Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: HELLIAN le 28 Octobre 2017 à 09:07:01

Titre: Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 28 Octobre 2017 à 09:07:01
J'ai apporté à ce texte les corrections de fond et de forme préconisées par Quaedam à qui je tiens à faire connaître ma reconnaissance pour la qualité et la pertinence de ses remarques.



Comment Dieu vint au monde



Ça faisait un bail  une paye, bref, un certain temps... On aurait aimé formuler les choses ainsi s'il y avait eu le temps. Mais justement, c'était le problème, de temps il n'y en avait pas, pas la moindre seconde, pas la moindre miette. Rien. Ni avant, ni pendant, ni après. Va-t’en exister, toi, dans ces conditions ! Quand tu existes, à chaque instant, tu te succèdes à toi-même. C'est ça qui est bien. Mais il faut du temps, juste un petit peu ; tu vois la difficulté ? Eh bien, Dieu, lui, rien à cirer, il existait quand même, comme ça...  Attention, ce n'était pas forcément facile pour lui, mais bon, il s'en tirait très bien tout seul. En fait, il n'avait pas trop le choix vu qu'il n'y avait personne pour l'aider. Même chose pour l'espace, il n'y en avait pas, même en cherchant bien, pas un petit coin perdu pour fumer une clope sans que ta femme te voie ou tout autre chose intime.
Eh bien Dieu, sans temps, sans espace, il y arrivait. Fortiche ! Bon, d'un autre côté, c'était quand même Dieu, ça peut s'expliquer. Cela dit, cette existence n'était pas sans inconvénients.
Le temps c'est surtout utile pour devenir, et devenir c'est la base de tout. Réfléchis, si tu ne deviens pas, tu restes con et quand c'est pour l'éternité, c'est vite lassant... Remarque, tout bien considéré, ce n'est pas un drame non plus ; quand il n'y a que toi au monde, tu peux être le plus con, personne le sait !
Donc à cette époque, Dieu était con, puisqu'il n'évoluait pas, faute de temps. Il y en a qui disent qu'il n'avait pas besoin d'évoluer puisqu'il était parfait. La belle affaire ! N'importe quel pape te confessera que la perfection est la version religieuse de la connerie. Tu es parfait dit le photographe à Dieu, ne bouge surtout pas  ! Flûte  ! pense Dieu, j'allais justement faire un petit truc, genre création du monde, mais bon, s'il ne faut pas bouger...
Au cas où tu deviendrais parfait, sache bien qu'après c'est foutu. Ne bouge même pas le petit doigt,  n’envisage pas de penser. La pensée est le début de la chute. Donc, Dieu qui était parfaitement con ne pensait pas. Il dormait et quand il ouvrait ses yeux divins, il ne voyait que lui et aussitôt se rendormait. Il faut comprendre que l'espace n'existant pas, Dieu n'était nulle part qu'en lui-même, c'est-à-dire partout puisqu'en dehors de lui, il n'y avait rien. Le pauvre, il n'aurait pas pu faire un pas sans se rencontrer et, c'est bien navrant à reconnaître, sans se marcher dessus. Mais Dieu ne marchait ni ne bougeait.

   Un jour, si l'on peut dire, il cligna des yeux, mais à l'envers puisqu'il dormait tout le temps,
et, l'instant d'un éclair qui fut peut-être une éternité, se dit qu'il était parfaitement inutile. Cette idée le bouleversa, mais craignant d'affronter cette terrible réalité, il retomba dans l'inconscience, fermement décidé à ne plus s'exposer à l'épreuve de son inanité. On s'interrogerait vainement sur la durée de cette sieste. Le fait est qu'arriva un autre clignement d’œil. Le choc fut rude de cette nouvelle confrontation avec lui-même, un peu comme si le néant tout entier était entré en lui.
Et Dieu qui était tout se sentit devenir rien. La sensation était nouvelle puisque pour la première fois il  devenait. On ne saurait dire évidemment s'il en tira satisfaction, mais ce qui est certain c'est que sa perfection en prit un coup  : incapable de se rendormir, il était là à se tourner, se retourner en lui-même. Une question simple le taraudait  : que faire  ? Jusqu'alors, l'ennui ne l'avait jamais saisi ni même taquiné. Une autosuffisance somnolente l'en avait préservé, mais l'insomnie modifia tout jusqu'à lui instiller un semblant de culpabilité peu compatible avec son état divin. C'est alors qu'il s'avisa d'un nouveau phénomène. Il se dédoublait. Son totalitarisme habituel l'avait jusqu'ici confiné dans une subjectivité sans égale, un égotisme rare et bien naturel, puisque à part lui, il n'y avait aucun objet à la ronde. Qui lui en aurait tenu grief  ? Sauf que cette fois, tout au fond de lui s'élevait une petite voix qui se faisait harcelante  :

  — Pauvre nul, tu ne vois pas que tu ne sers à rien  ?

   Ce dialogue intérieur qui au début l’avait agacé finit pas l’amuser, non pas tant par la familiarité du propos que par la perspective étrange qu'il en déduisait.  Il n'était plus seul et de cette présence germait la possibilité d'un échange. Il se surprit à attendre les réponses qu'à lui-même il se donnait, ce qui, soit dit en passant constituait non seulement une première ébauche du temps mais aussi de la schizophrénie. Impossible d'évaluer combien dura cet épisode, le mouvement des planètes n'existant pas, faute de planètes. Le seul cycle envisageable était celui d'un aller-retour de la pensée divine et nous serions bien ridicules à vouloir en donner l'équivalent à l'aune de notre chronologie. Ce qui paraît acquis aux théographes, c'est que l'intéressé y éprouva plus que du plaisir : de la jubilation. Il se dit même secrètement dans certains milieux autorisés que le bruit de fond de l'univers capté par les instruments de mesure les plus sophistiqués ne serait autre que les éclats de rire de Dieu  conversant avec lui-même.

   Cela faisait donc un certain temps que Dieu, débonnaire, s'entendait railler par cette partie dissidente de sa personne qui lui délivrait en permanence des théories fumeuses sur l'existence en soi, l'existence contingente et autres démonstrations inutiles. Mais vint un moment où Dieu dont la patience était pourtant sans limite, commença à s'irriter. Même lorsqu'il s'obligeait à ne pas répliquer, histoire de calmer le jeu, l'autre revenait à la charge avec un arsenal de questions sur la liberté du style :
   — Tu te prétends libre, mais un être qui ne vit que pour soi, en soi, et par soi n'a qu'une illusion de liberté !
Ou bien encore :
   —  Il n'est de liberté sans relation duelle entre l'objet et le sujet. Or toi, tu es les deux à la fois. C'est du grand n'importe quoi !

   Avoue sincèrement que tu aurais perdu patience  ! Eh bien Dieu, non. Il lui en fallait plus. Pour être précis, il éclata la fois où il fut mis au défi par cet autre lui-même de prouver qu'il existait. La réponse fut immédiate :
   —  Oust, du balai, y en a marre  ! comme ça, marmonna-t-il, tu vas vérifier que j'existe. 
   Ce fut une sorte d'accouchement furieux, une éjection sauvage de sa partie contestataire directement dans le néant. Cette colère devait se payer d'une terrible souffrance. Tout guerrier un peu sérieux te dira que s'amputer d'une partie de soi-même est une épreuve redoutable que l'on soit Dieu ou pas. Aussi poussa-t-il un cri déchirant de rage et de douleur. Certains initiés disent qu'il retentit encore dans l'univers et qu'à l'inverse de ce que prétendent des gens mal informés, loin d’être son rire c'est ce hurlement qui constitue le bruit de fond de l'univers.

   —  Non de Moi, qu'ai-Je fait, pensa-t-il ?

   Ayant quitté sa torpeur originelle pour un turbulent colloque avec lui-même, il n'était plus question pour lui de s’y replonger  : trop risqué, avec ce morceau de lui qui se baladait quelque part dans le néant. Et puis, faut-il te le confier, il avait finalement pris goût à la présence de quelqu'un et du même coup, n'ayons pas peur du mot, à la contradiction. En fait, maintenant, s'il y avait bien quelque chose pour lui ficher la pétoche par-dessus tout, c'était l'ennui.
Lui vint alors une sacrée idée. S'il avait pu par un phénomène spontané de scissiparité se débarrasser de cette partie de lui qui le gonflait, en s'y prenant bien il allait pouvoir rejouer le même tour. Mais bon, cette fois, un peu de maîtrise ne serait pas superflu au lieu de cette colère convulsive qui lui avait valu une migraine de compétition. Cette perspective lui redonna la pêche, le faisant sourire de béatitude. N'ayant guère de modèle et se méfiant cette fois de l'improvisation, Dieu qui avait acquis une grande capacité d'abstraction, échafauda toute une série de suites logiques d'une rare complexité où l'énergie s'organisait et se démultipliait selon des règles très compliquées qu'évidemment, il n'est pas possible d'expliquer, faute de temps...  Parfois, ce qu'il croyait percevoir faisait son bonheur, d'autres fois les hypothèses qu'il engendrait le faisaient flipper au point de lui ôter toute envie de progéniture. Mais tu sais ce qu'est le goût du jeu... Dieu avait envie de jouer. En se repassant des extraits des discussions interminables à l'origine de sa rupture intérieure, il finit par se convaincre que l'autre avait raison. Ça ne vaut vraiment pas le coup d'exister si l'on ne sert à rien. Un seul mot d'ordre s'imposa  : ne pas rester les deux pieds dans le même sabot. Place à l'action !

   Pris d'une frénésie créatrice, il s'arrachait des lambeaux de lui qu'il soumettait à des équations à mille inconnues et qu'il propulsait droit devant. Hélas, il lui fallut se rendre à l'évidence  : toutes ses tentatives échouaient. Ah c'est sûr, dès qu'il les balançait dans le néant, ça brillait autant qu'une fusée de feux d'artifice, mais après plus rien, elles s’étiolaient sans raison, sans même  le bruit d'un pétard. Un flop total  ! C'était contrariant, presque humiliant. On ne comptera pas la quantité d'univers avortés qui sont sortis ainsi du ventre de Dieu. Le nombre d'étoiles dans le ciel multiplié par celui des grains de sable sur la terre ne t'en donnerait qu'une faible idée. À l'évidence quelque chose clochait et Dieu, d'un naturel plutôt optimiste s'en désolait et tandis qu'il s'apprêtait à sombrer dans un nouveau marasme dépressif, comme pour lui remettre un coup au moral il entendit l'écho insupportable d'un rire moqueur. Quelque part dans la nuit, quelqu'un se réjouissait  de son échec.
   —  Je te l'avais bien dit, espèce de nul  !
   Dieu qui avait de la fierté ignora les sarcasmes. Il n'avait qu'un souci, comprendre, comprendre surtout pourquoi tous ses prototypes s'évanouissaient dès leur naissance. La réponse ne se fit pas attendre. Au bout d'une demi-éternité environ, elle lui parvint sous la forme d'un nouvel éclat de rire qui lui aurait écorché les oreilles s'il en avait eues  :
   —  Et ce sera toujours comme ça, ajouta l'autre.
C'était donc là l'explication, cette partie tombée de lui s'ingéniait à tout briser de ce qu'il entreprenait.
   —  Mais pourquoi fais-tu ça ?
   —  Réfléchis un peu, bourrique ! Tu sais bien que je suis une partie de toi
   — Et  alors ?
   — Alors ? Mais t'es un vrai crétin, toi  ! Peux-tu imaginer un seul instant qu'il y ait place pour deux bidules comme toi ? L' Absolu, c'est bien ton programme, idiot tout puissant !
Dieu qui commençait à s'habituer à la vulgarité de son interlocuteur, préféra ne pas relever.
   — Comment veux-tu qu'il en soit autrement ? C'est mon destin.
   — Eh le mien, c'est quoi  ? Hein, je fais quoi, moi pour exister  ? Deux absolus ensemble, tu vois le travail, pauvre tache  ?
   —  Je te le concède, ce n'est pas compatible !
   — Eh bien voilà, t'as tout compris, fallait bien que je me distingue. Du coup forcément, je suis le contraire de toi. T'avais qu'à pas te diviser, abruti !
   — J'avais pas le choix, tu le sais bien. C'était ça ou rien.
   — Peut-être, j'dis pas non, mais maintenant, faut assumer. Allez, salut, connard  !

  Dieu resta songeur. C'était donc lui qui faisait tout péter. Quel que soit le plan, la formule, il lui glisserait toujours un grain de sable qui mettrait tout par terre comme un château de cartes. C'est si difficile de construire et si facile de détruire. Aussi allait-il se résigner lorsque lui vint une autre sacrée idée. Soudain, tout lui sembla clair. Ses créations étaient vulnérables pour une simple raison  : il ne les défendait pas de l'intérieur. Parfaitement conçues certes, il leur manquait quelque chose, peut-être même l'essentiel. C'était encore une question d'énergie. Il les lançait et la mécanique s’enclenchait bien, mais une fois qu'elles avaient épuisé toute leur énergie cinétique, pfuit, plus rien ! En réalité l'autre n'avait pratiquement aucun effort à faire pour tout foutre en l'air. Il leur fallait une sorte de carburant interne, un truc qui brûle en permanence et ne cesse de se renouveler. Et c'est là qu'il l'eut son idée de génie. Le carburant ce serait... lui, lui avec cette volonté infinie d’être, d'être plus et plus encore, plus intensément, plus profondément. Oui, bien sûr, il y avait l'autre, en embuscade, mais s'il habitait sa création intimement, chaque fois que ce salopard ferait un accroc, une brèche, une blessure, il serait là présent au secret des structures les plus intimes pour recoudre, réparer, consolider, toujours et toujours. À chaque fois il aurait la parade.

   Alors Dieu prit une grande inspiration, comme un plongeur avant de se laisser aller dans le grand bleu, il se remplit de milliards de milliards de formules, se rétracta tout au fond de lui-même pour n'être plus qu'un minuscule point condensé d'énergie infinie où il n'y avait rien d'autre qu'une colossale volonté d'être, puis il se laissa aller, explosant dans toutes les directions, harmonieusement.



Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Cyr le 28 Octobre 2017 à 12:41:58
Il me semble que l'originalité est bonne dans la forme et l'idée de ton texte. Par contre cela manque un peu de concision, après avoir lu certains passages je me demande où tu veux en venir. Pour ce qui est de l'harmonie, j'ai l'impression qu'il y a 2 registres de langue l'un familier et puis un autre et on est amené à basculer de l'un à l'autre, ce qui n'est pas forcément déplaisant mais rend l'écriture peut-être plus difficile, non?
Enfin j'essaie d'apprendre aussi, en te lisant.  :-[
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 28 Octobre 2017 à 17:01:57
"  Par contre cela manque un peu de concision, après avoir lu certains passages je me demande où tu veux en venir "

Houston, nous avons un problème !
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Cyr le 28 Octobre 2017 à 20:33:06
Rire. J'ai vu que tu voulais réconcilier Dieu avec la théorie du big-bang.  :D
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 29 Octobre 2017 à 11:14:30
Ah ben tu vois, Quand tu  veux !
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Quaedam le 29 Octobre 2017 à 13:41:30
Salut Hellian.
Je vais essayer d'être constructive avec ton texte.
J'ai lu dans tes commentaires que tu avais une vue déficiente. Je vais relever des fautes d'orthographe et de « frappes ». Si, néanmoins il t'est impossible pour difficile de les corriger, n'en tient pas compte:)
De même, si mes critiques sont difficiles à lire parce que je cite beaucoup, n'hésite pas à me demander de remanier ce commentaire pour qu'il te soit bien intelligible.

Citer
Çafaisait un bail
Il manque un espace entre « ça » et « faisait ».

Citer
Çafaisait un bail, une paye, bref, un certain temps
J'aime bien la manière dont tu relativises le temps écoulé avec l'euphémisme « un certain temps » à la fin d'une gradation familière. Ca donne le ton du texte, assez humoristique.

Citer
Tu te succèdes à toi-même, C'est ça qui est bien
La virgule après « toi-même » devrait être un point.

Tu mélanges beaucoup les temps, ce qui brouille la cohérence du texte. Notamment « il existait quand même » surtout que cette phrase pourrait tout à fait être au présent à moins que Dieu soit mort.

Citer
La belle affaire ! n'importe quel 
Il manque la majuscule à « N'importe »

Citer
 si faut pas bouger
Je pense que la faute est volontaire, néanmoins, écrire « s'il faut pas bouger » ne gêne ni le rythme ni ne trouble le ton. A mon avis, le ton familier peut totalement emmagasiner cette correction.

Citer
Dieu qui était parfait et con
n'importe quel pape te confessera que la perfection est la version religieuse de la connerie.
Du coup dire que Dieu est parfait et con n'est-ce pas complètement un pléonasme dans ton récit ? Peut-être que l'ajouter entre deux tirets pour marquer ton insistance serait plus cohérent dans ton texte. Ou dire "parfaitement con" pourrait aussi ajouter du comique sans être un pléonasme.

Citer
Qui lui en aurait fait grief 
Je ne suis pas fan de l'expression « faire grief », « tenu grief » me semble plus juste.

Citer
Non seulement, il n'était plus seul,
Je ne comprends pas pourquoi tu coupes entre « Non seulement » et « il n'était plus seul ». Ca n'a pas de sens.
Ce "non seulement" est répété une phrase plus loin, ce qui alourdit ton texte sans pour autant construire de parallèle.

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 aller retour 
Il manque un tiret entre aller et retour

Citer
l'intéressé y éprouva plus que du plaisir, de la jubilation
Je mettrais un double point ici, puisque l'intéressé [dieu] éprouve de la jubilation au-delà du plaisir et non un sentiment au-delà de la jubilation (enfin je crois).

Citer
commença par s'irriter
Je remplacerai le « par » par un « à » qui me semble plus grammaticalement correct.

Citer
 un arsenal de questions sur la liberté du style
Alors là, je ne sais pas trop (parce qu'il y a pas mal de problème de ponctuation dans le reste de ton texte) : est-ce que tu n'as pas mis de virgule pour laisser planer le doute entre le « style » (la stylistique, la mode) ou « style » (« dans le genre de », « dans le style de », « par exemple »)?

Citer
tu es les deux à la fois  . C'est du grand n'importe quoi !
Deux espaces de trop entre « fois » et « c'est ».

Citer
 Certains initiés disent qu'il retentit encore dans l'univers et qu'à l'inverse de ce que prétendent des gens mal informés, loin d’être son rire c'est ce hurlement qui constitue le bruit de fond de l'univers
Hum... tu as donc induit ton lecteur en erreur :D

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 —  Non de moi, qu'ai-je fait,   pensa-t-il ?
Ca m'a fait rire. Bien trouvé^^
Par contre, je pense qu'une majuscule à Moi couronnerait le tout, puisque ce qui se rapporte à Dieu, est dans les textes classique et religieux, désignés avec une majuscule. D'ailleurs, ça pourrait s'appliquer à tout son texte pour jouer entre d'avantage entre le sacré et le prosaïque.

Citer
 en si prenant
En s'y prenant (avec un y)

Citer
Cette perspective lui redonna la pêche le faisant sourire de béatitude
Je mettrais une virgule entre « la pêche » et « le faisant » pour mieux découper la phrase et laisser respirer le lecteur.

Citer
dans un ciel de quatorze juillet
Alors, en tant que française, je comprends bien l'image. Mais c'est non seulement très anachronique (hors visiblement Dieu ne fait que des hypothèses sans « prédire » l'avenir dans ton texte, mais en plus, ce n'est pas très universel mais un texte qui l'est, lui).

Citer
qu'il y ait place pour   deux bidules comme toi 
Trois espaces en trop entre « pou » et « deux ».

Citer
 ?  c'est mon destin.
Un espace en trop entre le point d'interrogation et « c'est ».

Citer
lui vint une autre sacrée idée
Très beau jeu sur le sens de « sacrée ».

Citer
il se remplit de milliard d'équation pleines d'inconnues
Ca fait un peu trop échos à un passage juste au-dessus. Certes, cette fois, c'est lui qui se remplit, mais du coup, on a l'impression que Dieu s'apprête à refaire les mêmes erreurs et s'en va en direction d'un nouvel échec.

Citer
et d'amour,
Et d'amour ? Autant pour la volonté d'être, je comprends (il dispute, il s'ennuie, donc pourquoi pas) mais d'amour ? Ca sort de nulle part. On le voit se disputer mais à aucun moment il fait preuve d'amour dans ton texte. A aucun moment ses créations ne sont motivées par autre chose que de tromper son ennui ou de prouver à l'autre qu'il existe et qu'il peut le défier.

Globalement, ton texte est très plaisant à lire. Je suppose que pour la ponctuation tu n'y peux pas grand chose, mais ça a malheureusement tendance à brouiller tes intentions (même si la lecture dans sa globalité n'est pas trop perturbée).
J'ai bien aimé ton interprétation de la cosmogonie, c'est original et ton humour me plaît. J'ai adoré le mélange des registres parce qu'il est fait avec subtilité parfois et d'autres fois avec de gros sabots. ( Comme le « nom de moi » et « sacrée idée ».) Les références aux équations, à l'énergie cinétiques et d'autres touches de vocabulaire scientifique est très amusant et sous-entend le Big-Bang.

Merci pour cette lecture.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 29 Octobre 2017 à 16:34:57
Quaedam,

Je tiens à vous remercier tout particulièrement pour votre remarquable travail de correction aussi minutieux que pertinent.

J'ai fait mienne toutes vos observations, tant sur la forme que sur le fond.

Il est vrai que je ne peux en aucun cas me relire, me limitant à faire confiance à la reconnaissance vocale dont je me sers et qui, en dépit de ses défauts, s'avère d'un précieux secours. J'ai pu effectuer les corrections assistées d'une tierce personne. Quant à la lecture, elle m'est rendue possible grâce à un autre logiciel qui me délivre une lecture relativement correcte des textes sous format PDF. Je ne saurais trop bénir l'informatique sur laquelle je demeurerai illettré.

Encore une fois, grand merci.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Manu le 01 Novembre 2017 à 11:35:35
.

Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Quaedam le 01 Novembre 2017 à 17:59:13
Je suis contente de t'avoir aidé dans ce cas!
Au plaisir de te lire de nouveau :)
(La technologie, c'est formidable, je ne me serais pas doutée de ta mauvaise vue si je n'avais pas lu les commentaires ou tu en parles.)
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 06 Novembre 2017 à 12:55:41
Manu,

Je suis très sensible à tes compliments, ce d'autant  qu'ayant eu de mon côté le plaisir de lire certains de tes textes, force m'est d'admettre que ton commentaire est celui d'un connaisseur. Oui, j'admets que la création du monde est un truc assez ambitieux, mais je veux croire que s'il y a quelque chose ou quelqu'un à l'origine du projet, sa première qualité doit être celle de l'humour sinon, il n'aurait probablement pas fait un truc aussi tordu.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: txuku le 06 Novembre 2017 à 14:37:25
Bonjour

Un texte qui m a plu !!! ;D



J ai decide d abandonner l atheisme !!! ;D ;D
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Alan Tréard le 06 Novembre 2017 à 15:42:44
Bonjour HELLIAN,

Alors, pour ma part, j'interviendrai sur la narration.

J'ai eu un peu de mal à suivre le fil narratif de cette histoire, et je me demande s'il n'y aurait pas quelque moyen de faciliter ma compréhension des enjeux.

J'ai pu remarquer que tu faisais le jeu entre quelques mots d'humour et des questions plus métaphysiques, plus intellectuelles ou spirituelles.

Peut-être essayer de privilégier l'essentiel de ce que tu veux apporter à tes lecteurs te donnerait quelques pistes pour améliorer l'ensemble ?

Concernant le dialogue :

     —  Mais pourquoi fais-tu ça  ?
     —  Réfléchis un peu, bourrique  ! Tu sais bien que je suis une partie de toi
     — Et  alors  ?
   — Alors  ? Mais t'es un vr ai crétin, toi  ! Peux-tu imaginer un seul instant qu'il y ait place pour deux bidules comme toi  ? L' Absolu, c'est bien ton programme, idiot tout puissant  ?
Dieu qui commençait à s'habituer à la vulgarité de son interlocuteur, préféra ne pas relever.
    — Comment veux-tu qu'il en soit autrement ? C'est mon destin.
   — Eh le mien, c'est quoi  ? Hein, je fais quoi, moi pour exister  ? Deux absolus ensemble, tu vois le travail, pauvre tache  ?
       —  Je te le concède, c'est pas compatible  !
 — Eh bien voilà, t'as tout compris, fallait bien que je me distingue. Du coup forcément, je suis le contraire de toi. T'avais qu'à pas te diviser, abruti  !
  — J'avais pas le choix, tu le sais bien. C'était ça ou rien.
  — Peut-être, j'dis pas non, mais maintenant, faut assumer. Allez, salut, connard  !

C'est vraiment très mis en scène (on se croirait au théâtre), cela fait peut-être un peu trop la rupture avec le monologue intérieur de ton Dieu. Après, c'était peut-être l'effet recherché, donc à voir ce que vaut mon impression.

Et voilà, heureux de découvrir ce que tu écris, ça fait un peu de fraîcheur !
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 06 Novembre 2017 à 17:14:18
Merci pour ton appréciation et cette « fraîcheur » que tu as pue discerner. Il est vrai que des questions abordées, mine de rien, sont à la fois de caractère théologique et téléologique. Cela étant, j'ai délibérément voulu demeurer sur un registre apparemment non sérieux. D'un autre côté, je ne crois pas qu'il faille trop prendre la main du lecteur. À lui de faire le tri et peut-être de garder le cap en dépit des quelques petits récifs.

En tout cas merci beaucoup de ton passage.

Merci de bien vouloir excuser les éventuelles erreurs orthographiques. Ce commentaire est établi à l'aide d'une reconnaissance vocale, et je ne puis en assurer la correction en raison d'une déficience visuelle importante
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Alan Tréard le 06 Novembre 2017 à 17:40:41
Oui, très enrichissant ! Toutes mes amitiés.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Plulume le 07 Novembre 2017 à 20:48:08
Bonsoir,

J'aime ton texte, il me parle énormément. En fait, j'adore les théories improbables ou saugrenues sur le commencement de l'univers (Donc oui, tu partais gagnant au départ...).
C'est sacrément bien écrit et j'admire la justesse de tes réflexions. Le contraste entre le langage soutenu et familier est très fort.
Tu as tous mes encouragements :)

En espérant te lire une prochaine fois.

Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 12 Novembre 2017 à 13:40:54
Plulume,

Tes encouragements, et la façon dont ils sont formulés, me vont droit au cœur. Sincèrement. Merci.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: extasy le 13 Novembre 2017 à 18:48:01
Mmmmmh... Il y a quelque chose en moi qui se pose comme une vérité et qui me donne beaucoup de mal à m'investir dans la lecture d'un texte ayant pour objet quelque chose d'absolu : Dieu, l'Amour, le Bien, le Mal, la Création, etc. Il y a en moi ce préjugé qu'on ne peut utiliser une telle matière, l'Absolu, sans faire extrêmement attention et sans être extrêmement précis et pointilleux dans ce qu'on raconte. Alors, vu comme ça, un texte qui expédie de telles choses avec autant de facilité et de rapidité qu'ici, eh bien ce genre de texte finit toujours par m'apparaître comme un simple gribouillage, quelque chose qui (comme tu le dis d'ailleurs) manquera assurément du carburant qui lui aurait permis de "retentir".

Bon, il faut que je précise une chose, c'est que je ne vois Dieu ici que comme le symbole du Poète. Et ce poète, ou cet artiste, ou ce que tu veux, eh bien je suis ses pensées et sentiments intérieurs, mais sans les ressentir, sans pouvoir m'attacher à lui, à ce qu'il est, à ce qu'il aimerait être, cette déchirure, tout ça...
Pour être un peu plus précis, je trouve que (et entre parenthèses c'est là tout le problème selon moi, et tu verras que ce n'est peut-être un problème que pour moi, et que je me trompe, et que je préjuge encore) le ton que tu utilises en poésie tu l'as plus ou moins utilisé ici aussi. Ou peut-être ne devrais-je pas parler de "ton" mais de "méthode". Or, quoi que ce soit, ça fonctionne super bien en poésie, mais son application dans un texte long qui n'est pas de la poésie ne me convainc pas trop. Un peu comme si l'auteur avait tenu à distiller ses sentiments dans un texte de la même manière qu'il l'aurait fait en poésie, sans parfaitement encore adapter son style habituel à ce nouveau format. Quand je te lis en poésie, je vois comment quelques mots te suffisent pour évoquer beaucoup de choses fortes ; ici, j'ai ce sentiment gênant que ce sont les paragraphes, plus épais, qui tentent de faire la même chose, mais sans y parvenir. A mon humble avis bien sûr ! (et pire, cet avis n'est dû qu'à la réticence que j'ai à voir se se succéder de façon si simple des choses qui devraient pourtant être infiniment complexes : les sautes d'humeur de Dieu, c'est un enchaînement que je ne devrais pas pouvoir suivre aussi facilement ; même si je sais que ce n'est pas pour de vrai, qu'il faut "jouer le jeu", je n'y arrive pas : le complexe déroulé aussi simplement me file automatiquement l'impression que j'observe quelque chose de faux. Même si je comprends que Dieu n'est qu'une métaphore de l'Homme, qu'on ne parle pas vraiment de Dieu, qu'on dit une chose pour en exprimer une autre de manière détournée, que c'est une "technique d'écriture", je n'y arrive tout simplement pas :D )

Je ne sais pas si j'ai été clair, peut-être que rien de tout ce blaba n'a vraiment de sens, parce que c'est dur de mettre des mots sur un sentiment aussi vieux et aussi enraciné en moi, et généralement ce sentiment ne remonte consciemment jusqu'à moi qu'en me chuchotant : "c'est trop facile, il y a trop de libertés prises ici, je n'adhère pas", sans s'expliquer, sans exposer son pourquoi, sa raison d'être. Et c'est de là que me vient le sentiment que ce texte est encore à travailler.
Ce que j'ai dit sur le ton poétique que tu transférerais dans un texte plus long, ça aussi ce n'est qu'une autre simple impression qui me l'a suggérée, sans vraiment s'expliquer non plus. Il est donc tout à fait possible et même probable que je me sois gouré du tout au tout, à toi d'en juger. Après tout je ne suis même pas sûr de m'être clairement exprimé. 

Voilà, j'espère avoir quand même pu m'expliquer un peu. A la prochaine !
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 14 Novembre 2017 à 00:13:58
extasy,

Tu attends trop de ce texte ou plus exactement tu lui prêtes trop, trop d'intention, trop de prétention. Cela dit, j'ai bien aimé ta métaphore du poète. Elle peut marcher, c'est vrai, notamment dans la seconde partie où le personnage a fait le choix de s'investir dans sa création après de multiples ratages. L'idée d'un don de soi dans l'œuvre me paraît assez proche du mécanisme de création artistique. L'artiste se réalise, l'artiste advient lorsqu'il se fait démiurge. Or, souvent cette accomplissement  s'effectue au prix d'un déchirement intérieur…

Maintenant, cette petite nouvelle vaut à mon sens pour trois raisons : l'humour, car je crois qu'il y en a un peu, imagination, genre mythe fondateur (ah ouais, rien que ça) et une certaine qualité réflexive. Comme tu le vois, je n'y vais pas par quatre chemins, mais par trois.
 
L'humour… bon, je ne vais pas te faire un dessin. Imaginez un dieu qui ne se prend pas au sérieux me paraît être le moindre des blasphèmes et relève pour moi d'une forme de vénération.

L'imagination. Oui, c'est vrai, il y a là un petit clin d'œil au mythe fondateur. D'aucuns parleront de propositions cosmogoniques et tutti quanti.

La réflexion : les thématiques qui sont ici convoqués me sont particulièrement chers et de longue date. Désolé, mais la notion d'absolu m'est également particulièrement précieuse avec ses accessoires que sont le temps et l'espace et puis, cette intrigante chose que constitue la relation entre le sujet l'objet, entre le moi et le toi, etc., etc.

Alors, bien sûr je m'en serais voulu de sortir un propos philosophicomachinchose. D'abord parce que je trouve que les contes sont souvent plus éloquents que la philosophie et génèrent (la preuve !) plein de questions. Je voulais juste un petit truc apparemment léger, mais finalement pas tant que ça, apparemment sérieux, mais finalement pas tant que ça, apparemment drôle, mais finalement pas tant que ça. Vois-tu, mon Dieu  pardonnez-moi de péché par présomption – mais tant pis, j'y vais – vois-tu, comme pour le petit poème de tout à l'heure, ta réaction me prouve que mon gribouillage ne marche pas si mal que ça.

Cordialement.

Merci de bien vouloir excuser les éventuelles erreurs orthographiques. En effet ce texte est écrit au moyen d'une reconnaissance vocale et ma quasi non voyance ne me permet pas de corriger.

Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: extasy le 14 Novembre 2017 à 01:26:16
Oui je sais, je prête trop d'intentions aux textes en général, c'est pourquoi je suis toujours inquiet quand je laisse un commentaire, et souvent je m'embrouille plus qu'autre chose.
En tout cas je m'excuse pour le mot gribouillage, maintenant que j'y pense il pourrait être très mal interprété, mais je ne pensais pas à mal en l'écrivant. Simplement, sur le coup, j'ai pensé à ça puis je l'ai écrit, mais c'était plus à prendre dans le sens de "ceci n'est pas encore achevé", et pas dans le sens "ceci est du n'importe quoi".
Et ça va peut-être te faire sourire mais apparemment léger, puis pas tant que ça, mais en fait si, mais finalement non...  maintenant que tu le dis, je te comprends mieux, comme pour le poème de tout à l'heure ; mais comme pour le poème de tout à l'heure, je ne suis pas encore sûr d'être convaincu, je trouve toujours qu'il y a quelque chose dans ce balancement que tu décris qui me gêne un peu.

Puisque tu as posé trois raisons de valeur de cette nouvelle, je vais en profiter pour mieux exprimer ce qui me gêne dans le texte en exprimant ce qui me gêne séparément dans ces trois raisons :
 
L'humour : tu me diras peut-être que je me contredis, mais l'humour du texte ne me dérange pas tant que ça ; je le trouve un poil trop facile, c'est tout, mais globalement il pourrait m'aller.
La réflexion : là je suis clairement en faute, j'ai choisi de me concentrer sur l'une des thématiques supposées de ton texte alors que tu en exposais d'autres, c'est mon erreur d'interprétation.
L'imagination : c'est là où j'ai le plus de mal, parce que je n'aime pas du tout imaginer un mythe fondateur, je trouve que c'est un exercice tellement vain que tout l'intérêt qu'on avait pu porter à la tâche tombe en poussière à l'instant ou on croit finalement être arrivé à quelque chose. Comme je l'ai dit c'est un vieux sentiment. C'est finalement ce mythe, qui est le corps du texte, qui ne m'attire pas, et qui m'éloigne en quelque sorte de l'humour et de la réflexion. Bon finalement je ne fais que me répéter, et pire, je m'embrouille. Je n'arrive pas à exprimer de manière claire ce que je veux dire.

En tout cas c'est cool d'échanger, et ce que tu dis me fait mieux comprendre ta démarche.

A bientôt !

Ah oui, j'ai failli oublier : comment est représentée la ponctuation à travers la reconnaissance vocale ? Je demande ça entre autres pour savoir si lorsque j'insère une parenthèse, la reconnaissance vocale te le fait savoir, parce que j'ai l'habitude de mettre beaucoup de parenthèses.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 15 Août 2020 à 22:02:06
Je me suis permis de réactualiser ce vieux texte, ayant eu le plaisir de lire dans la section poésie un poème de Murex « les anges affamés » (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=35220.0) qui m'a semblé relever d'une inspiration assez proche.

Aussi, j'ai relu ce texte avec, je l'avoue, un certain plaisir et comme nombre des participants à la rubrique « prose» n'étaient pas là à l'époque, je me suis dit que cela pourrait être sympa de le leur faire partager…
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Acini Van Herst le 16 Août 2020 à 09:37:31
Salut Hellian c’est la deuxième fois que j’ouvre ton texte la première je m’étais arrêté au premier bloc de paragraphe je n’avais pas accroché l’humeur du moment ou très certainement je n’étais pas encore très éveillé. Cette fois j’ai tout avalé d’un trait et y ai pris plaisir pour l’anecdote. Il reste une ou deux erreurs espace incongru et majuscule si tu veux je repasse.une d’entre elles je présume une erreur me plait telle qu’elle est et attire d’emblée l’œil sur des répétitions du mot même: un de tes même a fini en « m ê m point». 4ème ligne « tu te succèdes à toi-mêm. » manque donc un e terminal. Ces redites ne m’ont pas forcement paru lourdes un jeu modifiant la graphie de l’une ou deux d’entre elles plus loin dans le texte et rappelant au lecteur la première soulignerait le phénomène de répétition tout en créant un lien complice narrateur lecteur. Simple suggestion sur laquelle je commence déjà à avoir un doute niveau pertinence. Par contre, je me posais une question sur ton logiciel de reconnaissance vocale, il te dit chaque fois saut à la ligne parce que souvent j'espace mon texte pour faciliter la lecture alors que dans ton cas un texte dense évitant certaine ponctuation et surtout ces sempiternels "point final saut à la ligne" qui doivent être on ne peut plus usant serait plus agréable à l'écoute. Autant te dire que je suis remonté les supprimer tout comme des parenthèses entre autres choses même les majuscules doivent d'ailleurs être dites par ton logiciel ou pas ce doit être bizarre faudra que j'en essaie un un jour pour me rendre compte. tu me diras si ma réorganisation de ce commentaire était judicieuse ou plus agréable à entendre niveau reconnaissance vocale ou si ça fait pipelet désolé de te transformer en cobaye smiley rougeaud de honte merci et au plaisir.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Cendres le 16 Août 2020 à 10:01:25
Merci pour ton texte.

J'ai constaté que tu as fait une faute de frappe au début :

"tu te succèdes à toi-mêm."

Tu as oublié le E de toi-même.
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 16 Août 2020 à 12:23:23
Acini Van Herst

Je te remercie pour ton sympathique commentaire. C'est vrai que je m'interroge sur la lisibilité de ce texte, non pas en raison des fautes de frappe que je n'ai pu totalement éliminée, mais sur sa fluidité… comment dire ? Philosophiques. Tu auras compris que l'idée, ô combien présomptueuse, était de proposer une sorte de mythe fondateur. J'en mesure l'ambition, voir l'aberration.

En ce qui concerne la reconnaissance vocale que j'utilise, il s'agit bien sûr de « NaturallySpeaking » alias DragonDictate dans sa version 15, laquelle est devenue un véritable outil bureautique que j'emploie régulièrement dans mon exercice professionnel. Bien sûr nous ne sommes pas encore au top de ce que l'on peut espérer. Toutefois, cette dernière version fait usage de la technique du deep Learning qui constitue un premier pas vers l'intelligence artificielle. J'attends avec impatience la prochaine version qui permettra très probablement une reconnaissance contextuelle plus ajustée. D'ailleurs, en ce domaine, la technologie Google semble déjà plus performante sauf qu'il n'est pas encore commercialisé indépendamment des applications « Google… ».

Bien amicalement


Cendres

Merci de ton passage et d'avoir ainsi participé à ma… théologie personnelle.

Oui, je suis bien conscient de ses imperfections scripturaires. Une amie m'a  très gentiment proposée de faire la toilette de ce texte est, bien sûr j'ai accepté avec reconnaissance.

Bien à toi
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Acini Van Herst le 16 Août 2020 à 12:44:01
Merci Hellian d'avoir bien voulu répondre à ma curiosité, sommes toutes professionnelle, étant aide-soignant, ça me permet de savoir quel logiciel tester pour mieux comprendre, si l'on peut dire.
Au plaisir
Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: Claudius le 16 Août 2020 à 18:24:28
Hellian,

C'est un texte d'une imagination débordante. Tu sais que je ne suis pas douée pour analyser les textes en prose, que je suis plus à l'aise en poésie, alors je ne commenterai pas en détail, mais juste sur le fond de cette petite digression sur Dieu.

J'y vois plus qu'une pirouette existentielle, peut-être une belle allégorie sur la solitude ?

En tout cas j'ai aimé la progression, même si j'ai dû relire pour m'en imprégner parfaitement? En tout cas je réitère un commentaire déjà prodigué ailleurs, tu as des styles si différents qu'il est agréable de te lire on est toujours surpris.

Amitié à toi (sans smiley)

Titre: Re : Comment Dieu vint au monde
Posté par: HELLIAN le 16 Août 2020 à 19:49:42
J'aime beaucoup la référence à la solitude. Peut-être serais-tu étonné de savoir que c'est précisément cette thématique de la solitude divine qui m'a inspiré ce texte. Cette solitude que Dieu lui-même ne peut ontologiquement supporter. Je pense que si le monde, l'univers, est l'œuvre de Dieu, c'est tout simplement parce qu'ils s'ennuieraient sacrément sans l'homme et consorts. Réciproquement, je crains que l'homme ne sombre dans la vacuité à force de condamner Dieu à l'inexistence…

Bien à toi