Avec leurs mensonges plus gros qu’des maisons,c'est subjectif mais je suis pas fan de l'élision pour mimer le style oral (je considère que si le texte est bien fait, ça me viendra naturellement à la lecture)
Ils ont des têtes qui disent bien qu’les salades se sont coincées dans leur œsophage.Ça me fait bizarre d'avoir "salades" au pluriel et "oesophage" au singulier.
Et après, moi j’vous l’dis, c’est pas d’la tarte à enlever. Non, les conneries, vaut mieux bien les mâcher. Pas hésiter à insister, mastiquer à fond, pour être bien sûr qu’tout passe.Je suis gênée par la répétition
Après, faut pas qu’mâcher dans la vie.
Toujours plus rapide, le salop.
c'est subjectif mais je suis pas fan de l'élision pour mimer le style oral (je considère que si le texte est bien fait, ça me viendra naturellement à la lecture)
Je reste pourtant sur la faim, la fin paraît presque trop facile.
Mâcher. Faut toujours mâcher dans la vie. Bien mastiquer pour avaler toutes leurs conneries et leurs salades.j'aurais enlevé "conneries" pour mieux mettre en valeur le jeu avec la polysémie du mot "salade"
Ils ont des têtes qui disent bien qu’les salades ils les ont coincés dans la gorge.
On dirait qu’j’ressors toutes les conneries qu’j’ai avalé.avalées
Y’a un moment où on en a marre.
« Tu devrais accélérer un peu, t’as l’air à la traîne aujourd’hui ! », que m’lance en dernier l’un d’eux.l'incise me paraît trop "littéraire" pour aller avec l'apostrophe
J'ai bien aimé le début et puis, peu à peu, j'ai commencé à décrocher parce que pour moi le texte tournait en rond. Je rejoins l'avis de cyamme pour le coup. Je pense que tu devrais couper un peu pour aller plus vite aux différentes parties du sujet afin de garder une certaine rythmique.
Voilà, j'espère ne pas trop t'avoir assommé avec mon ressenti sincère, sachant que tu as été et reste pour moi une royale et adorable fourmi travailleuse sur mes textes, que je loue (voire vénère) à sa juste valeur.
Mais ne sommes-nous pas ici, entre gens de bonne volonté, pour nous entraider, pour nous faire progresser, au nom de l'honnêteté (toute subjective, il va de soi) ?
Autant j'avais adoré Narcisse et Echo, autant (et j'en suis navré), j'ai coincé un tantinet avec ce nouveau texte, à l'instar d'Ernya.
Personnellement, j'aurais opéré un choix. Soit l'une ou l'autre de ces deux théories. Avec une préférence pour "les salades qu'on s'avale" qui me semble être un vaste sujet assez peu exploité,
Il y a vraiment de quoi soutenir une thèse entière sur les mensonges que l'on gobe à longueur de journée,
Le titre m'a paru également un rien trop boursouflé en regard du contenu policé proposé.Je comprends cela. C'est une bonne remarque. Mon idée était d'être volontairement grossière dans le titre et dans l’appellation du temps comme le sursaut de colère ressenti par le narrateur quand il pense à la vie qui s'en va. Mais à réfléchir.
Ça manque peut-être un peu de matière, voilà. Mais l'idée est très intéressante, je n'ai pas trouvé que ça tournait en rond personnellement.
Mais je rejoins kokox sur le fait que les mensonges pourraient être plus exploités,
Pourquoi pas des panneaux/une voix disant de courir à tout prix ?
Ça se décide seul, ces trucs-là. Quelques mois plus tard, il est mort, l’gars.Ici, j'ai été surpris. Cela m'a paru trop inattendu. Je n'ai pas compris pourquoi il est mort. Peut-être qu'un argumentaire pour continuer à courir dès le début du paragraphe m'aurait permis de bien saisir la situation.
Y’aIl n'y a pas d'élision entre le y et le a, du coup pas besoin d'apostrophe
qui courrait pas.courait (sinon c'est du conditionnel, pas de l'imparfait)
moi j’courrais.courais
Le temps m’distance, le salaud. Il triche avec ses jambes faites de vent !C'est joli !
J'ai par contre trouvé le ton oral un peu trop forcé, ça m'a pas semblé très naturel, ou plutôt ça m'a un peu gênée à la lecture, parce que pour rendre un effet d'oralité, y a pas besoin d'élider les mots pour retranscrire la façon dont, à l'oral, on les coupe. Du coup je me suis dit que c'était peut-être parce qu'il court tout le temps que le narrateur prend pas le temps de prononcer ses mots, et qu'en ralentissant il allait les dire de plus en plus en entier ; et en fait non, du coup j'ai eu l'impression que c'était un peu gratuit, comme choix de style d'écriture. (Mais bon c'est un avis très subjectif).
Du coup j'ai trouvé le texte sympa mais, comme Sophie131 et cyamme, j'aurais eu besoin de quelque chose de plus pour qu'il me marque vraiment. Sans doute que le côté "fable philosophie" et "moralité à la fin" était un poil trop visible à mon goût.
Mais le genre en effet "conte philosophique" tend vers une fin plutôt lissée et attendue, comme dans tous les contes philosophiques, la fin se pressent toujours un peu et il n'y a pas de véritable surprise finale. J'aurais pu faire le choix de quitter l'aspect conte philosophique pour entrer dans une simple nouvelle surréaliste et un peu fantastique, mais pour l'heure, ce n'était pas vraiment ce que je voulais faire passer comme message. Car ce que je voulais vraiment dire, c'était cette fin inévitable de la course, ce fatalisme contre lequel on court mais qui finit par tous nous rattraper.Oh, j'ai dû mal m'exprimer, parce que ce n'est pas ce que je voulais dire ! La fin telle qu'elle est, et le côté conte philosophique m'ont bien plu. Ce qui m'a empêché d'adhérer davantage c'est l'impression qu'il n'y avait "que" ça. Uniquement le niveau de lecture "philosophique". Pas de double niveau, qui fait que du coup on lit à la fois pour l'histoire au premier degré et pour le message qu'il y a derrière, double niveau qui donne souvent leur côté malicieux aux contes philosophiques. C'est plutôt ça qui m'a gênée (enfin, gênée n'est pas le mot, c'est plutôt que du coup, c'était agréable à lire mais "sans plus" à mon goût).
Oh, j'ai dû mal m'exprimer, parce que ce n'est pas ce que je voulais dire ! La fin telle qu'elle est, et le côté conte philosophique m'ont bien plu. Ce qui m'a empêché d'adhérer davantage c'est l'impression qu'il n'y avait "que" ça. Uniquement le niveau de lecture "philosophique". Pas de double niveau, qui fait que du coup on lit à la fois pour l'histoire au premier degré et pour le message qu'il y a derrière, double niveau qui donne souvent leur côté malicieux aux contes philosophiques. C'est plutôt ça qui m'a gênée (enfin, gênée n'est pas le mot, c'est plutôt que du coup, c'était agréable à lire mais "sans plus" à mon goût).
Je n'avais pas pensé que les mots élidés montraient son essoufflement ! Du coup je retire ma remarque : c'était une bonne idée, c'est juste moi qui l'ai pas vu
Je crois les doigts pour toi pour l'AT ! (c'était pour quel émetteur ?)
D'autres personnes ont tout de même trouvé aussi que le style faisait "forcé", donc je crois que ce n'était pas bien clair malgré tout, même si je pensais qu'avec les silence chaque fois au milieu, on pouvait deviner qu'il haletait en courant puis en marchant, de fatigue. Surtout avec cette phrase "Alors qu’là je m’essouffle. Va falloir qu’j’arrête de parler… Ça m’ralentit." je pensais que c'était compréhensible, mais pas si évident finalement ! Donc je vais voir si plus tard, dans une futur reprise, je ne pourrais pas laisser un indice. En tout cas, ça me fait plaisir que tu trouves que l'idée soit bonne ! Elle me tenait à coeur et elle est tout de même importante, car c'est cette "impression de courir" en lisant que je voulais donner et qui suscite ce style hachuré.Non non, c'est vrai qu'à la lecture, cette phrase était assez explicite !
Malheureusement pour moi, certains qui avaient lu mon premier texte posté ici, ont été "déçus" de cette nouvelle-ci, ce qui m'a semblé ne rien augurer de bon pour cet AT x)Oh, on ne sait jamais ! Et puis même s'ils te disent non, tu pourras le renvoyer ailleurs (éventuellement avec les modifications qui te seront passées par la tête entre temps).
Mais du coup, peut-être que le choix des élisions ne fait pas "entendre" le gars qui s'essouffle parce qu'il court ? ça vaudrait peut-être le coup de lire le texte à voix haute en courant sur place pour voir là où on a tendance à couper les mots ? (pis ça peut être rigolo comme scène pour un éventuel colocataire qui entrerait dans ton bureau pile à ce moment :mrgreen: )
Si un jour tu postes une V2 un jour, n'hésite pas à me tirer par la manche en MP pour que je vienne la lire, au cas où je ne l'aurais pas vue ! :)
(Juste, selon toi, il manque une lecture littérale à mon texte ou une lecture philosophique ? Car moi, j'avais cru faire ainsi : Le personnage court après le temps (sens littéral qui montre que nous sommes toujours pressés et n'avons le temps de rien, que nous courons en permanence) et le personnage court après le temps pour ne pas mourir (sens philosophique de la vie qui est une course contre la montre, contre la mort).Alors pour moi, les deux éléments que tu relèves là sont la lecture philosophique. À mon sens, dans le texte, il y a :
, mais le côté littéral c'est juste l'idée que des gens courent, mais on n'a pas de contexte, pas vraiment de personnage, pas de décor.
Oui, je sais pas trop quel serait le "bon" équilibre...Citer, mais le côté littéral c'est juste l'idée que des gens courent, mais on n'a pas de contexte, pas vraiment de personnage, pas de décor.
Je comprends ce que tu veux dire, mais en peuplant davantage mon conte épuré dans une sorte de réalité, j'ai peur de perdre de la force pour mon message philosophique de la course, que les lecteurs s’attachent à l'histoire et aux personnages, plutôt qu'au simple fait ici de courir. Ce qui est sûr, c'est que je ne veux pas tirer vers l'absurde car je veux ancrer l'histoire dans le réel.
Mais je comprends que ces deux textes paraissent plus intéressants que le mien par certains côtés, du fait de leur double lecture et du basculement final dans une sorte de surréalisme.Oh non, c'était pas du tout pour dire qu'ils étaient mieux ! C'était pour illustrer ce que j'entendais pas "sens littéral", en aucun cas pour comparer, désolée si ça t'a donné cette impression !
PS : en vérité, pour donner l'impression que le personnage court et a du mal à parler, je crois qu'il faudrait garder les illusions mais rajouter des points de suspensions qui découpent les phrases au rythme d'une parole-en-courant. Mais cela serait visuellement assez lourd à lire, peut-être.Ah oui, ça pourrait être une idée ; mais peut-être pas de façon systématique, juste à quelques passages clés ?
Ou sinon, tu peux laisser tel quel : qu'on ne saisisse pas l'intention de prime abord ne veut pas dire que c'étai une mauvaise idée. :)