Whaou ! Quel sujet !
Je n'aime pas des masses donner (et surtout avoir à défendre) mon avis, mais je me sens dans l'obligation de dire que... vous avez tous raison, à votre niveau, parce qu'on n'est pas tous doués, parce que personne n'est nul, mais qu'on a tous des choses différentes à défendre/pointer quand on écrit/lit un texte et aussi des passifs différents qui n'aident pas non plus à se comprendre, même bien expliqués.
Milena, je peux te l'assurer : à ma lecture, le sujet ne te visait pas, ni toi, ni ceux qui savent qu'il font des fautes, mais veulent faire des efforts :
À ceux qui ont l'air de minimiser l'importance et l'impact sur la lecture des fautes d'orthographe
Pour moi, tout est dans ce mot. Il ne s'agit pas là de dénigrer ceux qui ont du mal, mais je dirais plutôt, ceux qui se plaignent d'avoir du mal sans faire le moindre effort, par paresse.
Un exemple concret :
Je connais une personne qui n'a "jamais" été douée en orthographe.
Quand elle était petite, on lui disait qu'elle était juste nulle et qu'il n'y avait rien à faire. Les années passant, elle s'en est accommodée et c'est devenu sa marque de fabrique : "Tu peux venir corriger mon truc ? De toute façon, je ne peux pas le faire, je suis nulle.". Et, en l'écoutant, il n'y a que ça : pas de malaise, pas de mauvaise estime de soi, rien de tout ça ; juste, on lui a dit, donc c'est plus facile de laisser les autres faire à sa place. Là, on peut parler de "paresse".
Un jour, quelqu'un lui a conseillé de faire les mots fléchés du journal. Au début, c'était dur, elle remplissait peu les cases, demandait aux autres l'orthographe de certains mots. Pourtant, au fur et à mesure, elle avait besoin de beaucoup moins d'aide ou de conseils, trouvait toute seule les termes et à la bonne orthographe et a même commencé à s'acheter des mots fléchés plus difficiles.
Pour avoir été l'un de ses correcteurs attitrés, je peux vous annoncer qu'il y a eu énormément de progrès dans ses lettres.
Il y a aussi eu ce moment où elle nous a parlé de son éducation grammaticale : c'est sûr que quand on t'apprend à six ans que l'accent aigu, c'est celui qui va vers la fenêtre et l'accent grave, c'est celui qui va vers la porte, et que l'année suivante, tu changes de salle de classe, ça n'aide pas ! Et, nous autres autour d'elle qui avions d'autres méthodologies, nous lui apprenions certains de nos tics, ce qui fait que maintenant, elle s'en sert et nous demande encore moins de relectures.
Aujourd'hui, son discours a radicalement changé : "Tu as vu ? Je fais moins de fautes qu'avant, tu ne passes plus autant de temps à me corriger !"
Ensuite...
Les correcteurs d'orthographes : AH AH AH :relou:
On parle de celui qui me dit que "serrai" du verbe serrer n'existe pas, que c'est une faute de conjugaison et qu'en fait, il s'agit de "serai" du verbe être ? Je veux bien mettre un screenshot à l'appui sur Discord, mais ce serait pas la première fois que j'aborde la chose là-bas...
Bon, je suis mesquine parce que je sais que ces derniers ne sont pas parfaitement parfait, mais je préfère mille fois demander à des gens de me relire que de faire confiance à un correcteur, malgré le bien qu'il peut m'apporter.
Bien, ce petit sujet du correcteur bouclé...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Suite, suite,
Je ne me relis presque jamais, je n'aime pas ça pour les mêmes raisons que toi, Mil' (l'histoire du texte tellement, mais tellement nul, à la relecture qu'il serait mieux à la poubelle). Mon avis là-dessus est qu'il faut beaucoup de volonté, comme quand on veut arrêter de fumer : se dire tout le long de la relecture que notre texte n'est pas nul, que nos idées sont de bonnes idées, que ce que l'on fait est bien ! Et même que ce que je fais est mieux que ce que fait mon idole du forum, même si c'est pas vrai ! (oui, je viens bien d'annoncer qu'il y a quelqu'un dans ce forum que j'idolâtre, les paris sont ouverts :P)
J'ai aussi appris qu'un texte a son propre rythme, que parfois, la relecture, il faut la faire quelques semaines/mois plus tard pour se sentir plus à l'aise.
Et vu que tu parlais de discrimination par l'orthographe, je peux te donner mon expérience personnelle : ça marche dans les deux sens.
Au collège, j'étais douée en orthographe, au contraire de certains de mes camarades. Et les rendus de dictée, c'était toujours... la merde :relou:
Déjà, il y avait les j'en-foutiste qui se savaient tellement nuls en orthographe qu'à chaque rendu de copie, ils cherchaient à savoir qui a le plus de points... en moins ! C'était devenu un jeu : "Quoi, t'as que -5 ? t'es trop naze : j'ai réussi à avoir -15 !" parce que les gosses avaient que ça pour se consoler (et donc, là, je rejoins Milena : leur mauvaise orthographe, c'était devenu une banalité, quelque chose sur lequel personne ne les aidait parce que, de toute façon, "vous êtes trop nuls pour y arriver un jour").
Mais d'un autre côté, moi qui n'avais quasiment aucun problème, bah... j'étais mise de côté à cause de ce genre de détails. Déjà qu'avec mon 2/20 de moyenne en histoire, tellement incompréhensible pour les autres qui avaient 12 ou 13, ça n'aidait pas à socialement m'intégrer, mais là ! Recevoir un 18/20 en dictée (à cause de quatre putain d'accents !), le lendemain du rendu collectif de la copie (parce que j'étais malade) et comprendre que les autres s'en sont pris plein la tronche la veille parce que la prof s'était servie de ma copie pour faire les corrections collectives avant de me la rendre... bah voilà, ça pose l'ambiance.
Et en te lisant, Milena, j'ai tout de même l'impression que généralise pas mal ton cas.
Je suis assez d'accord avec ce qui se dit, mais pour avoir essuyé une critique similaire, j'ai envie de dire : "Bah oui, mais c'est de mon expérience que je peux le mieux parler."
Et c'est quand même lisible que cette expérience t'a marqué au fer rouge. La preuve : tu ne passes pas à côté du sujet, ni vu ni connu ; tu défends ton point de vue et tes positions. Mais là où les autres ont aussi raison est que tu devrais peut-être prendre du recul par rapport à l'orthographe, mais aussi par rapport à la critique. Et là... c'est un travail de longue haleine.
Il faut aussi que tu arrives à prendre autant de plaisir à te relire qu'à écrire (ça parait fou ce que je dis), à y voir le bon côté des choses : il faut que ça aide à apprendre et à ne pas stagner dans ce confort de "Oh je suis le meilleur/trop nul en orthographe, quelle bêtise de faire un effort !".
Et enfin, je pense que le meilleur correcteur que toi, Milena, reine des panthères noires du MdE, tu puisses trouver, c'est sûrement un très bon copain ! Parce que, clairement, tu as l'air d'en avoir marre que certains disent ce qui est mieux, mais aussi du classique "Va donc faire un tour du côté des correcteurs automatiques !". Pour le coup, ma question : tu n'en as pas aussi marre (ce qui serait mon cas à ta place, c'est pour ça que je pose la question) du correcteur lui-même ? Celui qui te dit comment tu dois écrire ? Qui te fais passer deux heures sur tes corrections de textes sans rien te donner d'autres que des règles grammaticales froides et impersonnelles ? Mes questions ne sont ni méchantes, ni anodines, c'est une réflexion suite à tous les messages postés ici. Quand je te dis "un bon copain", je pense "quelqu'un qui te montrera où tu fais des fautes, t'expliquera pourquoi, et t'aidera petit à petit à devenir plus autonome par rapport à l'orthographe".
Par contre !
y'a déjà eu trois fils d'ouvert
Pourquoi ne pas fusionner tous les sujets parlant de ce thème de l'orthographe et d'y poser ses ras le bol à la suite si on en a ? Parce que voir plusieurs sujets s'ouvrir sur un même thème, surtout si on y est sensible, ça peut être percutant dans le mauvais sens.