Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Mephisto le 08 Septembre 2017 à 19:06:16
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(Bon, je vous avoue, j'avais écrit ça à la suite d'une rupture amoureuse xD, je n'ai jamais vraiment poursuivit le truc mais bon, j'aimerais avoir quelques ressentis, quelques petits avis, voir si l'aspect glauque/bizarre ressort bien ou non !)
MAJ réécriture (chapitre 1 dispo)
«Mon œuvre s'ouvre enfin »
-Somptueuse...élégante...extravagante. Mon œuvre s'ouvre enfin.
Il n'y avait qu'une lumière grésillante dans cette cave miteuse et souillée d'excréments de rats. Elle vacillait de tout côté lorsque celle-ci, esclave de son propriétaire, recevait ses coups. Elle éclairait ce qu'on appellerait une femme enchaînée contre un mur froid, sans âme et sans chaleur. Rien qu'un mur aussi rassurant que l'unique compagnie humaine aux mains gantées et au visage partiellement masqué. Le regard est soi-disant le reflet de l'âme, qu'on y trouve cette infime particule au plus profond des prunelles. Alors, le masque ne dévoile que l'amertume. Un homme assis sur un tabouret fixait la jeune femme encore endormie. De ses yeux bleus émanait un étrange désir. Pour patienter, l'homme passa du temps sur Facebook, à liker les photos de profils de ses amies féminines, inaccessibles et cruelles, maquillées par l'amour. Ce faux bonheur dessiné par un sourire ignorant, aux côtés de leurs mecs au visage éteint dans le cendrier du mensonge et de la vantardise.
Jamais la flèche de Cupidon n’atteignait cet homme, jamais il ne trouvait chaussure à son pied. Rien qu’un masque. Nous portons tous un masque. Nous masquons ce qui ne peut être révélé, les facettes reniées de nos personnalités imparfaites. Nous avons peur d’être démasqué, d’être mis à nu, d’etre trahis par nos pupilles exposées au grand jour. Et si je vous disais que l'amour le trompait, le manipulait et le ramenait toujours à la même position : la souffrance. Qu'avait-il de si repoussant ? Qu'avait-il de moins que les autres ? C'était une question à laquelle seul le destin, le foutu destin, avait une réponse. Mais pendant qu'il défilait son fil d'actualité, il reçu un appel son vieil ami Geoffrey, qui lui disait :
« -Yo mec ! Tu fais quoi ce soir ?
-Plan Q.
-Putain mec, tu vas arrêter de sauter tout ce qui bouge ?
-Faut bien suivre le mouvement.
-Toi qui disais que la baise était aussi distrayante qu'un candidat de télé-réalité...
-Statistiquement, il y a plus de chance de tomber sur la bonne en en baisant une centaine qu'en attendant qu'elle ramène son petit cul dans ta vie.
-Ça se tiens. »
Ayant écourté la discussion, coupé par le bruit des chaînes provoqué par les spasmes de sa victime. Une chienne plongée dans ses rêves. L’homme releva la tête, puis, jugea bon de patienter encore un peu. Il fit un tour sur tous les sites de rencontres présents sur son smartphone et offrit des cœurs a toute celle qu'il jugeait à son goût. Évidemment, aucune ne souhaitait offrir le leur. Comme d'habitude. Ce fut seulement après quelques minutes que la victime se réveilla enfin, les yeux directement plongés dans ceux du ravisseur :
-Qui...qui êtes vous ?
-Le père Noêl. Il est arrivé une couille à mon traîneau.
-Que….quoi ?
-Fausse manip', continua t-il tandis que son couteau piquait son pouce, ça a fait boum quand votre tacot et le mien se sont rencontrés. Du coup pour éviter les problèmes, je t'ai rammené ici.
-De… mais...mais…,en hurlant elle ajouta, qu’est ce que tu m’as fait ?
-Oh, rien du tout. Ce ne sont que des chaînes et une cave. Tu ne te souviens pas avoir signé pour 50 nuances plus caverneuse ?
-Mon dieu...a l’aide ! Au secours ! Cria t-elle
-Ferme ta gueule !
-Pitié ! Ne me fais pas de mal je t’en supplie ! Pitié !
L'homme rangea son smartphone et se leva de son tabouret, allant chercher un masque sur une table Ikéa au nom imprononçable. Parce qu'il jugeait bon d’impressionner sa victime avec quelques tours de passe-passe appris par ses confrères youtubeurs, celui-ci fit tournoyer son couteau autour de sa main droite, et, en se rasseyant brusquement devant sa victime, il apposa le masque sur la tête de la victime :
-Dis moi, c’est que tu es très mignonne avec ce masque !
-Je t’en supplie...libère moi...
-Ce masque te vas à merveille, oh ! Tu sais, tu aurais dû penser à l’ajouter à ta tenue quotidienne.
-Ne me viole pas...pitié….
-Te violer ? Il jongla avec son couteau, cela n’aurait aucun sens. Tu es mon œuvre, ma création, le résultat d’un long processus interne qui atteint maturation. Voyons, je ne veux pas souiller un tel travail. Tu m’appartiens, tu es à moi. En revanche, si tu cries, je n’aurais d’autre choix que de te faire crier un peu plus.
-Pourquoi...pourquoi moi...
-Il n'y a rien de plus beau que toi dans ce monde. Ces petites poignées d'amour...fit-il en parcourant le corps de la femme de la pointe de son couteau tel un peintre avec son pinceau, ces hanches bien dessinées...
-Je t’en supplie...je t’en prie...
-Tu sais que tu as ce don de toujours bien porter les masques ? Comme si, d’une manière ou d’une autre, tu adorais tromper le monde. Tu es fascinante, Juliette. Fas-ci-nante. Je ne regrette pas de t’avoir choisi.
Juliette se mit à pleurer, même le masque blanc ne pouvait cacher sa terreur, son angoisse, ses larmes. Tout dégoulinait.
-Tes larmes sont tristement exquises...Enfin, j’imagine que j’ai ton attention, maintenant. Tu ne montre qu’une façade aux yeux des autres, cette beauté, cette douceur, cette gentillesse, cette élégance, cette intelligence. Que se passe t-il lorsque le masque tombe ?
-Par pitié...
-Tu es l’unique personne à savoir qui tu es, à savoir quel mal tu as fait.
-De quoi parlez vous...
-Oh tu ne le sais pas encore, mais tu sais très bien qui je suis.
-Non...laisse moi m’en aller...
-Hélas ! Tu seras à moi, rien qu'à moi. Moi je te promets que tu le seras.
« Trop tard est encore tôt. »
Qu'y a t-il donc de plus beau que l'amour ? Je vous mets au défi de me contredire. L'amour est un sentiment naturel, incontrôlable, qui naît sans avoir été conçu. Il offre à son géniteur des sensations, des émotions, des désirs qu'au delà de son espérance, ce dernier n'avait jamais été cherché. L'espérance est comme ce brave guerrier barbu, menant le bataille tel un condamné à mort dans sa dernière prière, luttant contre la déception et pour la rédemption. Non, je ne parle pas de la Liberté. Elle ne se manifeste que dans l'esprit de ceux qui sont aveugle. Personne n'est totalement libre, car si l'on ne bride pas la nature de l'homme, celle-ci dépasserait toutes les limites morales. L'amour réciproque est le seul vrai amour. L'homme amoureux espère être aimé. La haine apporte l'amour. L'amour apporte la haine. Un cycle infini et scellé ? Non. Il y a ceux qui refusent la dure réalité. On peut faire naître l'amour là où il y a des cendres. Je dirais que c'est un Phoenix.
Pourquoi est-ce que l'on parle vous et moi ? Ou plutôt, pourquoi suis-je le seul à parler, pourquoi m'écoutez vous ? Ais-je raison ? Personne ne détient la Vérité absolue, ou alors, il y aurait des milliards de cadavres pourrissant en attendant que les vautours leur ôtent la vie. Triste réalité, car à ce que je vois, vous avez déjà pleuré la mort d'innocents tués pour l'irrespect de cette même vérité.
Je vous parle, mais vous ne connaissez rien de moi. Vous ne connaissez rien de lui. Qui était donc ce psychopathe ? Qui suis-je ? Il n'y a pas de valeur à le savoir. La folie est en chacun de nous. Que feriez vous par amour, par refus de solitude ? Peut on blâmer un homme amoureux ? Trop de questions, trop de flou dans vos esprits. Ce flou n'est qu'une parcelle des émotions de la victime: une bousculade de questions comme une star affublée d'une multitude de photos, rapide, irritante et indigeste. Oui, les photos ne se mangent pas. Dans le cas inverse, il y en aurait des obèses. Mélangez cela à de la peur, cette hallucination du coin de l'oeil qui guette votre dernier soupir. Une faucheuse ? Voyons, tout ceci n'est que du folklore ! N'empêche que la mort n'est jamais loin.
-Libère moi…
-On a dit quoi ? On ne parle pas de liberté dans ma cave.
-Je veux au moins savoir à qui je parle..,
-A quoi ça te servira ? Tu n'iras nulle part.
-Je t'ai fait du mal ?
-Devine. Dans les dizaines de mecs à qui tu a le brisé le coeur. Lequel d'entre eux souhaiterait te le faire payer ?
-Jack...Paul...Jordan...Miguel...Francis ?
-T'a couché avec un habitué du PMU ?
-Ce n'était qu'un coup d'un soir. Du coup...je sais pas.
-Et ben tant pis pour toi. C'était ta dernière chance.
-NON ! ATTENDS ! JE VOIS QUI TU ES !
-Trop tard.
-SI ! Tu es le brun ténébreux avec qui j'étais si proche..
-Hmm, continue.
-T'étais doux, gentil avec moi. T'avais beaucoup de charme mais…
-Mais quoi?
-Je n'éprouvais rien pour toi...dans mon couple, j'étais perdue. Je ne savais plus si je l'aimais encore ou plus du tout.
-Ahaha ! Voilà où ça t'a conduit ! Tu te souviens des nuits qu'on a passé ensemble ? Des caresses, des câlins, de ce baiser torride ? Et après tu viens me dire que tu veux que ça s'arrête, que tu ne ressens rien pour moi ? Moi je n'y crois pas. Je sais que tu es amoureuse de moi, mais par je sais quel code moral à la con, tu continues de baiser avec ce mec. Lui ne t'aurais jamais attendu autant que moi. Lui ne t'aimes que parce que tu baises bien. Lorsqu'il ne t'auras plus, une autre fille te remplaçera.
-Il était là avant toi. Tu es entré dans ma vie...tu es arrivé trop tard.
-Trop tard est encore tôt.
« Je suis ton ombre »
Quelques jours s’étaient écoulés. Les journalistes crachaient déjà leur compassion hypocrite envers la famille de la disparue et déclarèrent la chasse ouverte. Alerte enlèvement. Ce fut amusant de comparer l’homme recherché et le véritable coupable. Là, tranquillement assis dans son canapé, ce dernier souhaitait simplement s’informer pendant le premier quart temps du match de Hockey de son équipe préféré. L’un des rares occidentaux à apprécier ce sport. Il aimait voir des hommes s’entretuer pour un vulgaire palet, une si petite et infime chose. Il s’identifiait souvent aux joueurs, lui, armé de sa crosse et de son palet, qui essaye parmi les obstacles de marquer un but. Plus clairement, si le palet était ses sentiments, sa crosse sa séduction et le but la fille de ses rêves...tout ceci prend bien son sens, je me trompe ?
Le duo de journaliste racontait que Juliette avait été enlevé aux alentours de 21 heures, un Mardi. C’était une étudiante. Aucune de ses amies n’étaient au courant d’un éventuel conflit que Juliette aurait pu avoir avec quelqu’un ou quelque chose. La première piste fut ses proches, mais elle fut rapidement abandonnée. Alors, la police fouillait dans ses dossiers, à la recherche d’un psychopathe en liberté, fraîchement libéré après vingt ans passé derrière les barreaux, tout frais payés, tandis que sa vingtaine de victime pourrit sous cinq mètres de terre.
Le loup et l’agneau, la fable du psychopathe, laissez moi vous la conter. Le berger a le devoir de guider et protéger son bétail, lui interdire de gambader dans les zones interdites, de s’égarer dans la forêt. Lorsqu’il faillit à son devoir, le petit agneau, libre de tout, explore les limites des interdites. Il finit mangé par le loup. Le loup s’empare de l’agneau, l’agneau devient loup. Vous voyez, les animaux sont l’image parfaite et explicite de la nature humaine. En l’occurrence, ce n’est pas un psychopathe que nous recherchons ici.
Après s’être informé, l’homme que je vais appeler Z, prépare une assiette de pâte carbonara. Il y met une pincée de sel, de poivre, du parmesan, et descends nourrir le petit agneau qui dort dans sa cave, enchaîné, à sa merci. Tombée de fatigue, l’homme caressa ses cheveux et la réveilla, tendrement. Elle demeurait toujours nue et sa chair de poule ne la trahissait pas. Z fit la mou, s’empara d’une couverture et la recouvrit. Ensuite, il s’assit sur un tabouret, et s’approcha d’elle
-Tu es réveillée ? Je suppose que tu as faim.
-Détache moi...cela fait des jours que je suis ici, attachée.
-Tout ceci n’est qu’une métaphore.
-Que veux tu dire ?
-Tout comme toi, j’ai été attaché à toi, collé au mur, nourrit à l’amour et à l’espoir. Regarde, je me porte plutôt bien !
-Les pâtes sont un symbole d’amour ?
-Tu connais tes classiques non. La belle et le clochard ? Maintenant, mange.
-Détache moi simplement…
-Ouvre la bouche.
-Qu..quoi ?
Z planta sa fourchette au milieu de l’assiette, entoura les pattes autour puis la fit manger. Malgré la peur qu’elle éprouvait pour lui, son regard fut rivé sur lui, empli à la fois de haine, d’incompréhension et...d’attirance. Elle essayait de se remémorer qui était son ravisseur, à travers le souvenir que provoquait ses yeux à la fois démoniaque et apaisant. Elle n’y parvint pas. Pourquoi était il à la fois si menaçant et à la fois attentionné ? Quel était son but ?
-Si je te promets que je ne te fuierais pas...tu me détacheras ?
-Encore faudrait il que j’ai confiance en toi, et c’est loin d’arriver.
-Pourquoi tu me dis pas qui t’es ?
-Mes yeux ne te rappellent donc rien ? C’est la seule et dernière chose que tu verras dans ce monde, ce regard, la seule chose que tu trouveras à ton goût, tout comme l’amour que je t’ai porté. Tu seras rempli de ce désir que ta question ait une réponse. Tu n’auras plus que ça en tête et rien d’autre. Dans mes yeux, un jour, tu trouveras la réponse. Et mes yeux seront alors ton unique but au monde.
-Tu as de beaux yeux..
-Je m’en fous qu’ils soient beau, je veux que tu lise leur message, leur histoire, depuis le jour où tu les a observé jusqu’à celui où tu les a fait pleurer. Alors tu comprendras. Pas facile, n’est ce pas ? Les hommes ne sont pour toi qu’une barre de chocolat, qu’on ouvre, qu’on dévore, et qu’on jette à la poubelle. Tu es guidée par ton sexe, par le besoin de satiété, de nouveauté, de t’envoler. Or, tu n’a jamais sû attérir, comme un drogué, tu ne fais que monter en dose, monter en force, jusqu’à ne plus jamais ressentir la réalité. La réalité ? Tu veux que je te fasse un dessin ?
Brusquemment, Z attrapa une feuille de papier sur le plan de travail qui se trouvait dans la cave, et y gribouilla quelque chose. Sa victime, confuse, déboussolée, ne dit plus un mot. Qui était donc cet homme qui avait percé au plus profond de son égo ? Z lui mit le dessin sous le nez.
Il l’avait dessiné elle, sublimement, parfaitement, comme s’il se souvenait exactement des moindres courbes de son corps, comme s’il en avait rêver toute sa vie. Elle semblait marcher dans la rue, seule avec son ombre. Une ombre qui n’était pas la sienne. L’ombre, c’était lui. D’un ton glacial, il ajouta :
« Je suis ton ombre »
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une approche assez intéressante par contre je doute que sociopathe soit le terme juste pour décrire ses actions mais je peux me tromper...
Le karambit est un très bon choix! J'approuve énormément.
J'aime bien la manière d'écrire il n'y a pas d'artifice c'est assez brut et j'aime ça. De plus ce texte correspond bien à la série des textes courts, il n'y a pas de suite à écrire ou en tout cas je n'en attends pas.
Brefun bon texte et je trouve ça très intéressant merci pour ce texte!
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Merci d'avoir lu ! Je comptais peut être poursuivre et approfondir un peu plus l'histoire mais vu qu'elle a été écrite sur un coup de tête, j'ai pas vraiment réfléchi à quelque chose de plus concret xD
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a célébrité ? Je te l'offre dans la mort. »
Qu'y a t-il donc de plus beau que l'amour ? Je vous mets au défi de me contredire. L'amour est un sentiment naturel, incontrôlable, qui naît sans avoir été conçu. Il offre à son géniteur des sensations, des émotions, des désirs qu'au delà de son espérance, ce dernier n'avait jamais été cherché. L'espérance est comme ce brave guerrier barbu, menant le bataille tel un condamné à mort dans sa dernière prière, luttant contre la déception et pour la rédemption. Non, je ne parle pas de la Liberté. Elle ne se manifeste que dans l'esprit de ceux qui sont aveugle. Personne n'est totalement libre, car si l'on ne bride pas la nature de l'homme, celle-ci dépasserait toutes les limites morales. L'amour réciproque est le seul vrai amour. L'homme amoureux espère être aimé. La haine apporte l'amour. L'amour apporte la haine. Un cycle infini et scellé ? Non. Il y a ceux qui refusent la dure réalité. On peut faire naître l'amour là où il y a des cendres. Je dirais que c'est un Phoenix.
Pourquoi est-ce que l'on parle vous et moi ? Ou plutôt, pourquoi suis-je le seul à parler, pourquoi m'écoutez vous ? Ais-je raison ? Personne ne détient la Vérité absolue, ou alors, il y aurait des milliards de cadavres pourrissant en attendant que les vautours leur ôtent la vie. Triste réalité, car à ce que je vois, vous avez déjà pleuré la mort d'innocents tués pour l'irrespect de cette même vérité.
Je vous parle, mais vous ne connaissez rien de moi. Vous ne connaissez rien de lui. Qui était donc ce psychopathe ? Qui suis-je ? Il n'y a pas de valeur à le savoir. La folie est en chacun de nous. Que feriez vous par amour, par refus de solitude ? Peut on blâmer un homme amoureux ? Trop de questions, trop de flou dans vos esprits. Ce flou n'est qu'une parcelle des émotions de la victime: une bousculade de questions comme une star affublée d'une multitude de photos, rapide, irritante et indigeste. Oui, les photos ne se mangent pas. Dans le cas inverse, il y en aurait des obèses. Mélangez cela à de la peur, cette hallucination du coin de l'oeil qui guette votre dernier soupir. Une faucheuse ? Voyons, tout ceci n'est que du folklore ! N'empêche que la mort n'est jamais loin.
-Libère moi…
-On a dit quoi ? On ne parle pas de liberté dans ma cave.
-Je veux au moins savoir à qui je parle..,
-A quoi ça te servira ? Tu n'iras nulle part.
-Je t'ai fait du mal ?
-Devine. Dans les dizaines de mecs à qui tu a le brisé le coeur. Lequel d'entre eux souhaiterait te le faire payer ?
-Jack...Paul...Jordan...Miguel...Francis ?
-T'a couché avec un habitué du PMU ?
-Ce n'était qu'un coup d'un soir. Du coup...je sais pas.
-Et ben tant pis pour toi. C'était ta dernière chance.
-NON ! ATTENDS ! JE VOIS QUI TU ES !
-Trop tard.
-SI ! Tu es le brun ténébreux avec qui j'étais si proche..
-Hmm, continue.
-T'étais doux, gentil avec moi. T'avais beaucoup de charme mais…
-Mais quoi?
-Je n'éprouvais rien pour toi...dans mon couple, j'étais perdue. Je ne savais plus si je l'aimais encore ou plus du tout.
-Ahaha ! Voilà où ça t'a conduit ! Tu te souviens des nuits qu'on a passé ensemble ? Des caresses, des câlins, de ce baiser torride ? Et après tu viens me dire que tu veux que ça s'arrête, que tu ne ressens rien pour moi ? Moi je n'y crois pas. Je sais que tu es amoureuse de moi, mais par je sais quel code moral à la con, tu continues de baiser avec ce mec. Lui ne t'aurais jamais attendu autant que moi. Lui ne t'aimes que parce que tu baises bien. Lorsqu'il ne t'auras plus, une autre fille te remplaçera.
-Il était là avant toi. Tu es entré dans ma vie...tu es arrivé trop tard.
-Non, je suis arrivé au bon moment. Ton rêve était de devenir célèbre non ?
-Oui…
-Alors la célébrité, je te l'offrirais dans la mort.
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Bonjour Mephisto
D'un point de vue psychiatrique, je qualifierais + ce charmant monsieur de paranoïaque que de psychopathe. Si tu veux, tu peux lire des choses sur le délire érotomaniaque (c'est un des types de délires des paranoïaques). De fait, le personnage masculin semble s'être attaché aux moindres détails qu'il interprétait comme des preuves irréfutables d'amour ; il a développé une passion extrême pour la jeune femme ; puis une haine extrême. Il y a de beaux scénarios qui ont été construits sur les délires érotomaniaques ; ton texte a ceci de particulier qu'on arrive d'emblée dans le dénouement.
Sur la forme, je n'ai rien de particulier à redire sur ce texte, il y a quelques belles formules et le ton brut sonne juste par moments. Sur le fond par contre, je trouve qu'on ne saisit pas assez bien quel est le but de l'auteur, quel est l'intérêt de tout ça (cela dit c'est peut-être juste une forme de défouloir, mais dans ce cas c'est qqch qui perd beaucoup d'intérêt à mes yeux). Désolée pour le côté négatif de mon commentaire... Tu abordes un sujet particulier, qui peut déranger. Parce que pour l'instant, ça fait très "viol punitif". Je trouve que ça se sent que tu ne sais pas vraiment ce que tu veux en faire. Après, ce n'est que mon avis... Je n'ai jamais été fan du gore pour le gore, de l'horreur pour l'horreur, la haine pour la haine... Je préfère quand il y a qqch derrière, un rebondissement particulier, un message, un sens à donner (pas forcément dans le sens moralisateur du terme mais pour que qqch se construise à travers l'histoire qui est racontée).
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Ca a été écrit sur un coup de tête, comme dit plus haut, je ne comptais pas en faire quelque chose de concret, mais pourquoi pas un de ces quatre, le retravailler ! Merci pour ton commentaire en tout cas, je prends note ! En prenant du recul, oui, je suis d'accord avec toi, il manque un fond, parce que c'était juste l'expression d'un sentiment de haine quand je l'écrivais, j'voulais expulser quelque chose quoi ^^
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c'était juste l'expression d'un sentiment de haine quand je l'écrivais, j'voulais expulser quelque chose quoi
C'est ce que j'avais perçu. Ce n'est pas du tout blâmable en soi et l'écriture est géniale pour exorciser les émotions. Mais je trouve qu'un texte destiné à des lecteurs doit avoir d'autres intérêts que la haine. Merci pour ta réponse :)
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Je n'ai pas destiné cet écrit à de la haine pur et dur mais à une certaine façon de voir les choses, enfin mon but n'est pas d'inciter à la haine mais de comprendre que le sentiment amoureux et l'amour peut faire mal :) et que certaines personnes peuvent dépasser les limites :)
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Je suis d'accord avec ce qui a été dit au-dessus, le titre "sociopathe" ne colle pas vraiment avec la pathologie que semble avoir développé ton narrateur. Il s'agit bien d'érotomanie.
Niveau psychologique, tu as bien su rendre le trouble de cet homme et ce, de manière crescendo. On arrive à un point culminant de perversité et de folie en fin de texte. De même, on réalise clairement qu'il a un problème et l'on ressent fortement le danger de la situation, la détresse de la victime qui se retrouve en fait face à un mur qui ne l'entend pas.
Je dirais un peu comme Ariane plus haut, que l'on a du mal à comprendre les tenants et les aboutissants de ton texte. As-tu seulement voulu décrire une scène de violence entre cet homme malade et cette femme ? Si c'était le cas, la gratuité de la chose me paraîtrait un peu gênante. Quoi que l'on puisse écrire sur des sujets multiples et variés, parfois dérangeants.
Donc ma question est : dans quelle perspective narrative racontes-tu cet évènement dans toute sa crudité ?
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Pardon, je n'avais pas lu la réponse que tu as formulé à Ariane.
Peut-on réellement parler d'amour ici ? Cet homme est-il réellement amoureux de cette femme ? Ne serait-ce pas plutôt un désordre mental plutôt que de l'amour qui le pousse à agir de la sorte ? Peut-on raisonnablement penser qu'un homme amoureux pourrait agir ainsi et parler ainsi à une femme qu'il aime ? J'en doute.
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Hello,
Je reviens sur les commentaires précédents, je sais pas si ce mec est psychopathe, on ressent vachement le fait qu'il a peur de se retrouver seul, qu'il cherche à tout prix à nouer des liens pour ne pas rester seul, c'est pas vraiment un comportement de psychopathe. A la fin il veut que la nana lui appartienne, la forcer à l'aimer limite, ca fait pervers narcissique je trouve, ce mec à une blessure narcissique certaine. C'est limite touchant, il a besoin d'amour et ne sait plus quoi faire pour se sentir aimer, allant jusqu'à passer à l'acte, mais du mauvais côté de la barrière.
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Katell tu as compris, c'est exactement ça. Il est désespéré d'avoir aimé et de la "perdre". Il veut aimer au plus profond de lui et cette fille est la seule qui compte pour lui.
Non, ce texte n'est pas dans un but de divulger de la haine gratuite mais de faire réfléchir. Aimer est un sentiment fort qui peut blesser et changer une personne du tout au tout.
En tout cas je vous remercie à tous de l'avoir lu et je le retravaillerais/poursuivrais peut être un jour :)
@Soulyne Yep, erreur de ma part, c'est un trouble obsessionel compulsif (T.O.C). Son but n'est pas réellement de lui faire du mal même si le texte le laisse paraitre, il veut lui faire comprendre qu'elle lui appartient désormais, parce qu'il l'a aimé et que même si elle l'a "trompé/manipulé", jamais il n'en aimera une autre, et il est prêts à tout pour la garder.
Erotonomie est autre chose pour moi, c'est être convaincu d'aimer et d'être aimé en retour. Lui ne l'est pas réellement puisqu'il veut la "forcer" à l'aimer.
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Coucou.
En fait je suis psychiatre (pour de vrai) et je t'assure que ce n'est définitivement pas un TOC. Un TOC porterait sur des idées dont le patient reconnait le caractère stupide ou excessif (par exemple peur des germes) suivies d'une compulsion d'exécuter un rituel (par exemple se laver les mains pour la 150ème fois de la journée).
Ici ça ressemble plus à la phase finale d'un délire érotomaniaque, après la phase de désillusion. Ce qui ne veut pas dire que l'auteur (car ça semble d'inspiration autobiographique ? concernant la forte déception amoureuse) est parano, ou se faisait des films avec la jeune femme, bien au contraire. Mais dans ta fiction, tu pousses à l'extrême ce que peut donner l'espoir puis cette douleur de la déception amoureuse. C'est qqch de fréquent et d'intéressant d'explorer en fiction ce qu'un ou des sentiment(s) peut donner en le poussant à l'extrême. Du coup là où la réalité se rapproche de sentiments malheureusement fréquents, la fiction s'approche de la folie. Mais cette folie serait bel et bien le délire érotomaniaque avec initialement une phase de doute, puis une phrase d'illusions, et enfin une phase de désillusion extrêmement violente qui peut pousser au suicide ou au meurtre (ou de "la forcer à l'aimer", ce qui tu l'avoueras n'est pas non plus topissime !!).
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Merci pour l'éclaircissement ! En ce qui me concerne en tant qu'auteur, j'ai juste cherché au plus profond de moi ce que je pouvais sortir, à la suite d'une rupture, de plus noir. Et c'est ce qui en est sorti. Je souhaitais expulser ça, mais je ne souffre d'aucun trouble psychologique dû à une déception amoureuse, je te rassure. Je suis même resté ami avec cette personne :)
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Je sais bien, c'est pour ça que j'insistais sur le fait que même si on tient tant à diagnostiquer le personnage, ce n'est que l'effet d'amplification de la fiction qui fait qu'on frise la folie ; à la base on sent bien que les sentiments sont authentiques et d'un autre ordre.
"Faire ressortir ce qu'il y a de plus noir", pour le coup c'est réussi, et ça peut être top comme exutoire ; mais quand on aborde des thèmes comme ça, c'est vrai que ça dérange qu'il n'y ait pas + de fond. Mais aucun souci si ton but était le simple exutoire. En tout cas pour ce qui est de l'écriture, l'ambiance était très bien retranscrite ; il manquait juste le fond.
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C'est ce que je voulais savoir, si l'ambiance était vraiment présente, en ce qui concerne le fond, j'aimerais trouver quelque chose de sympa mais pour l'instant je trouve rien ^^
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Si tu cotoies toujours la personne et que ce que tu as écris est un peu autobiographique mais poussé à l'extrême oui ca peut confirmer que.... tu l'aimes toujours ahah et que tu espères toujours un retour à ton amour déchu quelque part, ça fait un peu érotomane, le fait de penser qu'une personne t'aime dans le fond, mais n'ose pas l'assumer, ou ne s'en rend pas compte ou pas encore.
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La vraie histoire est bien plus complexe xD Je cotoie toujours la personne que j'ai aimé parce que nous étions très proche et complice. On a essayé mais ça n'a pas marché. Je l'aime toujours mais d'une autre façon, en tant qu'ami :).
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Courage à toi!
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C'est gentil à toi, merci !
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Bonsoir Mephisto, je vais être franc, j'ai adoré et par moment s'est érigé un superbe rictus au coin de mes lèvres. Car je trouve ton sociopathe plus burlesque que glauque, un peu comme une comédie horrifique et ses répliques sont juste à mourir de rire si on veut comme moi les percevoir à un degrés autre. ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D
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Bonsoir Mephisto, je vais être franc, j'ai adoré et par moment s'est érigé un superbe rictus au coin de mes lèvres. Car je trouve ton sociopathe plus burlesque que glauque, un peu comme une comédie horrifique et ses répliques sont juste à mourir de rire si on veut comme moi les percevoir à un degrés autre. ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D
mdr ce n'était pas de base l'effet désiré, contrairement à certains autres textes ! Mais content que ça t'ai plus :)
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Ajout du chapitre 2 "Trop tard est encore trop tôt" et chapitre 3 "Je suis ton ombre" BONNE LECTURE !
ps: modification du titre, encore une ébauche, c'est juste mieux que d'afficher une maladie psychologique qui n'est pas du tout la bonne ;)
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Bonjour Mephisto,
J'ai lu les ajouts mais de nombreux passages étaient beaucoup trop embrouillés pour moi. De plus, on change de narrateur ou de point de vue de façon pas très claire : dans l'ensemble, on se situe toujours globalement du point de vue de Z ? Mais parfois à la première personne, parfois à la troisième... Au total, peut-être que je me trompe mais je n'ai pas l'impression que tu saches beaucoup mieux vers où tu souhaites mener ton histoire.
Je pense aussi que le regard de l'auteur (je dis bien l'auteur et pas le narrateur) n'est jamais neutre pour un tel sujet et que le lecteur le ressent forcément. Que ressens-tu, toi, pour Z ? Une fascination un peu glauque ? De l'empathie ? Du mépris ? Veux-tu décrire sa folie ? Veux-tu que le lecteur s'attache à lui ? Veux-tu que le lecteur le déteste ? A la fois tu accentues des traits de caractère qui semblent complètement fous chez Z, et à la fois on dirait que tu essayes de le défendre. Là encore je trouve que ta position n'est pas assez bien définie pour que tu arrives à faire passer un message à ton lecteur.
Au total, je continue de ressentir un certain malaise en lisant ton texte. Je continue de penser qu'un tel sujet (car pour moi on est en plein dans l'agression sexuelle, même s'il n'y a pas (encore?) de viol, clairement la nana attachée toute nue au mur d'une cave, crois-moi elle est déjà traumatisée) ne peut pas être traité n'importe comment. Mais chacun ses goûts et si c'est ton souhait de rester dans la gratuité je vais arrêter de rabâcher les mêmes choses :-[ et te laisser écrire tranquillement ^^ !
Bon courage pour la suite.
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Il n'y a aucun interdit pour moi. Sur wattpad on trouve des textes élogieux sur le terrorisme, une histoire d'amour entre une femme esclave et un terroriste, justemment parce qu'il est terroriste. Ici, je ne traite pas du viol ni même de l'agression sexuelle, je traite d'un homme brisé par l'amour et la femme qu'il aime, le danger du sentiment amoureux, le mal qu'il peux te faire et à la fois le bien. Le point de vue est comme tu le dis assez confus, et ça c'est voulu, nous ne savons pas qui est le narrateur et c'est le but, le narrateur se sert de l'histoire de Z et on comprend qu'il en fait presque l'éloge, qu'il le comprend.
Mon regard sur cette oeuvre est personnel, Z est le côté le plus sombre de moi, comment te dire. Ce que l'amour peut nous faire, ce que j'ai cherché au plus profond de moi afin de l'écrire sur le papier. Encore une fois, je n'ai aucun probleme psychologique, ce n'est pas parce que tu écris un personnage qu'il l'est que tu l'es toi même (le silence des agneaux? Memento? Split? A ce que je sache, ils n'ont pas de problemes ^^), je me suis simplement servie de mon expérience et des émotions pour écrire. Je veux que le lecteur le comprenne, c'est tout. Bien sûr que je le défends, sinon il n'y aurait aucun intérêt, je veux dire par là que je n'veux pas stigmatiser et enfermer ceux qui souffrent réellement de ce problème, c'est un texte qui cherche à faire réfléchir, enfin, j'essaye :).
Certes, la jeune fille est sûrement traumatisée, mais regarde et même lot le silence des agneaux, parfois, une fille peut tomber amoureuse d'un dangereux psychopathe. Et ce n'est pas une agression sexuelle, mais un kidnapping. Et non il n'y aura pas de viol, car le but n'est pas de faire l'éloge de quelquechose qui me répugne, mais de pointer quelque chose. Si tu trouves que ce texte est trop cruel à tes yeux, je suis désolé, mais pourtant il n'y a quasiment rien de choquant là dedans, enfin, je ne crois pas. Tu peux traiter ton sujet comme tu le veux homme comme femme, du moment que ça ne tombe jamais dans la gratuité et non, ce n'est pas de la gratuité. Si tu veux que j'écrive de la gratuité, le sujet aurait déjà été violé et tué par exemple.
Désolé pour ce gros pavé, il fallait que je te réponde sur certains points. En tout cas merci pour ton point de vue et merci d'avoir lu, le débat est toujours ouvert :)
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Petit up :)
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Salut ! :)
Corrections d'abord :
Il n'y avait qu'une lumière grésillante dans cette cave miteuse et souillée d'excréments de rats .
Espace avant le point et pas après.
De ses yeux bleus émanaient un étrange désir.
émanait
inaccessible et cruelle, maquillée
pluriels
-Putain mec, vas tu arrêter de sauter tout ce qui bouge ?
vas-tu
-Ça se tiens. »
se tient
-Qui...qui êtes vous ?
êtes-vous
Le père Noêl.
Noël
les problèmes, je t'ai remmené ici.
ramenée
-De…(perdue, la victime se mit à trembler) mais...mais...mais QU'EST CE QUE TU BRANLES ?
qu'est-ce que
Tu ne te souviens pas avoir signé pour 50 nuances plus caverneuse ?
caverneuses. 50 en chiffre n'est pas élégant si tu ne fais apparaître que c'est un titre dans ta typo. Et même, chez certains c'est rédhibitoire.
-Je suis à poil en plus ! Relâche moi connard !
Relâche-moi
-Ne me viole pas...pitié….
espace à ajouter. Quatre points après pitié...
Maintenant dis moi que tu te souviens de moi ! Dis moi ce que tu m'as fait !
dis-moi, deux fois
Ais-je raison ?
Ai-je
Peut on blâmer un homme amoureux ?
-Libère moi…
Peut-on
-Je veux au moins savoir à qui je parle..,
faute de frappe sur les points
-Devine. Dans les dizaines de mecs à qui tu a le brisé le coeur
le en trop.
Lui ne t'aimes que parce que tu baises bien. Lorsqu'il ne t'auras plus, une autre fille te remplaçera.
t'aime, t'aura, remplacera
Le duo de journaliste racontait que Juliette avait été enlevé aux alentours de 21 heures, un Mardi
journalistes, enlevée, mardi
Le loup et l’agneau, la fable du psychopathe, laissez moi vous la conter.
laissez-moi
une assiette de pâte carbonara.
pâtes
Tombée de fatigue, l’homme caressa ses cheveux et la réveilla, tendrement.
Tombée semble se reporter à "l'homme", il faut modifier pour qu'on comprenne même à l'oral.
la mou
la moue
-Détache moi...cela fait des jours que je suis ici, attachée.
Détache-moi
-Que veux tu dire ?
veux-tu
-Détache moi simplement…
Détache-moi
nourrit à l’amour et à l’espoir.
nourri
entoura les pattes autour puis la fit manger.
pâtes
le souvenir que provoquait ses yeux à la fois démoniaque et apaisant. Elle n’y parvint pas. Pourquoi était il à la fois si menaçant et à la fois attentionné ?
provoquaient, démoniaques, apaisants, était-il
Or, tu n’a jamais sû attérir,
su, atterrir
a célébrité ? Je te l'offre dans la mort. »
La
Plus en profondeur :
Elle vacillait de tout côté lorsque celle-ci, impuissante, recevait les coups ingrats de son propriétaire.
Cette phrase est assez étrange, j'imagine la lampe tabassée par le proprio de la cave, je ne comprends pas. Le "ingrats" est obscur aussi.
L'étrange homme assis sur un tabouret, fixait la jeune femme encore endormie.
"L'étrange homme" l'épithète en premier accroche pas mal à la lecture, ça sonne bizarre.
Pour patienter, l'homme passa son temps sur Facebook,
"passa son temps" je trouve ça étrange dans le contexte, on a l'impression d'une durée longue et très floue en même temps, mais qui pourrait durer plusieurs jours. "du temps" serait plus naturel, ou autre. "Passer son temps", pour moi, ça sonne comme une habitude plutôt qu'un état immédiat.
au visage éteint au même endroit que le joint de leur rencontre
Comparaison bancale "au même endroit que le joint" c'est assez obscur. "le joint de leur rencontre" on doit faire un effort d'imagination pour comprendre. La phrase entière résonne mal avec le précédent "maquillée par l'amour" qui était plutôt tendre et évocateur, pas assez fort pour être d'une ironie efficace, et donc y a une impression d'incohérence entre les deux phrases.
jamais ce qu'il croyait être enfin la bonne ne l'était.
Je comprends l'effet de répétition souhaité mais comme la proposition n'a pas la même structure que la précédente ça échoue. C'est très bancale et on dirait plutôt "celle" que "ce" à part si tu veux continuer sur l'objectification de la femme, mais dans ce cas ça ne passe pas parce qu'on lutte déjà pour comprendre la proposition, et ça ne fait qu'ajouter un trouble à la lecture.
« -Yo mec ! Tu fais quoi ce soir ?
-Plan Q.
-Putain mec, vas tu arrêter de sauter tout ce qui bouge ?
-Faut bien suivre le mouvement.
-Toi qui disais que la baise était aussi distrayante qu'un candidat de télé-réalité...
-Statistiquement, il y a plus de chance de tomber sur la bonne en en baisant une centaine qu'en attendant qu'elle ramène son petit cul dans ta vie.
-Ça se tiens. »
Le dialogue est vraiment pas mal dans son rythme, par contre on dirait plus un dialogue oral (bien maîtrisé !) qu'un échange sms.
L'inversion sujet verbe du "vas-tu" sonne bizarrement pour moi, mais ça me fait penser au québecois, du coup c'est peut-être pour ça. Si toi ou tes personnes sont québécois ça passe du coup :mrgreen:
Ayant écourté la discussion, entendant le bruit des chaînes provoqué par les spasmes de sa victime, tel un chien rêveur, celui-ci releva la tête, puis, jugea bon de patienter encore un peu.
La phrase est un peu longue, je pense que tu peux essayer de redécouper l'action pour qu'on la suive en même temps que ton perso. La métaphore du "chien rêveur" est incongrue mais intéressante et assez imagée. Par contre son introduction "tel un" sonne artificielle et elle perd toute son impact.
-De…(perdue, la victime se mit à trembler) mais...mais...mais QU'EST CE QUE TU BRANLES ?
Les parenthèses passaient pour la narration interne du personnage, mais là ça fait vraiment commentaire extradiégétique, ça casse l'immersion complètement. La réaction agressive plutôt qu'effrayée sonne faux. Les majuscules ne sont pas nécessaires, c'est le moyen cheap de faire comprendre qu'elle crie. ^^
-Je suis à poil en plus ! Relâche moi connard !
La colère est vraiment étrange, je pense qu'elle a plus de problèmes que lui. Une réaction appropriée serait la terreur plutôt. Cette terreur peut s'exprimer dans l'agression verbale, mais là on n'a aucun indice sur ce fait donc ça fait vraiment bizarre, ça allège presque la situation. Genre on se dit "oh elle a pas l'air d'avoir peur, ça doit pas être si grave du coup". Elle ne semble absolument pas perturbée ou effrayée par sa nudité, plutôt scandalisée et énervée, c'est assez absurde.
-Ah non. On va imposer quelques règles. Si tu cries, je te fais mal. Si tu souris, je te fais du bien. Tu vois, rien de compliqué.
Trop brutal, ça va trop vite. On n'a pas le temps de comprendre le personnage, on essaie de s'y projeter mais on n'y croit pas, on ne voit que l'auteur qui écrit ce personnage sans y croire trop. On a besoin d'indices, si d'un point de vue interne, des émotions de la part de la victime ou de l'agresseur, si d'un point de vue externe, d'indices quant aux états d'esprit des persos : illisible et froid (ou contenant une certaine excitation) pour l'agresseur, effrayée (ou en colère mais c'est étrange) pour la victime. Là on n'a rien, on ne comprend pas les enjeux de la scène, la tension ne se construit pas, ce n'est pas effrayant parce que la victime est sur l'agression bravache, que l'agresseur ne donne pas l'impression d'exercer la moindre emprise sur elle à ce stade du texte. Du coup on ne croit pas aux persos ni à la scène, on a juste l'impression qu'il s'agit d'un fantasme décontextualisé posé à l'écrit, sans aucune pensée pour un éventuel lecteur. Ce qui échoue donc à provoquer un autre effet qu'une légère hébétude, sceptique.
-Espèce de taré ! Va crever !
Pareil, la tension échoue complètement. Aucune empathie pour la victime, réactions incompréhensibles face à un inconnu dans un scénario d'agression sexuelle, avec viol et meurtre à la clé (pas forcément dans le texte mais dans le stéréotype habituel de ces situations), en situation d'impuissance et de vulnérabilité. Si elle a les tripes de l'insulter c'est qu'elle est bien plus atteinte que lui ^^
L'homme rangea son smartphone et se leva de son tabouret, allant chercher un karambit sur une table Ikéa au nom imprononçable.
Les détails du quotidien tombent comme un cheveu sur la soupe. Ces détails ne sont pas un problème en soi, mais comme la situation parait déjà si irréelle, leur présence paraît vraiment forcée.
Parce qu'il jugeait bon d’impressionner sa victime avec quelques tours de passe-passe appris par ses confrères youtubeurs, celui-ci fit tournoyer le couteau autour de sa main droite, et, en s'asseyant brusquement devant sa victime, il posa le bout de la lame contre la poitrine de la victime :
Tourner en dérision l'agresseur avant qu'il ait prouvé être quelqu'un de dangereux (même sa victime ne le considère pas ainsi) c'est vraiment assassiner à bout portant la tension/l'horreur de ton texte ^^
Répétition de victime.
-Dis moi, es-tu aussi bonne que tu en as l'air ? (un sourire malsain se tissa sur ses lèvres)
-Qu'est ce que tu vas me faire…(le visage empli de peur)
Les commentaires en parenthèses achèvent définitivement tout espoir d'immersion ^^ La peur apparaît brutalement à la vue du couteau, c'est un peu con. Pour pousser l'anxiété du lecteur, il aurait fallu jouer sur l'anticipation de la victime : est-ce qu'il a un couteau ? est-ce qu'il va me violer ? Finalement les intentions du texte sont extrêmement floues : on ne sait pas si on doit entrer en empathie avec l'agresseur, comme le laissait présumer le début du texte, ou avec la victime dont les réactions sont trop peu réalistes et qu'on n'a perçoit que du point de vue de l'agresseur. Du coup on n'entre pas en empathie, avec aucun des deux, on observe des comédiens répéter une scène.
-Moi ? Nan, je suis pas ce genre de mec. Tu vois moi, je suis le mec soft, celui qui respecte les femmes, qui ne tente rien quand elle dit non. Mais la gentillesse ne paie pas, alors j'utilise un autre moyen.
-Alors pourquoi me foutre à poil?
-Il n'y a rien de plus beau que le corps d'une femme. Ces petites poignées d'amour...(fit-il en parcourant le corps de la femme de la point de son couteau), ces hanches bien dessinées…
-Relâche moi !
-Tu resteras là tant que je l'aurais décidé. T'a un mec, non ?
Tout ce passage pue le cliché : la fille qui se repose entièrement sur son hypothétique mec pour s'en sortir et pour menacer, le fétichisme du corps féminin par le personnage homme qui en profite pour le commenter, quasiment en adresse directe au lecteur comme pour le faire fantasmer... Le tout respire l'immaturité et le stéréotype :/ Dans cette situation je la verrai plus menacer l'agresseur de représailles judiciaires/policières ou j'essaierai de apitoyer en désespoir de cause je pense. L'argument du copain tueur pourrait être balancé en tant qu'ultime rempart, ridicule, mais qui ne prêterait pas à rire si le lecteur comprend qu'il est motivé par le désespoir. La victime est toujours beaucoup trop véhémente et énergique dans ses propos, à ce stade ça fait longtemps qu'une personne normale paniquerait franchement (se débattre, frapper s'il s'approche, crier de toute ses forces à l'aide) ou aurait la voix brisée, serait intimidée et donc plus léthargique, avec des phrases courtes et laborieuses qu'elle se forcerait à prononcer pour demander avec angoisse ce que le type compte faire d'elle.
-Il t'aime ?
-Bien sûr qu'il m'aime.
Pourquoi elle lui répond XD ? Admettons qu'elle soit en colère, il n'y a aucune raison pour qu'elle saisisse la perche tendue par l'agresseur en lui donnant une emprise sur elle. ça aurait été pour moi le moment le plus propice pour déclencher sa colère et son refus de coopérer.
-Ta gueule ! Maintenant dis moi que tu te souviens de moi ! Dis moi ce que tu m'as fait !
-J'ai rien fait ! Je sais pas qui tu es !
-Tu trouvais ça marrant de tester d'autres mecs hein ? Tu trouvais ça marrant de faire ta désirable hein ? Tu sais ce qui se passe maintenant ? Tu es à moi !
-T'es complètement taré ! A l'aide !
-Ferme ta gueule ! Tu sais très bien qui je suis. Pendant que tu baisais encore avec ton mec, tous les jours, tu cherchais ailleurs : tes petits signes, tes manies, tes jeux de séduction. Ton bonheur me rend fou, ce mec ne t'aime pas comme je t'aime ! Tu ne m'aimes pas ? Moi je vais t'aider.
-TU TE TROMPES ! JE NE TE CONNAIS PAS !
-Tu seras à moi, rien qu'à moi. Moi je te promets que tu le seras. Parce que si l'amour n'a pas voulu de moi, je l'ai traqué. Tu es l'amour que je recherchais. Tu es celle que j'ai traqué. Tu n'as pas voulu de moi. Tu n'auras plus le choix.
Ce dialogue provoque encore une fois le malaise, pas parce qu'il est glauque ou dérangeant, mais parce qu'en admettant que le texte semble nous orienter plus vers la mise en empathie envers l'agresseur qu'envers la victime, ce petit discours vu et revu sur la culpabilisation et la sexualisation des meufs on sait pas trop comment le recevoir. A ce stade les deux persos sont peu engageants : l'une est agressive, plaintive, et se cache derrière son petit ami, l'autre est un gros agresseur sexuel machiste fantasmé tourné en dérision par le texte qui ne semble effrayé qu'à grand peine sa victime. Il faut qu'au moins l'un des deux personnages accroche le lecteur pour qu'il veuille connaître la suite de l'histoire ! ^^
Qu'y a t-il donc de plus beau que l'amour ? Je vous mets au défi de me contredire. L'amour est un sentiment naturel, incontrôlable, qui naît sans avoir été conçu. Il offre à son géniteur des sensations, des émotions, des désirs qu'au delà de son espérance, ce dernier n'avait jamais été cherché. L'espérance est comme ce brave guerrier barbu, menant le bataille tel un condamné à mort dans sa dernière prière, luttant contre la déception et pour la rédemption. Non, je ne parle pas de la Liberté. Elle ne se manifeste que dans l'esprit de ceux qui sont aveugle. Personne n'est totalement libre, car si l'on ne bride pas la nature de l'homme, celle-ci dépasserait toutes les limites morales. L'amour réciproque est le seul vrai amour. L'homme amoureux espère être aimé. La haine apporte l'amour. L'amour apporte la haine. Un cycle infini et scellé ? Non. Il y a ceux qui refusent la dure réalité. On peut faire naître l'amour là où il y a des cendres. Je dirais que c'est un Phoenix.
La rupture de rythme est bienvenue, ça fait comme une respiration soudaine, on peut engranger la première scène et l'assimiler.
Qu'y a t-il donc de plus beau que l'amour ? Je vous mets au défi de me contredire.
Contredire une question rhétorique c'est déjà vachement audacieux, je pense pas que ton défi arrêtera un individu prêt à le faire ^^ Plus sérieusement, il faudrait que tu fasses une affirmation pour qu'on la contredise, la question rhétorique ça marche pas là.
Parler de "géniteur" (ce qui veut dire "papa" on est d'accord) de l'amour est assez obscur, d'autant que tu précises de façon un peu confuse que l'amour "n'a pas été conçu" ce qui est une contradiction, mais le reste passe. Le thème de la pulsion est abordé, et le paragraphe réflexif ne résiste pas si on travaille un peu le sujet, on ne sait pas encore trop comment le prendre : si c'est une vision directe de l'auteur ou si c'est le personnage qui parle/pense, ce qui confirmerait le point de vue interne de l'agresseur, peu clair jusqu'à maintenant. Pour renforcer l'impact de la comparaison au Phoenix, je l'annoncerai d'un air sentencieux un peu plus tôt, genre "L'amour est un Phoenix." mystérieux et tout et après tu files ta métaphore jusqu'à parvenir à la conclusion. Là c'est comme une trouvaille un peu tirée par les cheveux qui n'est soutenue que par les quelques dernières phrases du développement, dont la conclusion a peu d'impact du coup.
La majuscule a Liberté, pour moi, attire inutilement l'attention, sauf si c'est un thème plus tard développer dans le texte.
Pourquoi est-ce que l'on parle vous et moi ? Ou plutôt, pourquoi suis-je le seul à parler, pourquoi m'écoutez vous ?
Interpellation du lecteur qui confirme le point de vue interne. Je conseille donc de retravailler en profondeur la première partie, du point de vue interne de l'agresseur, en décrivant ses impressions, sentiments, attentes etc. ce qui pourrait laisser entrevoir ses motivations avant un dialogue explicatif moins élégant.
Ais-je raison ? Personne ne détient la Vérité absolue, ou alors, il y aurait des milliards de cadavres pourrissant en attendant que les vautours leur ôtent la vie. Triste réalité, car à ce que je vois, vous avez déjà pleuré la mort d'innocents tués pour l'irrespect de cette même vérité.
Je n'ai pas du tout compris ce passage.
Je vous parle, mais vous ne connaissez rien de moi. Vous ne connaissez rien de lui. Qui était donc ce psychopathe ? Qui suis-je ? Il n'y a pas de valeur à le savoir. La folie est en chacun de nous. Que feriez vous par amour, par refus de solitude ? Peut on blâmer un homme amoureux ? Trop de questions, trop de flou dans vos esprits. Ce flou n'est qu'une parcelle des émotions de la victime: une bousculade de questions comme une star affublée d'une multitude de photos, rapide, irritante et indigeste. Oui, les photos ne se mangent pas. Dans le cas inverse, il y en aurait des obèses. Mélangez cela à de la peur, cette hallucination du coin de l'oeil qui guette votre dernier soupir. Une faucheuse ? Voyons, tout ceci n'est que du folklore ! N'empêche que la mort n'est jamais loin.
Ce passage commence à un semblant d'auto-justification du personnage avec la figure classique du "je suis plus proche de vous que vous ne le pensez", mais en plus d'être un poncif, celle-ci en particulier donne l'impression de vouloir compenser une exposition bancale. Je serai d'avis de supprimer cette facilité narrative et de travailler en profondeur l'exposition du personnage en partie un.
La suite du passage, avec les photos, est assez flou, mais on peut voir le lien avec les réseaux sociaux et les images féminines qui obsèdent le perso sur ces réseaux. Dans ce cas ce lien vaudrait le coup d'être expliqué et mieux exposé, cela pourrait ajouter une dimension "critique de la société décadente" au personnage, motif souvent retrouvé chez cet archétype de l'agresseur fou, mais qui peut fonctionner, surtout que ça résonne avec le thème d'une façon... hum... contemporaine, ce qui est intéressant et assez nouveau à ma connaissance ^^
A partir du moment où il parle de peur, ça ne veut plus rien dire "Mélangez cela à la peur [...]" oui et ? Y-a pas de chute, même pas de points de suspension ^^ C'est complètement gratuit. ^^ Qu'est-ce que ça donne si on mélange ça à la peur ?! :'(
-Libère moi…
-On a dit quoi ? On ne parle pas de liberté dans ma cave
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Intéressant le rappel à la Liberté du laïus du coup.
-Libère moi…
-On a dit quoi ? On ne parle pas de liberté dans ma cave.
-Je veux au moins savoir à qui je parle..,
-A quoi ça te servira ? Tu n'iras nulle part.
-Je t'ai fait du mal ?
-Devine. Dans les dizaines de mecs à qui tu a le brisé le coeur. Lequel d'entre eux souhaiterait te le faire payer ?
-Jack...Paul...Jordan...Miguel...Francis ?
-T'a couché avec un habitué du PMU ?
-Ce n'était qu'un coup d'un soir. Du coup...je sais pas.
-Et ben tant pis pour toi. C'était ta dernière chance.
-NON ! ATTENDS ! JE VOIS QUI TU ES !
-Trop tard.
-SI ! Tu es le brun ténébreux avec qui j'étais si proche..
-Hmm, continue.
-T'étais doux, gentil avec moi. T'avais beaucoup de charme mais…
-Mais quoi?
-Je n'éprouvais rien pour toi...dans mon couple, j'étais perdue. Je ne savais plus si je l'aimais encore ou plus du tout.
-Ahaha ! Voilà où ça t'a conduit ! Tu te souviens des nuits qu'on a passé ensemble ? Des caresses, des câlins, de ce baiser torride ? Et après tu viens me dire que tu veux que ça s'arrête, que tu ne ressens rien pour moi ? Moi je n'y crois pas. Je sais que tu es amoureuse de moi, mais par je sais quel code moral à la con, tu continues de baiser avec ce mec. Lui ne t'aurais jamais attendu autant que moi. Lui ne t'aimes que parce que tu baises bien. Lorsqu'il ne t'auras plus, une autre fille te remplaçera.
-Il était là avant toi. Tu es entré dans ma vie...tu es arrivé trop tard.
-Trop tard est encore tôt.
Ce dialogue est surréaliste... Dans le mauvais sens du terme malheureusement ^^ Déjà le plus évident : qu'elle ne le remette pas, puisqu'elle se remémore d'un seul coup leur relation "si proche" paraît complètement absurde. Ensuite, Le personnage féminin qui collectionne les amants, qui éconduit et blesse la SEULE personne qui était sincère, ce qui du coup le pose en héros tragique et contribue à légitimer les sévices qu'il pourrait infliger à sa victime, parce que non, c'est LUI la victime, et même lorsqu'il se retiendra de lui faire du mal, au nom de l'humanité, on l'admire alors, il combat sa souffrance (Wouah, il ne la viole pas ! Il a des principes, même quand il est au fond du trou !), et on jouit secrètement de la souffrance et de la peur infligée à la victime. C'est le mécanisme des films SAW par exemple, qu'ils embrassent de façon décomplexé. Mais là c'est appliqué aux relations homme-femmes et... en plus d'être un motif narratif usé jusqu'à la corde, celui-ci est empuanti par un fond nauséabond de légitimation du viol et de l'agression sexuelle, même si le personnage s'en défend. On peut traiter de ces problématiques, mais quand c'est mal contrôlé comme ici, ça ne fait que sortir le lecteur du texte et provoquer une gêne non voulue par l'auteur qui aurait, j'imagine, préféré qu'on se concentre sur l'histoire, les personnages et les situations.
Disons que le mythe de la putain amorale qui transforme sa victime en bourreau a du passif, un passif peu reluisant, et que tu ne le contrôles pas, là c'est lui qui te contrôle :)
Quant au réalisme du dialogue en tant que tel : une victime n'a aucune raison de répondre et d'exposer ses états d'âme à un agresseur, là elle entre dans son jeu, c'est presque qu''elle qui le manipule... Ce qui légitime encore plus les gestes de l'agresseur. Chaque réplique est attendue, on connait la suite, on l'a entendu mille fois.
Enfin : la chute. Elle sonne comme une réponse de justice sentencieuse... mais je ne vois pas en quoi elle contredit le point soulevé par la victime. "Tu es arrivé trop tard" (bon outre le fait que du coup elle a été malhonnête tout le long, pas cool) n'est pas invalidé par "Trop tard est encore tôt". Le sens m'échappe peut-être, mais pour moi ça tombe à plat.
Quelques jours s’étaient écoulés. Les journalistes crachaient déjà leur compassion hypocrite envers la famille de la disparue et déclarèrent la chasse ouverte. Alerte enlèvement. Ce fut amusant de comparer l’homme recherché et le véritable coupable. Là, tranquillement assis dans son canapé, ce dernier souhaitait simplement s’informer pendant le premier quart temps du match de Hockey de son équipe préféré. L’un des rares occidentaux à apprécier ce sport. Il aimait voir des hommes s’entretuer pour un vulgaire palet, une si petite et infime chose. Il s’identifiait souvent aux joueurs, lui, armé de sa crosse et de son palet, qui essaye parmi les obstacles de marquer un but. Plus clairement, si le palet était ses sentiments, sa crosse sa séduction et le but la fille de ses rêves...tout ceci prend bien son sens, je me trompe ?
La transition de rythme, bien qu'un peu artificielle cette fois "quelques jours" mais fonctionnelle, est toujours efficace. ça aère bien le texte et ça dynamise le tout.
Je pense pas qu'il faille mettre de majuscule à hockey. La comparaison avec la conquête amoureuse est un peu redondante. On étouffe ! C'est un monde où les hommes sont obsédés par les femmes ! ^^
Je veux dire... encore plus qu'en vrai.
Alors, la police fouillait dans ses dossiers, à la recherche d’un psychopathe en liberté, fraîchement libéré après vingt ans passé derrière les barreaux, tout frais payés, tandis que sa vingtaine de victime pourrit sous cinq mètres de terre.
Problème de temps sur "pourrit". C'est vachement spécifique comme recherche de la part de la police... Ils savent donc déjà qui c'est ?
Le loup et l’agneau, la fable du psychopathe, laissez moi vous la conter. Le berger a le devoir de guider et protéger son bétail, lui interdire de gambader dans les zones interdites, de s’égarer dans la forêt. Lorsqu’il faillit à son devoir, le petit agneau, libre de tout, explore les limites des interdites. Il finit mangé par le loup. Le loup s’empare de l’agneau, l’agneau devient loup. Vous voyez, les animaux sont l’image parfaite et explicite de la nature humaine. En l’occurrence, ce n’est pas un psychopathe que nous recherchons ici.
Fable fondée sur des légendes urbaines, des archétypes mensongers et ayant pour but de mieux contrôler "les agneaux"... les agneaux c'est qui dans ta parabole ?
Après s’être informé, l’homme que je vais appeler Z, prépare une assiette de pâte carbonara. Il y met une pincée de sel, de poivre, du parmesan, et descends nourrir le petit agneau qui dort dans sa cave, enchaîné, à sa merci.
Yes. Tout à fait. L'agneau.
le passage de la narration au présent s'effectue sans raison apparente. D'autant que ça repasse au passé juste après.
Elle demeurait toujours nue et sa chair de poule ne la trahissait pas.
ça veut dire quoi être trahi par sa chair de poule ? ^^
-Tu es réveillée ? Je suppose que tu as faim.
-Détache moi...cela fait des jours que je suis ici, attachée.
-Tout ceci n’est qu’une métaphore.
-Que veux tu dire ?
-Tout comme toi, j’ai été attaché à toi, collé au mur, nourrit à l’amour et à l’espoir. Regarde, je me porte plutôt bien !
-Les pâtes sont un symbole d’amour ?
-Tu connais tes classiques non. La belle et le clochard ? Maintenant, mange.
-Détache moi simplement…
-Ouvre la bouche.
-Qu..quoi ?
Dans ce dialogue, la façon de s'exprimer du personnage féminin est beaucoup moins orale. Il n'y a aucun indice sur le fait qu'elle ait des séquelles physiques ou psychologiques de cette contention forcée. Où sont l'urine et les monceaux de caca ? XD Les plaies infectées à force de tirer sur les liens ? Bref, beaucoup trop fantasmé.
Z planta sa fourchette au milieu de l’assiette, entoura les pattes autour puis la fit manger
Le degré de détails alloué à chaque description d'action ne semble pas proportionnel à l'importance narrative desdites actions.
Malgré la peur qu’elle éprouvait pour lui, son regard fut rivé sur lui, empli à la fois de haine, d’incompréhension et...d’attirance.
Le syndrome de Stockholm n'apparait pas si facilement je pense. D'autant qu'elle ne paraissait que vaguement effrayée jusque là. Cette histoire d'attirance arrive bien trop tôt, bien trop vite, et est bien trop facile. ça conviendrait pour servir un texte érotique mais tu nous as vendu un texte d'horreur ^^ (enfin, un texte "glauque/bizarre, j'ai peut-être surinterprété, mais tu empruntes et cites ensuite les codes de tels thrillers)
-Mes yeux ne te rappellent donc rien ? C’est la seule et dernière chose que tu verras dans ce monde, ce regard, la seule chose que tu trouveras à ton goût, tout comme l’amour que je t’ai porté. Tu seras rempli de ce désir que ta question ait une réponse. Tu n’auras plus que ça en tête et rien d’autre. Dans mes yeux, un jour, tu trouveras la réponse. Et mes yeux seront alors ton unique but au monde.
Du coup Z c'est pas le kidnappeur ? Le lecteur est perdu. S'il s'est accroché jusque-là, tu risques plus de le perdre que de l'intriguer. Il aurait fallu que le point de vue soit clair au début pour le brouiller. Là ça passe de flou à très flou, donc c'est lassant.
-Tu as de beaux yeux..
Point en trop ou manquant, selon. Le passage si rapide du perso vers la séduction est décevant. Cliché, attendu, et dommageable. Si on devait décrire ses sentiments par ordre décroissant d'importance ce serait : colère, fascination, peur, alors que dans une telle situation, pour un rendu réaliste, la peur devrait être écrasante, puis se muer en désespoir, et ensuite en fascination, en colère, en abandon, en fonction de la personnalité de la victime et de son lien à l'agresseur. Là on a : colère, peur pour faire jolie, exposition du corps désirable, excitation (j'ai connu plein d'hommes/je suis une traînée), re-peur pour faire jolie, et allez ! fascination/séduction. ça va aussi vite quand dans un porno ^^
-Je m’en fous qu’ils soient beau, je veux que tu lise leur message, leur histoire, depuis le jour où tu les a observé jusqu’à celui où tu les a fait pleurer. Alors tu comprendras. Pas facile, n’est ce pas ? Les hommes ne sont pour toi qu’une barre de chocolat, qu’on ouvre, qu’on dévore, et qu’on jette à la poubelle. Tu es guidée par ton sexe, par le besoin de satiété, de nouveauté, de t’envoler. Or, tu n’a jamais sû attérir, comme un drogué, tu ne fais que monter en dose, monter en force, jusqu’à ne plus jamais ressentir la réalité. La réalité ? Tu veux que je te fasse un dessin ?
Donc fuir la réalité par le sexe c'est pas bien pour ton personnage ? Ses motivations et croyances sont assez floues. Il semble plus ou moins se positionner sur le puritain moralisateur haïsseur de femmes parce qu'il n'assume pas ses propres pulsions sexuelles.
Qui était donc cet homme qui avait percé au plus profond de son égo ? Z lui mit le dessin sous le nez.
Tu veux dire que la projection moralisatrice, culpabilisatrice et sexiste de ce personnage était en fait 100% accurate ? Wow. Hasard de dingue.
Il l’avait dessiné elle, sublimement, parfaitement, comme s’il se souvenait exactement des moindres courbes de son corps, comme s’il en avait rêver toute sa vie. Elle semblait marcher dans la rue, seule avec son ombre. Une ombre qui n’était pas la sienne. L’ombre, c’était lui. D’un ton glacial, il ajouta :
« Je suis ton ombre »
Intéressant le thème de l'ombre. Psychanalyse Jungienne, tout ça. Dommage que ça soit parasiter par tout ce fantasme autour du corps de la femme, ce discours sur la morale puritaine et sexuelle et ces stéréotypes féminins relevant également du fantasme : /
Ce genre de discours peut tout à fait être tenu dans un texte bien entendu, ici il est assumé par défaut, c'est donc parasite à l'objectif du texte que tu as déclaré en préambule : aspect glauque/bizarre.
Voilà pour ce commentaire, détaillé ! Ton style est fluide et agréable, mais il est entaché par beaucoup de formulations maladroites, étranges et des paraboles/comparaison/métaphores bancales ou absurdes. Pour ce problème je t'invite à lire un maximum de bouquins pour que tu voies par toi même ce qui "marche" et ce qui "ne marche pas". Les représentations de tes personnages sont fantasmatiques et caricaturales, très peu réalistes, et le discours sous-jacent (justification des crimes du mec par le comportement immoral de la fille, tentative de le faire passer pour la victime aux yeux du lecteur, vision de la femme comme une traînée manipulatrice qui se cache derrière les hommes et dont la seule arme est la séduction ou "la crise de nerfs", le tout dans un contexte d'agression sexuelle) me met vraiment mal à l'aise. Ce n'est pas une question de sensibilité, la violence, le sexe, l'amoralité et le mal sont des thèmes tout à fait valables et je n'ai pas froid aux yeux les concernant, mais lorsqu'ils véhiculent des messages si dommageables, ça me sort tout simplement du texte et je ne peux pas l'apprécier.
J'ai lu sur ta présentation que tu étais en études de psychologie, dans ce cas je t'invite à faire attention aux représentations que tu véhicules concernant les personnes atteintes de maladies psychiques. Si les mythes du psychopathe tueur en série trop d4rk avec une personnalité hyper profonde tavu a encore de beaux jours devant lui, il ne faut pas oublier que cette fausse image issue de la pop-culture colle à la peau de véritables individus qui souffrent de véritables pathologies et qu'il s'agit d'une troisième peine à ajouter à leurs symptômes et aux effets secondaires des médicaments. Mon conseil : tu peux garder tes personnages tels quels, évite juste de tenter d'expliquer/justifier leurs actes par une quelconque maladie. Ton diagnostic sera vraisemblablement faux, et c'est juste une facilité inutile. L'association du crime et du mal humain à la maladie psychique coupe des millions de personnes concernées d'une sociabilisation normale. Je t'invite à te renseigner sur internet à propos des associations qui combattent ce qu'on appelle "la psychophobie" si le sujet t'intéresse. (le psycom par exemple, pas vraiment une assoc mais bon)
Pour le texte, sa plus grosse faiblesse formelle est pour moi le point de vue vague et mal assumé de la première scène, qui devrait happer le lecteur, mais qui le laisse désespérément extérieur à la scène parce qu'il se cantonne à des explications parlées artificielles là où il pourrait décrire (externe ou interne) les émotions et l'apparence des personnages pour les incarner.
Voilà pour moi, bonne continuation sur tes projets ! :D A plus sur le forum.
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Merci pour ce pavé, je ne compte rien en faire :) Tout cela n'était juste que le résultat de quelque chose que j'ai vécu, et de ce qui pourrait se terrer en moi. Tes analyses sont avis que je prend note, tu y a passé du temps et tu relèves certains points intéressants, auxquels je n'avais pas pensé. C'est vrai que l'histoire peut paraître cliché, mais c'est en quelque sorte tiré d'une expérience que j'ai moi même vécu, donc bon, difficile de rester très objectif là dessus.
Je n'ai plus le temps d'écrire, et je n'ai pas non plus le don requis pour vraiment en faire mon métier. Autant être réaliste, je n'aime pas lire, j'aime simplement écrire :). Cette histoire n'a pas été travaillé, je n'ai ni réfléchis aux personnages, ni aux scenes, ni a rien en fait. Tout est de l'improvisation et du brut, parce qu'il fallait que ça sorte. En tout cas je te remercie pour le temps que tu y a passé, et j'essayerais de prendre en compte ce que tu m'a dit. Je retravaillerais le premeir chapitre, quand j'aurais le temps, c'est ce qui est le gros point faible, puis j'essayerais peut être de rendre cela moins cliché :)
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Pas de problèmes, j'espère que ces quelques retours te seront au moins utile pour tes prochains projets ! Je comprends ce genre de texte "dans l'instant" n'étant pas forcément voué à être retravaillé.
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En réalité, j'aurais beaucoup aimé mieux travailler le sujet et sortir quelque chose d'un peu plus psychologique avec un vrai fond, mais je ne pense pas avoir les connaissances requises. A vrai dire, j'aurais aimé avoir comment dire, une indication sur la façon dont je pourrais vraiment construire le personnage. Mon but était que le lecteur le "comprenne" et puisse s'identifier à lui. Je ne parle pas de le fasciner, de l'aimer, ou même de le détester. Le but était simplement de faire réfléchir. C'est pour ça que j'ai voulu lui donner un aspect "comme tout le monde", d'où le truc des matchs tinder/facebook etc, je voulais l'introduire dans le monde de tous les jours et à la fois donner quelque chose d'original. J'y suis pas arrivé car j'y ai trop donné de vision personnelle, bien que Z ne me ressemble pas réellement, à part quelques traits de sa personnalité, peut être (ce qui est normal dans toutes histoires, on a beau essayer je doute qu'on ne retrouve pas en nos personnages des facettes de nous même xD). Je ne sais pas vraiment comment le travailler, je pense que c'est ça le soucis
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Déjà lire un ou deux bouquins me semble être, pas indispensables, mais vraiment la voie la plus rapide et facile pour comprendre quelques rouages basiques à l'instinct. Pas besoin de lire beaucoup, sélectionne ton sujet et teste un livre ou deux, ça peut que faire du bien.
Pour la construction du personnage et l'intention d'empathie, dans ce cas précis, je pense qu'il faut beaucoup plus décrire les ressentis au point de vue interne. Si tu dis que tu as été influencé par ta propre expérience, ça pourrait être une opportunité plutôt qu'un défaut : inspire toi un maximum de ton vécu, c'est la bonne manière de travail je pense. Mais ton vécu nu, honnête, pas besoin de forcer le trait pour le spectaculaire comme dans les films ou autre. Inspire toi un max des gens que tu connais, ou que tu croises.
Et peut-être viser plus ambitieux : ne pas jouer la séquestration, le spectacle, la séduction, tout ça. Parler de la violence que peut induire le sentiment amoureux lorsqu'il est déçu, la perte de raison même, par l'histoire qui t'inspire le plus. ça peut être celle-ci, mais je pense que tu t'en sortirais mieux dans des récits plus réalistes, du moins pour ce thème précis. Et pour travailler le réalisme, deux moyens : lire des gens pour savoir comment ils font, et s'inspirer de son propre vécu, imaginer comment verbaliser le quotidien.
Toute façon si ce thème est important pour toi il reviendra te hanter en temps voulu. Si ce texte précis tu n'as pas envie de le retravailler inutile de te forcer, je pense.
F'in, voilà mes humbles conseils ^^
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Merci beaucoup pour ces quelques conseils !
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Voici une réécriture du premier chapitre, je vous laisse déguster ça ;)
«Mon œuvre s'ouvre enfin »
-Somptueuse...élégante...extravagante. Mon œuvre s'ouvre enfin.
Il n'y avait qu'une lumière grésillante dans cette cave miteuse et souillée d'excréments de rats. Elle vacillait de tout côté lorsque celle-ci, esclave de son propriétaire, recevait ses coups. Elle éclairait ce qu'on appellerait une femme enchaînée contre un mur froid, sans âme et sans chaleur. Rien qu'un mur aussi rassurant que l'unique compagnie humaine aux mains gantées et au visage partiellement masqué. Le regard est soi-disant le reflet de l'âme, qu'on y trouve cette infime particule au plus profond des prunelles. Alors, le masque ne dévoile que l'amertume. Un homme assis sur un tabouret fixait la jeune femme encore endormie. De ses yeux bleus émanait un étrange désir. Pour patienter, l'homme passa du temps sur Facebook, à liker les photos de profils de ses amies féminines, inaccessibles et cruelles, maquillées par l'amour. Ce faux bonheur dessiné par un sourire ignorant, aux côtés de leurs mecs au visage éteint dans le cendrier du mensonge et de la vantardise.
Jamais la flèche de Cupidon n’atteignait cet homme, jamais il ne trouvait chaussure à son pied. Rien qu’un masque. Nous portons tous un masque. Nous masquons ce qui ne peut être révélé, les facettes reniées de nos personnalités imparfaites. Nous avons peur d’être démasqué, d’être mis à nu, d’etre trahis par nos pupilles exposées au grand jour. Et si je vous disais que l'amour le trompait, le manipulait et le ramenait toujours à la même position : la souffrance. Qu'avait-il de si repoussant ? Qu'avait-il de moins que les autres ? C'était une question à laquelle seul le destin, le foutu destin, avait une réponse. Mais pendant qu'il défilait son fil d'actualité, il reçu un appel son vieil ami Geoffrey, qui lui disait :
« -Yo mec ! Tu fais quoi ce soir ?
-Plan Q.
-Putain mec, tu vas arrêter de sauter tout ce qui bouge ?
-Faut bien suivre le mouvement.
-Toi qui disais que la baise était aussi distrayante qu'un candidat de télé-réalité...
-Statistiquement, il y a plus de chance de tomber sur la bonne en en baisant une centaine qu'en attendant qu'elle ramène son petit cul dans ta vie.
-Ça se tiens. »
Ayant écourté la discussion, coupé par le bruit des chaînes provoqué par les spasmes de sa victime; Une chienne plongée dans ses rêves, L’homme releva la tête, puis, jugea bon de patienter encore un peu. Il fit un tour sur tous les sites de rencontres présents sur son smartphone et offrit des cœurs a toute celle qu'il jugeait à son goût. Évidemment, aucune ne souhaitait offrir le leur. Comme d'habitude. Ce fut seulement après quelques minutes que la victime se réveilla enfin, les yeux directement plongés dans ceux du ravisseur :
-Qui...qui êtes vous ?
-Le père Noêl. Il est arrivé une couille à mon traîneau.
-Que….quoi ?
-Fausse manip', continua t-il tandis que son couteau piquait son pouce, ça a fait boum quand votre tacot et le mien se sont rencontrés. Du coup pour éviter les problèmes, je t'ai rammené ici.
-De… mais...mais…,en hurlant elle ajouta, qu’est ce que tu m’as fait ?
-Oh, rien du tout. Ce ne sont que des chaînes et une cave. Tu ne te souviens pas avoir signé pour 50 nuances plus caverneuse ?
-Mon dieu...a l’aide ! Au secours ! Cria t-elle
-Ferme ta gueule !
-Pitié ! Ne me fais pas de mal je t’en supplie ! Pitié !
L'homme rangea son smartphone et se leva de son tabouret, allant chercher un masque sur une table Ikéa au nom imprononçable. Parce qu'il jugeait bon d’impressionner sa victime avec quelques tours de passe-passe appris par ses confrères youtubeurs, celui-ci fit tournoyer son couteau autour de sa main droite, et, en se rasseyant brusquement devant sa victime, il apposa le masque sur la tête de la victime :
-Dis moi, c’est que tu es très mignonne avec ce masque !
-Je t’en supplie...libère moi...
-Ce masque te vas à merveille, oh ! Tu sais, tu aurais dû penser à l’ajouter à ta tenue quotidienne.
-Ne me viole pas...pitié….
-Te violer ? Il jongla avec son couteau, cela n’aurait aucun sens. Tu es mon œuvre, ma création, le résultat d’un long processus interne qui atteint maturation. Voyons, je ne veux pas souiller un tel travail. Tu m’appartiens, tu es à moi. En revanche, si tu cries, je n’aurais d’autre choix que de te faire crier un peu plus.
-Pourquoi...pourquoi moi...
-Il n'y a rien de plus beau que toi dans ce monde. Ces petites poignées d'amour...fit-il en parcourant le corps de la femme de la pointe de son couteau tel un peintre avec son pinceau, ces hanches bien dessinées...
-Je t’en supplie...je t’en prie...
-Tu sais que tu as ce don de toujours bien porter les masques ? Comme si, d’une manière ou d’une autre, tu adorais tromper le monde. Tu es fascinante, Juliette. Fas-ci-nante. Je ne regrette pas de t’avoir choisi.
Juliette se mit à pleurer, même le masque blanc ne pouvait cacher sa terreur, son angoisse, ses larmes. Tout dégoulinait.
-Tes larmes sont tristement exquises...Enfin, j’imagine que j’ai ton attention, maintenant. Tu ne montre qu’une façade aux yeux des autres, cette beauté, cette douceur, cette gentillesse, cette élégance, cette intelligence. Que se passe t-il lorsque le masque tombe ?
-Par pitié...
-Tu es l’unique personne à savoir qui tu es, à savoir quel mal tu as fait.
-De quoi parlez vous...
-Oh tu ne le sais pas encore, mais tu sais très bien qui je suis.
-Non...laisse moi m’en aller...
-Hélas ! Tu seras à moi, rien qu'à moi. Moi je te promets que tu le seras.
-
« Même le ciel fondra sous la chaleur de ton amour. »
Qu'y a t-il donc de plus beau que l'amour ? C’est avant tout un sentiment naturel, incontrôlable, qui naît sans avoir été conçu. Il offre à son géniteur des sensations, des émotions, des désirs qu'au delà de son espérance, ce dernier n'avait jamais été cherché. L'espérance est comme ce brave guerrier barbu, menant le bataille tel un condamné à mort dans sa dernière prière, luttant contre la déception et pour la rédemption. Non, je ne parle pas de la Liberté. Elle ne se manifeste que dans l'esprit de ceux qui sont aveugle. Personne n'est totalement libre, car si l'on ne bride pas la nature de l'homme, celle-ci dépasserait toutes les limites morales. L'amour réciproque est le seul vrai amour. L'homme amoureux espère être aimé. La haine apporte l'amour. L'amour apporte la haine. Un cycle infini et scellé ? Non. Il y a ceux qui refusent la dure réalité. On peut faire naître l'amour là où il y a des cendres, d’un foyer détruit. Il ne s’éteint vraiment jamais, il suffit d’une étincelle pour qu’il brûle à nouveau. C'est un Phoenix.
Pourquoi est-ce que l'on parle vous et moi, celui qui vous narre cette histoire? Ou plutôt, pourquoi suis-je le seul à parler, pourquoi m'écoutez vous ? Ais-je raison ? Après tout, personne ne détient la Vérité absolue, sinon, celui qui la détiendrait empilerait des milliards de cadavres pourrissant, déchiquetés par les vautours. Triste réalité, car à ce que je vois, vous avez peut-être déjà pleuré la mort d'innocents tués pour l'irrespect de cette « noble » croyance, douce croisade.
Je vous parle, mais vous ne connaissez rien de moi. Qui suis-je ? Il n'y a pas de valeur à le savoir. Je suis celui qui vous raconte une histoire. Vous l’avez sans doute compris, j’ai horreur de me démasquer. L’anonymat est l’un de mes plus fidèles alliés maintenant. Appelez moi Z. Je suis un homme comme les autres, je dors, je respire, je baise, je mange. J’aime les tartines de beurre de cacahuète-Nutella, les pâtes carbonara, la raclette. Le fromage fondu sur la patate...c’est si bon. Ah ! Si seulement la vie ne se résumait qu’en un seul plat, je pourrais la qualifier de bonne ou mauvaise. Tout ceci serait alors bien plus facile. Oh et par dessus tout, je ne suis pas fou. Non, je ne le suis pas. Pas du tout.
La folie est en chacun de nous. Elle ne fait que modifier sa vraie nature pour s’accomoder à une société, franchir la douane que j’appelle « morale ». Suivez moi quelques moments dans ma folle réflexion ! Que feriez vous par amour, par refus de solitude ? Peut on blâmer un homme amoureux ? L’amour n’est elle pas la plus belle chose qui existe au monde ? Avons nous droit de briser toute limite pour cet idéal ? Bien sûr qu’on le peut. Nous ne pouvons vivre sans amour, qu’il soit familial, amical ou réellement sentimental. J’en ai assez dit pour le moment, revenons donc à notre histoire. J’avais laissé Juliette mariné dans sa cave pendant toute une nuit, j’espérais qu’elle me surprenne, que de la lucidité allait se dégager d’elle. Ah, mon plus grand défaut est d’avoir toujours été naîf, j’étais descendu la voir:
-Libère moi…me suppliait-elle
-On ne parle pas de liberté dans ma cave.
-Dis moi qui tu es...
-A quoi ça te servirais ? Tu n'iras nulle part.
-Qu’est ce que j’ai bien pu te faire, bon sang !
-La ferme et devine ! Objet de mon obsession, œuvre de mon plus beau sentiment ! Cherche sous ton masque, au plus profond et le morceau le plus nu de ton esprit. Celle que tu ne montres qu’à ceux que tu aimes.
-Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles...
-Fais donc un effort, Juliette. Je connais ton prénom, cela ne te dit rien ? Ne me déçois pas, tu ne peux m’oublier, pas moi, tu ne peux pas m’avoir oublier.
-Pardonne moi...mais je ne sais pas.
-Et ben tant pis pour toi. C'était ta dernière chance. Fis-je en préparant mon couteau
-NON ! Attends ! Je sais qui tu es !
-C’est trop tard.
-SI ! Tu es un homme avec qui j’étais très proche...
-Hmm, continue.
-Tu étais très doux et gentil avec moi. Tu avais beaucoup de charme…
-Cesse de me jouer du violon, tes accords sonne faux. Donne moi du concret ou tu es morte !
-Pitié ! Pitié !
Je n’eût d’autre choix que de l’assommer. Quelle déception ! Même pas capable de se rappeler de moi, même avec la peur au ventre ! J’étais très très déçu. Je lui murmurais aux oreilles :
-Voilà où ça t'a conduit ! Tu te souviens des nuits qu'on a passé ensemble ? Des caresses, des câlins, de ce baiser torride ? Tu ne ressens donc rien pour moi, après tout ce temps ? Moi je n'y crois pas. Je sais que tu es amoureuse de moi. Et si tu ne l’es pas, je le ferais naître. Il prendra ses aîles des flammes du buchet et ne s’éteindra jamais. Même le ciel fondra sous la chaleur de ton amour.
-
« Je suis ton ombre »
Quelques jours s’étaient écoulés. Les journalistes crachaient déjà leur compassion larmoyante denvers la famille de la disparue et déclarèrent la chasse ouverte. Alerte enlèvement. Ce fut amusant de comparer l’homme recherché et le véritable coupable. Là, tranquillement assis dans mon canapé, je m’informais des éventuelles recherches, pendant la pub du match de Hockey de mon équipe préféré. Je suis l’un des rares occidentaux à apprécier ce sport. J’adorais voir des hommes s’entretuer pour un vulgaire palet, une si petite et infime chose. Je m’identifiais souvent aux joueurs, moi, armé de ma crosse et de mon palet, qui essaye parmi les obstacles de marquer un but. Plus clairement, si le palet était mes sentiments ; ma crosse était ma séduction et le but la fille de mes rêves...tout ceci prend bien son sens, je me trompe ?
Le duo de journaliste racontait que Juliette avait été enlevé aux alentours de 21 heures, un Mardi. C’était une étudiante. Aucune de ses amies n’étaient au courant d’un éventuel conflit que Juliette aurait pu avoir avec quelqu’un ou quelque chose. La première piste fut ses proches, mais elle fut rapidement abandonnée. Alors, la police fouillait dans ses dossiers, à la recherche d’un psychopathe en liberté, fraîchement libéré après vingt ans passé derrière les barreaux. Tout frais payés sur le dos des contribuables, tandis que sa vingtaine de victime pourrissait sous cinq mètres de terre.
Tiens ! J’ai une histoire à vous raconter : Le loup et l’agneau. Le berger a le devoir de guider et protéger son bétail, lui interdire de gambader dans les zones interdites, de s’égarer dans la forêt. Lorsqu’il faillit à son devoir, le petit agneau, libre de tout, explore les limites des interdits et il finit mangé par le loup. Le loup s’empare de l’agneau, l’agneau devient loup. Vous voyez, les animaux sont l’image parfaite et explicite de la nature humaine. En l’occurrence, ce n’est pas en cherchant un psychopathe qu’ils retrouveront Juliette. Non, il faut chercher un agneau devenu loup.
Après m’être informé, je me préparais une délicieuse et grasse assiette de pâte carbonara. J’y mettais toujours une pincée de sel, de poivre, du parmesan et je descendis nourrir la petite disparue qui dormait dans ma cave, enchaîné, à ma merci. Je caressais sa crinière pour la réveiller. La petite bête demeurait toujours nue et sa chair de poule trahissait une température cadavérique. Je fis la mou, m’emparais d’une couverture et la recouvrit. Ensuite, je m’assis sur un tabouret, et m’approcha d’elle :
-Tu es réveillée petit agneau? Je suppose que tu as faim.
-Pourquoi...fais tu tout ça ? Ces chaînes, cette cave...
-Tout ceci n’est qu’une métaphore.
-Qu’est ce que ça veut dire ?
-Tout comme toi, j’ai été attaché à toi, collé au mur, nourrit à l’amour et à l’espoir. Regarde, je me porte plutôt bien !
-Que veux tu dire ? Les pâtes ont un rapport avec l’amour ?
-Tu connais tes classiques non. La belle et le clochard ? Maintenant, mange.
-Aller, je t’en prie, détache…
-Ouvre la bouche.
-Qu..quoi ?
Je plantais ma fourchette au plein coeur de l’assiette puis la fit manger. Malgré la peur qu’elle éprouvait pour moi, son regard ne quitta jamais l’assiette. Elle était à la fois empli de haine, d’incompréhension et de faim. Juliette était si belle. Je sentais qu’elle essayait de se remémorer qui était son ravisseur. A travers le souvenir que provoquait mes yeux à la fois menaçant et tendre. Elle n’y parvint pas. Pourquoi étais-je à la fois menaçant et attentionné ? Quel était mon but ?
-Si je te promets que je ne fuirais pas...tu me détacheras...au moins pour manger ?
-Tu es en sécurité ici, mieux que nulle part ailleurs !
-En sécurité… ?
-Là dehors, il y a des tonnes de malheurs qui peuvent arriver. C’est une façon comme une autre de veiller sur toi, tu ne crois pas ? Voyons, il vaut mieux que ce soit moi qui te fasses du mal plutôt qu’un autre. Tu me dois bien ça.
-Qui es tu ?
-Mes yeux ne te rappellent donc rien ? Fixe les bien, mémorise les bien ! Tu vas devoir les analyser et vite ! Ce sera les seuls indices dont tu auras accès. Je veux que tu sois rempli de ce désir de les voir une dernière fois. Je veux que ton regard traduise cette envie de me connaître. Oh ! Plutôt de me reconnaître. Dans mes yeux, un jour, tu trouveras la réponse à qui je suis.
-Tu as de beaux yeux..
-Je m’en fous qu’ils soient beau, je veux que tu lise leur message, leur histoire, oh crois moi, mon agneau, qu’ils ont beaucoup de chose à te dire. Alors enfin tu comprendras. Pas facile, n’est ce pas ? .Tu es guidée uniquement par ton désir sexuel, par le besoin de satiété, de nouveauté, de t’envoler. Malheureusement tu n’a jamais su attérir. Comme une putain de droguée, tu ne fais que monter en dose, monter en force, jusqu’à ne plus jamais ressentir la réalité. La réalité ! Tu veux que je te fasse un dessin ?
Brusquemment, j’attrapais une feuille de papier sur le plan de travail qui se trouvait dans la cave, et j’y gribouillais quelque chose. Mon œuvre, mon agneau, ma source d’inspiration, mon chef d’oeuvre, le sens de ma vie paraissait confuse, déboussolée. Plus un seul mot ne sortait de sa bouche. Elle lisait dans mes yeux le fil de mon histoire. Je lui mit le dessin sous le nez.
Je l’avais dessiné elle, sublimement, parfaitement je dois l’avouer. Je me souvenais avec précision les moindres courbes de son corps, le moindre grain de beauté. J’ai tant rêver de Juliette toute ma vie. Elle marchait dans une rue qu’elle devait sûrement reconnaître, seule avec son ombre. Une ombre qui n’était pas la sienne. L’ombre, c’était moi. Mon visage était collé au sien, nos yeux se touchaient presque. D’un ton glacial et à travers ma voix amplifiée par mon masque, j’ajoutais, :
« Je suis ton ombre »
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« Tu n’a jamais réalisé à quel point tu étais belle. Je veux que tu compares ta laideur maquillée avec ta beauté naturelle. Alors tu comprendras à quel point tu es...délicieuse. »
On sonna à la porte. J’ouvrais délicatement l’oeuilleton et scrutais, à visage démasqué, l’intrus. Rien de bien important, ce fut simplement le facteur. Un colis pour moi, accompagné d’une de ses tablettes sophistiquées relié à un crayon tactile qui traçait un trait dégueulasse.
« Bonjour ! Voilà votre colis, je vais vous demander une signature juste ici s’il vous plait, il me tendait un crayon tactile
-Voilà, c’est pas facile !
-Ah vous savez la nouvelle technologie...c’est pas toujours au point !
-Je suis plutôt d’accord, bonne journée et merci ! »
Mon sourire anodin, « normal », était l’une de mes plus belles facettes ! L’une de mes plus grandes farces, aussi. Le sourire, qu’est ce donc ? C’est un moyen de persuasion, de séduction, de manipulation, de dissimulation. Voyez par vous même, on peut cacher quelqu’un dans sa cave et passer inaperçu, rien qu’avec un rictus accueillant ! Pas un soupçon, tout cela était un jeu d’enfant. Une fois le facteur parti, je me retranchais dans ma cuisine où mijotait mes pancakes-sirop d’érable-chantilly, dont ma mère et ma grand-mère m’ont transmis le savoir faire et le secret de la recette. Quelle délicieuse odeur !
Il devait être 9 heures du matin, et tous mes sens furent déjà en éveil, on aurait presque dit que j’oubliais pour une fois, la présence de Juliette. Elle demeurait le fruit de mon obsession, mon art, mon œuvre, mon désir. C’était un jour comme les autres, comme tous les autres matins de ma vie avant que je ne la rencontre. Ces matins là où je ne pensais pas à elle, où mon coeur, mon esprit, mon cerveau, mes gestes étaient calculées, dirigés ailleurs que vers et pour elle. Depuis le jour où mon coeur battait pour elle, j’oubliais presque la saveur de ces moments de solitude.
Je n’avais aucune noirceur dans son coeur, je voulais son bonheur, je voulais qu’elle m’aime autant que je l’aime. J’étais un pacifiste attiré par la philosophie, l’art et l’humanité ! J’ avais consacré tout un été à du bénévolat, là où tout ce qu’il y avait de plus bon en moi se diffusait en tout ceux que j’aidais, avec l’aide de soupes chaudes ou des plats préparés. Le réconfort que j’offrais en valait vraiment la peine, mais j’avais besoin de plus. Je crois avoir toujours eu besoin de plus. Ce qui me manquait, ce qui me hantait jour et nuit : trouver la bonne personne, ne pas finir seul. Je voulais aimer. Alors, pour être aimé d’elle, je n’eus d’autre choix que de lui montrer l’étendu et l’infini amour que je lui portais. Sans limites, sans tenir compte des risques à prendre. Tout était bon à prendre, rien ne devait m’empêcher de l’aimer.
Juliette gît là, dans ma cave. Je me suis donné beaucoup de mal pour elle. Je l’ai toujours aimé, depuis le jour où nous nous sommes rencontrés, ce fut un réel choc. Je ne m’en suis jamais remis et mon amour n’a cessé d’accroître. Je n’ai jamais été aussi heureux, et ce bonheur est l’unique chose à laquelle je tiens. Juliette m’aime, mais elle ne l’a jamais réalisé. Alors, elle a préféré m’écarter de sa vie. Oh ! Bien sûr que je lui faisais de l’effet et que nous étions si complice, si proche que nous avons finis ensemble dans le même lit. Evidemment ! J’étais trop amoureux, trop bon, trop con. Il suffisait de m’embrasser, de me calîner, et tout ce qu’on me demandera sera un plaisir pour moi. Je dirais surtout pour elle.
Cet amour illimité est malsain. Or, c’est dans cette malsainité que je me sens vivant, que je sens mon coeur battre. Je suis né et j’ai étais fais pour Juliette. Tout ce qui est impliqué dans ma destinée, dans ce pourquoi j’existe n’est que le chemin que l’on a tracé et que je dois suivre. Ce que je ressens pour elle est pur, et j’ose demander à Dieu, lorsque je le verrais enfin, de me châtier pour le plus beau sentiment qu’il nous a donné. L’amour n’est jamais mauvais, l’amour échappe au mal, il trouve toujours cette faille parmi les griffes de la Bête. Là où il y a de l’amour, il y a de la vie. Ce que Dieu a voulu que l’on comprenne. La chance qui nous est offerte, au fond, est dirigé uniquement vers l’amour. Nous sommes aimé par notre créateur, et ce même sentiment se retrouve tout au long de notre existence. Je dirais même que l’on pourrait dépasser notre maître.
J’ouvris mon colis, à l’intérieur : un coffret maquillage que j’avais commandé pour Juliette. C’était un beau et cher coffret, d’une valeur assez. Pourquoi mettre un tel prix pour séduire ? Pour se sentir femme, se sentir belle aux yeux des autres ? Les femmes sont incompréhensibles, elle s’attache aux choses matérielles. Elles sont incapables de voir de mes propres yeux la vraie beauté. Elle est naturelle.
Parfois, j’ai cette impression qu’on ne peut plaire sans subterfuge, sans se camoufler. Je dois vous dire que je fus perturbé par ce colis sortit de ma mémoire. Pourquoi lui avais-je acheté ? Ah ! Je crois que j’étais sous son emprise. L’emprise sournoise et maline des femmes.
Je redescendais, laissais traîner le tabouret lentement vers Juliette avant de m’y assoir. Le visage masqué, je lui présenta le coffret sous le nez. Ce jour là, Juliette était une fois encore terrorisée, elle réussit à m’arracher un profond soupir:
-Libère moi, fit elle en sanglotant, arrête ça...pitié...je suis à bout...tue moi ou libère moi...
-Voyons Juliette, regarde ce que j’ai acheté pour toi, ça ne te fais pas plaisir ?
-Tu...qu...quoi ?
-Tu n’a jamais réalisé à quel point tu étais belle. Je veux que tu compares ta laideur maquillée avec ta beauté naturelle. Alors tu comprendras à quel point tu es...délicieuse. Maquille toi, fais le pour moi.
-Tu veux que je me maquille ?
-Si tu acceptes, tu auras le droit de profiter d’un peu de liberté.
-D’accord...je vais faire ça pour toi.
Je tenais parole. Ses chaînes lui furent retiré et je lui laissais le temps de se maquiller. Je dois dire que j’eus beaucoup de mal à ne pas apprécier ses formes, qui jusque là, n’était pas la cible première de mon champ de vision. Elle n’opposait aucune résistance, elle tremblait, sans doute de froid et de peur. Elle y mettait tout son coeur, comme si c’était la dernière fois qu’on lui donnait le droit de se sentir réellement belle. Une fois qu’elle eût terminé, elle se présenta à moi, les yeux baissés, la chevelure toute ébouriffée. Elle avait oté son masque, Juliette s’étais mis du rouge à lèvre, du masquara, du fond de teint. Je lui donna un miroir. Elle se trouva laide.
Comme je le craignais, elle tenta de s’échapper, toute la rage d’avoir été séquestrée, d’être ma victime avait été utilisé contre moi. Malheureusement pour elle, elle n’y parvint pas. Je n’eus d’autre choix que de lui faire du mal une seconde fois. Je lui administra un peu de repos forcé. Son maquillage après la bataille dégoulinait. Mon objectif était atteint.
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Coucou.
Comme promis, j'ai lu ta nouvelle version.
Les points positifs :
Je trouve que ça se voit que le texte a été retravaillé, tu es beaucoup + au clair sur qui est le narrateur et à quels moments il s'adresse au lecteur.
Les points négatifs :
Il y a quelques fautes bien sûr mais ce n'est pas l'objet de ma relecture, je n'ai pas pris le temps de les relever une par une... Tu peux (si tu le souhaites) vérifier notamment les accords des verbes et des participes passés... Rien de bien sorcier, il te suffira de bien relire.
Sur le fond :
Tu avais dit que cette fois-ci tu prenais le parti pris d'un délire érotomaniaque... Ca ne colle pas. On retrouve ici au premier plan :
- la perversion du personnage (plaisir à faire mal),
- sa mégalomanie (il se place au-dessus des autres) parfois franchement déconnante (il qualifie son crime d'oeuvre d'art... il énonce des banalités sur l'amour avec le ton d'un philosophe qui a tout compris mieux que les autres...).
Ni l'une ni l'autre de ces caractéristiques n'appartient au domaine du délire érotomaniaque.
Tu sembles décrire un type auparavant irréprochable (bénévolat et compagnie... c'est vraiment too much) qui brusquement serait devenu un vrai psychopathe (car pour le coup le tableau se rapproche du psychopathe dans cette version-ci, je trouve). Ce n'est pas plausible sur le plan psychiatrique.
L'autre chose qui me gêne, c'est la gratuité du truc (encore et toujours !), par exemple ça ne sert vraiment à rien qu'elle soit toute nue, enchaînée contre un mur froid...
Enfin, j'ai lu le commentaire d'Aube et je suis on ne peut plus d'accord avec lui, avec ses remarques notamment sur le fétichisme du corps de la femme, la sexualisation et la culpabilisation qui suivent... La comparaison à un animal, le fait de dire qu'elle a des désirs insatiables (tout en la sexualisant un max) et que du coup elle fait mal aux hommes... etc etc... C'est un cliché vraiment grossier.
Au total je ne peux pas nier que le texte est plus construit, tu savais beaucoup mieux où tu allais... pour cette partie-ci, mais je ne suis pas sûre que tu aies une idée du dénouement de tout ça ? En tout cas, là tout de suite on n'a pas l'impression que ça puisse mener très loin. Et je pense que c'est difficile d'allonger sans cesse un texte, même si c'est un texte dans lequel tu as mis beaucoup d'attention, d'implication etc ; ce n'est pas possible de l'allonger sans cesse, si tu n'as pas une idée d'un vrai scénario derrière... Pour l'instant les 4 chapitres décrivent plus ou moins la même chose et on ne voit pas trop vers où on se dirige, la scène semble "figée".
Voilà j'espère que ce retour te sera utile malgré les critiques...
Je serais curieuse de te lire sur un autre sujet, car je n'ai rien contre ton style, juste contre le "noyau" de l'histoire consistant en la torture (sexuelle, physique et psychique) d'une fille vue du point de vue de l'agresseur.
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Merci pour ton retour et je prends note de tes critiques. Si tu souhaites me lire sur un autre sujet, je te conseille Ascendance, qui est une oeuvre fantastique bien loin de tout ça. Une histoire de guerre raciale agrémenté d'une histoire d'amour. Tu peux nottament me lire ici https://www.wattpad.com/story/82463110-ascendance-tome-1-la-r%C3%A9surrection-d%27anek
Si mon style te plaît, bien entendu, je pense que l'histoire te plaîra. Elle est loin de ce délire psychologique, ne t'en fais pas