Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Edel Weiss le 24 Août 2017 à 21:16:26

Titre: Sans voix
Posté par: Edel Weiss le 24 Août 2017 à 21:16:26
Résumé :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Genre : Réaliste

Attentes : Avis général et traque de fautes d'orthographe s'il en reste !


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SANS VOIX


Lundi matin.
Cours avec les 3B. Aujourd’hui : versification. Au programme : quatrain et tercet, alexandrin et octosyllabe, rimes croisées et embrassées… Scène hors de propos : Maël envoie son stylo bleu à travers la salle ; Clément renvoie le stylo. Moi ? Je leur demande d’arrêter. Eux ? Ils continuent. C’est une affaire de vengeance : « Il me jette son stylo ! C’est pas moi qui a commencé ! ». De grands gestes ponctuent le discours de Clément, puis l’affaire reprend de plus belle. Léana est touchée par un des jets de projectile. L’incident devient un accident. Les histoires de rimes, de vers et de strophes, ça n’intéresse plus personne. Tous sont totalement captivés par ce stylo volant. Qui sera la prochaine victime du missile incongru ? Voilà la seule chose qui occupe dorénavant leur cervelle d’adolescents... Il faut encore jouer le tyran qui punit. Ou, fatigué, céder le pouvoir, renoncer à toute prétention de transmission au profit d’une gigantesque récréation. Pour un stupide stylo, aujourd’hui, le cours de français se résume à un missile terroriste.


Mardi.
Déjà fatigué. Avec les 3èmes, on passe à la réécriture. Brevet oblige. Consigne : remplacer « D’où viennent toutes les gouttes » par « Il se demandait d’où venaient… » en effectuant toutes les transformations nécessaires. Les élèves geignent : « Mais le brevet, c’est dans longtemps, ça sert à rien de faire ça ! Et puis, c’est facile, on sait l’faire… Ça s’rait mieux de faire de vrais cours, nan ? ». Sourire désarmé. Si encore ils avaient 5/5, je dis pas ! Mais ce n’est pas le cas ! Alors, encore trouver à redire ? Encore contester, toujours ? Bon. Je reprends le cours, malgré leur résistance. On va aussi revoir le discours direct et indirect. Mélissa m’interrompt encore : « M’sieur, on l’a déjà fait ! ». Trois minutes plus tard, la même voix : « Ah non mais là, M’sieur, je comprends rien à ce truc et cette leçon… C’est trop dur ! ». Je suis témoin d’une véritable scène de théâtre ! D’un sketch absurde joué par des acteurs splendides du tragique de l’élève moderne ! Je m’arme de patience…


Mercredi.
En 6ème, Louna et Julien participent, cela me fait plaisir. J’essaie d’interroger aussi les autres : compliqué à 8h de tous les réveiller. Soudain, l’improbable survient : Noah enlève une de ses chaussures ! En plein cours ! Gabriel fait pareil. Nathaniel s’écrie : « Mais qu’est-ce tu fous ?! T’es grave ! Pourquoi vous enlevez vos chaussures ? ». Noah s’explique d’un air sérieux : «  Mon pied a chaud, je lui fais prendre l’air… ». Aurais-je pu un jour deviner que j’allais prononcer cette phrase au beau milieu de ma séquence sur la pièce de Molière Les Fourberies de Scapin : « Noah… Remets tes chaussures ! Qu’est-ce que tu fais ? On n’enlève pas ses chaussures, comme ça ! Enfin ! ». Jeanne s’empresse de me reprendre : « Sa chaussure, Monsieur ! Il a enlevé qu’une chaussure ! ». Ah ! Oui… Je suis d’abord fâché, mais je finis par moi-même rigoler quand Esteban déclare tout fier : « Les chaussures, c’est pas automatique, Monsieur ! ». Intervention éclair. Ah ! Ils sont forts quand même, ces gosses, pour fendre les cours à coup de blagues et de propos célestes !


Jeudi.
Je suis un perroquet. Un perroquet bien inutile posé derrière un bureau dans une salle de cours. Je viens, je piaille, je répète et m’en vais. Est-ce que mon petit spectacle sert à quelque chose ? Non. Les élèves, classe après classe, gesticulent et parlent, répondent et font du bruit et ne cessent de m’interrompre ! Je perds cent fois le fil de ce que je voulais dire ! Je répète. Je ne fais plus que cela… Je répète les figures de style : personnification, métaphore, hyperbole, anaphore. Je répète les temps : avait été est conjugué au plus-que-parfait, aurait au conditionnel présent. Je répète encore et encore : une phrase commence par une MAJUSCULE et se termine par une POINT. Sans point, pas de phrase ! Sans majuscule, pas de début de phrase ! Est-ce si difficile de mettre une majuscule et un point ? Est-ce si difficile de retenir une fois pour toute ça va au lieu de SA VA ? Je le dis cent fois mais ils ne le font toujours pas…


Vendredi.
Apothéose. Dernier jour. Plus d’espoir que le week-end. Impossible de faire quoi que ce soit. Ah ! Le vendredi, plus rien n’y fait : aucune magie du numérique, aucun support ludique ne fonctionne plus. Rien ne peut les détourner du week-end à venir. De 16h37. L’heure de la sonnerie fatidique et tant attendue. Pourtant, le vendredi aussi, il faut bien faire cours. Avec les 3èmes, aujourd’hui, c’est Eluard, « Liberté j’écris ton nom », c’est Desnos, « Ce cœur qui haïssait la guerre ». Mais peu importe. Qui écoutera ce qu’ont à dire ces hommes absurdes de silence et de mort ? Ils s’en fichent… Et ils pensent tout savoir mieux que moi ! Ils me disent comment faire mon cours ! Quand ont-ils passé le C.A.P.E.S déjà ? Jamais, mais ils ont la tête dure à quinze ans. Ça leur suffit pour être insolents. Il faut bien qu’ils s’en prennent à quelqu’un pour se venger d’être là. Et d’abord, leur prof d’avant était mieux. Mais de toute façon, le français ça sert à rien. Eux, ils préfèrent les maths. C’est plus utile, on peut devenir architecte ou ingénieur avec les maths. Ou bien ils n’aiment tout simplement rien. Et ça se saurait si le français on l’utilisait beaucoup dans la vie de tous les jours ! Je ne dis rien. Evidemment, cela me blesse. Je veux seulement leur montrer la beauté des mots, du français. Notre français. Nos auteurs. Notre culture. Mais une voix forte résonne : « Ils sont morts, on s’en fout de ce qu’ils ont écrit ! ». Et le poids de l’imposante valise du professeur amoureux du transmettre s’alourdit. Les épaules s’affaissent. Je baisse un peu les bras. Je ne sais plus quoi répondre. Ça me tient à cœur ! Merde ! Moi aussi, j’ai envie de dire merde ! Putain, mais c’est grossier, ils m’exaspèrent et m’apprennent la vulgarité. Ils me la transmettent. Et moi, qu’est-ce que je leur transmets ? Rien, apparemment. Debout toute la journée à s’époumoner, voilà la vérité ! Voilà à quoi je sers !


Toute l’année.
Partout, tout un tas de petites voix, à peine en tort, à peine murmurées, certaines graves, d’autres plus ténues, toutes bavassant. Et quelque part, oubliée, la voix du professeur voudrait exister. Elle n’y arrive pas, cette voix fatiguée, désespérée, ignorée. Elle tient bon jusqu’à la fin de l’année. Elle tient au milieu du bruit qui la domine et la nie. Au milieu du bavardage quotidien des autres voix qui parlent de tout et de rien. Qui ne réalisent pas l’horrible cacophonie qu’elles engendrent et dans laquelle elles noient la parole du professeur. Jusqu’à la fin de l’année. On tient.


Fin de l’année.
Et puis, après, quand on repense à tout ce qu’on a fait avec nos élèves, quand on se rappelle d’eux, d’Amélia la bavarde, de Julien l’attentif, de Noah qui secouait sa table trente-six fois par cours, de Sloane qui riait toujours, de Maël et Clément, des 6èmes et des 3èmes, de tous les élèves, on éprouve une petite fierté. On se souvient de certains cours qui n’avaient pas été si mal, d’une copie qui nous avait touchés, d’une remarque qui nous avait étonnés, d’un sourire, un matin, d’un élève, d’un merci anodin, d’une séance d’écriture réussie, d’un cours où l’on était parvenu à faire ce qu’on voulait… Et on se revoit chaque jour, tenant le coup, tenant malgré eux, tenant malgré nous, et réussissant finalement, héroïque, à leur transmettre quelque chose. Peut-être un peu de nous ? Peut-être un peu de notre passion et de notre intérêt pour eux ? Eux qui n’ont jamais su qu’ils étaient tout pour nous durant un an. Eux qu’on finira par oublier. Eux qui, peut-être, ne nous oublierons jamais…


Septembre.
Allez, allez ! C’est la rentrée : il ne faut rien lâcher !




Titre: Re : Sans voix
Posté par: elodie janssens le 24 Août 2017 à 21:45:19

C’est pas moi qui a commencé !
->Moi  est sujet donc "ai"

Voilà la seule chose qui occupe dorénavant leur cervelle d’adolescent...
-> je mettrais un "s" a adolescent

Mais le brevet c’est dans longtemps,
->soit tu supprime "c' " soit tu mets une ,

aucune magie du numérique, aucun support ludique ne fonctionnent plus.
-> ne fonctionne au singulier puisque pas UN seul ne marche
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Edel Weiss le 24 Août 2017 à 21:54:47
Chère Elodie janssens,

Je te remercie pour toutes tes précieuses corrections, je suis d'accord avec tout ce que tu m'as dit sauf le dernier point, car c'était une tournure volontairement maladroite, pour montrer l'hésitation du professeur à reconnaître que finalement tout n'était pas si mal, et avec le premier point :

Citer
C’est pas moi qui a commencé !
->Moi  est sujet donc "ai"

Car ici c'est justement la parole d'un élève et je peux t'assurer qu'ils disent bien "moi qui a commencé" xD Pour mon plus grand malheur !

Pour le reste, merci de ton œil de loupe, je corrige cela en vitesse ! Pour adolescent, j'avoue que je me suis posée la question et pour "aucun, aucune", j'ai juste oublié de réfléchir, car bien sûr, c'est singulier puisqu'il n'y en a aucun ahahaha

Citer
J'aprécie beaucoup l'humour et le self-contrôle de ce prof
Intéressant à lire. Au tout début, j'ai cru qu'il s'agissait d'un élève.
Tu as capturé à la perfection la jeunesse d'aujourd'hui
Chouette !


Merci pour ta lecture et cet avis positif ! Je suis contente que tu aies apprécié l'humour et l'auto-dérision du style de ma nouvelle !

Edel
Titre: Re : Sans voix
Posté par: T. D. Amolly le 24 Août 2017 à 22:12:17
Bonjour,

Ces confessions d'un prof de collège se lisent sans difficultés. Selon moi, ça fonctionne bien, car la teinte sombre de la semaine est contrebalancé par le bilan de fin d'année.

T. D. Amolly.
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Rémi le 24 Août 2017 à 23:45:18
Salut !

Détails :

Citer
C’est pas moi qui a commencé ! ».
une seule ponctuation, pas de point

Citer
de vrais cours, nan ? ». Sourire désarmé. Si encore ils avaient 5/5, je dis pas ! Mais ce n’est pas le cas ! Alors, encore trouver à redire ? Encore contester, toujours ? Bon. Je reprends le cours, malgré leur résistance. On va aussi revoir le discours direct et indirect. Mélissa m’interrompt encore : « M’sieur, on l’a déjà fait ! ». Trois minutes plus tard, la même voix : « Ah non mais là, M’sieur, je comprends rien à ce truc et cette leçon… C’est trop dur ! ».
idem
(tu peux vérifier cela dit, mais je pense pas me tromper)

Citer
Quand ont-ils passé le C.A.P.E.S déjà ? Jamais, mais ils ont la tête dure à quinze ans.
ça je trouve que c'est en trop

Au global : ça doit être trop réaliste et trop simple pour moi, j'aime pas trop  :/
La structure me semble assez convenue avec la dure semaine et la gentille pensée à la fin.
L'écriture est nickel, y a pas de problème, le texte se lit très bien, mais sur le fond, ça ne m'emballe pas.

A+ (sur des trucs plus barrés ou poétiques ;) )
Rémi
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Edel Weiss le 26 Août 2017 à 19:25:55
Merci T. D. Amolly. pour ta lecture et ton avis !

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Cher Rémi,

Pour la ponctuation, tu as parfaitement raison ! Trop prise par le fond, je n'ai pas suffisamment prêté attention à la forme dans ce texte ! Donc merci à toi de me le faire remarquer ! Je n'aime pas laisser ce genre d'erreurs, ça fait pas sérieux !

Citer
Quand ont-ils passé le C.A.P.E.S déjà ? Jamais, mais ils ont la tête dure à quinze ans.
ça je trouve que c'est en trop

Ah ? Moi j'y tiens, je peux te dire que j'en ai souvent eu besoin pour me justifier face aux élèves effrontés qui essaient de casser du prof. Donc, purement subjectivement, je garde comme témoignage de jusqu'où ça peut aller.

Citer
Au global : ça doit être trop réaliste et trop simple pour moi, j'aime pas trop  :/
La structure me semble assez convenue avec la dure semaine et la gentille pensée à la fin.
L'écriture est nickel, y a pas de problème, le texte se lit très bien, mais sur le fond, ça ne m'emballe pas.


Je peux comprendre ton sentiment et le fait que mon texte ici ne fonctionne pas pour/sur toi, car "trop réaliste et trop simple" pour toi ^^ (peut-être aussi le thème tout simplement qui ne te plaît pas trop non plus?), mais tout de même tu ne peux pas t'en prendre à ma structure convenue et à la gentille pensée à la fin ! Que reproches-tu à cette construction qui est l'exacte réplique de la réalité ? Il ne s'agit pas ici d'une nouvelle qui cherche à finir sur du bon sentiment, c'est simplement la réalité d'une vie de professeur, les hauts et les bas de la semaine, l'épuisement croissant et les luttes vaines qui aboutissent à chaque fin d'année au désespoir le plus total. Mais voilà, quand on est professeur, on l'a dans l'âme, c'est une vocation, donc à la fin, la grande passion de celui qui transmet le savoir renaît et fait voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide pour pouvoir continuer. Donc, je comprends tout à fait que cette façon un peu simpliste et réaliste de narrer la vie d'un professeur puisse te paraître "insipide" ou ne pas te plaire, mais la construction de la nouvelle était appelée par mon but : témoigner du quotidien réel d'un enseignant, celui qu'on dit toujours en vacances et sur qui tout le monde crache, en règle général. Le découpage de la semaine est ici la représentation du réel, qui est certes, moins surprenant que l'imaginaire ^^


Citer
A+ (sur des trucs plus barrés ou poétiques ;)


Eh bien, comme tu me reproches ma simplicité dans cette nouvelle, je serais curieuse, si tu as le temps et l'envie, d'avoir ton avis sur mon texte (Entre) les lignes (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,25364.0.html), bien plus recherché et compliqué ! Pour les trucs barrés ou poétiques, j'en posterai bientôt ;)

Merci en tout cas de ton commentaire et de ta lecture !

A bientôt !


Titre: Re : Sans voix
Posté par: Sophie131 le 26 Août 2017 à 22:31:21
Bonsoir !

Je passais par là, j'étais habituée à des textes plus poétiques de ta part (que je ne commente jamais parce que c'est pas trop mon truc) et finalement je me suis retrouvée embarquée dans ton texte qui résonne vraiment juste, qui me fait penser à tous les profs qu'on a martyrisés étant élèves et qui nous aimaient quand même.
Pour une fois, j'ai rien remarqué de gênant à la lecture et je pense que ça n'a fait que renforcer mon "immersion" (sur un texte aussi court je ne sais pas si on peut dire ça mais c'est ce que j'ai ressenti).
On ressent très bien l'attachement et l'agacement envers les élèves, ce mélange si subtil propre aux profs excédés qui adorent leur métier.

Du coup c'était juste pour dire que c'était vachement bien.
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Edel Weiss le 29 Août 2017 à 21:37:07
Oh comme je suis désolée Sophie ! Je croyais t'avoir répondu mais en fait non ^^

Je te remercie énormément pour ton commentaire et cela me fait vraiment très plaisir que tu aies pris le temps de m'écrire simplement pour me donner ton ressenti positif ! Je suis ravie que tu aies trouvé mon texte réussi, cela me touche beaucoup, et tu résumes parfaitement le message que je voulais faire passer avec ce texte, je suis donc satisfaite de mon texte :)


Merci d'avoir pris le temps de me lire et de me commenter, je passerai prochainement sur un de tes textes également ;)

A bientôt,

Edel
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Rémi le 29 Août 2017 à 21:44:16
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Que reproches-tu à cette construction qui est l'exacte réplique de la réalité ?
Je ne reproche rien du tout hein ! Je donne juste mon avis de lecteur. Comme je te disais, je trouve ça trop proche de la réalité justement (je connais plein de profs et suis moi même formateur ;) donc, cette histoire je la connais bien).

A+

Rémi
Titre: Re : Sans voix
Posté par: txuku le 30 Août 2017 à 14:15:51
Bonjour

Une description assez juste de cet univers ! ;D


J attend un autre texte du meme style concernant le cote administratif...... :-¬?
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Edel Weiss le 30 Août 2017 à 14:19:51
Citer
le cote administratif......

Tu veux dire l'enfer de l'administration et des papiers ? hihi
Titre: Re : Sans voix
Posté par: txuku le 30 Août 2017 à 15:25:31
Les notations

Les conseils

Les mises a jour............... :D
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Milora le 30 Août 2017 à 21:00:10
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Consigne : remplacer « D’où viennent toutes les gouttes » par « Il se demandait d’où venaient… » en effectuant toutes les transformations nécessaires.
toutes x2

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Je suis témoin d’une véritable scène de théâtre ! D’un sketch absurde joué par des acteurs splendides du tragique de l’élève moderne ! Je m’arme de patience…
C'est personnel, mais je trouve que les points d'exclamation enlèvent de la force aux deux phrases, paradoxalement


Bon, je vais avoir du mal à commenter ton texte, parce que j'y ai lu avant tout un témoignage et que, vu que je vais être prof à partir de l'an prochain, ça m'a fichu un énorme cafard :D
Rien à redire sur la forme, la longueur me semble adaptée.
Par contre, ça m'a juste envie de fuir dans une grotte jusqu'à la retraite  :D
Titre: Re : Sans voix
Posté par: txuku le 30 Août 2017 à 21:59:38
Citer
Par contre, ça m'a juste envie de fuir dans une grotte jusqu'à la retraite

Prends la tout de suite Milora ! ;D
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Edel Weiss le 30 Août 2017 à 22:41:41
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toutes x2

J'ai pas compris ^^

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Par contre, ça m'a juste envie de fuir dans une grotte jusqu'à la retraite  :D

Mais non ^^ Cela te montre juste à quel point tu t'apprêtes à devenir un être exceptionnel capable de gérer des situations tout à fait improbables et combien en vérité les élèves ont besoin de toi.

La phrase clef du texte était (au départ c'était d'ailleurs ma phrase finale) :
Citer
Eux qui, peut-être, ne nous oublierons jamais…

C'est tout ce qu'il y a retenir à la fin de ce texte : eux, ils ne nous oublient pas, aussi pénible peut avoir été une année ou une journée avec certains, nous les marquons, par nos réactions et notre présence. Et un jour, ils se souviennent tous un jour de nous, d'une manière ou d'une autre. Pour la plupart, on change leur vie. Vraiment. On leur donne tellement de nous sans le savoir... et sans qu'ils le sachent ^^
Titre: Re : Sans voix
Posté par: ernya le 31 Août 2017 à 13:30:56
Haha, je me suis pas mal reconnue dans ce texte.  Tu aurais pu parler aussi de ce fameux jeu du chasse-taupe qu'on pratique de manière presque quotidienne avec certaines classes chiantes : "on ne lance aucun objet ! Redresse-toi. Rends-lui son stylo. Marouane ! Oui, je t'ai dit que tu pouvais aller au tableau corriger la question 3.  Pourquoi tu n'as pas fait l'exercice ? Marouane !" :P

Mais, oui, il y a les blagues, il y a les textes qui marchent "mais madame, Iseut, elle est trop bête !" / "genre, tu pourrais vendre ton enfant ?".

Bref, pas grand-chose à dire de littéraire sur ce texte. Ca me parle trop pour que je le décortique.  ^^
Titre: Re : Sans voix
Posté par: Edel Weiss le 31 Août 2017 à 14:50:58
Oui il y a encore plein de choses dont je n'ai pas pu parler ! (de quoi faire une autre nouvelle hihi) car c'était pour un AT et j'étais limité en mots ^^

Mais j'en écrirai un autre ;)

Merci de ta lecture Ernya :D