Un écrivain brut au destin d’entre-minutes, accroché au portemanteau d’un triste après-midi pluvieux. Le café possède cette ambiance cosmopolite que le bar aurait tendance à tirer vers les bas fonds de la déchéance. Le café n’est pourtant pas moyen-mondain comme le restaurant, il est accessible et modulable. Le café pourrait être une brasserie, idéalement. Et Moondyne voudrait s’enfuir de ce lieu qu’il occupe depuis assez de temps pour que sa propre marque lui rappelle du souvenir douloureux.
Il a essayé les parcs, mais on le prenait pour quelqu’un qui n’est pas à sa place. Il a envisagé quelques voyages, mais idemement, se sentant acculé par la raison de son rapport à l’environnement, Moondyne pense que le lieu suivant est l’intérieur. Reclure est la solution pour trouver la raison. Se plonger en soi, chercher les notes qui font échos à la vérité paisible d’une reconnaissance en le personnage de l’humain qu’il voudrait façonner social.
Mais Moondyne est retourné au café, parce qu’il n’aime pas toujours l’austérité de son chez lui d’écrivain brut. S’y mêlent des relents plus ou moins fermentés d’échardes et de raclures rabotées millimètre. Moondyne écrit donc sur les personnalités transparentes d’un anonymat systémique, où je suis absent de mes valeurs. Moondyne adossé au molleton de la banquette.
Quatre-vents délirant.
Cette lumière.
Finalité.
Distancée.