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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Fabrice3862 le 27 Août 2017 à 12:24:14

Titre: Les barbelés de l’inconscient ou la prison du mental
Posté par: Fabrice3862 le 27 Août 2017 à 12:24:14
Les barbelés de l’inconscient ou la prison du mental



Ce que je te montre là, je l’ai vécu en d’autres temps, voire dans un autre espace-temps, toutefois, bien ici sur terre ; ce que je te montre est une réalité même si elle n’ est perceptible que par certain(e)s.

Le  temps, comme tu peux t’en apercevoir, n’est pas du tout comme cela…  C’est la raison pour laquelle tu ne peux voir qu’une seule part de la vérité.

Cette image n’est pas un hologramme, non, mais bien plutôt une certaine réalité, la mienne, en fait !

Ce que je vois, ce sont des barbelés…  Un camp est cerné par ces barbelés qui l’entourent ;  un jeune homme vêtu de guenilles est empêtré dans ces fils barbelés…  Je suis loin, je ne vois pas très bien cette scène ; et pourtant, je devine vraiment ces formes humaines et j’entends vaguement les cris des prisonniers d’une autre ère, d’un autre temps, à l’image d’un passé peu reluisant pour certains…  J’essaye de m’approcher mais j’ai du mal à arriver vers ce camp.  On dirait que l’image bouge, se gondole, mais, en fait, il n’y a rien de tout cela.  Quant à ma vue, je ne sais si elle a à voir avec ce qui se joue en ce moment, mais j’ai du mal à percevoir les choses.  Je devine que près de ces barbelés il y a une roulotte avec une toile rouge par dessus.  La roulotte est stationnée là.

Soudain, le jeune homme agrippé aux fils de fer barbelés, leva les yeux  à ma hauteur.  Quelle ne fut pas ma stupéfaction quand je découvris son regard qui plongea dans le mien.

En effet, avais-je rêvé ou étais-ce la vérité du moment  ?  Ce jeune homme me ressemblait comme deux gouttes d’eau.

C’était moi, et j’étais lui… Pourtant, je ne faisais aucunement partie de la scène, encore moins du décor.  J’en étais plutôt le spectateur, uniquement.  Je vibrais à la même fréquence que lui, ce jeune homme, endormi dans mon corps mais mon esprit, lui, était parfaitement en alerte..

Cela peut paraître étrange de penser que l’on n’est plus soi, sentir seulement son esprit se mouvoir ailleurs, comme si vous étiez totalement vous…

Je regardais donc ce deuxième moi s’animer comme une marionnette.  Mon coeur se dilatait, ma poitrine se gonflait et tout mon corps vibrait d’une douce chaleur.  Je m’aperçus que mes pieds étaient dans la boue, mais cela ne me gênait en aucun cas.  C’est avec avidité que je regardais de l’autre côté de ce grillage, je m’agrippais de toutes mes forces à m’en écorcher les paumes des mains ; j’étais vêtu d’un sari couleur bordeaux, de sandales, et, sur mes épaules, tombaient un carré de tissu que j’avais noué sur le revers.

En parallèle, mon autre moi, resté, lui, de l’autre côté des barbelés, voyait aussi la scène qui se jouait dans ce camp.  Privé de toute défense, il ne pouvait se mouvoir.  D’où je me trouvais, je pouvais entendre les paroles qu’il arrivait à prononcer avec difficulté.

“Oui, j’étais bien ce jeune homme dans ce camp, et, par ailleurs, j’étais aussi, moi, de l’autre côté mais je ne pouvais pas bouger”.

Cette scène à laquelle j’assistais était bien réelle ; c’était ce genre de scène qui peut vous donner à penser que vous avez quelque petits problèmes psychologiques… Imaginez, vous êtes vous et un autre en même temps, vous vous regardez en train de vous regarder…

Je n’ose dire l’effet que cela produisit dans mon esprit !  Les mots sont-ils assez puissants pour que j’arrive à transcrire cette ‘décorporation’ de mon moi profond, voire de ma véritable nature humaine ou encore ‘spirituelle’ ?  Je n’en suis pas certain !  Ce que je sais, en vérité, c’est que je voyais aussi bien que dans mon véritable corps.

Ce phénomène ne dura, cependant, qu’un court instant avant qu’une fois encore, le jeune homme du camp ne reprenne la parole.

“Attaché aux barbelés, je le suis depuis mon arrivée ici, dans ce camp de torture.  Je suis figé là, comme pétrifié ; je me suis résigné à toute chose extérieure à moi-même.  Ce que j’ai compris, je te le livre, à toi qui est en dehors des murs de cette prison, à toi, qui te trouve dans cette autre cellule qu’est ton corps.

De mes mains, j’ai longtemps créé…  J’ai aussi violenté, frappé, tué, non par ma volonté, mais par mon esprit, qui, aujourd’hui, je le sais, était, lui, enfoui dans l’ombre de mon égo…  J’ ai aussi longtemps fermé les yeux sur la réalité du temps qui passe, je me suis enfoui au tréfonds de moi-même pour me cacher, me protéger… Je ne souhaitais que me suffire à moi-même.

J’ai refusé la Lumière du soleil car je pensais que mon éducation était la bonne, que ce que l’on m’avait enseigné suffisait pour avancer sous le soleil de la vérité…

Cependant, depuis que je suis ici, le temps a pénétré dans ce corps de moine et j’ai été éclairé de l’intérieur ; j’ai ressenti cet attachement, ce lien ténu, – recouvert de barbelés -, qui enserrait précisément ma conscience quand j’étais dans le monde…  J’ai ressenti cette suffisance envers celui qui pleurait, celui qui tirait ma tunique.  Les cris des gens affamés de pain et d’eau tournoyaient dans ma tête et, cela, pendant les premières semaines de cet enfermement.  En vérité, j’ai finalement compris ce qui se passait, il y a très peu de temps.

Je voulais vraiment un partage avec quelqu’un, en fait.  C’est la raison pour laquelle tu es là, aujourd’hui, pour que tu puisses libérer en moi ce que je suis, pour que cette prison mentale soit à jamais loin de moi.

Que je puisse enfin, dans un temps très rapide, me détacher de ces barbelés qui me retiennent coincé dans ce camp de la mort !

Je voudrais être moi

Comme je suis toi,

Je voudrais être libre comme l’air, et voler.

Je voudrais, à l’heure du grand départ,

De la rencontre, être limpide comme le cristal,

Pour regarder, voir au travers, l’être que je suis.

Je t’appelle pour que toi, mon toi, tu puisses vraiment,

Prendre ton envol vers les hauteurs, et, que ces prisons d’acier qui retiennent,

Ta beauté, s’effondrent.

Je suis la liberté, tu es le moteur ;  fusionnons ensemble pour être

Libres !

Écoute encore : Que jamais plus ne soit l’asservissement de ton frère, de ta soeur, de ton cousin.

Que jamais plus on n’entende les bottes des soldats claquant sur le sol…

Que la vérité éclate maintenant en te libérant des chaines de la haine et des barbelés de l’asservissement !  Cela pourra s’accomplir pour que revienne, en un jour prochain, le véritable soleil.

Il est temps, pour moi, de quitter cette tunique de chair afin de regagner ma demeure.  Que la véritable Lumière demeure en toi !

Sache que je suis un peu de toi et que tu es un peu de moi.

Va, le Soleil t’accompagne… Sur ta route  !
Titre: Re : Les barbelés de l’inconscient ou la prison du mental
Posté par: Sophie131 le 27 Août 2017 à 12:58:03
Salut Fabrice !

Un camp est cerné par ces barbelés qui l’entourent
il est cerné par des trucs qui l'entourent... c'est un peu redondant

je devine vraiment ces formes humaines et j’entends vaguement les cris des prisonniers d’une autre ère
j'ai un problème avec cette opposition vraiment/vaguement sans trop pouvoir mettre le doigt dessus (par contre pour deviner vraiment, je suis sûre que ça se dit pas, soit il faut enlever vraiment soit il faut changer de verbe)
il y a une roulotte avec une toile rouge par dessus.  La roulotte est stationnée là.
pourquoi la deuxième phrase ? elle apporte rien

Soudain, le jeune homme agrippé aux fils de fer barbelés, leva les yeux  à ma hauteur.  Quelle ne fut pas ma stupéfaction quand je découvris son regard qui plongea dans le mien.
passage au passé, d'accord pourquoi pas
pas de virgule après barbelés
regard plongé dans le mien (il a déjà levé les yeux ça peut pas être au passé simple) ou alors verbe à l'imparfait

En effet, avais-je rêvé ou étais-ce la vérité du moment  ?
était-ce

C’était moi, et j’étais lui…
il était ? sinon la construction en miroir marche moins bien

j’étais vêtu d’un sari couleur bordeaux, de sandales, et, sur mes épaules, tombaient un carré de tissu que j’avais noué sur le revers.
un sari c'est pas que pour les femmes ?
tombait (sujet : carré de tissu)

Les cris des gens affamés de pain et d’eau
privés à la place d'affamés ? ou remplacer ça par affamés et assoiffés

j'ai eu du mal avec la fin, ce discours bâteau "sois libre et répand la lumière de la vérité sur le monde" m'a pas emballée
au début aussi, on ne sait pas où est placé le personnage par rapport au camp, ça manque de visualisation du décor (et pourtant tu décris sa tenue alors que ça n'a pas d'intérêt...)
je comprends pas non plus pourquoi tu choisis de lier ça aux "camps de la mort", l'image pourrait être intéressante si elle était exploitée

je crois que j'ai tout dit

a+
Titre: Re : Les barbelés de l’inconscient ou la prison du mental
Posté par: Fabrice3862 le 27 Août 2017 à 17:24:58
Bonjour,

Dans notre histoire il y a eu diffèrent "camps de la mort".Peut-etre que je ne parle pas de ceux perpétré  par les National Socialiste ...Si chacun prenait le temps de lire ce texte entre les lignes certainement qu'il trouverait  la réponse à ses questions .
Encore merci pour ces commentaires !