qui était sur le dos d'un éléphant qui s'appelait Toto, et oui tu as raté la chancé. Or, dans cette forêt, il y avait un vet frais du matin qui soufflait parmi les pins vive le vent d'hiver dring dring dring dring dring drning DING ! vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver, c'est alors que mon beau sapin arrivera, il se plante là et dit : dis donc, vous n'auriez vu le chat - celui de la mère michel ? parce que je suis sûr que lutucru il l'a, c'éest un représentant pharmeuceutique et il fait des expériences sur les aniamux, mais le petit navire lui répondit : euuuuuuh va sur le pont d'avignon, tu trouveras des gesn qui savent planter des choux ! Et là tu rencontreras une poule sur unmur qui picorait du pain dur et non pas de la salde ! mais ne t'approche pas trop parce qu'elle est un peu hargneuse, il vaut mieux aller voir l'ogre du petit poucet, il connaît bien mieux la forêt que toi, d'ailleurs qu'est-ce que tu cherches ?
Mon beau sapin avait oublié.
Ainsi finit l'histoire et il est bientôt 22h mais je ne peux pas m'arrêter, mais peut-être que mon horloge déconne ? Bande annonce du prochain texte : il sera mieux, sans fautes, bien construit, avec un SUJET, avec de l'HUMOUR et ça y est.
Yo.
Wing et Zach
-
Clignotement agaçant mais fenêtre à laisser ouverte. Ouverte sur le froid de la nuit enneigée. La route glisse. Racler le givre. La nuit noire, pas de bleu. Etoiles? Je n'ai pas regardé. Elles étaient sur ma vitre, je n'y voyais rien quand je croisais d'autres phares. Phares. Repères et pièges. Naufragés. Histoires d'immobilisme et du chalutier breton coulé par sous-marin. Les routes sont comme des mers, comme des fleuves qui nous charrient sans cesse. Avec leurs récifs, leurs épaves, leurs ports et leurs criques... Cric. Gemmini Criquet qui change une roue! Cric, cric, que le grand cruc me croque. Dis, c'est quoi l'orthographe de cruc? Elle vient d'où cette expression, déjà? C'est comme croque-mort, mais ça je sais, c'était les crocs de boucher pour attraper les cadavres. Croque. "Je laisse ma tête au vestiaire et je me met à table"... Musique entraînante et paroles truculentes. Vraiment mal au bras gauche. A bâbord. Le bas bord. Mille sabords. Barbotte? La fenêtre s'est fait discrète. Le quart est dépassé, je ne suis plus de veille.
-
Et à présent, la chose la plus urgente à faire sera de m’ouvrir le crâne. Retourner l’intérieur de ma tête comme un gant, et voir ce qu’on y trouve - je ne puis décrire le fouillis que je pressens. Synapses, chair rosée, matière étrange, mais tout n’aura pas commencé comme ça.
Nous faisons partie des Ouvreurs. L’idée n’est pas de moi. Elle a jailli, comme ça, de l’un de nous, alors que nous étions attablés, à notre habitude. Paul, avec ses longs doigts fins, des doigts de fille, a sorti une lame de rasoir de nulle part, un vrai magicien, et a commencé à découper son poignet, tout en parlant.
« Je pensais que nous étions emplis de tuyaux, et je me trompais. J’ai cru que nous avions tout un monde à l’intérieur de nous. Sous ma peau, des fleuves bleus, aux poignets les deltas vers des mers inconnues. Je me trompais. Je ne comprends pas. Où sont passées les libellules, les araignées transparentes qui couraient sous nos épidermes endormis ? »
Presque sans émotion, j’avais saisi la lame pour arrêter son geste. Le sang coulait sur la table et je n’arrivais pas à me demander comment je pourrais l’arrêter. Je ne comprenais que trop ses paroles. Déjà, le liquide chaud et rouge qui sortait de son corps, une telle aberration - venant de lui, ç’aurait dû être une lymphe transparente, et froide, et volatile, ce type pouvait s’évaporer rien qu’en y pensant très fort, il l’avait déjà fait devant moi, mais ce devait être pendant mon sommeil.
J’aurais voulu, pour pouvoir l’arrêter, le frapper jusqu’à ce qu’il en perde conscience. Mais j’ai eu une seconde, juste une seconde de retard, car tous les autres, d’un coup, se levèrent, acclamèrent ses paroles que j’avais déjà oubliées, et, dans un brouhaha agité, discutèrent de la mise en œuvre de notre entreprise. Nous, changer le monde. Révolutionner la façon dont pensaient les gens.
Ouvrir. Telle était l’idée. Ouvrir les portes qui nous avaient été fermées depuis notre enfance, ouvrir les plaies que nous avions maladroitement refermées, ouvrir nos lèvres pour répandre la parole, et que tout le monde sache enfin ce que contiennent les choses.
J’étais heureuse que personne ne pense plus à notre Ouverture en termes physiques. J’espérais que les plaies de Paul se refermeraient, simplement pendant qu’il y penserait, parce que je détestais l’idée de voir à l’intérieur de lui, je ne voulais que le voir de loin -
Ces doigts de fille, ces yeux gris et les cils trop longs, tous les défauts insupportables mis ensemble, les moues ridicules de sa bouche trop large, tout cachait tellement mal son intérieur, et s’il s’était mis à se répandre par toutes les pores de sa peau, je ne sais ce que j’aurais fait -
Mais il est trop tard à présent. Les autres ont réussi à ouvrir le monde, en découvrir tous les secrets. Les portes sont arrachées, les plaies à vif recommencent à cicatriser, nous avons pu faire disparaître le mensonge, la trahison, tout ce que le manque de transparence nous donnait.
Je ne veux pas qu’ils m’ouvrent, moi. Je veux garder les secrets ridicules, les expériences tellement intimes en moi que si l’un d’eux les connaissait, je me sentirais foulée du pied. J’ai tué Paul. C’est la dernière chose que j’ai faite et je n’ai même pas espéré qu’elle les arrêterait. C’est trop tard, la révolution s’est faite sans moi. Je suis restée en arrière, fermée, renfermée, comme un coquillage, une huître qui protège sa perle. Pauvres huîtres.
La seule chose qu’il leur restera à faire, ce sera de m’ouvrir le crâne et d’essayer de comprendre. Je ne les en crois pas capable. À percer tous les secrets du monde et les réunir en une orgie de confidences, ils ont dû oublier le pouvoir de ce qu’ils gardaient à l’intérieur.
Les murailles sont en place.
-
Le vent souffle. Joue dans mes cheveux. Je sens mon nez qui me démange et dois l'essuyer de la main ; j'ai dû attraper froid. Méchant vent. Ou bien... ? Non, je l'aime bien. Que j'aie attrapé un rhume à cause de lui – ou pas – n'est pas bien grave. Ce n'est que temporaire, et je profite tant de cet apaisement qu'il me procure lorsque je monte ici que je ne peux lui en tenir rigueur.
La plaine s'étend devant moi, déserte de tout humain. Quelques pas en avant me projetteraient dans le précipice et j'irai la rejoindre. Je me demande parfois ce qui peut se trouver dans cette gigantesque étendue. J'imagine des êtes fantasmagoriques, des gardiens éternels qui protègent le lieu de l'intrusion des humains. J'ai parfois envie de laisser le vent me pousser jusque là.
Que verrai-je avant de m'écraser au sol ? Aurai-je le temps d'avoir un aperçue infime de cette plaine désertique qui me fait tant envie ?
Je soupire, éternue. La morve me coule du nez et je m'essuie avec ma manche. Ma mère n'est pas là pour me dire que c'est mal.
Juste un pas... hem, non. Le pas que je viens de faire est trop petit. Un autre... ou pas ?
Bof.
J'entends un vrombissement derrière moi et me retourne. Une petite machine roule dans ma direction et j'écarquille les yeux. Elle a comme des ailes sur les côtés et j'ouvre grand la bouche, ahurie, lorsque je la vois continuer d'accélérer alors qu'elle se rapproche du précipice. Je crois halluciner lorsque qu'elle fonce dans le vide et plane quelques seconds et... tombe.
...
Un moment l'espoir – l'envie – a envahi mon coeur. Je suis à présent emplie d'un sentiment beaucoup moins noble : le soulagement que cette machine n'ait pas permis à un autre que moi d'explorer cette plaine qui me fait tant envie.
Ceci étant, mon envie de plonger dans le vide m'a quittée : lorsque je m'imagine la carcasse sur le sol tout en bas et l'humain (?) qui dirigeait cette... chose... à l'état de compost pour végétaux, je me dis que c'est idiot de faire pareil. Mieux vaut travailler et construire une machine qui fonctionne, cette fois, et qui me permette d'atteindre le sol en toute sécurité.
L'idée qu'il puisse y avoir des gardiens a quitté mon esprit.
-
Que dire ? Ma situation est, comment formuler, plutôt problématique. Partager dans dilemme où chaque choix impose la perte de l’autre. Comme dans tous les dilemmes en somme. D’un côté, il y a ce magnifique et rutilant trois-chocolat qui trône au milieu de mon frigo, une savoureuse réjouissance qui mettra mes papilles dans une extase divine. Et il y a mon avenir. Enfin, disons plutôt mon stage obligatoire qui me permettra de rentrer dans n’importe quelle entreprise. Et là, je doute.
Si je commence à manger cette tentation ultime, je n’arriverai pas à mon job avant une heure. Un trois-chocolat nécessite toute une dégustation et un certain respect de la nourriture. Et si j’arrive en retard une cinquième fois, je peux dire adieu à mon employeur. Mais si je pars immédiatement, j’arriverai à temps à mon travail. Mais ma petite copine, connaissant son envie de chocolat au réveil, mangera la totalité de la pâtisserie tant désirée. Ah, si seulement la vie était moins cruelle !
-
Tout se tait. Le désert suffoque à sa guise. Il y a du venin qui goutte des nuages sombres. Il perle. Il y a, dans les hauteurs maculées d’un sang de vestale, la voix des morts qui s’agite. Les ombres planent et se mélangent, des flambeaux brûlent sous la frondaison de nuages noirs, des morts se rassemblent en un tintement d’os et de boucliers. Tout se tait dans le désert. Le silence ronge. Le scorpion se faufile dans le creux des dunes. Le serpent s’enterre. Le soleil surplombe le vaste champ de sable, le venin perle à la surface de la voûte, et rien ne ressort de l’étrange contrée que les larmes étouffées.
Un homme est allongé dans ses pleurs. Il a une armure de peau – sa peau – et sanglote – sans bruit. Des écailles se frottent à ses jambes, il voit dans le ciel éclaté une femme nue à l’éclat de bronze, dans l’ombre d’une colonne, à Carthage ou ailleurs ; elle a l’œil fixé sur le serpent qui se dresse devant elle. Elle ne bouge pas. Il a la gueule ouverte, ses crochets sont remplis de nécrose et de mort.
Il y a de l’eau qui tombe sur l’homme. Goutte à goutte. Torrent mesuré qui sort des nuées rougeâtres. Le venin des alpages ensablés. Il voit la femme dans le ciel éclaté. Ses lèvres ont un goût de neige et ses seins sont ceux d’une vestale. Elle joue avec le cobra, le cobra est patient, il ne frappera pas tout de suite. Les écailles luisent. Le soleil descend.
L’homme est mourant. L’homme n’a plus de souffle dans la gorge. Il attend le baiser de la créature aux dents pourries. Il attend. Il attend les ors et le bronze, quand l’être immonde se dégagera de sa gangue de chairs mortes et de boue en suspension pour claudiquer à sa rencontre, la sente est compliquée, les obstacles se dressent en écueils pointus, l’être est habitué, il ne frémit pas, il est maintenant au niveau de l’homme. Hideuse créature à l’hideuse fonction, il a les lèvres crevées et ses yeux sont vieux de mille ans. Il est laid et ses habits son rapiécés. Sa chemise pend en haillons sales et son pagne laisse à nu ses cuisses parcheminées. Il porte en lui la mort et ses joues sont creuses. Il a des bracelets de fer et ses oreilles sont serties d’or. Ses os saillissent.
La baiser est donné, l’affaire conclue, le désert s’estompe. Le venin dégoutte sur d’autres terres. Les lèvres usées sont passées sur le front en sueur. Il n’y a plus rien que l’os et le fer. L’homme est debout sur le pavé, comme le sable semblait doux, il a le pied glissant, une pellicule de boue glacée sur la pierre veinée. Des chaînes le tirent. Il repense à la femme au serpent. Sa peau était mate et son profil de vestale… elle avait la bouche entrouverte et chantait pour le serpent. De larges traits de khôl assombrissaient son regard. Elle était belle et n’existait pas. Elle n’aurait su exister alors qu’il titubait sur le pavé, le froid coupait ses membres, il avait les poignets sanglants – c’était le fer et la masse d’ombre qui les tractait.
Ils étaient plusieurs mais ne pouvaient se voir de face. Ils se devinaient. L’homme avait la tête baissée, les rainures du pavé s’imbriquaient, sur chaque pierre il croyait reconnaître le visage gravé de la douce qui augurait dans les entrailles dans les écailles ternes du cobra. La peau de bronze. Les cheveux défaits aux senteurs d’encens, mèches épaisses, en désordre, prêtresse aux seins nus, le serpent s’enroulait contre elle et lui proposait le pacte terrible… lui ne voyait que les ténèbres vives, les maillons le démembraient. Il pensa une dernière fois au reptile… était-ce… il songea au désert et aux plaies qu’il n’avait jamais vues venir, il voulut fermer les yeux mais avait les paupières cousues, il voulut se laisser traîner par les chaînes mais était labouré de fer et de métal en fusion, le châtiment s’interrompit, la chute, le temple, la chute
-
Souvenirs en pagaille
Des corps allongés langoureusement qui s’ébattent par terre sur le plancher, qui roulent toujours et toujours encore à jamais, amoureusement ils s’embrassent, roulent d’un côté de l’autre, roulis du bateau qui passe, mal de mer, vagues, roulis par ci roulis par là et pomme d’apie.
Elle marchait dans la rue petite fille qui suçait gentiment sa petite sucette la main dans celle de son père et ils marchaient tous deux vers le parc, c’était la petite fille de son pape et la sucette, les oiseaux chantaient, lacet défait, elle se baisse, la sucette se bloque dans sa gorge, bout dur contre palais mou, petit cri, le père se penche, refait la chaussure et c’est reparti, allons marche petite, marche avec papa, petit bichon blanc, on caresse, on s’émerveille petite fille, demain tu ne feras plus tout ça le sais-tu ? demain il va partir le beau papa mais il ne te l’a pas dit non jolie petite famille bientôt brisée, bientôt tout ça laissera ce bon goût amer du citron qui a trop duré, le petit goût tu sais qui pique dans la bouche, les joues engourdies, les yeux gonflés de larmes, oh oui beau petit minois bientôt ravagé par les larmes, petite fille.
Le vieux disque rouillé l’entends-tu cette chanson d’autrefois, cette brise oubliée, ce chapeau volant au loin ? ce sourire en coin, cette terrasse au café, ce thé oublié à la table voisine, petite nappe blanche, un peu tachée au coin, reste d’une bouteille de vin, oui, c’était la sortie de l’école, il avait dit qu’il viendrait t’en souviens-t-en ?
Mais tu l’as attendu longtemps, cette musique t’en souviens-t’en ? Tu l’avais souvent écoutée avec lui mais ce jour-là pluie, voitures éclaboussantes robe fichue et toi traînant tes pieds mouillés dans les flaques froides, le maigre parapluie noir comme les gros nuages là haut, gros gros bouillons tu pleures sous cette pluie insignifiante insouciante plic ploc plic ploc la pluie qui tombe, plic plic plof gros bouillons sanglots, mouchoir plein de ta gentille petite morve mais il est pas venu, Tourne tourne disque rayé, la rancoeur te saisit le cœur, pluic ploc la pluie, hic hoc hoquet courroux, toujours pas là, rouge jaune non pas sa voiture des beaux discours hein musique discours promesses souviens-t’en de la tache de vin couleur sang.
-
Ecrit en écoutant ceci (http://www.youtube.com/watch?v=0R0tvUAEuKM).
Alors que je m’aventurais, il y a bien longtemps, à travers le monde, il arriva un jour où je parvins au sommet des montagnes que l’on appelle là-bas les Monts Tremblants. Longtemps j’avais recherché l’accès à ces lieux, car maintes légendes y évoquaient une cité fabuleuse au destin funeste. Cette cité, qui avait défié les dieux en s’érigeant à cet endroit improbable et en prospérant contre toute attente, en avait payé les conséquences. Il n’en reste à présent que des ruines, que j’ai pu voir de mes propres yeux.
En arrivant sur ces hauteurs, j’ai tout d’abord été frappé par la splendeur du spectacle. Imaginez un peu : vous vous trouvez à la cime du monde, et devant vous s’élèvent, majestueuses, des pierres froides, des statues, des fontaines taries, et mille et une autres merveilles scintillantes de blancheur, choyées par un crépuscule naissant. Alors que vous déambulez dans les rues enfouies sous la neige, en prenant garde à ne pas tomber dans quelque crevasse, vous apercevez ça et là quelques détails de la vie qui a pu y régner : outils usés, poupées étranges, morceaux d’étoffes… Et surtout, vous vous étonnez de la chaleur ambiante. Ce n’est que lorsque vous arrivez au bout de l’artère principale que vous en comprenez la raison : un joyau incandescent trône au centre d’une place, intégré dans une statue, et rayonne de mille feux. Plus vous vous en approchez, et plus vous ressentez cette étrange chaleur. Vous la laissez vous envahir, vous emplir, et puis vous avancez encore, jusqu’au palais – car il n’y a pas d’autre mot pour un si grand bâtiment, construit au bord même du monde. En contrebas, rien de plus que les nuages presque aussi blancs que la neige.
Il n’est pas évident de comprendre ce qui a pu arriver à une telle cité, qui semblait tout avoir pour elle : position privilégiée pour éviter les attaques ennemies, commerce fructifiant avec les villes en aval, et même une magie capable de subsister des siècles après sa destruction… Mais c’est finalement sur ce dernier point qu’il faut se pencher. En effet, en admirant de plus près le cristal, j’ai découvert une chose : plus son pouvoir singulier vous inondait, plus vous vous sentiez sombrer vers le sommeil, un sommeil dangereux duquel cette cité et son peuple n’a su se garder. La pierre absorbait votre force, et celle de tous les êtres vivants qui l’approchaient, pour la rendre à la montagne. Et lorsque celle-ci se trouvait pleine à nouveau d’énergie, comme elle le fut ce jour-là, elle se mettait à trembler dans un doux grondement, provoquant de multiples avalanches, d’où son nom. C’est ainsi que la cité, paisiblement endormie, n’a pu échapper à la fin qui l’attendait. Il arriva que la montagne fut si puissante que ses frissons, bien plus violents qu’à l’accoutumée, séparèrent la terre, à telle point que certains pans de roches se détachèrent, provoquant la chute de nombreux quartier de la ville.
La plupart des villages de la vallée racontent que les dieux sont entrés en colère contre ce peuple qui avait osé s’élever plus haut que les autres humains. Pour ma part, c’est avec tristesse que je pense à ces familles, ces enfants, ces artistes et musiciens que le monde n’a plus l’occasion de connaître. Et c’est à la tombée de la nuit, là, au sommet du monde, au dessus des Monts tremblants, que je me suis lentement endormi pour la dernière fois, serrant contre moi une antique poupée de laine, bercé que j’étais par la chaleur apaisante de la cité, pour les rejoindre dans leur solitude.
-
La neige tombait dru le long des rues sans fond et les promeneurs se perdaient dans le froid et le blanc absolu. Une ombre se distinguait, là, sous le réverbère, et elle semblait seule, comme si tous les esprits avaient délaissé la ville pour des provinces plus accueillantes. C’était un soir de passage, mais pas seulement devant les vitrines bien éclairées des grands magasins, où s’agitaient pantins et peluches et enfants et parents. Les fantômes allaient et venaient et faisaient eux aussi semble-t-il leurs achats.
Mais qu’achètent donc les morts me direz-vous ? Un cercueil plus confortable ? Une nouvelle équipe d’asticots ? De la compagnie pour leur coin de cimetière ? La terre était gelée et les pelleteuses avaient du mal à faire leur travail. Un vague air de jazz retentissait tandis que des tribus d’adolescents gothiques accomplissaient leur pèlerinage bi-trimestriel sur les tombes à moitié nues de vieilles idoles démodées.
C’était un beau soir d’hiver et tout le monde, oui, tout le monde, était très occupé.
Sur les trottoirs se parlaient d’innombrables langages. Français, japonais, mandarin, australien, allemand, et même javanais. Vous savez, quand vous intercalez des syllabes dans vos mots pour les coder. On parlait des idiomes disparus, inconnus, secrets, personne ne se comprenait mais pourtant tous désiraient la même chose. Faire plaisir à quelqu’un, quitte à ce que ce soit lui-même.
C’était l’éternelle recherche du présent parfait. Qui devait préserver le passé et ouvrir le futur. Emballé dans un beau papier brillant, un colis trop grand et avec un grand nœud de taffetas rouge ? Vous pouviez à la rigueur utiliser de la soie verte, mais ça avait tendance à faire mauvais genre. Et puis ne dit-on pas que c’est l’intention qui compte ?
Alors les pingouins continuaient leur bonhomme de chemin le long du grand pont de glace, aux côtés des petites géantes et des marins échoués sur des îlots en marche, et tout ce beau monde se rendait en ville pour y découvrir horreurs et merveilles à offrir aux être qui l’entouraient, ses proches, même s’ils étaient à l’autre bout du monde. C’était un joyeux capharnaüm, et les dictionnaires de latin étaient bannis.
Mais revenons à notre ombre, sous le réverbère, dans un paysage qui nous ferait presque penser à des armoires magiques et de vieux lions dotés de la parole, dans un monde où tout le monde se comprend, n’est-ce pas merveilleux ? Car ne serait-ce pas là le cadeau idéal pour l’humanité ? La compréhension parfaite de l’autre pour tous ? Mais les hommes continuent de communiquer, ne sachant plus écouter le silence, et les ombres sont seules, sans présent, ni plus de passé, ni vraisemblablement d’avenir.
-
On l'avait oublié, cet enfant des âges anciens ! Et le Temps, vieillard inexorable, avait continué son chemin - mais sans lui. Vie étrange que celle d'un être de légende! On marche dans les limbes, on se nourrit de mots. Et il arrive parfois que l'on se désespère, si son nom n'est jamais, plus jamais chanté par les humains.
Troubadours et trouvères, moines instruits, dignes clercs, tous l'avaient conté - en une ère reculée. C'était un jeune prince. Preux chevalier, un peu timide parfois, mais ni fourbe ni couard, il aimait à danser. Sa voix enchanteresse n'était que peu terrestre, sans qu'il veuille le montrer. Il allait aux tournois, combattait vaillamment bien qu'aimant peu ces jeux. Il ne le confierait point, cela va sans dire! Récréantise est mère d'indolence. Et pourtant... Ce bel adolescent, empli de nonchalance, goûtait fort peu la cour. Le véritable plaisir de son âme, sans mentir, c'était dans la forêt qu'il se trouvait.
Il aimait à partir, errant et solitaire, sans chercher aventure comme il le prétendait. Dans les bois sombres, nul courtisan ne venait - ce lieu n'est plus aux hommes. Enfin libéré de ses gens, Loholt, mélancolique, vagabonde parmi les feuilles mortes, puis s'adosse à un arbre, sur le tapis de mousse. Il murmure un lai, le répète en fredonnant puis pleure, pris d'une triste humeur, avant de se lever en hâte, presque en desroi. La folie le guette et s'hasarde en lui, tant le chagrin perce son être. Bien fol celui qui s'éprend d'une fée, pauvre fils de roi ! Crois-tu de coeur sincère qu'elle reviendra ? Ce n'étaient que chimères, vaines et frivoles promesses. Laisse donc ce sinistre ennui, et satisfais-toi du don merveilleux qu'elle t'a confié!
Pourtant, la voix du bel enfant ne s'éteint pas et s'obstine. D'abord chantée àmi-voix, c'est à pleine gorge que s'entend désormais la reverdie. D'autres dames de l'Autre Monde écoutent en silence le jeune prince - mais pas la sienne, hélas! or c'est elle qu'il attend.
Un jour, il quittera la cour du roi son père pour s'enfuit en Brocéliande. Son chant, magnifique et étrange, s'entendra encore et encore. Quant aux humains, ils l'effaceront de leur mémoire.
On ne se souviendra plus que de l'autre fils du roi. Mordred.
-
Nuit blanche, foorcément? mait une nuit c'est smbre, donc si c'est blanc, c'est plus la nuit? Et la nuit qui n'est pas la nuit, c'est le jour. Bien. Petit problème de conscience réglé. J'écris en plein jour, ça ne me pose plus de problème
Ceci dit, le jour, c'est plus pratiques.Certes, l'écran éclaire, et j'ai une lumière dans mon bureau.Mais allumer la lumière pour pondre un truc sencé est beau, c'est contraire à mes principes. Quitte à écrire dans le noir complet! C'est tou de meêm plus facile avec un crayon dans le noir qu'avec un clavier. Déjà vu le nombre de fautres de frappe que je fais en plein jour, dans le noir je n'imagine même pas le massacre. Je serai capable de faire du codé en décalant tout.D'ailleurs, c'est une plutot bonne idée ça! on prend un clavier ni azerty ni autre, un à soi quoi, on décale tout d'une touche, et on a un parfait codage! comment ça maintenant ça sert plus à rien? Ah ben oui, message codé, c'est pas censé estre déchifré par n'importe qui.Et là étant donné que je viens de tout révéler, ça ne marche plus.
Hélas oui, révéler quelque chose à plein de gens n'en fait plus un secret.
Super, j'ai discerté avec mon modèle habituel de logique.Et si maintenant on faisait quelque chose de plus constructif? Voyons, on va faire un trou dans l'espace-temps (j'aime bien faire ça, c'est pratique) Et on va retourner le soir, près de ma fenêtre ouverte. Bien.
Le vent souffle (aïe, terrible impression de redite). Il mapporte tat de choses. De calme, de douceur, de froid aussi. Ban oui, en plein mois de février... J'aimerai bien qu'il emporte mes pensées. Car le dire en Poème ne le fais pas hélas. Parce que j'ai beau me dire que la vie est belle, qu'il n'y a bien que les relations qui sont difficiles, et bien j'ai un peu de mal en cemoment.Justement parce que la vie est une grande relation.Et pas que mathématique.Zut, un trou dans le crane. Bien, une grande relation donc. Le problème, c'est que la mienne de grande relation, elle se tord là. Très fort. Il m'est arrivée de faire se tordre la grande relation d'amies. Je ne m'était jamais rendue compte comme c'est douleureux. Ou plutot, vidant. Parce que quand on tord bien serré quelque chose, ça coule, et ça reste vidée. Je suis donc vidée. Comme un gros trou, en attendant de mettre autre chose. Sauf que pour mettre autre chose, Et moi j'amimerai bien, il faut vider complètement. Et que j'aime trop ce qu'il y avait avant pour tout enlever.Je n'arrive pas. C'est ça de perdre une amie.
Je crois que je vais corriger les seulement les fautes de frappe qui rendent ceci incompréhensible. Et à la prochaine peut etre pour la grand fenêtre ouverte sur le linge de ma vie.
-
L'écriture automatique, c'est du surréalisme.
Le surréalisme vise à écrire ce qu'on pense, quelque soit la pensée. Oh en fait les artistes ils nous vendent du rêve ! Les auteurs qui écrivent n'importe quoi: ah bon la terre est orange maintenant ?! Et ces peintres peignant des pipes mais assurant qu'elles ne sont pas des pipes. Mais que sont-elles alors ? Un bout de toile recouverte de peinture, c'est ce qu'elles sont ? Mais non voyons, il s'agit d'un art subtil, empli d'une envie d'exprimer des choses absurdes qui sortent comme ça de la tête, naturellement. Ah parce qu'il y a des choses qui sortent de la tête maintenant ! A part ma bouche qui envoie des paroles en l'air là comme ça sans but ni sens et de l'oxygène qui entre et sort par mon nez, rien ne sort de ma tête ! Oh je vois, comme des filaments n'est-ce pas ? Etrange, cela me fait penser à Dumbledor avec sa baguette il fait sortir des pensées de sa tête et les pose dans une bassine. Une bassine pleine de souvenirs, mais c'est d'un ridicule tout à fait compréhensible voire même logique ! Il serait plutôt illogique qu'une bassine soit vide alors qu'on la remplie. Enfin cessons les bavardages inutiles et parlons plutôt de cette journée. A comme toute les autres, il y a le matin puis l'après-midi et enfin le soir. J'y suis !! Dans le soir, là où la nuit se réveille et le soleil n'éclaire plus que la lune qui nous renvoie son éclat argenté. Avez-vous déjà été ébloui par la lune ? Et bien moi oui. Un soir, j'étais sur mon balcon à lire un livre, et là j'ai vu une lueur dorée s'allumer en face de ma tête. La lune, elle est argentée, alors le doré c'est impossible ! Oh oui pardon, c'est un lampadaire, mais il été si gracieux et si lumineux que je pensais qu'il s'agissait de la lune.
Comment c'est déjà fini ?! Mon épisode est passé sans que je le remarque ou le vois. Tant pis il y a toujours la notion de retour en arrière, c'est bien pour ça que le bouton "play" existe. Pour arrêter et reprendre plus tard. Pour reprendre le cours d'une action arrêtée comme ça, laissée tomber vulgairement, pire encore qu'un chien laissé sur la route. Et on oublie. On oublie cette chose qu'on a laissé là toute seule, comme un cadavre de fourmis laissé à l'abandon par terre qui sera bientôt dévoré par ses soeurs. Une famille aussi grande, ça ne devrait pas être permis. Mais si c'est la reine, ça change tout. Evidemment, puisqu'elle a des ouvrières pour s'occuper des petits. Mais qui prendra la suite ?! Son mari, le roi ? Non ça doit être une fille ! Et oui parce que les fille sont des féministes ! Bah quoi, on dit pas "un fourmis" pour les mâles, mais bien "une fourmis". En même temps c'est pas bête, faut bien que les filles prennent le pouvoir, comme la reine Elizabeth... mais pas avec le même caractère. Elles doivent être proche de leur peuple.
Ah l'épisode recommence !!
-
Tu es ma reine, tu es ma star celle en qui je place tous mes espoirs. Ton regard souvent hagard ne m'empêche pas d'apercevoir la lueur naissant à chaque regard aimant, petite enfant. Je t'aime toi, ma belle, ma douce, mon cadeau précieux parfois défectueux, je t'aime et je veux, de par mon amour, construire avec toi un avenir radieux.
Pas de bm, ni de bn, à cause du gluten, pas de haine, pas de fn, si tu me freines je patienterais sur fond de fm, toi, jtm, reine en miniature, en devenir, tu es promise si tu tiens bon à des rencontres illuminantes, enivrantes et apaisantes. La paix que tu as tant cherché, t'attend à l'arrivée, sans passer par la case départ et sans perdre 20 000 euros, tu vivras enfin là où il fait beau. Jtm sors de l'ombre rugissante, tu es éblouissante et si charmante, jtm, mini reine, petite naine, mi pierre mi coton, prends la tête du peloton. Tu la mérites, si tu en hérites tu sauras assumer cette responsabilité. Car tu as la classe A, toi, petite mercedes éternelle, toujours classieuse et toujours moderne, qui servira de modèle à d'autres centaines de mini reines, tu es ma fleur majestueuse, trône fièrement ma grande, mini princesse du soleil, même s'il fait noir autour de toi, fies toi à mon amour pour toi qui te dirigera dans les limbes et le brouillard qui n'a qu'un temps car la victoire est avec les endurants.
A toi, jolie petite enfant, mignone, reveuse, je t'aime pour toujours, énormément.
-
Je ne sais pourquoi j'ai osé poster ça, non pas que je regrette, non pas que je me sente bête mais j'ai gardé espoir et je viens de m'en apercevoir. J'ai ouvert un vieux tiroir sous la poussière derrière l'armoire, j'ai vu, entre-aperçu un éclat dans la nuit noire. Si vous m'épousez, je promets monsieur, de vous honorer matin et soir et bien sûr de m'excuser à chaque déboire. Vous êtes un prince, car vous m'avez choisi, moi, défectueuse et engourdie, endolorie par les années frôlant le cauchemar, vous avez su voir de l'autre côté du miroir. Je crois, monsieur, que le rêve est parfois réalité, et vous me faîtes aimer enfin, ce qui m'a toujours pesé. Difficile de me lever et de vivre comme Mme Labbé, difficile de sourire avec sincérité, de faire semblant d'aimer alors que je m'étais oubliée. ça y est, charmant prince, roi de mon monde, vous m'avez réveillée avec autorisation Divine, j'ai le droit d'aimer, moi en priorité, pauvre petite naufragée qui passa des années le corps et l'esprit trempés par les larmes coulées. Mon beau et tendre espoir, j'aime ce que je vois dans le miroir lorsque mon âme s'attarde un peu, je vois l'amour, la douceur et la joie ce qui construit Mlle Brabois, je m'aime et je mérite cela, tout commence par soi. J'ai oublié de vous signaler monsieur, ma reconnaissance en vous disant que je vous ai apprécié, quels bons moments nous avons passés sur ce bateau à chalouper, nuit et jour, jour et nuit pendant trois ans et demi, trois ans d'un autre temps, trois ans comme huit mois d'ici ou peut être trois ans comme une vie. Vous êtes resplendissant comme il se doit, et fier et majestueux et votre grâce irradie. ALors merci; merci merci, monsieur, j'ai beau écrire, je n'aurais jamais tout dit.
-
La tiédeur de tes bras me manque. Ton odeur et le murmure de ta peau m'imprègnent encore. Abandonnée à ton contact, retournons quelques mois à l'intérieur de ce cocon chaud, bon, avec amour et simplicité. Frêle et fragile sur ton épaule, berce-moi, nourris-moi, cageole-moi,cherche-moi, cache -moi, protège-moi et ne me laisse pas grandir. Aime-moi plus fort encore car je prédis qu'à l'avenir je me mal-aimerai.
Les années passent: après la naissance, le mariage.
Il y a un leurre, un vice, et je demande des explications.
Je me suis mariée avec moi-même sans m'être promis de m'aimer, de me protéger, de me chérir, de m'aider dans la maladie et dans la bonne santé, la richesse ou la pauvreté. Pas étonnant qu'on en arrive là aujourd'hui.
Ne pouvant quitter le navire il serait temps de réparer les failles qui font couler.
Après la naissance et le mariage, une renaissance?
Aimez moi je ne m'aime pas. Aidez moi je ne m'aide pas. Je ne sais pas faire cela.
-
(Edit : Je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un topic lié à une journée particulière. alors j'ai dégagé mon texte. Bonne chose d'ailleurs... :))
-
D'abord le vide et l'infini, un néant sidéral froid et insensé...
Et puis le son apparu, des rondeurs vibratoires et des montagnes, des paysages sonores entremêlés de prairies olfactives, comme une immenses et colossale vague d'énergie pulsative qui se déplace sans fin dans l'océan noir et primaire des pensées blanches.
Et puis un choc titanesque entre deux particules de lumière, un bigbang inhumain, une fusion stellaire et enivrante entre deux électrons libre, un frôlement astronomique entre deux âmes...créant un cataclysme poétique et lumineux, des fleuves électricité chantante, des pluies diluviennes de sensations spectrales, des volcans entiers de vide comblés et des séismes cérébraux. Le paysage du début des âges, celui qui vie au fonds de nos cortex, celui qui parle avec les Dieux. Des projections d'idées filantes et des galaxies de pensée, des électrons projetés dans le cosmos, entre l'immobilité absolue et la vitesse de la lumière, à deux pas de l éternité neuronale
Et puis la chimie se met à penser et elle devient l'ultime l'univers que nous explorons, un l'univers onirique de philosophie qui contenait dans un être gigantesque et perdu en lui même, un tourbillon inassouvis de pourquoi, de peut-être, de questions dans lesquelles miroités des réponses de 2000 ans et des papillons digitaux....La chimie finie par interpénétrer l'être ainsi crée et décida de ne faire qu'un avec lui...
Et puis l'être se mis a rêver qu'il était vivant et son psyché créa sa propre vie, il fut le premier être a vivre dans la vie de son rêve....il dansait au milieu des météores littéraires et des comètes photographiques, il bougeait au rythme des pulsations d'un cœur qui n'était pas le sien, osmose parfaite entre ces sensations, ces désirs, son corps, ses envies de liberté schizophrénique...il était le fou qui pense en rêve, qui tutoie les tréfonds de insondable vide de nos moi intérieurs et celui qui jongle avec ses propres atomes....il était toi, moi, nous dans une symbiose pourpe et parfumée, une excroissance invisible du monde réel, une sphère emplie de lacs paisibles, de clairiére conscientes et d'ébats extatiques. De ses veines coulée l'absynthe, il aspirait le chaos et la tristesse et expirait l'apesanteur dont nous nous nourrissons, il voyait les portes invisibles et pouvait briser les chaînes qui plonge le monde dans les méandres philosophiques.
Et puis l'être onirique créa le monde secret qui est en nous, celui qui consume nos âmes dans le feu infernal de nos propres enveloppes charnelles, des distances physiques intenses et des intimités bleues et improbables....des liens télépathiques, des envies d'autres mondes, de libertés enchainées, mais des papillons dans les yeux, des souvenirs pour 2000 ans.Un monde de sons, de mots et de songes tactiles...
Une danse chimique entre nos rêves et nos désirs, un pacte psychique entre ta vie et la mienne
-
Cool sujet tiens, ça me fera les pieds. J'y avais pensé auparavant, mais ma flemme dépasse l'entendement, et lorsque j'ai une idée en tête, généralement, je la laisse se polir en tournant dans les coin de mon cerveau, plusieurs mois avant de cristaliser le tout sur un support physique. Là, la contrainte est extérieure, et je profite de cet état de fait pour me forcer à l'ouvrage, car je sais que sans ce forum je n'aurais pas la motivation de faire la moitié de ce que je fais. Oui, toi, cher lecteur que je ne connais pas, ou pas encore, tu me motives à écrire. Un peu comme le client de Auchan incite les petits chinois à fabriquer des chaussures en plastique. C'est parce que je suis un fan fou des livres, que je n'ai jamais eu... La flemme de raconter ma vie, ça me fait chier et je m'en souviens à peine. Non, si j'écris là, c'est pour chercher, pour savoir : pour savoir ce que moi même j'écris. Pour commencer à me connaitre. Je pensais pas en avoir besoin auparavant, tout comme il est rare qu'on ait besoin d'appeler son propre téléphone portable. Je pensais que la spontanéité était la clé de cette civilisation où tout est donné, ou tout est facile, tellement facile... Et compliqué à la fois. Dingue. Je recommence à raconter ma vie. Je commence à en avoir raz le cul de cet égo à deux milliards, raz le cul de tout trouver fade et insipide, raz le cul d'en arriver à me complaire à un truc qui n'intéresse plus personne. 21 ans pour me rendre compte que j'adore ce truc de pédé (je lynche). Et à un point ! Suite, répétition, bug, c'est horrible de pas s'arrêter ça me fait penser à un épisode des simpsons o(déjà 7 minutes)ù Lisa se fait embarquer par ses claquettes automatisées et dance comme une folle sur la piste sans pouvoir s'arrêter. Un peu comme dans un escalator : remonter celui qui descend, infiniment tel un hamster dans sa putain de roue. Panne d'inspi, je peux plus continuer. Vite, vite, une idée.
Un retour à la ligne, tiens, c'est parfait pour recommencer un truc. Rah, ma flemme ne m'entraine pas à l'endurance, déjà au bout de dix minutes, je suis essoufflé des doigts (en même temps, c'est intensif ce truc). Et l'inspiration qui ne vient plus. C'est automatique, du coup je décris ce que je ne peux inventer, je continue dans les limbes et ça ne ressemble plus à rien. Onze minutes, mais bordel c'est quoi ce merdier, le temps ralenti ou quoi ?
Bon, alors, qu'est-ce qui pourrait être spontané dans toute cette mélasse de mots qui sortent comme les déchets explosent dans les marais par un énorme tuyau en béton dans les films américains. Y'a des cadavres dedans, des fois. Comme ce double N à 'spontané' que je suis obligé d'enlever tant il m'agresse le regard. Du coup c'est cool, ce minuscule incident est le (... trois petits points de bug... cherche les mots...) point de départ d'une phrase, le truc qui fait qu'il y a à raconter. Bon dieux c'est ça la leçon universelle de la vie : le paradis est plat, indubitablement plat et sans relief, on y reste à l'infini car le temps s'arrête, parce qu'on ne peut plus le mesure par des événements. (retour sur le deuxième accent de événements)
Bref, il me reste six minutes. Je fais quoi, je fais quoi, je fais quoi. Oui, un truc, il me faut encore quelque chose... AAAAAHH ! Je suis le gros lard du 10 000m des mots. Je suffoque, je traine, j'agite les bras comme un abruti pour ventiler autour de moi. Peut-être mes bourellets flasques (j'ai mal écrit bourrelet je suis sur) me donnent ils de l'aérodynamisme ? J'en sais rien, je sue, je bave, j'ai la langue qui pends et bon dieu tous ces 'je' dans le texte, comment les virer c'est moche.
4 minutes. je regarde le clignotement des deux points entre le vingt trois et le douze. tictactictactictac. Ca va vite, mais il est toujours là ce putain de nombre. Ah ça y est, il fallait juste que je le dise pour qu'il change.
3 minutes, vraiment plus rien à dire, c'est la déchéance totale, le commence à voir la ligne d'arrivée mais c'est tellement loin et proche, tellement loin et proche, répétition de merde en attendant le 14, qui ne vient toujours pas. Allez, allez, allez. Viiiiiite.
2 minutes, ça y 'est... fiou, et ça recommence, j'ai pas réfléchi à ce que j'allais écrire, c'est juste la course quoi, la course la course. Bon, je fais quoi, je sprimpte à fond où quoi ? Il me reste quelques réserves alors je peux foncer. Encore, encore, encore.
1 minutes, dernière ligne droite. Et puis merde, je me pose, j'ai trop la flemme.
19 minutes et quelques secondes pour un vingt minutes. Ca le fait.
-
Écrire quelque chose. Ne pas attendre que le temps presse. Sentir l'ombre dehors qui reste et laisse dans la nuit furieuse et sans jour quelque chose comme une âcre lumière de noir. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et ne pas attendre qu'il ne soit plus temps : déjà la nuit est presque morte, déjà la nuit est achevée, déjà, au dehors, au dehors les silhouettes s'animent, l'eau commence à couler, le vent cesse sa ronde esseulée et troublante de rêve. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et ne pas attendre que le temps leste avec soi les ombres, avec soi l'horreur d'être devenu seul, avec soi l'absence sans souffle et sans respiration de son corps posé dans la lumière. Écrire quelque chose et ne pas tricher avec l'heure ; savoir jouer contre le sort, imagine une porte et l'ouvrir, chercher dans l'interstice quelque chose comme une respiration, une suffocation, un alcool ou un meurtre. Est-ce que je suis seul à écrire maintenant ? Est-ce que je suis seul à me lire maintenant ? Est-ce que je suis seul ici contre mon mur doré par l'argent de ma lumière liquide et phosphorée comme la nuit qui s'étend, dehors. Écrire. Écrire quelque chose. Courir sur la page. Courir avec les mots derrière soi. Sentir le hâle souffle d'une expiration. Derrière un mur, deux âmes dorment. Deux âmes dorment et pensent et rêvent et j'essaie moi dans ma veille d'écrire quelque chose qui soit comme leur rêve, comme ce qu'ils pensent tous les deux, ce qu'ils pensent tous les deux, eux que je ne connais pas, qui n'existe pas, qui sont une idée mienne, qui sont mon propre rêve, dans ma veille et ma nuit sans lune, dans ma veille et ma nuit venteuse, étrange et subtile, comme une lame d'horreur ou une impossible idée qui germerait solitaire et s'oublierait de vivre. Ecrire quelque chose. Écrire quelque chose et croire que la mort est en jeu. Qu'il s'y pense quelque chose. Que les mots ont un sens. Que le geste signifie. Que je signifie. Écrire quelque chose et craindre ces moments d'arrêts où la main est suspendu quelque part. Penser encore et encore aux deux corps invisibles derrière mon mur d'or. Penser aussi à ceux au-dessus, en-dessous, autour, partout, répandu comme une tâche d'homme, pensent et dorment, rêvent et imaginent ce que moi, ce que moi, dans ma nuit venteuse et sans lune, ce que moi je cherche à écrire : quelque chose comme la matière d'un songe, quelque chose comme la musique d'une idée qui se fraye un chemin. Est-ce que les idées ont un sons à elles ? Est-ce qu'on peut écrire quelque chose qui sonne ? Est-il possible de fuir dans une page blanche qui n'existe pas ? Je suis dans une contagion de nuit. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et voir que le temps passe : une minute, deux minutes, trois minutes, quatre minutes, éternellement, indéfiniment, comme un large espace ouvert sur le monde, sur les mots. Le monde. Le monde. Le monde : est-ce autre chose que cette pesanteur qui empêche mes mots d'être le rêve de deux rêveurs ? J'imagine que je suis avec eux dans l'image de leur rêve. Est-ce qu'ils existent ces deux personnes que j'imagine respirer, s'agiter, mourir dans un sommeil de plomb ? Je vois la chambre pleine de souvenirs : des cadres étrangers dans la nuit sans lune, dans la nuit venteuse, qui portent des photographies vieillies ou nouvelles, d'enfants souriant et malheureux, il y a un énorme lit de bois, lourd comme le passé qu'il porte, et des murs tapissés de fleurs, ou unis, comme d'immense horizon verticaux pensant quelque chose comme l'impossible échappée de deux corps qui rêveraient de fuir. Sortir. Écrire. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et sortir de soi. Sortir de soi et fuir ses murs. Fuir ses murs et s'imaginer courir avec le vent nocturne. J'imagine que je suis la fumée brune qui s'échappe, invisible, des toits de ma ville basse. Pourrais-je un jour voler avec ces nappes bleuissantes d'azur rouge ? Puis-je maintenir contre moi cet espoir vif qu'écrire m'ouvrira les portes des toits ? L'ivresse trouble des mots accumulés souligne contre mon écran un autre horizon : dangereux, menaçant, étrange. Le sommeil est proche et les livres autours tombent comme des espacements de nuit. Ma lumière métallique est vacillante autant que mes yeux morts et pleins d'eaux alarmés. Que feront-ils, mes deux rêveurs, à la veille ? Oublieront-ils qu'ils furent l'objet d'une inquiétude discrète, de l'autre côté d'un mur ? Ais-je moi-même été un jour soumis à l'assaut d'un esprit voisin qui cherchait dans l'idée de mon expiration l'idée de son inspiration ? Je ne sais pas, je ne sais pas et je vivrais avec cet inconnu de plus sur la conscience. Je rajoute cela à l'aune de mes crimes. Je rajoute cela à la liste des mes meurtres. Heureuse idée que d'écrire sans arrêt des mots : cela fonctionne comme un interrogatoire, la phrase me questionne et j'avoue. J'avoue. Écrire. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose ou mourir. Mourir. Attendre. Penser. Rêver. Dormir dans la nuit venteuse.
-
Allez ! Mon nouveau stylo-feutre est hyper agréable à l'écriture, alors je me suis plongée pendant dix minutes sur mon papier... Résultat, une feuille recto de mots qui m'encombraient le crâne.
Parmi les feuilles qui tapissaient le sol, il y en avait de belles rouges. Non pas ce rouge orangé des feuilles d'érable, mais plutôt un rouge sanglant couleur cadavre. Elle suivit la piste de feuilles mortes, intriguée. Bien qu'en sous-nombre comparativement avec leurs semblables, elles étaient si vives que les voir n'était pas chose difficile. Elle les suivit, d'arbre en arbre, de tas en tas, de coup de vent en coup de vent. Ses pas la guidaient par les rues, l'éloignant de plus en plus du chemin de chez elle et de son petit chez-soi.
Elle avait quitté la ville à présent, et grimpait à flanc de colline entre les troncs d'une forêt épaisse, pataugeant dans la terre gluante d'octobre. Malgré l'abondance de couleurs au sol, elle parvenait encore à voir les tâches sanglantes qui semblaient la mener droit vers nulle part. Elle voulait juste marcher dans les odeurs de végétaux pourris et de terre trempée, marcher de tâche rouge collante en flaque de sang, marcher encore et encore...
Elle sortit finalement de la forêt pour se retrouver dans ce qui ressemblait à une mare de sang : collé au sol, et se dématérialisant avec le temps et la pluie, un tapis de feuilles s'était unifié à la glaise du sol. Au-dessus de sa tête trônait un splendide plaqueminier, dont les branches lançaient au ciel des menaces rougeoyantes. D'abord fascinés par ce plafond sanglant, ses yeux parcoururent les branches puis le tronc jusqu'aux racines, puis jusqu'au corps verdâtre qui attendait là depuis quelques jours au moins.
-
L'autre jour, je suis revenu chez moi, après une fatigable promenade, mais heureusement une pluie est venue à mon secours, tellement pénétrante, que toute activité externe n'est envisageable. Alors que, je commençais à courir promptement vers ma maison reculé, une petite souris grise me regarda d'un air déprimé. Alors je mis la souris précieusement dans une boite en journal fabriqué par ci par là pour l'occasion, et je l'ai ramené jusqu'à chez moi. Arrivé chez moi, ma femme me regarde comme si j'avais commis un meurtre, elle me demanda ce que c'était et je lui montrai, puis elle hurla comme toute femme, mais elle vit le regard de la souris attristé et décida de la gardé.
Après avoir entendue mes paroles et celle de ma femme, doux et gentilles, la souris devint une fille ravissante aux beau yeux de saphir et aux magnifique chevaux d'ébène. Elle nous gratifia en nous donnant le privilège de changer notre vielle maison périmé en une sublime maison d'or.
-
Sortez les casques et les pirouettes, un dieu s'enflamme sur la roue triste, enlevant sa matière et son cure-dent. Alléger les matines, briser les carcans de soie véritable. Nous irons un matin casser du bois et jouer de la flûte. Traverser? Certainement pas. Vibrer d'incendie, surtout pas. Calme toi, carcasse, éloigne cet incendie de ta bouche, balance ta jambe par-dessus le parapet et réprimande, ce sera le matin le plus insensible de ta couche. Armons-nous, jouons du trident. Éloignons les perroquets aux ailes vertes et rouges, aux becs jaunes. Ils sautent de branche en branche, emprisonnés sous la canopée des ombres et des arbres. Hier, c'était une cathédrale où la nuit disparaissait. Colombe blanche, attrait du fusain. Je vois mais ne dis rien. Ferme ta bouche. Assassinons ce matin, il n'y aura pas de suites. Défendons la mitraille, des petits cailloux grêlent sur le sol gelé. Crac et paulette. Bise et souffle de vent. Les matériaux sont fissés sous le marteau d'Odin, le tonnerre ne tardera plus. Avalons la pilule, soyons fous, un réveille-matin nous accompagne en se dandinant, ce gros bonhomme joufflu de marmiton mécanique. Ach! Zut alors. Tu prends l'accent python thuile, imbécile. On n'arrête pas de sauter d'idées en idées, c'est malin. Accroche-toi mon fils, je te montrerai des endroits insolites. Ne te censure pas, la suite te plaira bien si tu y habites. Calembours et mitaines, c'est mon refrain. Je joue de la flûte et tu en es le turbin. Asiatique, calme plat, partage tes joies et tes peines du toujours. Assis-toi sur un volant, serre tes poings. Écoute ta douce quand elle chuchote, car elle veut t'emmener. Misère, palpite, attisons un peu de foyer contre le froid et sa fumée. Je ne te dérange pas? Non. Mais arrêtons là pour aujourd'hui.
-
il est 20h14, alors pour une nuit blanche- mais si vous saviez à quelle heure je me suis levé! on va dire que mes nuits sont plus courtes que vos jours. Je voulais parler de fourmi, sans 's" n'en déplaise à mon prédécesseur, ça me fait penser à Zouk, son sketch, sur "un fourmi" qui va à l'école- oh: le vilain fourmi ! et elle l'écrase. On l'écrase tous, faut dire, tôt ou tard, tare ou trés tôt -tréteau- et puis la ponctuation je m'en fous- je suis fou! et non je ne me relirai pas, relierai pas- et à quoi se lier ? Lierre qui grimpe, étouffe, enserre, asphyxie- tiens, une chanson d'hIGELIN, le lin, le lien, la hyène et les lamies- les goules, tout ça, victor Hugo aussi. Bon, ne pas réflechir- je ne suis pas le soleil, dd'ailleurs il n'eest pas couché non plus, çui-là. Les fourmis ? Plein mon bureau ! les gardes ont investi un mur, épais de plus d'un mètre, elles doivent se régaler, galeries, riez donc, la gale rit. Où en étais-je ? Etayer. J'y suis. Non.? Suis-je ? Oui, je suis, comme tout un chacun, je prévertise celui que je suis ou qui me suit mais qui est ? Moi, je ne haïs pas. C'est mal. Le ça l'a dit. Et puis toutes ces conneries religieuses (salafisme ou intégrisme catho) quii veulent nous interdire de penser, d'aimer, d'être libres, ça commence à gaver.
Bientôt on va inventer le délit de propos antireligieux. Fait chier. Je revendique le droit que j'emmerde Dieu, Allah et ses avatars. Rien contre les croyants, oh non, mais bcp contre ceux qui veulent nous interdire de nous empêcher de nous pousser à croire que nous pêchons. Moi, je pêche; par manque de convictions. C'est mal. Et puis j'aime bien boire un verre de rouge, aussi, ou une bière, ou fumer un pétarde, enfin ces choses légères qui nous aident parfois à supporter le poids de notre inexistence. Stances. ça rime avec Byzance. Et c'est pas Byzance, ces temps-ci et n'en déplaise à Henri Tachan quand on parle du temps c'est pas qu'on soit cons, c'est qu'on est content, qu'il dit. Du lien. Il faut bien parler, paraît-il, à ce qu'on dit. Con dit. Condé. Faisandé. Un dé. Un dais. Un début un débat un débile un débarras pour les viuex rats. C'est moi, ça, le vieux rat.
Ne pas se relire ne pas réflechir- le soleil ne se couche pas il ne se couchera jamais et ce n'est bpas parce qu'il se lève à l'est que je ne suis pas à l'ouest. Mais de quoi ? Hein, c'est comme être loin- mais loin d'où ?
Doudou. M%on vieux Isidore de quand j'étais gamin, mon rosebud.
Citizen Kane. Sans haine.
Je parle pour ne rien dire, faire du bruit avec les doihgts, comme il se doit- de pied, ah le pied, mais le temps passe qui m'éclabousse de vache, la vache, je perds pied; nON? SYLLABE? EN FRAN9AIS? PAS DE PIEDS? DES SYLLABES? PAS DE LAISSE? LAISSE TOMBER;
ET TOUTES CES CONNERIES D4EGO CES GENS QUI SE CROIENT SUP2RIEURS merde j'étais passé en majuscule sans le vouloir, mais que veut-on vraiment- hein, des bêtes qui crient amour- et c'est lourd
que de tirets, tirez les premiers messieurs les coincés, messieurs les donneurs d'ordre, messieurs les modérés;
je hais la modération, j'aime l'excès, l'exaltation, le vent qui souffle- rien de grand sans folie. Je suis fou/ mais petit. Et alors ? L'or des rêves, ma grève, je cours dessus les grèves, du Mont, ses pastels, que se passe-t-il- une île plutôt les Belep que Raiatea ou Huahine et mon tatouage sur le bras gauche les élements- élémentaire aile et m'enterre à terre- merde le temps imparti
-
Histoire d'un soir. Lise est assise sur le lit et elle écoute attentivement sa maman. Elle aime entendre sa voix. Sa maman. Assise sur un coussin tout prêt de Lise, elle est sorcière, prince, princesse, chevalier, roi reine... Tous les personnages qui s'agitent entre les lignes du livre que Lise tiens dans la main ! Elle incarne avec une brillante justesse tous les personnages. Un léger changement de ton et hop comme par enchantement, sa maman devint un autre personnage ! Incroyable !
Alors Lise renverse sa tête en arrière et elle se laisse porter par la voix de sa maman. Elle va jusqu'à imaginer que le prince, la princesse le roi ou la reine sont assis juste à coté, sur le coussin, et qu'elle n'aurait qu'a ouvrir ses paupières pour les voir. Lise regarde les yeux fermés. Bonheur ineffable.
Lecture.
-
Pourquoi le monde est-il ce qu'il est et moi, ce que je suis ? Toujours, jamais, peut-être un jour, les choses changeront. Oui, mais dans quel sens ? Bon, mauvais, ou indéniablement identique ? Cette question pourrait passer pour une argutie dénuée de tout intérêt pratique, si ce n'est même philosophique, et pourtant... Tant d'hommes célèbres se sont échinés afin de transformer l'univers dans lequel nous évoluons maintenant sans nous interroger à son propos ; seraient-ils fiers de voir ce à quoi leurs efforts ont abouti, ou bien déçus, voire même désespérés ? La lune seule le sait.
-
Allez, zouf ! Petit texte tout mignon écrit pour un sondage, mais soyons fou, je l'aime bien.
Il était une fois un chat dont le cœur était fait de neige. Il vivait haut dans le ciel, là où les nuages sont faits de glace et où le soleil ne risquait pas de le blesser. Un jour pourtant, il entendit de la musique venue de la terre. C'était une musique si belle et si entraînante qu'il se mit aussitôt à danser ! Hélas, c'était un petit chat bien maladroit : il ne tarda pas à tomber de son nuage. Heureusement, comme tout bon chat qui se respecte, il atterrit sur ses pattes et ne se fit aucun mal. Mais il faisait noir autour de lui, et les ombres prenaient un aspect inquiétant. Il avait très peur de se retrouver nez à nez avec un monstre. Par chance il aperçut un peu plus loin de la lumière - c'était aussi de là que venait la musique. Il s'y dirigea en courant... Pour découvrir avec horreur qu'elle provenait d'un feu que couvait un grand dragon ! Celui-ci chantait d'une voix de sirène pour attirer les voyageurs jusqu'à lui et pour les dévorer. Terrifié pour sa vie et son petit cœur de neige qui commençait déjà à fondre, le chat se recroquevilla sur lui même, tout tremblant. Le dragon, affamé, avisa le malheureux, se dressa de toute sa hauteur et tendit le cou pour gober le chat. Mais le chant du dragon avait attiré quelqu'un d'autre, un guerrier puissant vêtu d'une armure d'acier complète. En un seul coup de sa gigantesque épée, le guerrier pourfendit le dragon. Lorsqu'il retira son casque, le guerrier dévoila un visage fin encadré d'une longue chevelure rousse : c'était une femme ! Délicatement, elle attrapa le chat effrayé dans ses bras pour le rassurer. Puis d'une poussée puissante, elle l'expédia dans les cieux. Le chat parvint de justesse à s’accrocher à un nuage pour grimper dessus. Lorsqu'il eut retrouvé son souffle, il décida qu'il était temps de rentrer chez lui, de s'installer confortablement dans sa tanière et de dormir quelques temps pour récupérer de toutes ces émotions.
-
Visiblement ce topic s'est vite essoufflé...J'ai essayé quelques fois l'écriture automatique, c'est assez amusant, j'en mets un extrait :
Peut-on réapprendre à compter ? Peut on apprendre à notre cœur à mieux compter ? Changer de rythme et tout recommencer. Il faut réapprendre à penser. Ca commence par les genoux, il faut moins les plier et mieux s’appliquer à rêver. Laisser la parole aux autres et parler de réalités. La réalité à les yeux fermé, au bord d'un balcon, penché dans la mer plus tôt qu'en hiver. Réapprendre à compter, même si on a jamais été doué en mathématiques, même si on aime pas bien la technique. Se forcer à ne plus penser, seulement rêver et porter le silence aux portes de la clémence. Comme j'y vais, si rien ne va plus, alors on continue ? Dans quel sens faut-il chanter si le danger entour le parqué ? Ah dans quoi me suis-je engagé, j'ai l'impression même que les mots sont des clichés. Et si le rêve n'était pas bleu, mais doré, noir ou argenté ? Qui a dit que le bleu doit rester bleu, et que le bleu est bleu et qu'il s'accorde à nos yeux et qu'il s'accorde à la réalité ? Non assez des clichés, des couleurs selon l'humeur du poète, selon le temps des marées, assez parlé, les couleurs il faut aussi réapprendre à les compter, va t-en plus loin bleu des rêveurs, ce soir je dors dans une couleur qui n'a jamais été inventé.
-
Les derniers envois ne semblent pas relever de l'écriture automatique.
-
Je m'en fiche complètement mais je me demande pourquoi je dis que je m'en fiche je ne sais même pas de quoi je me fiche d'ailleurs ce n'est pas la première fois que je me surprends à dire n'importe quoi et si je me contentais de le dire ce serait un moindre mal tiens mes douleurs se réveillent elles se la coulent douce se lever à quelle heure est-il oui c'est vrai ça faudrait peut-être se soucier de l'heure qu'il est mais ça m'avancerait à quoi vu que je n'ai rien d'important à faire je n'ai qu'à attendre qu'il fasse nuit et puis voilà nuit et brouillard le ciel s'est assombri il me semble qu'il faisait plus clair ce matin le genou de Claire oui c'est ça c'est au genou que j'ai mal putain mais alors maintenant que je le dis j'ai deux fois plus mal au moins plus ou moins moi ça de ne pas savoir évaluer exactement les choses parfois j'exagère et on me croit le problème il est là parce qu'après quand je dis vrai c'est souvent moins que plus et alors ce que j'ai dit avant parait louche au fait je boirais bien quelques louches de soupe depuis que j'ai acheté mon robot à faire des soupes j'en ai bu quoi une fois deux fois non au moins trois fois plus ou moins le robot c'est un robot français oui j'ai acheté français c'est le robot que l'autre là un ministre je crois en marinière tient dans les bras pour en faire la pub la pub au ciné ça hurle toujours à la télé aussi d'ailleurs j'ai pas envie de regarder la télé je ne la regarde plus ni le soir ni dans la journée je me demande quelles conneries j'ai pu aligner en tapant sur mon clavier mais c'est tant pis pour celui qui lit. Voilà. J'ai fini.
-
oui, ça, ça se rapproche effectivement de l'intitulé.
-
Écrire pendant 20 minutes... Mais sur qui? Sur quoi? Je pourrais peut-être parler de ce chat fou qui, cinq minutes à peine après son arrivée chez moi, a sauté dans les lattes de la toile de ma porte-patio pour faire du "Tarzan"... Ou de cette jolie chatte peureuse terrée pendant un mois dans ma garde-robe d'entrée. Son arrivée dans ma demeure a quelque peut bouleversé mes habitudes de rangement : les bottes ont bloqué l'entrée pendant un mois! Mais un jour, la jolie froussarde a passé le nez hors de la garde-robe, question de vérifier...si de méchants humains s'apprêtaient à lui sauter dessus! Mais non, ils étaient simplement à table. L'ayant aperçue, la cruelle humaine à lunettes s'est mise à lui parler avec douceur. Du coup, la chatte effrayée s'est transformée en tortue : tête à l'intérieur, tête à l'extérieur, et...on recommence! Manquant de ressort dans le cou, elle a tout de même fini par se stabiliser la tête, puis le cou entier, à l'extérieur de l'étroit local de rangement, gardant toutefois le corps bien à l'abri. Lorsqu'elle a enfin osé sortir de sa cachette, je me suis levée lentement ce qui l'a incitée à jouer à nouveau à la tortue (à bien y penser, elle ressemblait plutôt à un chien dans sa niche, cette fois!). Pauvre petite bête! Oui, oui, je sais, cette petite bête était âgée de 3 ans et fort bien nourrie, comme l'annonçait sa bedaine proéminente! A mes yeux de grande amoureuse des chats, elle n'était cependant qu'une petite bête terrifiée. Terrifiée, mais pas idiote : un jour, ayant compris que la grande humaine très calme et le petit humain grouillant ne la dévoreraient pas au dîner, elle s'est mise à circuler librement dans l'appartement. Inutile de vous dire qui est devenue la maîtresse du logis à partir de ce jour!
Note: écrit en 18 minutes. J'ignore si mon texte correspond aux critères recherchés. Je suis nouvelle : si j'ai mal compris le principe, expliquez-moi! ;)
-
jkkl,
-
@Thalie Ce foutoir sans ponctuation, sans ordre, sans début ni fin, quelle horreur... ...On dirait l'intérieur de mon crâne! ;) J'aime bien ce rythme et ce bordel, en fait à lire ça fait tellement humain, tellement vrai.
-
Il s'agit d'écrire "sans contrôle de la raison, sans préoccupations esthétique ou morale, voire sans aucun souci de cohérence grammaticale ou de respect du vocabulaire. L’état nécessaire à la bonne réalisation est un état de lâcher-prise, entre le sommeil et le réveil (proche d’un état hypnotique)."
-
Oui... Comme je l'ai dit, je n'ai pas réussit à "automatiser". je le fais très bien sur un cahier seule, mais là sur un forum c'était perturbant. Je crois que ça ne marche que si on ne prévoit pas une seule seconde de le faire lire à quelqu'un.
-
Allez une tentative, quinze minutes chrono, c'est assez rigolo l'écriture automatique :)
Je ne sais vraiment pas pourquoi je me suis mis à parler de chat..
hier j'ai croisé un chat. il revenait des courses, il était bien chargé. Le regard en amande, les yeux débridés, un siamois c'est donc son frère.
Deux sacs, il avait deux sacs. L'un rempli de mou, l'autre dur à porter. je me suis dit, quel bel animal, et quel courage il a ce félin.
C'est vrai ça, un chat si lourd, mais nous, mais nous, que fait on pour ce chaton, rien. on le regarde, il sue, il revient du marché, il a risqué sa peau
entre les caddies, les mémés, les couteaux des bouchers. Et pas un seul qui pense à l'aider. j'ai continué à marcher, un peu, et puis je mes suis retourné et je l'ai suivi.
Le cabas plein de mou, passe encore, c'est pour sa copine, la copine du minou, minette, paulette, paupiette, on s'en fout, mais le sac si dur, qu'y avait il donc dedans.
ça m'interpellait au niveau du trottoir. je l'aurais bien aidé, donné un coup de main, porté le sac dur, histoire d'y jeter un coup d'œil, mais qu'aurait-il miaulé ce chat,
au voleur, à l'assassin, au fou, on me vole mon sac dur à porter. Pour un coup d'œil j'aurais pris un coup de griffe. trop peu pour moi.
ça a bien duré vingt minutes, cette histoire. je commençais à trouver l'étang long, faut vous dire que le chat longeait l'étang. il prenait son temps et moi j'attendais
qu'il se passe quelque chose. c'est ça les histoires idiotes, de chat et de sac lourd, à la fin on ne sait plus, on écrit, on ne sait plus comment ça finit,
ah, oui, je me souviens, la laisse du sac s'est rompue, et j'ai vu jaillir, bondir, toute sa petite famille, une portée de chatons.
ben oui, une poussette, deux poussettes ça peut se faire, mais pour douze chatons, à part un sac lourd, je vois pas.
-
Merde.
Je sais pas quoi écrire. C'est chronique en ce moment. Alors je me morfonds dans une introspection narcissique et je me demnde : qu'est ce que j'ai à raconter sans réfléchir, sans m'arrêter ? Rien, ou tout. Je ne sais pas. On pourrait commencer par... non, ça ne me satisfait pas. Je voudrais réfléchir, prendre le temps de créer sans contrainte dans le temps. Mais je ne m'arrête pas, l'exercice vaut surement le coup qu'on s'y accorde dix minutes. On va voir ce que ça donne. Vers l'infini et au dela. Bon, la source se tarit, il me faut bien cinq secondes de réflexion à la fin de chaque phrase. Point, on y retourne, allez ! Et ça reprend, automatique, libre. Automatique. Je ne suis même pas sûr de saisir l'ambition d'automatique. Ne pas réfléchir est la première image qui me vient à l'esprit, mais mon esprit un brin matérialiste me force à croire que tout vient de mon cerveau malgré tout. Est-ce l'absence de conscience, alors ? Laisser les mots venir en un fluide ininterrompu qui ne permet pas la réflexion. Est-ce synonyme de spontanéité? Automatique. Qui ne nécessite l'intervention extérieure (dans le terme mécanique), humaine (usuel). Je ne vais pas m'étendre là dessus. Encore quelques secondes de réflexion inéluctables entre les phrases. Je devrais travailler ça, ça me dépasse encore totalement. Peut-être reviendrai-je alors me tâter à l'exercice. Qu'est-ce que cela travaille ? En tout cas la matière est différente pour moi. Il y a plus de points d'interrogation, qui sont ressenties lors d'une écriture normale, mais la plupart du temps contrôlées. Là, c'est différent. Cela vient peut être du fait que je m'essaye à la contrainte, et que l'absence d'habitude me remplis de questionnements. J'arriverai peut être à gommer ça alors. Mais poursuit-on réellement la même chose qu'à travers une production plus réfléchie ? Il m'apparait capital de conserver un certain naturel relatif au support, à la contrainte. Voilà, le temps s'écoule et il me reste quelques secondes. Il n'y a pas de corrections, pas de retouches, comme le stipule implicitement l'énnoncé.
Ouf.
-
Pas mal Dot Quote on sent un lâcher prise
J'ai pas mal écrit en écriture automatique, à m'en faire chialer toutes les larmes de mon corps.
Peut-être que je recommencerais...
On verra...
En tout cas, il est chouette ce topic !
-
Écho.
La vie résonne au firmament des heures mortelles. Ceux qui gémissent dans la fange réclament leur minutes abruties alors que tombe le jour. Sourire béat, satisfaction des nuées populaires, tandis que l'ile s'affaisse, Atlantide des jours mollassons. Pleure, Soleil ! Lave donc le pêché d'Hypnos de Bacchus et de Gomorrhe. La haine s'instille, fleur délicate aux bras-tentacules chthoniens, poussant vices et vertus en une sordide accumulation, miasme dégoutant d'humanités aux horizons néantins. La résonance de ces borborygmes gutturaux sourd dans l'âme des poètes, catalyseurs des panthéons connus et innommables, et vient dominer les âmes affamées de plénitude immanente. Le souffle court, la salive perlant comme une envie, dépendance; les rages anthropomorphes talonnent les esthètes, désirant poignarder l'idée au bout de la course. Sinon l'immortel pédant, de sa couronne muée en une crinière féroce, regarde dans l'oubli les perditions tourbillonnantes et jouit du mal d'un autrui trop lointain et pourtant si proche. Le mal, toujours présent donc, masque squelette dont le ricanement frappe a nouveau les murs de ma conscience. Et résonne encore, et encore.
Et encore.
-
la vie sans e, c'est mieux que la boucherie sanzot. c'est mieux qu'être placé par l'ASE. c'est moins chiant que les normes ISO. mais quand même : c'est pénible. heureusement, j'ai du souffle. j'en ai même beaucoup. j'en ai acheté. en grande quantité. et un vent frais va se glisser sous les touches de mon clavier, et la poussière qui bloque la touche e de mon clavier va sentir une bourrasque lui passer dessus, elle résistera bien sûr au début et puis à force d'à force elle s'envolera disparaîtra je la regarderai voleter dans l'air et s'estomper tout là bas et la vie reprendre son cours calme et paisible, tout reprendra sens, je respirerai un grand coup et pourrai recommencer, à marcher, à courir, à tourner en rond, à faire des e, des e, des oeufs, oué !
-
J'espère qu'il est encore temps de répondre...
RANDO
Je marche sous le pluie qui me grille la figure par son ardeur. J’ai enfilé la longue cape noire luisante imperméable qui me couvre-sac à dos compris- de la tête aux pieds. Ajoutez à cela que j’ai sur le chef un grand chapeau noir à larges bords. Et je progresse ainsi dans la campagne en m’aidant de mes bâtons de randonnée pour éviter de retomber dans la boue noire gluante du chemin. Et pourtant, çà ne m’empêche pas de glisser à nouveau et de m’affaler dans la glaise anthracite du sentier. Je me relève et m’essuie. Je constate que je dois en avoir jusqu’au nez. La pluie n’en finît pas et me masque la vue. J’ai ajust é ma vieille écharpe dur mon visage. Ma route serpente entre des petits murets de silex gris et noir . Tout est sombre et l’orage se manifeste au plus prés.
Bientôt la halte. Je vois le gîte au détour d’un petit bois de chênes. L’obscurité est de plus en plus pesante. Je frappe à la porte. J’entends des pas, la porte qui s’ouvre en grinçant puis un cri d’effroi et ceci :.
— Je te dis que c’est l’Ankou ! Il ya tout, le chapeau, le noir, le visage sale et menaçant, il vient nous chercher!
-
J'adore l'écriture automatique. Ca délasse grave. Ca sent la lumièredans mes poumons. Ca me vie les tympans, qui couinent trop de toute façon. J'emmerde la ville, et les gens qui courent dans les rues, et le bruit qu'ils font, et leurs chiens. J'aime pas leur façon d'être, de regarder, d'évaluer. Toujours évaluer, contrarier les libertés de ceux qui ne collent pas à leurs.... [trou] euh.... représentations du monde et de ce qui est bien ou pas.
J'aime bien les fées et les dragons, mais pas les princesses, mais les crapauds oui parce qu'ils sont des guides cachés. Et aussi les gens bizarres avec une verrue sur le nez ou un poil à la main. Je raconte n'importe quoi, mais eh! Les gars, ça fait du bien le n'importe quoi. N'importe où. N'importe quand. Laisser de côté cette pensée toujours trop précisen toujours trop acerbe (je suis plus certaine de ce que ce mot veux dire et je l'écris comme si de rien n'était). Bref, de cette infâmie de la conscience permanente. Vous savez, on a besoin infiniment besoin de pouvoir se faire des illusions dans la vie pour exister, avancer, aimer, essayer.... Mais quand on a les yeux trop ouverts, ça marche pas. C'est toujours tout noir.
Mais ce qu'il y a de bien, c'est que c'est pas trop violent la vie quand on découvre la vérité: on est pas là pour très longtemps, et on marquera pas les esprits, qui d'ailleurs passeront aussi vite que le reste. alors il y a une certaine joie à faire partie de pas grand chose et à n'avoir pas grand intérêt, parce que la pression est bien moindre après. On a plus besoin d'être un héros. Je ne suis paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas un héros! Un héroooooooooooosss! Ho ho ho hooooooooooooooooooo D'un côté sabine et de l'autre sa balavoine
Blague pourrie, c'est la faute à Tonton
Vous connaissez forcémet Tonton, pas le mien, mais Tonton quoi. Le même tonton qu'on a tous et qui piccolle et qui raconte des tas de conneries autour de la dinde au marron de Noel.
Jaime bien Tonton, parce q'uil sent l'alcool et le tabac,mais qu'ila toujours le coeur tout droit.
Moi je l'aurais appelé Pierrot parce que ça lui irait bien avec ses chemises à carreaux et son nez rouge et son sourire triste.
Vive tous les Pierrots et tous les Tontons du monde!
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Quand le temps aura semé son envol, dans les embûches des plaines de demain, à midi trente je te tiendrai compagnie et nous irons marcher sur les veines de l’azur de l'étoile du plafond de ton cœur.
Pare que rien ne compte plus que moi dans ta vie, à cet instant précieux où je vis celui qui n'est pas moi ; quand je pense pouvoir échapper à ce précipice, l'instant supplice qui se fait miracle dans l'éternité, je te dirai ce que je ne pense pas.
C'est ainsi, nuit et jour, miroir immonde et échappements.
Rien ne saura distancer l'oubli inestimable, si ce n'est l'instant présent qui frétille et s'émeut.
Quand la vie aurai suivi son cours et fini son chemin, nous aurons parcouru l'éternité et nous serons toujours sur place.
A jamais dans tes terres, enfoui dans le ciel, sous les mers et l'écume des lèvres qui bougent et susurrent.
Rien que toi, moi qui ne suis pas là, ailleurs et qui t'y retrouve pourtant.
Dans les forets où rien ne bouge, ce n'est pas mon cœur que j'entends mais ton cri silencieux. Un loup passe par là et me sourit, il baisse la queue et s'en vient se blottir contre mes jambes. Un fourmi grimpe sur mon bras, parcourt ma peau et m'embrasse.
Les pleurs se fanent, j'attends toujours, je ne sais pas si je pense.
:kei:
-
Chute, mort, se relever.
Un tic-tac qui ne finit pas malgré la montre cassée. Une apostrophe dans la nuit, un visage couvert de pluie, le temps s’enfuit. J’ai souvent rêvé, je n’ai jamais trouvé. Une chute, une mort, une relève. D’une main de vieillard à la joue d’un élève, le temps, encore, est là.
Trois, quatre, cinq fois recommencer. Toucher le miroir, muer en un autre. S’ouvrir le corps pour crier ses mots. Titan, ou es tu ? Ant’weh gal sahaad ! Mirmi nor Azrashdehal ! Rien, le silence. L’ancien rit, la joue est rouge, elle saigne peut etre.
Huitième tentative, le geste est connu maintenant, une litanie, une berceuse, une veuve chanson qui perd son sens. Chute, mort, se reveler. Le voile recouvre tout les espoirs, la lumière peine à le traverser, mais je tiens bon, Sisyphe. J’essaie de tirer cette couvée mortuaire et m’agrippe, et me pend, et me lâche à bout de forces. Le choc est sourd. Un boom que le néant aspire bien vite. Chute, mort, se relever. J’ai les membres couverts de bleus, et ma poitrine me fait mal. Côtes fêlées. Encore. La main tremble mais s’appuie pour permettre l’ascension. Les dents serrées, le poing fermé. Le râle. Un autre échec. Un autre rire de momie. Le tic-tac se poursuit inlassablement.
Chute, mort.
Chute, mort.
Chute, mort.
Silence, on meurt ici.
-
pondu hier soir en automatique :
Assfist XI
Après l’infini Rallongé, le scandale entre entier dans l’antre transie et y dépose des mots roses dans le carnet corné incarné par un carnassier d’où bulle un blue brûlot lobotomisé robotisé atomisé scandant une sculpture scarabée très scolaire tressant le stress en détresse antichromatique d’Antigone en t-shirt décolleté décollé décodé codétenue à un sans tenue morale alors jusque là tenu juxtaposé à un jeu déposé dés posés juste à côté comme l’homme somme gomme dégomme regomme la pomme d’une paume noircie par l’encrier farci sans crier merci prise éprise sans prises méprise apprise mais low cost aime mets locaux et dirige édite vertige dites voltiges irritent l’éligibilité débitée du territoire limbique dont l’un tait méritoire hic don du soir…
in - Diable
-
J'écoute un truc p... Je voudrais dire ce qu'ils disent... Je vais à deux à l'heure sur l'auto... Roote l'OS... Dépêches-toi...
"Clac"
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Un truc mixé dans toutes les dimensions.
Escalier escheriens.
Nan.
Je sais pas ce que je fais... Me demandez pas... Suis concentré... Il y a un truc p... Je suis pas sûr... En fait j'en sais rien...
"Clac"
J'ai pas regardé l'horloge.
Nouvelle tentative de différationnage... Quoi ?
Un délire, quoi.
J'écris ce que je pense, je relis, je réponds.
Est-ce une façon automatique, si le procédé est répété à l'infini ?
Merde. Je vous merde.
Articuler... Les dimensions... Les tendances psychiques... L'univers étendu... Un atre truc p... Qui se change en putain de truc...
"Clac"
Qu'est-ce qui a sauté ?
Quel fil unique de la pensée ?
Vous vous foutez de ma gueule ?
(Un discours du 'je')
"Clac"
Gné.
Quatre minutes depuis le dernier check.
La raison et l'émotion ?
Aïe... Je sais pas... Cette différenciation... Qui nous caractérise en propre... Alien... Merde... Je perds le fil... Ahoui, ce message auquel je devait prêter attention...
On mixe les deux ?
Très bien !
Il me fallait ce terrain pour arriver à y arriver... Cette échelle est d... Couteuse, en tout cas assez...
Merde.
Décrire ce : merde.
Changement de truc... évidemment... p...
Paterne moderne excentrique. Scie domotique.
"Clac"
-
Message d'une nuit sans lune écrit à même le sol froid de cette maison vide, si vide.
Vécus chthoniens,
Surbrillance chthonienne !
Les blasés, réveillez-vous !
Retournez-vous dans les bas-fonds !
Ici et là se déroule l'isocèle détrouillard,
Entre feuilles et brindilles de vos heures perdues.
Ici et là roule l'égo-centripodant-nombrilistico-fulminant,
Entre l'ombre des rêves et vos poings suspendus.
Les murs chuchotent. Le vent hurle à la vie.
Repos aidant, musique sourdine,
Place aux enragées.
Place ! Ô Enragés !
-
Ne pas réfléchir.
Habités singeant l'apocalypse aux couleurs éclatantes.
Marteau qui t'éclate la tête, la musique explose.
Entrez... C'est tout vert.
Vomitif comme Vomito.
Bon dernier comme l'autre.
Bombe 1 et 2.
Et autres orbitaux, mais revenons à l'essence présente de la substance.
Quoique qu'en est-il de l'intangible ?
Bref.
Automatique.
Ne pas s'arrêter. Primordial.
Saccadé car trop pressé.
Entrez... C'est faire "mais".
Cinq minutes pour pondre ce banana split aux lents relourds.
Prout.
On peut test, je sais pas ce qu'il se passe.
Ecrire sans réfléchir, piocher un peu dans l'environnement.
Des clics.
Six minutes depuis le début de l'hécatombe.
Rien ne vient terroriser...
Avant la fin.
-
Tiens ça faisait longtemps j'étais pas venu ici drôle de commencer taquet avec cette envie de supprimer le point pendant dix minutes d'un mouvement intrinsèque à une dynamique de blabla débile le bide endiablé depuis ma nouvelle machine mais en fait j'ai besoin d'un point mais je veux pas donc je continue ce texte plus écrit que lu dans l'orée du bois mots débiles spontanément popés dans mon esprit ça fait trois minutes qu'est-ce que je suis freiné par cette contrainte initiale je ne sais pas la fraction je la vois entre les lignes ces coupures qui feraient un discours ces segments connectés je ne suis plus dans le présent invoqué par les démons eux-même je pope dans ces eaux limbiques si spécifiques à l'armoirie dérisoire du verre pilé dans les oreilles je fais pas la gueule je déconstruis d'exaspération je fais du sale j'aime quand ça cite internet mais pas trop quand même juste pour valider les balises sinon ce serait se faire sucer son âme de nourriture cérébrale moitié du temps c'est lol on a plus les virgules en tête ou pas tout coule fluide torrent viser l'amertume ouverture durant ce qu'on aurait fait jamais poursuivit qui put terribler le ballon dans ta face tu piges rien j'aime bien je suis dans mon système qui semble survivre jusque là la galère nananananère je copie je colle j'aime ça quand des fois mon cerveau découpe les hautes fréquences de mes déterminismes plus que pas beaucoup avant quoi de dribble toutes les facettes saigner d'ignition libigres sauvages j'ai deux minutes pour déconstruire ce qui fut vraiment construit sans s'arrêter corriger dérober j'aime j'aime j'aime deux minutes yeux rivés sur le chrono obsession du temps qui passe la mort refusée ces temps poursuivre à nouveau la suif de nos inspire téléphone rond sache race pourquoi j'aurais jamais l'hypothèse dedans dehors associations explicatives quelques secondes now