Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Claudius le 26 Novembre 2017 à 21:09:06

Titre: Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: Claudius le 26 Novembre 2017 à 21:09:06
J'offre à votre lecture, à vos commentaires, cette mini-nouvelle. Je ne sais ce qu'elle vaut, à vous de me dire si elle a de l'intérêt ou non.

Je l'ai écrite en partie dans un embouteillage monstre, un jour de grand orage et sous une pluie diluvienne !

Merci d'avance.

____

Version modifiée 19-02-2021 (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=26420.msg586557#msg586557)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Titre: Re : Orage
Posté par: HELLIAN le 26 Novembre 2017 à 22:09:51
J'ai dévalé, moi aussi, la pente de ce récit, pente douce pour commencer puis nettement plus raide jusqu'au grand saut dans le précipice… de la réincarnation. C'est drôle, la fin m'a rassuré et je le regrette. Je le regrette parce que, j'y ai cru et vois-tu, si la fin permet aux lecteurs de se rétablir sur ses deux pattes arrière, elle donne à l'histoire un petit tour convenu qui ruine quelque peu la dimension fantastique du propos. Finalement, je me demande si je ne vais pas oublier qu'il s'agit d'un rêve pour mettre mon point final à moi à cette mutuelle contemplation de l'homme et de la souris. C'est beau, terrible et tendre à la fois. J'aime beaucoup, mais réfléchis à ce que je te dis., Ton récit a une dimension d'étrangeté très intéressante.
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 27 Novembre 2017 à 09:03:27
Bonjour Hellian,

Je vais suivre ton conseil, parce que j'ai longtemps hésité et j'ai rajouté cette chute alors qu'elle n'y était pas au début. Je ne sais pourquoi je l'ai rajoutée.  Mais il reste tout de même le doute, ont-ils vraiment rêvé tous les deux de la même chose  ?

Si je l'enlève ton commentaire ne sera plus d'actualité !

Merci de ta lecture et de ton appréciation
Amitiés à toi

Titre: Re : Orage
Posté par: HELLIAN le 27 Novembre 2017 à 17:51:46
.Bah, les commentaires, c'est aussi fait pour ça. Cela dit, attend un commentaire ou deux, peut-être, pour voir comment d'autres lecteurs ressentent le truc.

Je renvoie ton texte en haut.

Bien cordialement
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 27 Novembre 2017 à 18:12:48
Merci Hellian, mais je suis sûre que tu es dans le vrai, j'ai longtemps hésité à rajouter cette fin.

Quant aux commentaires, je ne suis pas sûre qu'il y en ait beaucoup !

 Dommage j'aurais aimé avoir des critiques constructives, me faire une idée sur le fond, la forme, les détails ... c'est ce que j'essaie de faire en lisant les autres.

 ;) ;) Grand merci à toi
Titre: Re : Orage
Posté par: HELLIAN le 27 Novembre 2017 à 18:51:36
Attends, attends ! Les commentaires vont venir, j'en suis sûr. Souvent, j'ai la même impression que toi et puis finalement, les choses se font. À la différence de la rubrique « poésie » d'ailleurs. J'ai, quant à moi, deux ou trois poèmes qui sont passés quasiment inaperçus alors que je les croyais plutôt bons ou, en tout cas, digne d'intérêt… et puis, ils ont fait ppfuit. Ce n'est pas tout à fait pareil en prose.

Cela dit, j'aurais aimé pouvoir apporter une contribution plus précise et attentive, mais, comme tu le sais…
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 27 Novembre 2017 à 19:44:10
 :-[

Ben ça c'est tout gentil, pas si ours que ça !

Pour l'autobiographie, on a toujours un petit bout de soi dans ce que l'on écrit, le lieu, sûrement, la maison évident, la montagne ! Ah ! oui :)

mais rassure-toi je ne suis pas encore vêtue de fourrure blanche et la souris je ne l'ai qu'au bout des doigts !

En tout cas, je suis ravie, l'effet imprimé est arrivé jusqu'à toi et tu en as émis un commentaire fort juste en ce qui concerne la progression dans le sujt ! Grand merci.

 :mrgreen: :mrgreen:





Titre: Re : Orage
Posté par: HELLIAN le 28 Novembre 2017 à 18:48:32
Claudius,

Je constate que par souci de transparence, tu as choisi de raturé le petit codicille que nous avons évoqué. Pourquoi ne le supprimes-tu pas carrément ? Ne crois-tu pas que ce serait plus net ?
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 28 Novembre 2017 à 19:25:35
 ;D  Ok Hellian j'efface, tu as raison

Merci de ton intérêt pour cet écrit :)

 ;) ;)


Merci de vos lectures et commentaires ça m'aiderait un peu  :mrgreen: :mrgreen:
Titre: Re : Orage
Posté par: Fried le 29 Novembre 2017 à 21:24:06
hello claudius,
premières impressions, j'ai aimé cette histoire et la fin m'a fait rire.
ma compagne qui crois à la réincarnation n'en serait pas très heureuse et un peu comme tes protagonistes ça serait sujet de frictions  :P
J'ai surtout aimé la description de la bergerie et de son cadre, la description des personnages, j'ai été captivé par la sortie sous l'orage et surpris par la chute de l'histoire.
l'atterrissage est rude j'ai l'impression que c'est la présentation de la petite souris qu'il faudrait retravailler un peu  ;)
je relis pour voir si je peux préciser.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

"l'herbe est touffue et haute, " je devine qu'ici elle est devenue petite souris, alors :
il faudrait peut-etre ne pas écrire "j’ai beau fouiller toutes mes poches" par la suite  :mrgreen:
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 29 Novembre 2017 à 22:03:20

Oups j'ai laissé traîner quelques fautes d'ortho et d'inattention ! grrrrrrrr,

Merci Fried, je vais rectifier d'abord et ensuite réfléchir à tes conseils, certes le passage final est court. Sur l'instant cela ne m'a pas paru important, mais tu as sûrement raison, la fin semble un peu bâclée, je vais y penser et peut être corriger ça.

 ;) ;) Grand merci pour ta lecture et tes conseils judicieux.  ;) ;)

Edit : j'ai rectifié ça et là, au moins l'orthographe, pour la fin j'y reviendrai au calme, et surtout reposée ... j'ai les neurones un peu fatigués là !



Titre: Re : Orage
Posté par: Fried le 29 Novembre 2017 à 22:16:12
Après relecture j'ai mieux apprécié le récit et compris la réincarnation instantanée, j'aime bien, je trouve ça très mignon  ;)
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 29 Novembre 2017 à 22:39:08


Merci Fried,  :-[ mignon je le prends comme un compliment  ;) ;)
Titre: Re : Orage
Posté par: Rémi le 05 Décembre 2017 à 23:41:09
Heu... salut !

Détails autres chipotages :

Citer
Après un voyage interminable et mon impatience,
après mon impatience... bof

Citer
Après un voyage interminable et mon impatience, j’arrive en vue de la bergerie, je réveille mon ami endormi à mes côtés, Ed, diminutif d’Edmond, prénom un peu désuet que j’ai du mal à prononcer.
point après bergerie ?

Citer
Sur le flanc de la montagne en pays catalan, à l’orée d'une petite clairière, au milieu des chênes verts et des pins j’ai retapé, aidée de mon ami, la vieille bergerie de mon grand-père.
je trouve ça sacadé. Si c'est volontaire, ok.

Citer
il a craqué, « Je suis tombé amoureux de la femme, du pays et des canassons »
comme sur un texte précédent, soit deux points et majuscule, soit pas de majuscule

Citer
Ces deux premiers jours de vacances nous les passons à nettoyer les alentours et la maison et remercier le gardien qui s’occupe de tout en notre absence,
là, ça manque d'une virgule après vacances je trouve
et "à remercier" je dirais.
(et deux jours pour remercier ?)

Citer
Le dîner est prêt j’appelle mon ami,
ponctuation après "prêt" ?
point après ami ?

Citer
- Ed ! Tu viens dîner ? Enfin il daigne lever un œil, et m’assure qu’il arrive.
- Tu avais l’air de porter un intérêt particulier à ce livre ? -
pas de retour ligne avant "tu avais" et pas de tiret
de plus, tu as un tiret en balade après le ?
et enfin, il faudrait remplace les tirets courts par des cadratins : —

Citer
- Oui, c’est vraiment prenant, une histoire de réincarnation.
- Quelle foutaise ! tu lis encore ce genre d’ineptie ?
- Oui tu sais bien que j’en raffole et je finis par réellement y croire, il y a des études très sérieuses, tu devrais t’y intéresser, tu changerais peut-être d’avis.
- Ah ! Non il n’en est pas question !
pourquoi ce basculement italiques / pas italiques ?

Citer
La moutarde me monte au nez, et je lance exaspérée
deux points pour lancer le dialogue ?

Citer
derrière la chaîne montagneuse, l'orage menace
je mettrais un point
(dans ce passage, elle va où ? juste au-dessus elle dit qu'elle ira demain...)

(par la suite, encore des soucis de ponctuation selon moi, mais j'arrête de t'embêter. Si tu veux, je te donnerai mon avis)

Citer
Merci, tiens moi au courant si elle arrive.. —
bon, là c'est un bug...

Citer
je cherche et appelle l’angoisse à son paroxysme.
il appelle l'angoisse ? (je cherche et l'appelle, l'angoisse à son paroxysme.    ?)

Citer
j’inspecte un a un les décombres,
à
(j'ai cru que tu étais immunisée contre les fautes  :mrgreen:)

Citer
elle est peut être là
peut-être

Citer
et là! Plus rien n'est familier.
espace avant le !

Citer
la fatigue m’envahie de plus en plus,
envahit

Citer
A une centaines de mètres
À

Citer
un tapis de mousse pareil à de la moquette. Je suis éreintée, incapable de réfléchir et trouvant un recoin douillet contre la falaise, je m’effondre d’épuisement sur le tapis de mousse,
répétition pas top de "tapis de mousse"

Citer
Une brise fraîche de lendemain d’orage souffle sur la montagne, la pluie a réveillé les odeurs des conifères, la terre fume sa rosée matinale et le ciel est d’un bleu pur et intense.
j'aime beaucoup cette phrase (mais pas que celle-là, hein !)

Citer
Je ne sais combien de temps je suis restée sur ses genoux, mes yeux dans ses yeux..
un point en trop ici



Au global :
C'est un chouette texte (que la souris prenne garde !). J'ai personnellement deviné la chute, mais ça n'enlève rien au charme du texte. Je pense même qu'il serait intéressant d'en rajouter sur le gigantisme du paysage, rendre le truc encore plus fantastique avant la fin. Par exemple, tu pourrais rendre plus terrible le voyage de la souris.
Un détail : la souris fouille ses poches à la recherche de son portable ?
Que dire d'autre... j'aime bien la mise en place du début, les personnages, le décor. La montée de la tension est bien aussi, lors de la descente de la montagne (oui, la montée est bien lors de la descente  :D).

Merci pour la lecture,
Au plaisir,
Rémi
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 06 Décembre 2017 à 08:47:28
Hey Rémi :)

Merci pour ton chipotage très efficace, de bon matin ça réveille !  :)

Je vais revenir sur les points précisés en ce qui concerne la ponctuation et les fautes
Je vois souvent celles d'un autre, et j'en laisse passer souvent, tu connais la paille et la poutre !

Impatience, oui c'est un peu lourd je vais reformuler, ainsi que la phrase elle-même trop saccadée alors que là ça devrait encore être cool dans le ton.

Le basculement italique, euh ça dépend qui parle, elle italique, lui droit.

Pour la remarque sur le passage parlant de l'orage derrière la montagne, elle descend au village voir son amie, c'est précisé plus haut après la dispute.

Oui le portable, je vais voir si je peux le placer ailleurs ...

En tout cas, grand merci, tes explications sont claires, et c'est ça qui peut me faire avancer,  je vais tenir compte de ce que tu relèves et voir si je peux modifier un tantinet mais je vais être moins disponible les jours qui viennent.

 :mrgreen: :mrgreen:

Titre: Re : Orage
Posté par: Rémi le 06 Décembre 2017 à 13:29:09
Citer
Le basculement italique, euh ça dépend qui parle, elle italique, lui droit.
ça me paraîtrait plus logique que le changement n'ait lieu que lorsqu'on change de narrateur (ce qui est le cas dans le reste du texte).

Citer
Pour la remarque sur le passage parlant de l'orage derrière la montagne, elle descend au village voir son amie, c'est précisé plus haut après la dispute.
oui, sauf que comme elle parle de "demain" et qu'elle part tout de suite, faut deviner qu'elle est supposée dormir là-bas. Peut-être serait-ce plus clair en l'écrivant (qu'elle va dormir au village) ?
(mébon, je suis un peu nigaud des fois ^^)

Content que mes commentaires puissent t'être utile,

++
Rémi
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 06 Décembre 2017 à 13:42:32
- Tu iras faire ta promenade tout seul demain, je descends au village voir mon amie !

Je crois que tu as sauté cette phrase   :) :)  :mrgreen: :mrgreen:



Pour l'italique, je n'avais pas pensé à ça, c'est évident, passer de la narration au dialogue ... je revois ça.

Oui Rémi, ça m'est très utile, on ne voit jamais ses propres lacunes, ses propres fautes ( :D :D) alors un oeil neuf, un esprit différent, et explicite, c'est toujours bénéfique.

Merci
Titre: Re : Orage
Posté par: Rémi le 06 Décembre 2017 à 15:15:04
Citer
Citer
- Tu iras faire ta promenade tout seul demain, je descends au village voir mon amie !
Je crois que tu as sauté cette phrase   :) :)  :mrgreen: :mrgreen:
:D
Si, je l'avais bien lue. Mais en première lecture, j'ai pas fait le lien avec le sens "je dors cette nuit là-bas" qui est sous-entendu.

Mais c'est un détail à deux balles, hein ! on est d'accord ! (et j'ai dit que je chipotais...)

Au plaisir !
Rémi
Titre: Re : Orage
Posté par: Sophie131 le 20 Janvier 2018 à 16:03:52
Comme tu me l'as proposé, je suis venue faire un tour ici... je crois que je suis trop habituée aux récits fantastiques parce que j'ai tout de suite pensé à une métamorphose, mais l'histoire n'en reste pas moins bien menée et très agréable à lire :)

Deux petits détails :
Au creux de son bras, bien lovée au chaud : de mon bras ? (sinon je vois pas à qui peut appartenir le bras ^^)
tu utilises deux fois le verbe "venter" qui s'écrit en fait "vanter"

Au plaisir de lire ton prochain texte ;)
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 20 Janvier 2018 à 16:29:14
Merci Sophie, sympa d'avoir suivi mon histoire de réincarnation.

En fait dans ce passage, je passe en narration, erreur que je dois rectifier, il me faut reprendre ce texte aussi, mais parfois je laisse passer du temps pour y réfléchir.

Oui, quelle faute ! vanter ! je vais corriger de ce pas.

Merci encore  ;) ;)

Edit : corrections faites et texte légèrement modifié, j'y reviendrai pour étoffer un peu.
Titre: Re : Orage
Posté par: Léilwën le 20 Janvier 2018 à 21:13:24
Coucou Claudius !

Je suis tombée sur ce texte qui a apparemment déjà vécu plusieurs vies  ;) et je me suis dit "son écriture est vraiment réaliste... d'habitude, c'est pas mon truc... mais en fait je la lis parce que l'émotion passe, à chaque fois" (oui, c'est un COMPLIMENT  ;)) et quelle ne fut pas ma joie de trouver une fin fantastique ! (mon genre de prédilection !)
J'ai adoré ta façon d'intégrer le fantastique dans le réel, comme ça, sans crier gare.
Et ta scène finale fonctionne à merveille pour moi, toujours dans la pudeur qui te caractérise. Je ne sais toujours pas si je dois être heureuse qu'ils se soient retrouvés ou si je dois être triste qu'elle ne soit plus humaine.

Comme à mon habitude, j'ai relevé les fautes d'orthographe et de synthaxe (il y en a peu) et mes suggestions de ponctuation. Je ne voulais pas t'embêter avec ça puisque ton texte est "ancien" et que tu n'as peut-être plus envie d'y revenir, mais j'ai enregistré tout ça dans un fichier si tu les veux.

A très vite !  :)
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 20 Janvier 2018 à 22:00:48


Mais tu peux Léilwën ! Tu sais un texte n'est jamais abouti, je l'ai repris aujourd'hui encore suite au commentaire de Sophie, et ça fait du bien de remonter du grenier les vieilleries ça les dépoussière.

Tu peux m'envoyer ton relevé sans problème, parce que moi, je vois souvent les petites coquilles des autres mais je zappe souvent les miennes, poussée par l'inspiration et l'idée !

Merci beaucoup !  :coeur: ton commentaire est fort généreux et je l'apprécie comme un super compliment.  ;) ;)
Titre: Re : Orage
Posté par: Léilwën le 20 Janvier 2018 à 22:18:28
Alors les voici :

Citer
diminutif d’Edmond prénom
=> j'aurais mis une virgule ou tiret long entre "Edmond" et "prénom"
Citer
Nous passons les deux premiers jour
=> +s
Citer
égratignures ayant atterri dans un bosquet
=> virgule après "égratignures" ?
Citer
Il est sous la tonnelle un livre ouvert,
=> virgule après "tonnelle" ?
Citer
genre d’ineptie
=> +s
Citer
Ah ! Non il n’en
=> j'aurais mis plutôt "Ah, non ! Il n'en blablabli"
Citer
l'air autour de moi, j’ai un peu perdu le sens
=> j'aurais coupé la phrase avec un point ou un point-virgule à la place de la virgule
Citer
Une chauve-souris intrépide et goguenarde, fait claquer ses ailes
=> là, soit j'aurais mis une 2ème virgule après "chauve-souris", soit je n'aurais pas mis de virgule du tout
Citer
mais en fait notre couple
=> je trouve que le "en fait" fait "moche" en dehors d'un dialogue... (c'est un ressenti perso)
Citer
et m’y réfugie attendant
=> virgule après réfugie ?
Citer
la paroi ravinée par les eaux, laisse échapper une grêle
=> là aussi, soit j'aurais mis une 2ème virgule après "paroi", soit je n'aurais pas mis de virgule du tout
Citer
Le temps me semble interminable la montagne
=> virgule après "interminable" ?
Citer
éclair retenti
=>+ t
Citer
bois, par expérience je sais
=> une 2ème virgule après "expérience" ?
Citer
J’avance à pas rapides
=> je trouve la formule bizarre... "au pas de course" ? et j'aurais mis une virgule après "avance"
Citer
sans cesse, mais seul le bruit
=> j'aurais coupé la phrase avec un point virgule ou un point à la place de la virgule
Citer
j'arpent
=> +e
Citer
je ne le sais pas, il fait encore très sombre
=> pareil, j'aurais coupé la phrase avec un point virgule ou un point à la place de la virgule
Citer
en direction du village, rien, il
=> j'aurais mis un point à la place de la 2ème virgule (et deux point à la place de la première  :huhu:)
Citer
chaque rocher de la montagne je les connais normalement, et là plus rien n'est familier
=> la tournure me sonne bizarre : "tous les rochers de la montagne me sont familiers normalement, et là, je ne reconnais plus rien"
Citer
mais le temps me sembles
=> -s
Citer
Il me semble distinguer, une falaise
=> je n'aurais pas mis de virgule
Citer
À une centaines
=> je ne suis pas sûre du "s" à "centaine"
Citer
Elle résiste fermée à clef !
=> j'aurais mis une virgule après résiste
Citer
je m’y assoie
=> "assois" ?
Citer
Les écureuils sautent de branches en branches
=> je n'aurais pas mis de "s" à "branche"

Citer
Une brise fraîche de lendemain d’orage souffle sur la montagne, la pluie a réveillé les odeurs des conifères, la terre fume sa rosée matinale et le ciel est d’un bleu pur et intense. Le torrent a calmé sa fureur de vivre et les aigles blancs dansent leur ronde à l’affût du repas de leur progéniture.
Les écureuils sautent de branches en branches, les garennes bravent l’œil perçant des rapaces et grignotent les baies que la pluie a détachées des arbrisseaux. Les palombes roucoulent dans la chênaie. La journée sera belle.
=> j'adore ta description !!!  :coeur:

Citer
Je me réveille un goût amer dans la bouche
=> "je me réveille AVEC un goût..." ?
Citer
le ciel au dessus de ma couche
=> c'est un hommage à Johnny ?  :D :D :D
Citer
quand je sens un présence
=> une
Citer
et contrairement à toute attente n’essaie pas de s’enfuir, elle me regarde
=> j'aurais mis un point à la place de la virgule

Et je dois te remercier pour "jointoyer", qui fait désormais partie de mon vocabulaire  ;D

 :oxo:
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 20 Janvier 2018 à 22:23:41


Nom d'un biniou désacordé ! tout ça ? Wouah , je crois qu'en corrigeant j'ai fait plus de fautes qu'il y avait avant ! Ok je corrige tout ça, merci de ta lecture si perspicace !

 :D :D :D
Titre: Re : Orage
Posté par: Léilwën le 20 Janvier 2018 à 22:26:09
Je suis aussi une chipochieuse née !

Tu fais tes courses hein, ce ne sont que des ressentis  ;)

EDIT : et puis, c'est aussi un peu le bordel, dans le tas j'ai cité un truc que j'aime bien et une référence qui m'a fait rire ;D
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 20 Janvier 2018 à 22:29:19


Bah je passe aussi pour une pinailleuse, mais tu vois comme quoi, c'est le cordonnier le plus mal chaussé, ou la poutre et la paille !

 :mrgreen: :mrgreen:

Titre: Re : Orage
Posté par: Loïc le 28 Mars 2018 à 18:49:48
Salut salut

Citer
J'ai rangé mon bureau, tout est en ordre, ça y est ! Je quitte cette foutue capitale, son métro et tout le stress, demain le départ, je vais enfin profiter de ces vacances tant attendues.

La ponctuation me gêne ici, je trouve qu'elle ne rend pas la logique de diction de la phrase. Par exemple, dans la deuxième, tout est sur le même plan, sans vraie pause ; alors qu'il y a deux ensembles différents : la qualification de la capitale d'une part , et l'idée du départ d'autre part. Il faudrait un point virgule à stress, je pense. C'est aussi le cas pour la première phrase (à ordre), même si c'est moins marqué.

Citer
J’aime ce pays,

Deux points plutôt qu'une virgule ? Il me semble que la suite de la phrase explique en quoi elle aime cette terre.

Citer
ici, et j’y finirai ma vie pour y réaliser mon rêve le plus cher, vivre avec les chevaux en liberté totale

Pas de virgule avant "et".
Le double "y" me semble dommageable et donne un aspect bizarre à ta phrase. Le deuxième me semble dispensable.

Citer
plus solides, sans besoin de formaliser,

Pourquoi cette virgule à solides ?

Citer
Nous avons baptisé ainsi ce rocher, émergeant au dessus de la bergerie.

"qui émerge" serait plus fluide à mon avis. Dans tous les cas, c'est sans virgule.

Citer
avait été quitte pour quelques égratignures ayant atterri dans un bosquet.

là par contre il en faut une avant ayant, sinon c'est les égratignures qui ont atterri
(mais en général, les participes présents c'est plutôt le mal)

Citer
— Quelle foutaise ! tu lis encore ce genre d’ineptie ?

Qui dit en vrai foutaise et ineptie ?

Citer
L'orage menace depuis la fin de la journée, mais il est encore loin. Je connais cette région comme ma poche, mais il me faut arriver avant la pluie et j’emprunte le raccourci du bois.

La double construction identique n'est pas très heureuse. De plus, je vois pas, dans la deuxième phrase, le rapport qu'oppose le "mais" entre les deux propositions.

Citer
La forêt est silencieuse, entre chien et loup, les oiseaux du jour se sont calmés et ceux de la nuit ouvrent à peine un œil, seule une brise légère annonçant la tourmente proche, fait bruire les branches des grands arbres.

Deux soucis dans cette phrase : d'abord, comme au début du texte, le fait que tout soit sur le même plan niveau ponctuation ; ensuite à la virgule à proche qui coupe le verbe de son sujet.

Citer
— Que j’aime ce pays !
L'air est lourd, et je descends lentement, dégustant ce retour aux sources, je m’arrête pour cueillir une baie, ou humer l'air autour de moi, j’ai un peu perdu le sens de la réalité, et oublié la tourmente qui menace.

Idem qu'au-dessus

Citer
Une chauve-souris intrépide et goguenarde, fait claquer ses ailes juste au dessus de moi comme pour me saluer.

Idem pour la séparation sujet/verbe. Si tu veux garder la virgule à goguenarde, il en fait une à souris (pour faire une incise)

Citer
Mais tant pis, il est tard et j’ai dit descendre au village

Je comprends pas u_u

Citer
un éclair retenti …

Y a une espace en trop

Citer
j'arpent sentiers et corniches,

arpente il me semble

Citer
- nous aurons des nouvelles

Manque une majuscule

Citer
Je me réveille la tête en vrac, mais où suis-je ? Je porte la ma main vers mon front et retiens un hurlement de douleur, j’ai une bosse énorme, la tête me fait mal, j’ai du mal à retrouver mes esprits…

Pas mal de répétitions de sens comme de mots dans cette phrase.

Citer
j’ai du glisser



Citer
Un reguge peut-être ?

Gruge et regruge sont dans un bateau :mrgreen:

Citer
je m’y assoie

Assieds ou assois

Citer
Je me réveille un goût amer dans la bouche…

Pourquoi ces points de suspension ?

Citer
pas te détruire… …

Y en a en trop ici

Bon, je me suis fait spoiler la chute par le commentaire de Sophie.
Globalement j'ai eu beaucoup de mal à lire ce texte parce que j'ai trouvé la conjugaison complètement hasardeuse ; du coup je me demande vraiment comment tu l'as placée. À la lecture, ça ne correspond à rien ; les phrases sont coupées où il ne faudrait pas et on a parfois un long moment sans ponctuation alors qu'on en attend (je n'ai plus relevé vers la fin, tu t'en seras rendu compte).

À mon avis c'est là qu'est la principale voie d'amélioration.

Edit : j'ai aussi eu beaucoup de mal avec les interventions du narrateur du type :

Citer
Zut quel idiot je fais !

ça m'a souvent complètement sorti de la lecture ; et je trouve ça anti immersif au possible.

A+ !

Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 28 Mars 2018 à 22:18:30
bonsoir Loïc

J'ai beaucoup de mal avec la ponctuation, c'est un gros point faible, ce texte je l'ai écrit il y a déjà longtemps et j'avoue que je n'y suis pas trop revenue depuis.

J'ai donc du boulot en vue, d'autant qu'il n'est pas le seul à être critiquable de ce point de vue.

Merci pour cette lecture avisée qui m'aidera à revoir et surtout relire plusieurs fois, je ne le fais pas assez.

A+
Titre: Re : Orage
Posté par: Claudius le 19 Février 2021 à 20:04:52
Toutes mes excuses pour le double post, mais j'ai pris la décision de revoir tous les écrits que j'aime bien et que j'ai laissé à l'abandon depuis un certains temps.

Celui-ci me tient à cœur, il a une histoire dans l'histoire. Je l'ai modifié en suivant les conseils judicieux des lecteurs à l'époque. Je suis certaine qu'il y a encore à redire, à corriger, à revoir.

Merci à l'avance de votre aide qui me sera bien utile.




Orage

L’année a été laborieuse et je suis saturée, presque à la limite de craquer. Mais les vacances sont proches et je n'aspire qu'à une seule chose : retrouver mon coin de paradis. J’ai pris la décision de partir dès vendredi soir, j’aime rouler la nuit et les dix ou douze heures de route ne me font pas peur. D’autant que mon ami, Ed, m’accompagne et nous partagerons la conduite.

La circulation est fluide de nuit, c'est agréable et nous roulons tranquille sur l'autoroute. Je sais qu'en arrivant au pied des Pyrénées je reprendrai le volant, Ed n'aime pas conduire en montagne.

Nous arrivons enfin à destination. Je me gare et reste quelques minutes à savourer l’instant avant de réveiller mon compagnon endormi à mes côtés. La chaleur de cet été caniculaire est lourde et même la nuit n’arrive pas à rafraîchir l’atmosphère.

Sur le flanc de la montagne en pays catalan, à l’orée d'une petite clairière entourée de chênes verts et de pins, j’ai retapé la vieille bergerie de mon grand-père. Ed a été d’un grand secours, il apprécie le bricolage, comme moi. J’aime ce pays : cette terre est magique, peuplée de souvenirs d’enfance, de rires, de rêves et de chevaux. Je vis à Paris, mais je viens aussi souvent que possible me ressourcer dans cette région si verte et douce à mon cœur. Dès que je le pourrai, je m’installerai définitivement ici, j’y finirai ma vie pour réaliser mon rêve le plus cher : vivre avec les chevaux en liberté totale. Ed est parisien de pure souche et pourtant, lors de sa première visite, il a craqué : « je suis tombé amoureux de la femme, du pays et des canassons » comme il le dit souvent. Nous n’avons pas songé à nous marier, l’amour sait quels sont les liens les plus solides sans besoin de formaliser, comme le chantait si bien Brassens. Nous nous aimons passionnément et souvent cette passion fuse en éclats sur un sujet de discorde. La discussion s’envenime mais nos deux tempéraments fougueux se plaisent aux retrouvailles.

Dès notre arrivée, nous remercions vivement Miguel qui s'occupe de l’entretien du terrain en notre absence. Quelques présents pour lui et sa famille qu’il refuse à chaque fois, mais qu’il finit par accepter avec une moue de reproche. Nous rangeons la maison et nous installons après un déjeuner sur le pouce. Demain nous avons prévu d’aller faire une balade au rocher magique. Les autochtones ont baptisé ainsi cet aplomb qui émerge au-dessus de la bergerie. Quand nous étions enfants, un Anglais avait « dévissé » et malgré une chute de plus de quinze mètres il n’en avait été quitte que pour quelques égratignures : un bosquet avait amorti son atterrissage.

La nuit et la journée nous ont un peu épuisés Je prépare un dîner copieux pour compenser du déjeuner frugal. J’appelle mon ami. Il est sous la tonnelle, un livre ouvert entre les mains, tellement absorbé que le son de ma voix ne le sort pas de sa lecture. Cela lui arrive souvent, il fait abstraction de tout ce qui gravite autour de lui. D’autant plus quand un sujet le passionne.

— Ed ! Tu viens dîner ? Ed ! Tu viens dîner ?

Au quatrième appel, il daigne enfin lever un œil :

— Ça va ! J’arrive ! Pas la peine de t’énerver.
— C’est chaque fois la même chose ! Mais il a quoi de si intéressant ce bouquin ?
— Tu sais bien, toujours ma passion pour la réincarnation.
— Quelle foutaise ! Tu lis encore ce genre d’ineptie ?
— Ben oui ! Que veux-tu, j’ai de l’intérêt pour autre chose que tes lectures scientifiques ou de bricolage ! De plus, je finis par réellement y croire. Il y a des études très sérieuses là-dessus, tu devrais t’y intéresser, tu changerais peut-être d’avis.
— Non mais tu rêves ! Le jour où j’ouvrirai un de tes livres, il pleuvra des limaces !
Je bouillonne à l’intérieur, et je m’assoie à table, il me rejoint en bougonnant. J’ai sûrement la tête des mauvais jours. La fatigue du voyage et de la journée y est pour beaucoup. Mais surtout nos deux tempéraments fougueux et entiers.

La discussion est aussi relevée que le plat du souper, détail sur lequel Ed ne manque pas de me rabrouer me rappelant sans cesse la fragilité de son estomac.

Je me lève pour faire la vaisselle et m’apprête à lui demander de l'aide mais il file sous la véranda, sans demander son reste, reprendre sa lecture. La moutarde me monte au nez et je lance sur un ton sec :

— Tu pourrais m'aider !

Ma phrase reçoit un silence en retour. Excédée, je rumine devant l'évier et l'envie de sortir me prend d'un coup pour calmer mes ardeurs. Je m'approche cette fois pour lui envoyer sans ménagement :

— Tu iras faire ta promenade tout seul demain, je descends au village. Je vais voir mon amie Pat !

Il me répond un « mouais » aussi distrait que distant.

Je sors de la maison la rage au cœur, la tête pleine de pensées qui s'entrechoquent : il m’énerve tant parfois ! Je me demande si je ne vais pas le renvoyer à Paris pour décompresser vraiment pendant mes congés ; un coup de tonnerre retentit au loin derrière la chaîne montagneuse. L'orage menace depuis la fin de la journée mais il est encore loin. Je connais cette région comme ma poche, je sais pourtant qu'il me faut arriver avant la pluie. J'emprunte le raccourci par le bois. Je l’ai fait des centaines de fois et chaque coin de roche, chaque détour du chemin me rappelle des éclats de joie et de rires. J’ai envie de marcher pour chasser ma mauvaise humeur. La forêt est silencieuse, entre chien et loup. Les oiseaux du jour se sont calmés et ceux de la nuit ouvrent à peine un œil, seule une brise légère prémices de la tourmente proche, fait bruire les branches des grands arbres.

— Que j’aime ce pays !

L'air est lourd, je descends lentement, dégustant ce moment de liberté totale. Je m’arrête pour cueillir une baie ou humer l'air autour de moi. J’ai un peu perdu le sens de la réalité et oublié la tourmente qui menace. Une chauve-souris intrépide et goguenarde fait claquer ses ailes juste au-dessus de moi, comme pour saluer mon retour aux sources. Une chouette hulule au loin, la lune passe juste le sommet de la montagne, je suis heureuse et ma colère est oubliée.

Tandis que j’avance, la nuit se fait plus noire et l'astre, si luisant il y a quelques instants, se cache derrière de lourds nuages chargés de pluie. Je pense à Ed, je regrette une fois de plus ma réaction impulsive, nous sommes idiots tous les deux de nous chamailler ainsi mais notre couple fonctionne comme ça, il faut se rendre à l'évidence. Je me suis vite lassée de tous les hommes qui ont croisé ma vie, la seule pensée de le retrouver après nos échanges quelque peu musclés, me met les sens à vif. Tant pis, il est tard je ne vais pas rebrousser chemin, j’ai dit que je descendais au village, il marinera jusqu’à demain.

Le vent commence à souffler entre les rochers, son sifflement féroce devient presque assourdissant. Je presse le pas, l’obscurité se fait plus dense et les orages peuvent être violents dans cette région.

Alors que je traverse le vieux pont, les premières gouttes frappent violemment les planches mal jointoyées. Je souris, j’en ai vu d’autres ! Les lumières du hameau un peu plus loin en contrebas se détachent dans la pénombre.

La pluie est tiède et bienvenue, cela rafraîchira l'atmosphère étouffante de ces jours derniers. Le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent la nuit noire, j’avance encore, l'orage est juste au-dessus, il va me falloir m’abriter quelques instants. J’arrive à proximité d’une anfractuosité que je connais bien, sous une roche surplombant le précipice. Je m’y réfugie attendant une accalmie.

Mais ce soir c’est différent : le ciel est devenu fou. Les rais de lumières embrasent la montagne, le ciel déverse un déluge d'eau, la rivière vrombit, le flux déferle à toute allure, les oiseaux de nuit se sont tus, les arbres frissonnent aux coups de vent : un temps d’apocalypse. Soudain, au-dessus de ma tête un fracas de roches se fait entendre : la paroi ravinée par les eaux laisse échapper une grêle de pierres. Protégée par l’aplomb, j’attends avec anxiété l'arrêt de l'avalanche. Le temps me semble interminable, la montagne rongée par les eaux, battue par les vents semble exploser de toute part. Enfin la grêle cesse et j’ose une sortie. Il pleut toujours intensément mais mon refuge est précaire, il me faut trouver un abri plus sûr. Un éclair retentit…


***

Fin.

— Il était super ce bouquin ! Espé ? Espé, tu es là ? Espé... quel idiot je fais ! Elle est descendue au village, tant pis, quel caractère de cochon elle a !

Parfois je me demande pourquoi je la supporte encore ! L’amour sûrement… et je souris à cette idée saugrenue, je n'imagine même pas vivre sans elle. Moi - Ed, l’endurci anti-amour - j’étais tombé fou amoureux d’elle, de cette nana sentant bon la montagne, passionnée et fragile à la fois. Je peste contre le caractère impétueux de mon amie, mais surtout contre mon habitude de l'asticoter jusqu'à ce qu'elle finisse par exploser de rage.

Je me prépare à me coucher, quelque peu « électrique », c’est chaque fois la même chose, l’orage me rend nerveux. L’orage ? Pétard ! L’orage ! Mais elle est folle ! Partir à travers les bois par ce temps. Je prends, fébrile, mon mobile et compose son numéro, mais la sonnerie de son portable me perce le tympan : cette idiote elle l’a encore oublié.

— Allo ? Pat ? Tu peux me passer Espé s’il te plaît ? Pas là ? Comment ça ? Elle est descendue chez toi il y a au moins une heure ! Merci, tiens-moi au courant dès qu'elle arrive.

L’inquiétude fait vite des ravages dans les esprits, je me sens mal. Il y a trop longtemps qu’elle est partie, il lui est sûrement arrivé quelque chose. J’enfile ma veste, je me munis de mon portable et d’une lampe de poche et je pars à sa recherche. Je prendrai le chemin du bois, par expérience je sais qu’elle passe toujours par là. J’avance à pas rapides criant son nom dans la nuit grondante et sous la pluie, appelant sans cesse. Seul le bruit du torrent et les éclairs me répondent comme un écho.

Ma recherche est vaine, le temps passe, j'arpente sentiers et corniches, m'arrêtant chaque fois qu'un endroit semble à l’abri, je cherche et appelle, mon angoisse est à son paroxysme. La tourmente se calme un peu, j’essaie à nouveau de téléphoner à Pat. La même réponse négative ne fait qu'augmenter mon anxiété, mais où donc est-elle ? Pat me rassure, vantant l’expérience de ma compagne et le nombre de refuges qu’il y a sur le sentier.

— Nous aurons des nouvelles demain matin, ne t’inquiète pas ! me dit-elle.

Sans relâche j’ai cherché une grande partie de la nuit, appelant à m’en casser la voix, les heures passent, j’ai parcouru, en long, en large et en travers chaque recoin du versant descendant au village. La pluie a cessé, je suis épuisé, seul l'espoir de la retrouver me pousse encore à avancer. Je traverse le pont qui enjambe la rivière et remarque des rochers encombrant le chemin, un éboulement suite au ravinement. Fébrilement j’inspecte un à un les décombres, elle est peut-être là, blessée ou pire encore.
Je ne trouve rien. Quelque peu rassuré je continue ma route quand dans le faisceau de ma lampe brille un objet au bord du torrent : la montre, sa montre ! Elle est passée par là. L’espoir mais aussi l'angoisse renaissent et je crie à nouveau son prénom…


***

Je me réveille la tête en vrac, mais où suis-je ? Je porte ma main vers mon front et retiens un hurlement de douleur, j’ai une bosse énorme, j'ai mal au crâne, j’essaie de rassembler mes esprits… Tout me revient d’un coup : la pluie, la tempête, l'éclair, la chute des pierres…

Je suis couverte de boue, tout mon corps est douloureux. J’ai dû glisser, recevoir une pierre sur la tête et je me suis évanouie. Combien de temps suis-je restée ainsi, je ne le sais pas, il fait encore très sombre. La bourrasque a cessé, la terre est détrempée, je m’en sors bien : je n'ai que quelques égratignures. Je m’ébroue et décide de reprendre ma route. Je me relève péniblement et cherche des yeux les lumières en direction du village, rien ; il s’agit sûrement d’une panne due à l'orage. Je me sens mal à l’aise. Tout est étrange autour de moi, la végétation a changé, tout me paraît hors du temps. Les arbres sont immenses, l'herbe est touffue et haute, je ne reconnais rien ! Plus j’avance et plus je doute de ma raison, aurais-je été emportée par la rivière ? Je me retrouve dans un lieu inconnu. Chaque pierre, chaque rocher de la montagne je les connais normalement et là ! Plus rien ne m'est familier. Je marche au hasard cherchant un point de repère, toujours rien ! Vraiment rien ! Mais où suis-je ?

Essayant de me raisonner, je décide d’aller vers le village, en direction du sud, j’y arriverai bien ! Mais la nuit est toujours aussi noire et je n’arrive pas à me situer.

— Tu es bel et bien perdue, il faut te rendre à l’évidence ma vieille ! Toi qui vantais ta connaissance parfaite de ta montagne, tu as belle mine maintenant !

Je réfléchis un instant, découragée… Mais ! Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! Je pense à mon téléphone portable ! Mais quelle idiote, mon départ précipité de la maison me revient en mémoire, je l'ai laissé sur la table, comme souvent d'ailleurs. Désespérée, regrettant amèrement ce coup de colère qui me coûte cette aventure, je ne sais plus que faire, quand j’aperçois une rivière en contrebas. En suivant son cours cela me conduira inévitablement vers la vallée et le village. Je retrouve mon courage et je longe la rive. Le temps me parait si long, j’ai perdu aussi ma montre dans l’histoire, je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est. La fatigue m’envahit de plus en plus, mon mal de tête ne passe pas, il me faut trouver refuge ! Mais plus j’avance et plus le paysage me paraît étranger, gigantesque. Je suis découragée, affaiblie par mes contusions, la douleur est lancinante. Il me semble distinguer une falaise abrupte, un mur tout droit supportant sur un côté une forme en pente douce. Je ne reconnais toujours pas l'endroit, mais cela semble être une grande bâtisse. Un refuge peut-être ?

***

À une centaine de mètres je distingue alors la cabane servant de refuge aux bergers lors des orages et je me souviens des mots de réconfort de Pat. Elle est peut-être là, je cours dans un dernier sursaut d’espoir et, criant son nom de toutes mes forces, j’essaie de pousser la porte du bâtiment. Elle résiste : fermée à clef ! À quoi sert donc un refuge s’il est clos ? Je suis harassé de fatigue et d’angoisse, une couverture est étalée sur un banc sous l’avant-toit, je m’y assieds pour reprendre mon souffle et la force de continuer. La nuit rude a raison de mes dernières réserves d’énergie, je sombre d’épuisement dans un sommeil agité.

***

Je m’approche avec précaution, il fait plus doux et je ressens une sensation étrange sous mes pieds, un tapis de mousse pareil à de la moquette. Je suis éreintée, incapable de réfléchir et je profite d'un recoin douillet contre la falaise, je m’effondre d’épuisement. En un éclair bref me vient une pensée pour Ed qui doit dormir comme un loir à l’abri dans la bergerie. Je m’endors serrant dans ma main la médaille qu’il m’a offerte. Cette sensation de chaleur me semble providentielle.

***

Une brise fraîche de lendemain d’orage souffle sur la montagne, la pluie a réveillé les odeurs des conifères, la terre fume sa rosée matinale et le ciel est d’un bleu pur et intense. Le torrent a calmé sa fureur de vivre et les aigles blancs dansent leur ronde à l’affût d'un gibier qui servira de repas pour leur progéniture.
Les écureuils sautent de branches en branches, les garennes bravent l’œil perçant des rapaces et grignotent les baies que la pluie a détachées des arbrisseaux. Les palombes roucoulent dans la chênaie. La journée sera belle.

***
Je me réveille, un goût amer dans la bouche. Le ciel au-dessus de ma couche me ramène à la réalité, Espé ! Je hurle son prénom plus par désespoir que par certitude : où es-tu ma belle, où es-tu ? La montagne ne peut avoir raison de toi ! Tu l’aimes trop ! Elle ne peut pas t'avoir détruite !

Je tente de me lever quand je sens une présence ! Au creux de mon bras, bien lovée au chaud, une petite souris blanche dort calmement. Intrigué, je la prends dans une main, « Que fais-tu là petite ? Tu es perdue toi aussi ? »

La souris se réveille et, contrairement à toute réaction logique d'un animal supposé sauvage, elle n’essaie pas de s’enfuir. Elle me regarde et dans ses yeux je lis un appel à l’aide. Je me redresse et la pose sur mes genoux, elle a une grosse bosse sur le dessus du crâne. Elle tient entre ses pattes un genre de collier avec une toute petite médaille, confusément j’ai l’impression de connaître ce bijou, je le prends dans ma main...

Une petite inscription est gravée au dos : E+E=E


Je ne sais combien de temps je suis resté assis sur ce banc, les yeux dans les yeux de cette souris blanche. Je ne sais combien de temps j’ai mis à réaliser qu’elle était ELLE, je ne sais combien de temps elle m’a regardé de ses grands yeux humides chargés d’incrédulité, je ne sais…

***

Je ne sais combien de temps je suis restée sur ses genoux, mes yeux dans ses yeux.
Je ne sais combien de temps j’ai mis à réaliser que j’étais réincarnée en souris blanche, je ne sais combien de temps il m’a regardée de ses grands yeux humides chargés d’incompréhension, je ne sais...

***
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: txuku le 20 Février 2021 à 18:09:07
Bonsoir

J ai lu ton texte avec beaucoup de plaisir ! :)
C est plein de poesie .

J ai crains un instant d avoir deja poste un commentaire - tout en me disant que je m en souviendrais - car je n aime pas trop rater tes ecrits.
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Rémi le 21 Février 2021 à 17:50:40
Salut Clau !

Détails et chipotages (de la ponctuation, pour l'essentiel) :
Citer
Après un voyage interminable dans les embouteillages et les kilomètres avalés de nuit, j’arrive en vue de la bergerie.
je remplacerais le "dans" par une virgule

Citer
Je réveille mon ami endormi à mes côtés, Ed, diminutif d’Edmond prénom un peu désuet
virgule après "Edmond" ?

Citer
Il est sous la tonnelle un livre ouvert,
virgule après tonnelle ?

Citer
— Ed ! Tu viens dîner ? Enfin il daigne lever un œil, et m’assure qu’il arrive. Tu avais l’air de porter un intérêt particulier à ce livre ?
Plus facile de réécrire que d'expliquer, déso :
— Ed ! Tu viens dîner ?
Enfin il daigne lever un œil, et m’assure qu’il arrive.
— Tu avais l’air de porter un intérêt particulier à ce livre ?

Citer
— Quelle foutaise ! tu lis encore ce genre d’ineptie ?
majuscule à Tu ?

Citer
Tu sais bien que j’en raffole et je finis
pour éviter le "et que je finis" qui me semble indispensable, je mettrais un point après "raffole" en enlevant le "et"

Citer
Je me demande si je ne vais pas le renvoyer à Paris et ses nuisances
je mettrais :
"à Paris, lui et ses nuisances,"

Citer
comme pour saluer mon retour aux sources.
répét de "retour au sources"

Citer
Je me prépare à me coucher quelque peu « électrique », c’est chaque fois la même chose l’orage me rend nerveux.
virgule après "coucher" et après "chose" ?

Citer
m'arrêtant chaque fois qu'un endroit semble à l’abri,
je mettrais "ressemble à un abri"

Citer
Je ne trouve rien, quelque peu rassuré, je continue ma route,
Point après "rien" ?

Citer
dans le faisceau de ma lampe brille un objet au bord du torrent : la montre, sa montre ! Elle est passée par là. L’espoir renaît et je crie à nouveau son prénom…
l'espoir et l'angoisse, non ?

Citer
Je retrouve mon courage longeant la rive,
sans virgule, c'est le courage qui longe la rive ^^

Citer
Il me semble distinguer, une falaise abrupte,
là, la virgule après "distinguer" me semble de trop

Citer
un tapis de mousse pareil *à de la moquette.
petit bug



Vraiment chouette, ce texte, plein d'émotion. Les personnages et leur relation sont présentés de façon douce et crédible, on les comprend sans en savoir beaucoup.
La chute est belle, poétique et fantastique.
Merci pour la lecture !
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Claudius le 21 Février 2021 à 21:17:07


Merci Rémi, toujours mes problèmes avec la ponctuation, je suis fâchée avec et j'ai beau relire je ne vois pas toujours où ça coince.

Je prends en compte toutes tes remarques, ou presque !

Pour le passage que tu cites  "Ed ! tu viens dîner..." avec l'incise au milieu de deux phrases dites par le même personnage, je l'avais écrite ainsi dans la première version et un lecteur m'a demandé qui parlait pour la seconde phrase, du coup j'ai rectifié de cette manière. J'étais sûre que ça n'allait pas. Je vais essayer de modifier ce passage.

Ce sont les nuisances de Paris et pas de Ed. Le sens de la phrase s'en trouve changé.

Pour le reste c'est tout à fait ok, je vais corriger.

Merci encore d'être repassé me lire après tout ce temps.

 :coeur:



Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: BeeHa le 22 Février 2021 à 15:48:59
Bonjour Claudius,

J'ai vu les mêmes choses que Rémi par endroit, juste ce petite chipotage en plus.

Citer
— Ah non !  Il n’en est pas question !
[Il y a un double espace après le point d’exclamation]


J'ai vraiment passé un bon moment. Les personnages sont bien amenés, leur relation tout autant.
Les images qui se sont dessinées aussi, avec la poésie qui s'en est dégagée.
Et la chute est vraiment intéressante, avec tout ce que l'on peut s'imaginer ou y voir.

Merci pour le partage.
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Claudius le 03 Mars 2021 à 11:56:29


Oups, un petit oubli de remerciement !

Donc, merci Beeha, c'est vraiment sympa de ta part d'être passée ici. Je vais reprendre ce texte encore et encore après les conseils prodigués.

 :calin:
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Earth son le 06 Mars 2021 à 12:33:32
Waouh, géniale cette histoire.
Ça va crescendo puis decrescendo avec ce double point de vue. J’adore.

Pour la forme, quelques peccadilles :

« l’astre, si luisant il y a... »
« le vieux pont, les premières gouttes... »
« et je m’y réfugie, attendant une accalmie. »
« mais mon refuge est précaire »
« Je m’endors, serrant dans ma main... »
« Je me réveille, un goût amer dans la bouche »

Merci
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Loïc le 06 Mars 2021 à 12:42:34
Salut Claudius,

Je reviens faire un tour sur ton texte.

J'ai un peu de mal avec ta première phrase. Le ton me semble... trop enjoué, sonner faux, je sais pas trop comment l'expliquer. J'veux dire, ça sonne même pas comme quand je me parle à moi-même.

Citer
Ed, diminutif d’Edmond,

a-t-on vraiment besoin de savoir ça ?

Citer
Demain nous prévoyons une balade au rocher magique. Nous avons baptisé ainsi ce rocher

Répétition évitable à mon avis. Caillou pour la deuxième occurrence ?

Citer
Cela lui arrive souvent, dans ces moments là ça me met en boule

"dans ces moments-là" (faut un trait d'union, je crois) = quand c'est l'heure de manger ? ça n'est pas clair pour moi.

Citer
Par deux fois fermement je lance :

— Ed ! Tu viens dîner ?
 Enfin il daigne lever un œil et m’assure qu’il arrive. Je le questionne assez rudement :

J'aurais encadré fermement entre virgules.
J'ai un peu de mal à voir l'enchainement : si elle ne doit demander que deux fois, ça n'est pas tant que ça au final. Peut-être remplacer "enfin" par "à la troisième fois", ou lance par relance. Quelque chsoe comme ça.

Citer
— Tu avais l’air de porter un intérêt particulier à ce livre ! 

Pas vraiment une question. Je l'aurais vue plus inquisitrice/énervée, du type "qu'est-ce qu'il a de si intéressant ce livre ?"
Encore du mal à voir l'enchainement ici : elle lle questionne quand il vient enfin à table ? Au moment où il dit qu'il arrive ?

Jusque là j'ai vraiment du mal avec les dialogues que je trouve assez artificiels, ni réalistes, ni littéraires. Cette réplique :

Citer
— Ah non !  Vraiment ce n'est pas mon truc ! Tu lis ce que tu veux et moi je fais de même.

Est assez symptomatique je trouve.

Citer
Je presse le pas, consciente qu’il me faut arriver avant la pluie

Tu as déjà dit ça au début de sa sortie.

Citer
les rapides de la rivière vrombissent,

C'est même plutôt la rivière qui vrombit, non ?

Citer
la paroi ravinée par les eaux laisse échapper une grêle de pierres

J'aurais mis ravinée par les eaux entre virgules

Citer
Je l’appelle Espé, diminutif d’Espéranza. Elle était fille unique d'un couple de Catalans, longtemps espérée elle avait enfin fait leur bonheur.

Pareil qu'avec l'explication de Ed plus haut, ça fait trop narrateur qui parle au lecteur, alors qu'au final, on s'en fout. Espé ça marche bien aussi.

Citer
Fébrilement j’inspecte un à un les décombres, elle est peut-être là, blessée ou pire encore.

Hum, en réfléchissant je comprends qu'a priori, c'est le résultat des éboulements, mais décombre me parait pas adapté, c'est plus pour les constructions. Pis faudrait peut-être précisé ce qu'il voit, c'est pas une évidence pour le lecteur, de quels décombres tu parles.

Citer
, je n'ai aucune idée de l'heure qu'il peut être.

pourquoi pas plus simplement "de l'heure qu'il est" ?

Citer
une couverture est étalée sur un banc, sous l’avant-toit je m’y assoie pour reprendre mon souffle et la force de continuer.

assois ou assieds
Faudrait une virgule ou un point virgule à avant-toit

Citer
Je m’endors serrant dans ma main la médaille qu’il m’a offerte avec cette étrange sensation d'une chaleur providentielle.

C'est un peu long comme phrase, sans virgule

Citer
il m’a regardé de ses grands yeux humides chargés

regardée

J'ai relu mon commentaire précédent pour voir ce qui avait changé, vu que ma lecture précédente datait. J'ai absolument pas buté sur les mêmes choses (à part la conjugaison d'assoir x)) et beaucoup moins buté, du coup de mon point de vue, je peux dire qu'il y a une sacrée amélioration. J'ai trouvé la lecture globalement agréable, même si le manque d'atome crochus avec Espé et Ed m'empêche d'être attristé ou stressé par ce qui lui arrive. Sur un texte court, la tension est dure à faire monter anyway.

Pour moi le point faible restent les dialogues, pour la raison que j'ai exprimée plus haut. Sinon, c'tout à fait correct.

À une prochaine fois !
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Claudius le 06 Mars 2021 à 15:30:25

Merci Earth de ta lecture et de ton commentaire. Euh... juste un truc je n'ai pas trop bien saisi ce qui cloche dans la forme. Les termes employés ou la construction ?


Loïc, merci pour ton retour sur ce texte. Ton avis est toujours très précis et j'apprécie.

Pour le fait que la première partie soit mal traitée, penses-tu qu'il serait judicieux de l'allonger et d'y apporter plus de détails avant l'arrivée au chalet ? Parler un peu de la vie du couple à Paris pour que ce soit plus accrocheur et surtout ( une remarque qui m'a été faite en privé) de mener cette partie comme un narrateur et de revenir à faire parler les personnages à partir des premiers dialogues ?

Pour le reste je vais revoir ma copie aussi.

Merci beaucoup aussi pour ta conclusion, si je m'améliore alors c'est qu'il y a un petit espoir !  :D :D
Titre: Re : Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Earth son le 06 Mars 2021 à 15:40:54
Euh... juste un truc je n'ai pas trop bien saisi ce qui cloche dans la forme. Les termes employés ou la construction ?
Juste des virgules manquantes ou au mauvais endroit. J’ai réécrit les passages faux à mon avis  ;)
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Claudius le 06 Mars 2021 à 15:46:55
 :D :D :D

Ah oui, il fallait deviner les virgules ! C'est mon problème la ponctuation ! Merci beaucoup Earth !

 :oxo:
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Earth son le 06 Mars 2021 à 15:55:55
J’aurais dû préciser, en effet.  :)
Titre: Re : Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Loïc le 07 Mars 2021 à 00:16:15
Pour le fait que la première partie soit mal traitée, penses-tu qu'il serait judicieux de l'allonger et d'y apporter plus de détails avant l'arrivée au chalet ? Parler un peu de la vie du couple à Paris pour que ce soit plus accrocheur et surtout ( une remarque qui m'a été faite en privé) de mener cette partie comme un narrateur et de revenir à faire parler les personnages à partir des premiers dialogues ?

Hum, moi il m'a rien manqué vraiment. Je crois pas avoir vraiment besoin de la vie à Paris, c'est pas le coeur de l'histoire et je crois pas que ça soit important pour le développement du personnage. Peut-être étirer un peu le voyage plutôt que de le raconter très vite fait, mais au final l'histoire commence vraiment quand Espe sort de chez elle, le reste n'est que la construction qui permet d'y arriver.

Moi j'ai surtout un problème avec la phrase en elle-même haha.
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 19-2-2021]
Posté par: Claudius le 07 Mars 2021 à 08:29:27


Merci Loïc, j'ai posé cette question parce que j'ai eu un commentaire externe au forum qui m'a suggéré de muscler un peu cette partie.

Je ne suis pas trop pour, mais je voulais avoir confirmation. Je pense aussi que l'histoire n'est pas à Paris mais dans la montagne.

:) je vais m'y atteler.

 ;) ;)
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: Deadpool le 09 Juin 2022 à 08:59:44
Pour ma part j'ai vraiment aimé ....je ne puis pas grand chose pour l'écriture narrative...pas mon domaine.
J'aime la forme , le récit et la dimension poétique.....
À la fin j'ai imaginé que toi souris était
MISTER GINGLE !


La ligne verte. :)
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: Quijote le 09 Juin 2022 à 12:29:38
Bien,
Je vais quand même commenter au moins celui ou celle qui a pris soin de commenter mon premier texte court.  :bouquine:.... :zzz:
C'est un principe chez moi  :ned:

Les " essperts " 8|  qui se sont déjà exprimés ont à mon sens relevé certains points qui sont comme on dit des points de réflexion, au-delà bien sûr des fautes de frappes... :-¬? qui ne souffrent pas la moindre discussion, et la relative longueur du récit qui n'aurait pas à mon sens, souffert d'un petit élagage de langage.

Je me permets d'exprimer plutôt un ressenti global, une première impression, de celle comme on dit, qu'on n'a pas deux fois l'occasion de faire  :ninja:

Ca sent le vécu cette affaire là !
 Vie parisienne, jardin secret fréquenté depuis l'enfance, le départ en vacances, l'âme soeur rencontrée après moult pérégrinations, les petites disputes de nos petites vies...
Je trouve cela drôlement appliqué, des descriptions soignées, quasi un peu scolaire en la forme, ce qui immanquablement produit par moments des tournures probablement convenues, mais non dénuées de la touche poétique, d'un pouvoir d'évocation ( mon obsession  8| le pouvoir d'évocation...)|dont auquel que les copains ont déjà pointée ( merci les copains-ines

Dire que j'ai été surpris par la chute serait mensonge.
Le décor était planté avec l'aveu fait par le compagnon, de ses lectures;  indice à peine voilé que cette histoire finalement dramatique de vacances catalanes allait tourner vinaigre, au lieu d'un bon Banyuls frais !
La dimension fantastique du récit est un peu éventée par la révélation des lectures sulfureuses " du Ed ", qui ne contribue pas pleinement alors à conférer au récit, pourtant mené, après le préambule un peu longuet du départ et de l'arrivée, avec un certain souffle, justement à ce qui fait l'essence à mon sens  :ned:  du genre en question : un glissement plus ou moins progressif de la réalité, un dérèglement du climat du récit jusqu'à une singularité qui contourne le réel décrit, qui met à mal nos certitudes.
Aussi, ton final est sans ambigüité , la p'tite dame s'est réincarnée en souris . C'est plein de tendresse , c'est surprenant d'imaginer Ed devoir vivre avec ce secret : vivre avec une souris, au sens littéral du terme  :putainlafaute:!
 Fallait-il le dire ou travailler la narration de sorte à laisser planer un doute, ce doute qui fait souvent le sel, le piment même du fantastique, qui nous renvoie à cette question centrale :
 qu'est-ce qui n'est pas un songe dans la vie ?  ;)

Bien à toi  :lecon:

Quijote.

Titre: Re : Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: Claudius le 11 Juin 2022 à 12:26:14

Dearpool,

Quel honneur de voir remonter ce texte après tant de mois de repos :) merci.

Quijote

Un commentaire bien précis, dont je te remercie. C'est un de mes premiers textes, posté il y a des lustres, que j'essaie de remanier de temps en temps. Il est vrai qu'il végétait au fond du forum et que je l'ai un peu oublié.
Au départ il y avait une chute différente, mais au fil des commentaires je l'ai supprimée.

Je vais tenter de le reprendre, avec les quelques progrès que j'aie pu faire depuis mon arrivée ici.

Merci à vous deux d'avoir réveillé cette petite souris blanche en hibernation :)

Edit : un petit doute, vous avez bien lu la dernière version ? Soit le lien bleu qui y mène.
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: Deadpool le 11 Juin 2022 à 14:51:16
De rien misses GINGLE..
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: J. le 11 Octobre 2022 à 10:14:38
Coucou Cloclo. J'ai promis donc j'ai lu. Texte curieux, agréable à lire et à analyser. Bon, y'a eu quatre pages avant moi donc je vais pas enfoncer des portes ouvertes. J'ai bien aimé, que dire de plus ? (Merci de ne pas me frapper !  :D)
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: Claudius le 11 Octobre 2022 à 11:30:35
Erik

Grand merci pour ta lecture et d'avoir remonté ce texte, c'est un de ceux que j'aime le plus.

Jonathan,

Merci à toi aussi, pour ton commentaire.

J'espère que tous les deux vous avez lu la dernière version (le lien bleu) j'ai eu de l'aide efficace (enfin je pense) mais il y a toujours à revoir. Le temps passe et en revenant sur de vieux écrits (surtout après être passé ici) on se rend compte des lacunes. Mais il faut se poser pour y revenir.

 ;) ;) ;)
Titre: Re : Orage [nouvelle version du 08-03-2021]
Posté par: Stevius A le 11 Octobre 2022 à 11:52:40
Merci, c'est très émouvant.