Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Kailiana le 21 Octobre 2009 à 18:15:33
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Non jsuis pas morte ! J'ai même un texte :mrgreen: Assez court et je suis en train d'écrire la suite même s'ils peuvent se lire l'un sans l'autre :-¬?
Bon par contre, je sais pas ce que ceux qui n'ont pas lu certains de mes autres textes comprendront. Tant pis pour eux, z'ont qu'à les lire (ou pas, et me dire ce qu'ils pensent de ce texte tel quel :P)
Ecrit après avoir lu La route de Cormac McCarthy, sublime livre dont il faudrait que je parle dans la section adaptée ; sur la musique d'Ergo Proxy, parce que ça allait bien avec.
(titre pouvant être modifié suivant ce que vous dites/ce qui sera écrit ensuite)
J'évite de trop en dire sur le texte pour le moment :-[ Jsais pas du tout si ça fait ce que je voulais.
Ils marchaient
...
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte. Il dodelinait la tête doucement et sans cesse, envoyait ses trompes remuer les débris du sol sans résultat. Les pierres qu'il bousculait roulaient dans la poussière sans jamais rien dévoiler. Il n'y avait pas si longtemps pourtant il trouvait encore quelques trésors – il en avait gardé un peu en lui mais il n'avait pu s'empêcher de les disséminer tout autour et leur nombre diminuait et bientôt il n'aurait plus rien.
Une trompe agrippa ce qu'il crut d'abord être un caillou. Un disque fin. Il en avait déjà possédé, ornés de dessins disparates qui illustraient ses voyages, mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien. Une pièce qu'il ajouta à sa collection déserte.
Il reprit sa route en trébuchant. Il laissait de longues traces derrière lui dans la poussière, un chemin sinueux comme la trace d'une limace se traînant péniblement sur un monde bien trop grand. Ce ne fut que bien plus tard quand la lumière blafarde se fût fanée puis accrue plusieurs fois qu'il buta contre une souche desséchée. Le bois ressemblait à de la pierre et plus rien de vivant n'y était apparent.
Il songea un instant y planter quelques graines. Il rêvait de couleurs, de forêts vertes ou même de quelques feuilles. Peut-être restait-il dans le bois un petit quelque chose qui pourrait nourrir une maigre et solitaire graine ? Mais il avait déjà essayé sans résultat concluant. Il n'avait pas le talent de la louve blanche qu'il avait croisée autrefois. Même elle aurait eu bien du mal à ajouter une touche de verdure au désert environnant. Il ne servait à rien qu'il gâche les quelques graines qui restaient dans sa collection.
Pleurnichant presque, le collectionisateur s'accouda à la souche et s'immergea un instant dans son château-cerveau. Les grandes et belles pièces lui paraissaient bien vides. Il en avait barricadé quelques unes afin qu'elles tombent dans l'oubli et se désagrègent. Par-ci par-là il apercevait encore un peu de couleur : un bouquet de tulipes rouges qu'il avait récupéré dans un moulin, des perruches esseulées qui tournaient sans cesse dans la même pièce, une vieille voiture rose pétant... Mais il possédait surtout des pierres grises, des arbres morts, de la poussière encore, et encore. Il aurait dû se montrer plus avare. Distribuer uniquement lorsqu'il ne pouvait faire autrement. Il se retrouvait sans rien à présent, vide. Comme le monde.
Il se désespérait.
Il avait bien tenté de faire son travail de pollinisation en essaimant ce qu'il possédait – un instant il avait maintenu la dégradation du monde en suspens, un instant il avait pensé que les humains s'en sortiraient comme toujours (ils étaient si forts !) mais non ; peine perdue. Il avait continué malgré tout, ses cales étaient encore bien remplies et il pouvait se permettre des largesses. Pourtant il ne possédait qu'une infime fraction du monde et cela ne suffisait pas à le recréer. Il s'était senti inutile avec ses pitoyables échantillons et était finalement arrivé en manque et ne distribuait plus qu'au compte-goutte.
Dans le monde immobile le collectionisateur reprit sa route traînant trompes et pattes. Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautrait dans ses immeubles écroulés. Le cimetière d'habitations l'oppressait. Il y distinguait les fantômes de ceux qui avaient vécu là. Il ne restait pourtant plus rien que de vagues broussailles pétrifiées et parfois quelques os se désagrégeant sur le sol et rejoignant la poussière qui était partout et un temps arrêté -
perdu sur le sol au milieu de la cendre un chapeau de fou encore un peu coloré.
la suite (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,2514.msg43126.html#msg43126)
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Hola !
Il ne se permettait pas de perdre espoir mais il se sentait sur le point de le faire.
la fin est un peu lourde, j'trouve
Une trompe agrippa ce qu'il cru d'abord être un caillou
crut mais avait une forme trop régulière pour l'être.
lourd aussi, trouvéé-je.
ses cales étaient encore bien remplies et il pouvait se permettre des largesse.
largesses
et ne distribuait plus qu'au compte goutte.
compte-goutte, non ?
mais qui se retrouvait dévastée aux immeubles écroulées.
pour le coup ça fait un peu trop faute de français. Et "retrouvait"... hm.
Le château-cerveau, les longues phrases sans virgules, LA FIN, le ton parfois de comptine (avec des rimes internes ou un vocabulaire un peu plus enfantin que la moyenne), moins pathétique que "tristounet", tout ça j'ai beaucoup aimé. Ca fait écho aux textes précédents, et tout.
Quelques (rares) lourdeurs avec des subordonnées pas très jolies.
Voilà, un bon petit texte lialé parfait pour annoncer un retour en force plus massif et définitif :mrgreen:
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Ca fait un moment que je n'ai plus lu de texte sur le collectionnisateur, donc je t'avoue que certaines subtilités m'échappent. Mais ça fait plaisir de retrouver cet étrange personnage ;)
J'attends la suite(enfin, l'autre texte) ^^
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j'avoue ne pas du tout avoir aimé le premier paragraphe, je sais que c'est un effet de style, mais, moi, je trouve ça juste lourd et laborieux :-[
en effet, c'est sympa de retrouver le colletionisateur même si je pense qu'à force de l'utiliser il perd un peu de sa force première, je le trouvais plus intéressant et étrangement plus travaillé dans tes textes précédents
il y a toutefois du bon, après le premier paragraphe mais j'ai pas aimé plus que ça, soit c'est trop court ( mais il y a une petite suite si j'ai bien compris) soit c'est pas assez "entraînant"
en fait quand je l'ai lu, je me suis dit "mouais et ?", j'ai l'impression que c'est un début, que tu n'es pas entrée plus profondément dans ce que tu voulais faire
je crois que j'aurais plus apprécié dans un ensemble plus long, là je suis un peu arrivée à la fin sans avoir eu le temps de rentrer dedans ou d'accrocher
après, évidemment ce n'est que mon avis, les autres ont bien aimé ^^
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Hey, ça faisait longtemps... ^^
Chipotage c'est parti :
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte.
J'aurais mis un point après "changeaient". Pour mieux rendre compte du paysage monochrome. Et puis ça donnerait un joli rythme, un plus beau son à la phrase, je trouve.
Il en possédait beaucoup avant ornés de dessins variés mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.
La phrase m'a fait buter un peu. Même si j'aime cette économie de ponctuation que tu proposes (un peu comme dans La Route, d'ailleurs, trop fort MacCarthy pour ça, bref), cette phrase pêche un peu je trouve. Y a une brèche entre "beaucoup"/"avant"/"ornés". Chais pas comment expliquer.
Une pièce qu'il ajouta à sa collection déserte.
Jolie phrase. Bien trouvé le "collection déserte".
(...) comme la trace d'une limace se trainant péniblement sur un monde bien trop grand.
traînant.
Ce ne fut que bien plus tard quand la lumière blafarde se fût fanée puis accrue plusieurs fois qu'il buta contre une souche desséchée.
La lumière balafarde qui se fane... :coeur:
Il ne servait à rien qu'il gâche les quelques graines qui restaient dans sa collection.
Gros doute : on dit "qui restait de sa collec." ou "qu'il restait de sa collec" ?
Mais il possédait surtout des pierres grises, des arbres morts, de la poussière encore et encore.
Simple suggestion : j'aurais mis une virgule après le premier "encore", pour accentuer le "et encore".
Il se retrouvait sans rien à présent, vide comme le monde.
Encore une suggestion de ponctuation (t'en fais ce que tu veux, mais ton texte offre de belles pistes de ponctuation ^ ^) : Il se retrouvait sans rien à présent. Vide. Comme le monde.
Pour signifier ce vide.
Dans le monde immobile le collectionisateur reprit sa route trainant trompes et pattes.
traînant.
Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui se retrouvait dévastée aux immeubles écroulées.
Je comprends pas le écroulées "ées" ? C'est une faute ou c'est fait exprès ?
Sinon, comme Loredan, le "retrouvait" est bif-bof.
Par contre j'aime beaucoup le début de la phrase avec "solitaire" en premier.
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J'aime beaucoup ! Vraiment. Y a une ambiance qui me plaît beaucoup. On retrouve tes autres textes mais l'ambiance est plus épurée (positivement), forte toute en étant fluide. J'avais l'impression que l'écriture était mieux maîtrisée encore quand dans tes autres textes. Après, on est un peu sur sa fin parce que c'est court. Enfin c'est pas qu'on est sur sa fin mais on en voudrait plus quoi. :mrgreen:
Aussi, la ponctuation et les silences sous-jacents c'est génial. On retrouve un peu La Route de McCarthy.
Les rimes aussi qui sont présentes dans le texte c'est bien. Et puis ça donne, comme dit Loredan, ce côté enfantin, mais sans être gnan-gnan.
en effet, c'est sympa de retrouver le colletionisateur même si je pense qu'à force de l'utiliser il perd un peu de sa force première, je le trouvais plus intéressant et étrangement plus travaillé dans tes textes précédents
Je suis pas forcément d'accord. Au contraire, je pense, que reprendre des persos, permet de mieux les approfondir, les épaissir, les épurer, etc.
Bref, y a de la matière, et ça pourrait gagner encore plus si tu étoffais ou allais encore plus loin avec cette matière-là.
Alors voilà, j'attends la "suite".
:)
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Pfou, ben c'est trop désolant, c'est pas comme ça que j'aurais voulu retrouver ce bon vieux collectionnisateur... (et l'évocation de la louve blanche, itou)
Et puis le manque de ponctuation m'a beaucoup gênée, c'est très compact à lire, oppressant, mécanique. Même si j'imagine que ça participe de l'effet voulu, ça ne me plaît vraiment pas.
Et je m'aperçois sans surprise que ernya est du même avis, ça me rassure ^^ (parce que quand même, j'aime pas être aussi catégorique sur une mauvaise lecture)
Pour le chipotage:
Il dodelinait la tête doucement et
je crois qu'il faut "de" après dodeliner
il en avait gardés un
gardé sans s
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J'ai répondu dans l'ordre du texte pas forcément des commentaires sur les détails :
Il ne se permettait pas de perdre espoir mais il se sentait sur le point de le faire. -> Il s'interdisait de perdre espoir car se sentait sur le point de renoncer.
Citation de: Kailiana le Hier à 18:15:33
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte.
J'aurais mis un point après "changeaient". Pour mieux rendre compte du paysage monochrome. Et puis ça donnerait un joli rythme, un plus beau son à la phrase, je trouve.
Je préfère laisser comme ça ici, ça donne plus l'idée du "il marchait sans jamais s'arrêter/tout est pareil" (je trouve). Et si je mets un point j'ai un enchainement de phrases assez courtes ensuite, ça donne pas du tout le même rythme (après je peux changer d'avis :-¬?)
Une trompe agrippa ce qu'il cru d'abord être un caillou mais avait une forme trop régulière pour l'être. -> Une trompe agrippa ce qu'il crut d'abord être un caillou. Un disque fin trop régulier.
Il en possédait beaucoup avant ornés de dessins variés mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien. -> Il en avait déjà possédé, ornés de dessins disparates qui illustraient tous ses voyages, mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.
Il ne servait à rien qu'il gâche les quelques graines qui restaient dans sa collection.
Gros doute : on dit "qui restait de sa collec." ou "qu'il restait de sa collec" ?
j'ai tjrs dit "qui" mais certains disent "qu'il" donc je sais pas :-[
Je comprends pas le écroulées "ées" ? C'est une faute ou c'est fait exprès ?
c'est une faute :-¬? :-[
Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui se retrouvait dévastée aux immeubles écroulées.
Au choix :
- Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui s'affalait dévastée les immeubles écroulés
- Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui dévastée se vautraient dans ses immeubles écroulés
- Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautraient dans ses immeubles écroulés.
(j'mets la dernier pour l'instant pas ça peut changer^^")
@Lo : Ben merci :P La suite devrait pas trop tarder. Et ce texte peut toujours subir des changements pour les phrases trop lourdes :-¬?
@Krap : Merci à toi aussi ^^ Oui j'avais un peu peur que ceux qui se souvenaient plus du collec' ne comprennent pas forcément tout parfaitement. Mais j'avais pas non plus envie de tout redétailler...
@Ernya : pour le premier paragraphe, jsuis pas aussi douée que MacCarthy :mrgreen: Mais j'avoue que même dans La route, au début je trouvais cette absence de ponctuation vraiment bizarre. Puis au bout de quelques paragraphes ça coulait tout seul. Mais du coup je comprends parfaitement ton point de vue :-[ Même si pour l'instant je changerai pas ce début (mais peut tenter de l'améliorer^^)
même si je pense qu'à force de l'utiliser il perd un peu de sa force première, je le trouvais plus intéressant et étrangement plus travaillé dans tes textes précédents
C'est bizarre que tu dises ça. Enfin, en partie. Pas totalement en fait.
Dans les premiers textes avec le collec', il était personnage principal : le texte existait pour raconter son histoire.
Ici, j'ai une histoire/une ambiance à raconter, et j'utilise le collec' pour arriver à mes fins. C'est un peu simplifié (d'autant que du coup ça devient une historie du collec) mais c'est vrai que dans ce texte-là, pour moi le collectionisateur en lui-même a moins d'importance que dans d'autres textes où il apparait.
il y a toutefois du bon, après le premier paragraphe mais j'ai pas aimé plus que ça, soit c'est trop court ( mais il y a une petite suite si j'ai bien compris) soit c'est pas assez "entraînant"
en fait quand je l'ai lu, je me suis dit "mouais et ?", j'ai l'impression que c'est un début, que tu n'es pas entrée plus profondément dans ce que tu voulais faire
je crois que j'aurais plus apprécié dans un ensemble plus long, là je suis un peu arrivée à la fin sans avoir eu le temps de rentrer dedans ou d'accrocher
J'avais un peu peur de ça à la relecture :-¬? Mais j'avais l'impression qu'en tentant d'en rajouter avec ce personnage, je ferais plus du remplissage qu'autre chose donc j'ai préféré m'arrêter. A voir avec la suite (j'aurai peut-être dû attendre pour poster l'ensemble :-[)
@Nienna : ben, merci :-[ Je vais tâcher d'améliorer ça !
Rajout après le commentaire de Leia :
Et puis le manque de ponctuation m'a beaucoup gênée, c'est très compact à lire, oppressant, mécanique. Même si j'imagine que ça participe de l'effet voulu, ça ne me plaît vraiment pas.
Je vais être franche : d'un côté j'aurais préféré que le texte te plaise, d'un autre je voulais pas non plus que le texte soit... comment dire... enfin je voulais si possible qu'il mette un peu "mal à l'aise". Mais en fait je pense que j'ai raté mon coup car j'ai fais un mélange et... ça plait pas à tous :-¬? Et j'ai pas non plus envie d'enlever cet aspect du texte. Je sais pas si je peux réussir à faire aimer le texte à plus de personnes tout en gardant ce que je voudrais... (oui, j'ai toujours l'espoir d'un texte qui plaise à un maximum de lecteurs :mrgreen:)
(parce que quand même, j'aime pas être aussi catégorique sur une mauvaise lecture)
Oh ben faut quand même le dire si t'aimes pas tu sais, t'as le droit et ça aide de le savoir :P
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Je réponds aux changements de phrases faits (faut bien titiller :P) :
Il ne se permettait pas de perdre espoir mais il se sentait sur le point de le faire. -> Il s'interdisait de perdre espoir car se sentait sur le point de renoncer.
Perso je préférais la première phrase, celle de base. :mrgreen: Je trouve le "interdisait" trop violent, trop strict.
Une trompe agrippa ce qu'il cru d'abord être un caillou mais avait une forme trop régulière pour l'être. -> Une trompe agrippa ce qu'il crut d'abord être un caillou. Un disque fin trop régulier.
Mieux.
Il en possédait beaucoup avant ornés de dessins variés mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien. -> Il en avait déjà possédé, ornés de dessins disparates qui illustraient tous ses voyages, mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.
Avec "illustrant" au lieu de "qui ..." ça serait encore mieux. Mais c'est vrai que j'ai l'habitude, dans mes textes, de virer au max les relatives, les "qui"/"que"/"quoi". Donc c'est vraiment subjectif.
Pour l'autre phrase, la 3 est celle que je préfère.
:)
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- Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautraient dans ses immeubles écroulés.
aussi ma pref, mais c'est "vautrait" :mrgreen:
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C'est vrai que cela n'est pas un genre qui me plait d'ordinaire. Je n'ai pas accroché, je viens de lire un roman sur un sujet semblable et je ne vois pas très bien à quoi cela aboutit. L'impression de lourdeur et de désolation est bien rendue, mais dans quel but ?
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Pas le temps de lire les commentaires (je devrais même pas avoir pris le temps de lire le texte, mais un nouveau Kailiana, ça se fait pas attendre !)
Il en avait barricadées quelques unes
barricadé
ceux qui avaient vécus là
vécu
A part ça, à la différence de certains (oui, j'ai quand même survolé les commentaires), le style ne m'a pas du tout gênée, j'ai trouvé ça très bien écrit.
Mais... mais... mais ça va pas ? Tu peux pas détruire tout le monde de tes personnages ! C'est malin, je suis triste pour la journée, maintenant ! (preuve que le texte est bien, mais non, je veux pas que ce soit comme ça !). Le détail du chapeau du fou à la fin m'a achevée !
Allez hop, tu nous remets de la joie dans la suite, non mais oh ! Sinon je vais déprimer, moi !
Collectionisateur... :coeur:
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Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte. Il dodelinait la tête doucement et [ ici une , obligatoire grammaticalement et logiquement]
. Il n'avait pas le talent de la louve blanche qu'il avait croisée autrefois. Même elle aurait eu bien du mal à ajouter une touche de verdure au désert environnant. Il ne servait à rien qu'il gâche (qu'il gâchât... oui, je sais...) les quelques graines qui restaient dans sa collection.
le collectionisateur : le mot est laid, non ?
qui dévastée se vautraient(ait) dans ses immeubles écroulés. Le cimetière d'habitations l'oppressait. Il y distinguait les fantômes de ceux qui avaient vécus là. Il ne restait qui était partout (lourd, je trouve).)
J'ai bien aimé.
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le collectionisateur : le mot est laid, non ?
Non, le mot est très beau :mrgreen: (Mil, en mode fan)
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"Collectionisateur"
Pour ajouter un avis je trouve que le mot est très laid et lourd
Il fait catégorie administrative d'un agent public,
On sent bien l'intention : lier le collectionneur et celui qui veut reconstruire
je ne sens pas d'espoir dans ce mot mais plutôt une sorte de mécanique insensible et désabusée.
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Sans vouloir être plus Kailianiste que Kailiana, je crois que c'est tirer un peu l'interprétation : ne pas oublier que le Collectionisateur est un personnage récurrent des nouvelles de Kailiana, loin d'avoir été créé pour cette nouvelle-ci.
Et à moi, le mot m'évoque plutôt une déformation de langage enfantine et charmante. Comme disait ma prof de lettres, *ton dogmatique* "il n'est pas concluant de baser une interprétation sur ce qu'évoquent les sons, parce que ça renvoie souvent à des choses très différentes selon les individus" ! ^^
Cela dit, c'est idiot de ma part de parler à la place de Kailiana xD (je suis fan, c'est pas ma faute ! :-[ )
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Bonjour! o/
Je suis émerveillée et déprimée par tous les textes qui se postent et que je ne peux lire tandis que je croule sous les révisions. ><
J'ai bien aimé ! :D
Le texte est agréable - bien que non dépaysant car j'ai lu la nouvelle avec le colectionisateur et la louve- même si j'ai noté quelques lourdeurs dans le premier paragraphe. J'ai même pas repéré les virgules "qui manquaient" avant de lire les commentaires, personnellement ça ne m'a pas choquée, mais vu que mon avis ne vaut rien en la matière, je n'en dirai pas plus. :D
Par contre je trouve qu'on reste sur sa faim. Peut-être est-ce parce que je n'ai lu que cette nouvelle et celle de la louve, mais ça me donne l'impression d'une grande fresque dont chaque nouvelle ne serait qu'un fragment.
Les sentiments, le paysage et l'ambiance sont bien dépeints, mais tout est entendu, comme joué d'avance. J'avais eu cette même impression avec l'autre nouvelle, et, bien que ce soit peut-être voulu, je trouve ça dommage, car un tel univers inhabituel devrait avoir le pouvoir de surprendre le lecteur.
Si vous voulez un avis de plus en matière de sonorités, le colectionisateur représente pour moi une sorte de machine aseptisée, impression renforcée tant par l'aspect mécanique de sa tâche que par le désespoir qu'il draine dans son sillage. Au final, il m'évoque davantage l'aspect d'accumulation sans but, de désir de posséder que la passion qu'on peut placer dans une collection.
Après, ce n'est que mon ressenti. ;)
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@camdailclot :
C'est vrai que cela n'est pas un genre qui me plait d'ordinaire. Je n'ai pas accroché, je viens de lire un roman sur un sujet semblable et je ne vois pas très bien à quoi cela aboutit. L'impression de lourdeur et de désolation est bien rendue, mais dans quel but ?
dans le but de m'amuser avec le lecteur et de me débarrasser de cette ambiance que j'avais eu après la lecteur de La route Dans le but de... euh... ben ya une suite au texte, mais essentiellement parce que j'en avais envie, et que après tout je vois pas pourquoi on ne pourrait pas rendre un sentiment de désolation "sans but". Je veux dire, pourquoi faudrait-t-il forcément dire "je fais un texte triste/désolant, mais excusez-moi c'est pour dire ça en fait" ? Du coup on perd en... désolement, justement. Parfois il n'y a pas de but.
Je ne dirai pas que j'ai écrit ce texte sans penser à rien, en me disant "ça donnera rien au lecteur" - ce serait faux. Mais je vois jamais l'intérêt d'expliciter le but d'un texte, d'autant que souvent le lecteur trouve un autre sens au texte que celui auquel l'auteur avait songé, bref^^"
Pour ajouter un avis je trouve que le mot est très laid et lourd
Tu n'es pas le seul à le dire :-¬? Mais je ne "peux plus" changer, et après tout le monstre en lui-même est d'apparence laide, donc ce n'est pas plus mal.
Merci du commentaire ! je me répète mais c'est sympa d'avoir tous les avis, négatifs et positifs ;)
@Mil : Lol :mrgreen: C'est bon la suite est finie :P Même si je ne sais pas ce qu'elle vaut :-¬?
@pehache :
Il dodelinait la tête doucement et [ ici une , obligatoire grammaticalement et logiquement]
nop ici, le "sans cesse" va avec dodeliner la tête (alors qu'avec une virgule ça renverrait à la suite)
Il ne servait à rien qu'il gâche (qu'il gâchât... oui, je sais...) les quelques graines qui restaient dans sa collection.
avec le collec' j'ai toujours mis les subjonctifs au présent, donc ça reste ainsi :-[
le collectionisateur : le mot est laid, non ?
même réponse qu'à camdailcot (pauvre collec' XD)
qui dévastée se vautraient(ait) dans ses immeubles écroulés. Le cimetière d'habitations l'oppressait. Il y distinguait les fantômes de ceux qui avaient vécus là. Il ne restait qui était partout (lourd, je trouve).)
Pas faux que la fin est lourde. D'un autre côté, j'aimais cette lourdeur justement : le collectionisateur arrive au bout du rouleau, a envie de se reposer. Et ça me permet de faire contraste avec la suite.
@Kathya :
Par contre je trouve qu'on reste sur sa faim. Peut-être est-ce parce que je n'ai lu que cette nouvelle et celle de la louve, mais ça me donne l'impression d'une grande fresque dont chaque nouvelle ne serait qu'un fragment.
La suite est écrite mais je sais pas si ça donnera un sentiment de fin plus important... j'espère Par contre pour l'impression de "grande fresque", tu as raison : chaque nouvelle avec le collec', le Fou, etc, est indépendante, mais ya quand même des liens entre elles et une certaine chronologie. Un jour (peut-être... c'est à dire pas tout de suite :mrgreen:) j'essaierai de rassembler tous ces textes. Pour l'instant, chaque texte se lit plus ou moins tout seul.
Les sentiments, le paysage et l'ambiance sont bien dépeints, mais tout est entendu, comme joué d'avance. J'avais eu cette même impression avec l'autre nouvelle, et, bien que ce soit peut-être voulu, je trouve ça dommage, car un tel univers inhabituel devrait avoir le pouvoir de surprendre le lecteur.
Là par contre, ce n'est aps voulu :-[ Le pire est que je m'en rends compte, mais que je n'arrive pas à faire autrement...
@plusieurs, sur des remarques concernant le collectionisateur :
je ne sens pas d'espoir dans ce mot mais plutôt une sorte de mécanique insensible et désabusée.
Et à moi, le mot m'évoque plutôt une déformation de langage enfantine et charmante.
le colectionisateur représente pour moi une sorte de machine aseptisée, impression renforcée tant par l'aspect mécanique de sa tâche que par le désespoir qu'il draine dans son sillage. Au final, il m'évoque davantage l'aspect d'accumulation sans but, de désir de posséder que la passion qu'on peut placer dans une collection.
En fait... personne n'a faux :-¬?
Le collectionisateur est effectivement un "grand gamin" qui ne connait pas grand chose. Mais, au niveau de sa collection, il fait "ce qu'il doit faire, c'est tout" : il ne s'est jamais vraiment posé de grandes questions. Il travaille, il a quelques plaisirs, mais rarement dans le fait de collectionner : c'est l'ensemble trouver/distribuer un objet qui lui importe réellement.
Mais en fait je viens de penser que Milora est peut-être la seule de vous trois à avoir lu les ptites histories, qui introduisent le collec' (même si je n'en suis plus satisfaite au niveau du style... ) et que ça change sans doute la vision de ce personnage. D'un texte à l'autre, il... vieilli, finalement, le pauvre :mrgreen: Il est usé par le travail :mrgreen:
Je poste la suite (et fin, normalement).
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Il n'y avait pas vraiment de vent, pas même une simple brise, les particules de poussières tristounettes restaient à terre en l'absence du moindre soufflelet, pourtant il se sentait tout nu. Ses fins cheveux roux s'agitaient lorsqu'il bougeait la tête et il avait envie de maintenir ses mains collées à son crâne afin qu'ils restent tranquilles. Depuis qu'il avait perdu son bonnet il se sentait tout autre.
Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot. Ceux de ses vêtements colorés étaient tombés depuis bien longtemps ; il avait réussi à sauvegarder une dernière clochette tintinnabulante à l'extrémité de son couvre-chef mais voilà qu'il en était également dépossédé.
Le Fou fit une grimace dans le vide, une galipette, la poussière grise s'évasa autour de lui quand il retomba sur ses pieds. Il éternua lorsque les cendres remontèrent et il s'essuya le nez. Non, vraiment, ce n'était pas un monde qu'il appréciait. Il avait toutes les peines du monde à maintenir quelques couleurs sur son costume, elles menaçaient en permanence de partir en grève et il lui fallait utiliser des astuces inimaginables pour les conserver. Quant au monde... quelle tristesse ! Oh, le gris était divertissant un moment – on pouvait s'amuser à y distinguer des formes, des nuances... Mais il ne fallait pas que cela dure des siècles.
Il navigua au bord des crevasses d'une ancienne route, fit coucou aux monstres maigrelets qui s'y étaient réfugiés puis s'esquiva bien vite quand l'un d'eux s'approcha menaçant. Le respect se perdait. Ou le pauvre avait trop faim – ce qui n'excusait rien.
Le soleil fatigué peinait à traverser les gaz enveloppant la Terre. L'eau s'était enfuie bien loin, boudeuse peut-être. Le pauvre Fou ne croisait plus grand monde à part quelques rares survivants comme lui qui vivaient de rien ou d'espoir ou peut-être de malheur comme la pitoyable ombre qu'il avait croisée un jour se nourrissant du regret des fantômes. Il en était presque à s'inventer un ami imaginaire afin d'avoir quelques discussions intelligentes. Les rares chimères qu'il rencontrait étaient pour la plupart silencieuses. Un jour à la recherche d'eau pure il s'était enfoncé dans la terre. Dans une grotte profonde il avait aperçu un quadrupède blanchâtre ; mais le pauvrelet aveugle s'était enfui en entendant ses clochettes. Le Fou avait renoncé à trouver ce qui restait d'êtres vivants ; ils n'étaient plus que l'ombre de ce qu'ils avaient été jadis.
Fatigué, il se frotta les yeux ; une traînée de poussière resta en travers de son visage. Sans spectateur, il avait parfois envie de tout envoyer balader. Disparus le costume coloré et reconnaissable, l'or des grelots, le fard blanc qui couvrait son visage ! Tout nu, il était comme le commun des mortels ; il ne lui restait plus qu'à abandonner ses pitreries pour que le monde sombre définitivement dans la tristesse.
Il traîna ses pieds abîmés un peu plus loin. Tête basse, le Fou avait piètre allure. Arrivé à un carrefour il décida de contredire un reste de panneau indicateur et de s'éloigner de la ville en ruine. La route le mena à ce qui portait le nom de mer ; mais où était l'ancien bleu aux reflets vert qu'il aimait tant ? Il n'y avait plus que du gris à perte de vue ; toujours. Il fallait slalomer entre les carcasses d'objets échoués afin d'atteindre le rivage.
Non loin de l'eau, il tenta d'enfoncer ses pieds dans le sable afin de les réchauffer. Mais la plage était de cendres froides et il n'en tira nul réconfort ; il se fit une grimace comique à lui même.
Le soleil se couchait à présent, le gris devenant noir. Le Fou trempa ses doigts de pieds dans la mer d'encre et soupira. Il ne voyait vraiment plus que faire.
Une pâle lueur dans les ténèbres attira son regard. Il crût un instant qu'il s'agissait d'une luciole ou d'un autre insecte fluorescent, puis il se souvint que ces animaux avaient disparus depuis longtemps. Curieux, il s'approcha. Le petit orbe de lumière, au ras du sable encore mouillé – de la cendre mouillée –, était à peine visible. Il fallait le regarder du coin de l'œil pour qu'il ne disparaisse pas, et le Fou s'en approcha de travers comme s'il s'agissait d'un animal craintif. Il parvint finalement à son niveau et se pencha, le ventre noué par la peur que cette luciole s'échappe.
La fragile lumière était émise par une minuscule boule luminescente qui émergeait à peine de la cendre. Le halo se faisait peu à peu plus vif, et le Fou s'éloigna de quelques pas pour l'admirer. Alors qu'il se reculait, d'autres chatoiements apparurent autour de lui. Bientôt toute la plage fut éclairée d'une pâle lumière blanchâtre qui se découpait nettement sur le noir de la cendre.
Un léger rire s'échappa des lèvres du Fou. Il ne savait ce qu'étaient ces boules, s'il s'agissait de plantes ou d'animaux, si même on pouvait les classer dans les mêmes catégories que les anciens êtres vivants ; mais les lueurs pulsaient autour de lui, comme se répondant les unes les autres, et il se disait que tout n'était pas fini.
Quelques commentaires :
Bon... je sais pas si c'est mieux comme fin, pour moi oui mais pour un lecteur je sais pas :-[ Et, surtout, j'ai peur que la fin semble... déjà vue et évidente :-[ Mais comme ça si je veux écrire des textes après cette période... A vous de dire ce que ça donne :-[
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Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot.
disparu
Il n'y avait pas vraiment de vent, pas même une simple brise, les particules de poussières tristounettes restaient à terre en l'absence du moindre soufflelet
^^ il est d'autorité publique que je kiffe les néologismes, c'est pour MOI que tu l'as mis hein, hein ? Oui bien sûr, je le sais. (j'essaie d'être parano, parce que d'après le tableau de Vera je suis psychotique, ça ne me plaît guère...)
elles menaçaient en permanence de partir en grève
au début je me suis dit que j'aimais pas "partir en grève", mais c'est bien dans le ton du Fou, alors je pense que ce qu'il faudrait, peut-être, c'est alléger la phrase pour que ce soit plus en relief et du coup que ça semble plus assumé...?
Mais il ne fallait pas que cela dure des siècles.
c'est ce ton que j'aime bien ^^
s'esquiva bien vite quand l'un d'eux s'approcha menaçant. Le respect se perdait. Ou le pauvre avait trop faim – ce qui n'excusait rien.
héhé. La répétition du [in] (faim/rien) est cool je trouve (d'habitude je trouve que c'est l'inverse genre avec les [é], c'est pour ça que je remarque) ; "s'approchait menaçant" j'trouve pas ça très beau par contre... p'têtre remplacer "menaçant" par un détail physionomique ? genre "s'approcha les crocs découverts", enfin de ce style ?
Il en était presque à s'inventer un ami imaginaire
ça fait un peu redondant non, "inventer ... imaginaire" ?
il se fit une grimace comique à lui même.
un peu lourd non, le "à lui-même" ?
Il crût un instant qu'il s'agissait d'une luciole ou d'un autre insecte fluorescent, puis il se souvint que ces animaux avaient disparus depuis longtemps.
crut, disparu
Un léger rire s'échappa des lèvres du Fou. Il ne savait ce qu'étaient ces boules, s'il s'agissait de plantes ou d'animaux, si même on pouvait les classer dans les mêmes catégories que les anciens êtres vivants ; mais les lueurs pulsaient autour de lui, comme se répondant les unes les autres, et il se disait que tout n'était pas fini.
j'trouve ça vraiment cool comme fin ! mais j'l'apprécierais encore + si la dernière phrase était "Un léger rire s'échappa des lèvres du Fou", c'est descriptif mais ça sous-entend le reste. J'dis pas de supprimer tout ce qui suit (ça apporte des nuances, c'est bien), mais peut-être de déplacer la phrase... ?
donc voilà, j'ai bienbien aimé, le ton du Fou est carrément agréable, même si j'ai eu l'impression (c'est peut-être de la surinterprétation, huhu) que ce ton était un peu affaibli par rapport aux autres textes, c'est moins virevoltant, ça s'accorde bien au déroulement du texte. J'aime bien la fin même si j'trouve qu'il manque peut-être un (tout (tout)) petit quelque chose ? un détail, un écho (genre faire une discrète analogie entre les lucioles et ses grelots perdus, ou n'importe quoi d'autre), je sais pas...
voilà, ça m'a fait plaisir de l'retrouver. :huhu:
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ce n'était pas un monde qu'il appréciait. Il avait toutes les peines du monde à maintenir quelques couleurs sur son costume, elles menaçaient en permanence de partir en grève et il lui fallait utiliser des astuces inimaginables pour les conserver. Quant au monde... quelle tristesse !
C'est peut-être voulu mais ça fait un peu trop de "monde" à mon goût. ::)
l'ancien bleu aux reflets vert qu'il aimait tant
verts
Je ne connaissais pas le personnage du fou, et je dois dire que j'ai dû rejetter un oeil à l'autre texte pour voir le parallèle avec le chapeau du fou... Comme quoi un lecteur averti repère (et retient x'D) mieux les détails ! ^^
Je m'attendais à ce qu'il se fasse collectionniser, mais au final, je suis pas vraiment sûre de ce qui lui arrive vu que c'était pas comme ça pour la louve. ???
Et en effet j'ai dû manquer beaucoup de tes écrits sur le collectionnisateur.
Je peux donc pas juger la "fin" en elle-même sinon que oui, ça donne davantage une impression de fin.
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Faut que je rattrape ma culture à propos du collectionisateur, parce que du coup j'suis pas sûre d'avoir compris la fin : D
J'ai préféré la partie avec le Fou. J'ai plusieurs hypothèses pour ça *auto-analyse mdr* : soit parce que je connaissais déjà le personnage (avec Je suis le Fou...! que j'ai lu bien cinq fois : D tandis que le Collectionisateur je ne l'ai vu que dans le défi avec les L, je crois), ou bien parce que les images qu'il met en tête sont plus originales et belles (la plage de cendres <3, les halos à la fin...), ou plutôt, à mon avis, au niveau de la ponctuation. La première partie du texte manque vraiment de virgules à mon sens, à beaucoup d'endroits ou, au lieu de penser que c'est fait exprès, et que ça ajoute au style, on a plutôt envie de relever et de dire "je verrais bien une virgule ici" :/. D'autant que d'habitude le rythme de tes textes est vraiment agréable (je pense à Je suis le Fou et au Train Tchou-tchou, il me semblait que j'avais aimé le rythme) j'ai été plutôt déçue par le début, là : P
Il laissait de longues traces derrière lui dans la poussière, un chemin sinueux comme la trace d'une limace se traînant péniblement sur un monde bien trop grand.
trace-trace-traînant : est-ce que c'était voulu ? Si oui je pense qu'il faudrait autre chose que la répétition de "trace", parce que ça fait maladroit. Un autre mot qui participe à l'allitération mais sans que ce soit le même.
Je suis en train de relire la première partie et je me dis que j'y ai été un peu fort avec les virgules en fait, puisque je relève peu de phrases xD C'était l'impression générale, en tout cas. Pour la première :
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte.
J'aime bien le jamais/toujours, mais du coup sans virgule j'ai buté sur le sens de la phrase au début.
Dans le monde immobile le collectionisateur reprit sa route traînant trompes et pattes.
en traînant ? ou alors, virgule ?
Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautrait dans ses immeubles écroulés.
J'aime pas trop cette phrase (pour le rythme)
Dans la deuxième partie c'est cette phrase que j'aime pas trop :
Le pauvre Fou ne croisait plus grand monde à part quelques rares survivants comme lui qui vivaient de rien ou d'espoir ou peut-être de malheur comme la pitoyable ombre qu'il avait croisée un jour se nourrissant du regret des fantômes.
Tandis que franchement :
Les rares chimères qu'il rencontrait étaient pour la plupart silencieuses. Un jour à la recherche d'eau pure il s'était enfoncé dans la terre. Dans une grotte profonde il avait aperçu un quadrupède blanchâtre ; mais le pauvrelet aveugle s'était enfui en entendant ses clochettes. Le Fou avait renoncé à trouver ce qui restait d'êtres vivants ; ils n'étaient plus que l'ombre de ce qu'ils avaient été jadis.
Ainsi que le passage sur la plage, j'aime beaucoup !
Voilà ^ ^
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les particules de poussières tristounettes
j'aime ^^
Ses fins cheveux roux s'agitaient lorsqu'il bougeait la tête et il avait envie de maintenir ses mains collées à son crâne afin qu'ils restent tranquilles.
je trouve la fin de la phrase un peu longuette
Depuis qu'il avait perdu son bonnet il se sentait tout autre.
Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot.
hum... pour moi, bonnet et chapeau sont pas du tout synonymes, bonnet ça casse un peu je trouve, chapeau ça fait plus classe, enfin c'est peut-être voulu...
j'ai préféré de loin cette partie avec le fou, je préfère ce style et le personnage du Fou est très attachant
le mélange des tons rend super bien, j'aime bien tes petites trouvailles comme les couleurs qui partent en grève, le coucou aux méchants etc
bref la partie avec le Fou est vraiment sympa :)
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Je viens de me rendre compte qu'il y avait une suite ^^
C'était très agréable à lire. Au moins, il y a encore de l'espoir. Mais heu, je me demande un truc. Si le Fou est là, le Collectionnisateur, c'est Fitz ? ('faut bien un catalyseur à ce pauvre Fou :mrgreen: ).
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Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours
Entre "jamais" au début et "toujours" plus loin, j'ai un peu de mal, mais sinon j'aime bien ^^
Les pierres qu'il bousculait roulaient dans la poussière sans jamais rien dévoiler.
Le "jamais rien" je l'aime pas trop, ça fait un peu lourd.
Même elle aurait eu bien du mal
Une virgule après "même", non ?
Il se retrouvait sans rien à présent, vide.
Le "vide" tout seul, je n'en comprends pas le sens. (répétition de ce qui précède mais dit autrement ?)
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Dans l'ensemble c'est chouette, j'ai eu un peu de mal à reconnaître le personnage (il me semble qu'il est dans un autre de tes textes) mais sinon ça va, c'est toujours aussi bien écrit, c'est propre, c'est beau ! :mrgreen: :mrgreen:
J'ai vu qu'il y avait une suite mais je la lirai plus tard, tchuss !!!
Edit (pour le deuxième envoi)
Il n'y avait pas vraiment de vent, pas même une simple brise, les particules
Entre "brise" et "les particules" j'aurai plutôt mis un point.
de poussières tristounettes restaient à terre en l'absence du moindre soufflelet
Et je soufflelete ! :mrgreen:
Depuis qu'il avait perdu son bonnet il se sentait tout autre.
Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot.
Là je pense que mon prof de syntaxe crierait. (à cause de la suite "depuis" + "." + "avec" et d'autres raisons...)
Ceux de ses vêtements colorés étaient tombés depuis bien longtemps ; il avait réussi à sauvegarder une dernière clochette tintinnabulante à l'extrémité de son couvre-chef mais voilà qu'il en était également dépossédé.
J'aime, il manque plus que le "Miloumilou" ^^
Le Fou fit une grimace dans le vide, une galipette, la poussière grise s'évasa autour de lui quand il retomba sur ses pieds. Il éternua lorsque les cendres remontèrent et il s'essuya le nez. Non, vraiment, ce n'était pas un monde qu'il appréciait. Il avait toutes les peines du monde à maintenir quelques couleurs sur son costume, elles menaçaient en permanence de partir en grève et il lui fallait utiliser des astuces inimaginables pour les conserver. Quant au monde... quelle tristesse ! Oh, le gris était divertissant un moment – on pouvait s'amuser à y distinguer des formes, des nuances... Mais il ne fallait pas que cela dure des siècles.
J'aérerais un peu plus. (idem pour la suite)
Il navigua au bord des crevasses d'une ancienne route, fit coucou aux monstres maigrelets
(étrange sensation d'avoir déjà lu ça dans l'un de tes autres textes)
Il n'y avait plus que du gris à perte de vue ; toujours. Il fallait
Je trouve que "toujours" rend le lien entre les deux phrases un peu lourd.
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C'est toujours aussi bien. C'est pas trop mon style de lecture mais ça va, je ne sais vraiment pas quoi dire d'autre.
Peut-être juste que je trouve qu'avec tes textes tu utilises ou réutilises trop de choses déjà vues.
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Oh lala, intolérable ! J'ai toujours gardé dans un coin de ma tête "y a un texte de Kail que t'as pas fini de lire", mais j'avais pas eu le temps, et après coup j'ai laissé traîner. Et là je vois les dates : 2009 ?! Déjà ? :o
Donc voilà, j'ai tout (re)lu :
Partie I :
était finalement arrivé en manque
un peu maladroit, non ?
Partie II :
Avec son chapeau avait également disparût
disparu. Et je trouve que "avec"/"avait" ça fait un peu répétition, du moins au niveau des sons
Arrivé à un carrefour il décida de contredire un reste de panneau indicateur et de s'éloigner de la ville en ruine.
J'ai pas compris...
à lui même.
tiret
Il crût un instant qu'il s'agissait d'une luciole
crut
Bon, c'est bien écrit, j'aime bien les persos, mais c'est tout triste. :( La fin fait très fin, alors j'aime pas parce que moi je veux que ça continue, les histoires du Fou et du collectionnisateur !
Je préfère les autres histoires avec eux, moins mélancoliques. ::)
Je m'attendais à ce qu'il se fasse collectionniser
J'y ai pensé aussi ! (ce qui m'a entraînée sur l'insoluble question : mais que se passerait-il si le collecionnisateur collectionnisait un autre collectionnisateur ?)
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Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte. Il dodelinait la tête doucement et sans cesse, envoyait ses trompes remuer les débris du sol sans résultat. Les pierres qu'il bousculait roulaient dans la poussière sans jamais rien dévoiler. Il n'y avait pas si longtemps pourtant il trouvait encore quelques trésors – il en avait gardé un peu en lui mais il n'avait pu s'empêcher de les disséminer tout autour et leur nombre diminuait et bientôt il n'aurait plus rien.
Le jaùais/ toujours me semble, à moi aussi, poussé, poussif.
On dodeline "de" la tête, si, si.
Il y a une faute de virgule, aussi, là: Il dodelinait la tête doucement et sans cesse, envoyait soit "," avant sans cesse soit pas de "," du tout.
Du mal aussi avec les deux imparfaits il n'y a(?)/ il trouvait.
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Bon, je sais pas trop quoi pensé du texte.
Déjà, je connais pas trop le collectionisateur, il faut vraiment que je lise les textes où il apparaît. Mais j'ai bien aimé sa partie pour le côté mélancolique. Enfin, surtout les derniers paragraphes. Et le chapeau du Fou, je me suis dit "nooooon, c'est la fiiiiiiin :'( "
Et puis la partie du Fou est bien. Déjà parce que c'est le fou, et que les images sont aussi très belles. Mais pour le ocup, je trouve qu'il manque quelque chose à la fin. Il manque la petit détail qui fait que la fin est génial. La, ça fait juste plat je trouve. Pas mal, mais plat.
Donc au final je suis plutôt mitigé.
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Oulala ces remontages. C'est bizarre j'avais pas répondu (vu ?) les derniers commentaires. Ca date :mrgreen:
Je retravaillerai peut-être le texte, mais il est vieux, donc... pas tout de suite, ce ne sont pas quelques jours/semaines/mois qui vont faire une différence :mrgreen:
Les commentaires font toujours très plaisir, mais j'avoue que je ne sais même plus ce que je pense moi-même du texte :-[
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Non loin de l'eau, il tenta d'enfoncer ses pieds dans le sable afin de les réchauffer. Mais la plage était de cendres froides et il n'en tira nul réconfort ; il se fit une grimace comique à lui même.
Le soleil se couchait à présent, le gris devenant noir. Le Fou trempa ses doigts de pieds dans la mer d'encre et soupira. Il ne voyait vraiment plus que faire.
j'aime beaucoup cette partie
J'ai d'ailleurs préféré la partie avec le fou. Il y a beaucoup de mélancolie et de belles images dans ton texte, c'est bien fait en si peu de mots. Évidemment il faut connaître tes personnages pour en saisir un peu la portée (je crois que je n'ai pas tout lu les concernant mais quelques uns oui) du coup ce serait vraiment chouette que tu fasses un recueil avec ces contes du Fou, du Collectionisateur et de la Louve, avec des illustrations bien sûr :p !